Lecture sur un rocher

Le Club des veufs noirs

Tales of the Black Widowers. Isaac Asimov (auteur). 1974 (VO), 1989 (VF), 286 p. 10/18 (Grands détectives). Nouvelles – Policier.

Les six membres du “club des Veufs noirs” ne sont pas nécessairement veufs ni même célibataires, mais ils se réunissent chaque mois entre eux pour boire, dîner, et résoudre des énigmes, grâce, le plus souvent, au concours de l’inégalable Henry, leur maître d’hôtel.

Je connais Asimov surtout pour ses récits de science-fiction, après Les Robots, Fondation, et si ce n’est un problème de complexité pour ce dernier j’aime beaucoup les univers qu’il met en place. Et les enquêtes policières me plaisent généralement beaucoup. Ce recueil avait donc de grandes chances de me plaire.

Le récit commençait très bien avec une présentation sur le goût d’Asimov pour le policier. J’ai aimé la première enquête qui met le club en place et même si je me doutais de la résolution, j’ai été contente de voir que j’avais raison.

Mais juste après cette première nouvelle qui m’a plu, j’ai trouvé toutes les autres fades et sans surprises. J’ai été aussi un peu déçue aussi d’apprendre qu’elles se situent dans le second vingtième siècle. Pourquoi cette couverture bien antérieure alors? Je m’attendais à un contexte plus ancien, que j’aurais préféré. Du vocabulaire comme « nénette » m’a franchement déplu.

Les quelques références à Agatha Christie m’ont plu, comme Big Brother (même si le voir traduit par Grand Frère fait grincer des dents). S’autociter avec dérision est amusant. Mais je me suis ennuyée, au final.

Une lecture choisie un peu par défaut, qui ne me convainc pas. Pour la première fois je suis vraiment déçue par un Asimov.

Lecture sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 2 : Fondation et Empire

Foundation and Empire. Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). 1952 (VO), 1985 (VF), 250 p. Denoël (Présence du Futur). Science-fiction.

Tandis que les crises qui secouent l’Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitise et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône. C’est alors qu’apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n’avait pas prévu.

Cette lecture date déjà un peu et au moment où je l’ai faite, je ne me souvenais plus du tome 1, ce qui s’est bien vu. J’étais totalement perdue pendant la plus grande partie du roman à essayer de resituer personnages et évènements. Le début m’a déjà perturbée, on n’est plus du tout dans la Fondation, et je n’avais aucun repère.

La quête du Mulet est assez prenante et inquiétante, on ignore qui il est, ses possibilités, on ne connait que ses fulgurants résultats. La présence féminine est très plaisante, Bayta, ce qui manquait à mon avis dans le volume précédent. Et ce qui peut apparaître comme un détail, mais pas vraiment : j’ai toujours dit que les clowns étaient glauques. Je n’ai vraiment pas aimé ce ressort.

J’ai beaucoup aimé le visi-Sonor, mélange de couleurs et de musique, en revanche, c’est cet aspect technologique qui m’a marquée dans ce tome. Ça, et l’erreur de Seldon. Je pensais qu’il savait tout.

Certaines erreurs / fautes de typo m’ont fait sortir de mes gonds, comme « conculté ». Sérieusement ? Je sais que c’est une vieille édition, mais les relecteurs existaient déjà.

Une rencontre un peu manquée, malgré un final impressionnant et imprévisible sur une manipulation à laquelle je ne m’attendais pas vraiment. Et qui ne me laisse pas trop de souvenirs, en fin de compte.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie).

Fondation

Lecture sur un rocher

Feuilles de septembre

En septembre, j’essaie de rester zen, vous verrez grâce à quel livre.

J’ai eu un petit moment BD ce mois-ci, lorsque j’ai repris le travail, avant d’avoir des nouvelles de la fac, et donc je me suis un peu amusée avec cette série ironique sur les gendarmes. C’est sympathique, ça se laisse lire. Undertaker Riddle est toujours très bien, avec un dessin impeccable. Je ne m’en rappelle plus très bien, mais j’ai passé un bon moment.

