Idées noires

Auteur : Franquin.

Nombre de pages : 92.

Première parution : 1981 et 1984. Cette édition VF : 2010.

Éditeur : Magnard (Collection : Classiques & Contemporains).

Genre : Bande dessinée – Humoristique.

Prix : 6,10€.

Résumé éditeur : Des peurs ancestrales (loups, vampires, monstres nocturnes) aux frayeurs modernes comme l’atome ou la pollution, les Idées noires de Franquin font la part belle à l’humour noir ! ces courtes histoires, souvent grinçantes, sombres et drôles s’attaquent de front à des sujets d’actualité tels que la société de consommation, la religion, l’éducation, la militarisation, la justice ou la peine de mort, au travers du graphisme magistral et de la plume acérée du maître de la bande dessinée.

Je connais Franquin de la série Gaston Lagaffe, même si je n’en étais pas une grande fan. Je ne connaissais pas ses autres bandes dessinées avant de tomber sur celle-ci, qui a un petit dossier d’explications bien appréciable.

Les planches présentées sont toutes des exemples d’humour noir, un peu horrible, sur différents thèmes, comme la préservation de l’environnement ou la peine de mort, toujours d’actualité à l’époque. Assez souvent, les décors sont blancs et les personnages noirs, à la différence des bandes dessinées traditionnelles, plus rarement l’inverse.

Chaque gag porte un titre commençant par « Il ne faut pas confondre » opposant deux éléments basés sur un jeu de mots sur le thème du gag, comme « Il ne faut pas confondre maudit imbécile et condamné » ou « Il ne faut pas confondre émission en direct et radioactivité ». Si certains sont évidents, d’autres demandent un peu de réflexion.

Un dossier après-texte et un livret du professeur complètent les planches de Franquin, expliquant les différentes cases, aidant le lecteur à les appréhender, avec un lexique de la bande dessinée.

C’est une lecture assez spéciale. Les traits d’humour sont horribles mais saisissants, surtout ceux sur le thème de la peine de mort, comme celui sur l’imbécile et le condamné, où le condamné est emmené vers la guillotine et glisse, se cognant la tête, les policiers l’accompagnant craignent qu’il soit mort. Lorsqu’il s’avère que ce n’est pas le cas, ils l’amènent à nouveau vers sa fin

J’ai beaucoup aimé un gag sur une centrale nucléaire où la femme d’un physicien affirme qu’il est très content de travailler à la centrale, que ce n’est pas dangereux, avec la dernière case montrant le mari et les enfants de la dame, tous victimes de mutations !

Un album à découvrir, avec ou sans dossier.