Un  très bon mois d’imaginaire. Excepté pour Divergent, qui m’a donné un petit goût de déjà-vu et a un message qui n’est pas passé, j’ai adoré les quatre autres livres. Sans coeur est d’ailleurs ma première lecture numérique ! Avec Piste sanglante, j’ai retrouvé Vicki et Henry, et beaucoup regretté que cette aventure n’ait pas été adaptée dans la petite série télé tant j’ai aimé la famille de loup-garous. Percy est toujours aussi drôle, peut-être un peu moins que d’habitude (peut-être un peu moins le moment, aussi). La fin de la Reine des Immortels est un peu décevante, mais elle reste une lecture plaisante et je suis contente d’avoir la suite dans ma PAL.

Je termine la partie lectures obligatoires de mon challenge Séries télé avec Sériescopie, un énorme guide thématique, très bien présenté, très agréable à lire, mais avec un mais : ce n’est toujours pas ce que j’attends d’un livre sur les séries télé. J’ai presque fini Les Super-héros au cinéma, une super lecture, un beau livre bourré de photos sur les différents super héros adaptés au cinéma, à la fois un point sur les films et sur les comics dont ils sont issus. Une très bonne lecture, toujours en cours.

J’ai fait plein de lectures relatives à la documentation, pour la fac, mais je vous passe la plupart, je ne garde que le Guide de l’enseignant documentaliste. Je ne ferai pas de billet dessus, parce que c’est plutôt un outil de travail que j’ai post-ité de partout, mais il est vraiment très bien fait, il apporte plein de réponses à des questions d’ordre pratique, comme des suggestions de temps à attendre pour chaque domaine documentaire dans l’optique d’un désherbage, ce qui m’a été tout à fait utile pour le travail. Le Club des veufs noirs commençait bien mais a fini par m’ennuyer. Et L’art de la simplicité, une superbe lecture qui a bien contribué à mon calme pendant une période plutôt stressante.

Septembre a pu rester un mois de loisirs en lecture, mais je ne suis pas sûre que ça continue. J’espère que vous avez pu en profiter.

Lecture sur un rocher

Le Cycle des robots, tome 1 : Les Robots

Isaac Asimov (auteur). Pierre Billon (traducteur). Caza (illustrateur). 1950 (VO), 1990 (VF), 370 p. J’ai Lu (Science-Fiction).  Nouvelles.

Selon les trois lois de la robotique :

– Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

– Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.

-Un robot doit protéger son existence dans la mesure ou cette protection n’est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

Susan Calvin, robopsychologue, évoque plusieurs cas mettant en scène des robots, étudiant leurs réactions en fonction de ces lois.

J’ai beaucoup aimé voir les robots présentés sous un jour humain, comme Robbie, tout en les sachant programmés, et étant parfois dans des situations en contradictions avec ces programmes. La présence féminine de Susan est plaisante (un équivalent m’aura manqué dans le premier tome de Fondation), et m’a touchée dans la nouvelle / le chapitre « Menteur », qui présent un robot télépathe l’ayant fait souffrir. Il est toujours intéressant d’essayer de comprendre ce qui ne va pas avec les robots.

Les histoires de Donovan et Powell sont intéressantes aussi, mais je n’arrive jamais à les différencier, ce qui n’est pas terrible. J’ai apprécié Byerley, l’astucieux robot devenu président puis Coordinateur mondial.

La dernière nouvelle, « Conflit évitable » sur les Machines, ces super robots qui gèrent la Terre en la manipulant, m’a paru ennuyeuse. Il y a trop d’informations théoriques, même si elles sont intéressantes, elles sont indigestes ici.

J’ai bien aimé la forme des nouvelles/chapitres, elles sont bien adaptées pour découvrir plusieurs cas de figure. L’écriture n’est pas complexe mais fluide, facile à lire. C’est une relecture extrêmement plaisante.

Nombre de tomes parus : 6 (série finie).

Lecture sur un rocher

Feuilles de mai

Une fois encore, pas mal de déceptions ce mois-ci, en romans cette fois-ci.

 

Terrienne. La sœur d’Anne a disparu. Elle pensait bien avoir trouvé quelque chose d’étrange à son fiancé, puis plus tard à ses amis lors de leur mariage. Ils viennent d’un autre monde, qu’Anne va explorer à ses risques et périls pour retrouver Gabrielle. Une histoire intéressante, plutôt originale, mais qui me laisse peu de souvenirs quelques temps après la lecture.

Les Chroniques de Spiderwick, tome 3 : Le secret de Lucinda. Les enfants rencontrent enfin une autre personne qui connaît l’existence des créatures et du grimoire, la tante Lucinda à qui la maison appartient. Mais avoir ces connaissances ne lui a pas été bénéfique, au contraire. On en apprend davantage sur les dangers de cet univers. J’aime toujours autant cette jolie série.

Le joueur d’échecs. A bord d’un bateau, le narrateur écoute l’étrange confession d’un passager qui vient de venir à bout du champion d’échecs. Puis on lui propose la revanche, ce qui s’avère ne pas être une bonne idée. J’aurais sans doute davantage aimé si la quatrième n’avait pas raconté ce qui était arrivé au joueur d’échecs.

L’école de la peur, tome 1. Quatre enfants sont atteints de phobies à des degrés très prononcés : peur des insectes, des espaces clos, de l’eau, de la mort. Il existe une école où on peut venir à bout de ses peurs, et leurs parents réussissent à les y inscrire. Récit très prévisible qui m’a ennuyée.

Fushigi Yuugi : La Légende de Gembû, tomes 1 & 2. Après le décès de sa mère, une jeune fille se retrouve happée dans le livre que son père tentait de traduire, travail qui comptait plus que sa femme et sa fille à ses yeux. Takiko se retrouve dans un monde étrange, où on l’appelle prêtresse de Gembu et où on essaie de la tuer. Préquelle à Fushigi Yuugi, j’aime assez ce début, même si on retrouve les travers de l’auteur dans le peu d’originalité des dessins des personnages principaux qui sont toujours les mêmes dans ses séries.*

501 écrivains. Un panorama de grands auteurs plutôt intéressant, très bien présenté. J’ai été surprise de voir tant d’auteurs français lorsque le livre est traduit de l’anglais – comme Louise Labé, la belle cordelière de Lyon, une poétesse que j’aime beaucoup. Peu de littérature de l’imaginaire, une fois encore, à part les classiques. A ne pas essayer de lire en une fois, comme je l’ai fait.

Le Château de Hurle. Dans la boutique de chapelier de son père où elle travaille seule, Sophie s’ennuie. Ses sœurs, placées chez un pâtissier et une magicienne, lui manquent. Son existence monotone est bouleversée le jour où la Sorcière du Désert entre dans sa boutique et lui jette un sort pour une raison qu’elle ne comprend pas. Devenue une petite vieille, Sophie décide de partir et se retrouve dans le château du magicien Hurle, bien de toutes les petites filles de la région : on dit qu’il les dévore. Mais peut-être pourra-t-il l’aider à retrouver sa vraie forme. C’est une histoire superbe, pleine de charme, que j’ai adorée.

Les maîtres du roman policier. Panorama de la littérature policière extrêmement vaste et fastidieux à lire. On retrouve des auteurs connus (Poe, Conan Doyle, Agatha Christie), mais aussi beaucoup d’auteurs moins connus, comme Sciascia, ou connus pour autre chose que du policier (Hugo). L’idée est louable, le résultat final, un peu moins.

Ce que j’ai vu et pourquoi j’ai menti. Au lendemain de la deuxième Guerre Mondiale, les soldats américains commencent à rentrer chez eux. Le beau-père d’Evie revient enfin et propose de les emmener en vacances. Celles-ci se prolongent et la jeune fille rencontre un ancien camarade de son beau-père, qui ne voit pas la relation des jeunes gens sous un bon œil. Est-il seulement inquiet au sujet d’Evie ? Ou y a-t-il davantage en jeu ? J’ai aimé le contexte, mais pas les personnages et l’intrigues qui étaient très prévisibles.

Midnighters, 1 : The Secret Hour. Jessica vient d’arriver dans une ville étrange. En pleine nuit, une lumière plutôt bizarre baigne sa chambre, sa sœur et ses parents sont figés dans leur lit, et d’horribles créatures la poursuivent lorsqu’elle met le pied dehors et vont jusqu’à l’attirer à l’extérieur lorsqu’elle est en sûreté chez elle. Elle n’est pas la seule à le remarquer, mais elle est la seule à ne pas avoir de don pour se défendre. Une fois encore, j’ai totalement accroché à l’univers décrit par Westerfeld et je me suis bien amusée.

Hard rock, heavy metal, metal : histoire, culture et pratiquants. Panorama historique et description des différents genres / sous-genres du hard rock et du métal. Intéressant mais un peu long, et des informations inutiles pour moi.

Lorenzaccio. Une pièce de théâtre qui m’a beaucoup surprise par son intrigue. Lorenzaccio, après avoir été un enfant pur et studieux, s’est fait dévoyé pour se rapprocher de son cousin Alexandre qui règne sur Florence. La loyauté à l’égard de son bienfaiteur ne l’étouffe pas non plus, il a décidé de le tuer. J’avoue que je suis encore un peu indécise, je ne sais pas ce que j’en pense.

Les robots. Selon les trois lois de la robotique :

– Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger.

– Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la première loi.

-Un robot doit protéger son existence dans la mesure ou cette protection n’est pas en contradiction avec la première ou la deuxième loi.

Susan Calvin, robopsychologue, évoque plusieurs cas mettant en scène des robots, étudiant leurs réactions en fonction de ces lois. Un recueil fascinant, avec une dernière nouvelle / un dernier chapitre un peu ennuyeux.

Pour toi Sandra. Une jeune fille échappe de peu au placement en réseau de prostitution en écoutant l’histoire d’une femme qui après bien des déboires a réussi à en sortir.  Relecture d’une BD que j’avais découverte au lycée, le dessin me laisse assez mitigée, je ne sais trop quoi dire de l’histoire qui serait issue de témoignages.

Blacksad, tome 1 : Quelque part entre les ombres. Blacksad, détective, a le déplaisir et la tristesse de découvrir que son ancien amour a été sauvagement assassiné. Je ne m’y attendais pas, mais j’ai vraiment aimé cette lecture. L’intrigue est intéressante, le dessin très beau, les couleurs superbes. C’était un emprunt, mais je songe bien à l’acheter tant il m’a plu.

Mes hommes de lettres. L’auteur présente de grands auteurs dans de petites histoires sympathiques. Le dessin passe tout juste, et encore, mais les thèmes sont intéressants.

Le pont des arts. On passe à l’histoire de la littérature et de l’art, avec les mêmes points positifs et reproches que pour le recueil précédent.

L’ordre de Cicéron, tome 1 : Le procès. J’avais espéré au titre que ce soit un récit sur la Rome Antique. Bon, manqué, et puis le dessin n’est pas terrible. Mais le récit n’est pas trop mal. On apprend qu’une compagnie américaine veut acheter un cabinet d’avocats parisien, et l’explication vient en flash-back sur les prémisses de la 2nde guerre mondiale et deux amis très proches séparés par leur premier procès.

La peau de César. Une lettre anonyme vient d’arriver au commissariat : Ce soir, les conjurés tueront vraiment César. Et l’acteur célèbre et adulé trouve la mort sur scène, devant plusieurs milliers de spectateurs et encore davantage de téléspectateurs. Il a été frappé par un conjuré, mais lequel ? Brutus ? Mais Brutus non plus ne se relève pas à la deuxième représentation. J’ai adoré ce récit, à mi chemin entre réalité et faux semblants, avec le thème du théâtre.

The Princess Bride. Une histoire de grand amour et de grande aventure. Après la perte de son amour, Buttercup refuse d’aimer à nouveau mais accepte d’épouser le prince Humperdinck parce qu’il n’est pas question d’amour – et qu’elle n’a pas vraiment le choix. Peu avant le mariage, elle est enlevée par un Sicilien, un Géant et un merveilleux bretteur qui doivent la tuer pour déclencher une guerre avec le pays voisin. Un homme en noir parvient à les suivre, même au-delà des Falaises de la Démence. Une histoire magique.

Stéphanie Plum, tome 1 : La prime. Stéphanie, récemment au chômage, accepte par dépit et un peu par désespoir de travailler pour son cousin Vinnie comme chasseur de primes. Enfin, elle doit d’abord le convaincre, et si pour ça elle peut rendre la monnaie de sa pièce à Morelli, qui l’avait séduite et abandonnée, ça n’est que du bonus. Une histoire et une héroïne pleine de peps, avec un Morelli plutôt séduisant, malgré un vocabulaire parfois vif.

Buffy contre les vampirs, saison 1, tome 1 : Origines. Le film novellisé, ainsi qu’une autre histoire se déroulant à Vegas avec Buffy, Pike et Angel. Je suis très déçue. Les dessins ne sont pas terribles, et si le film passait déjà tout juste, sa novellisation ne crève pas le plafond, et je ne sais pas lequel j’aime encore le moins. Je n’aime pas la deuxième histoire non plus, dont on a jamais entendu parler. Je n’aime pas cette manie d’intercaler des récits/épisodes entre des bouts déjà connus.

La vague. Un professeur d’histoire, pour faire bien comprendre à une classe de lycéens comment fonctionnait le nazisme, crée sans le vouloir un mouvement totalitaire basé sur la discipline, la solidarité et l’action. S’attendant à quelque chose qui ne quitterait pas sa salle de classe, il est surpris, heureux et fier, puis atterré de voir les dimensions que prend sa petite expérience, durant laquelle des élèves sont menacés, intimidés voire violentés pour y prendre part. Une fois encore, je ne sais pas trop quoi en penser. Si l’expérience et ses résultats sont intéressants, l’écriture l’est beaucoup moins.

Ludwig Revolution, tome 3. On retrouve le Prince Ludwig avec l’histoire d’Hansel et Gretel et de Cendrillon, que j’ai beaucoup aimée. On en termine dans ce volume avec les contes connus, le suivant étant consacré à la fin du récit sans trop d’adaptations de contes.

Le Cercle des poètes disparus. Un professeur de littérature va secouer un lycée plutôt austère avec ses méthodes révolutionnaires et sa vision de la poésie. Je n’avais déjà pas été transcendée par le film, mais qu’est-ce que je me suis ennuyée avec cette lecture.

Je n’ai pas avancé dans le premier tome d’Harry Potter en allemand.

Et vous ? De belles lectures ce mois-ci ?

Lecture sur un rocher

Pages de juin

Ce mois de juin, j’ai lu :

Cadavre exquis : une lecture intéressante et un peu déroutante, puisque ne correspond pas au sens du titre que j’avais compris, mais drôle et très attendue.

Les Technopères, tome 2 : L’école pénitentiaire de Nohope. La soeur d’Albino est un peu plus présente dans ce tome, mais on suit majoritairement les aventures de ce dernier à l’école. Je commence à me lasser et à avoir du mal à « croire », je ne sais pas si je vais continuer.

Félina, tome 1 : un titre qui vaut surtout pour son côté graphique Art Nouveau et le beau trait d’Annie Goetzinger. Les rebondissements sont assez exagérés et clichés.

Déesse blanche, déesse noire, tomes 1 et 2 : un récit duel intéressant, fées et démons, mais je n’ai pas trop aimé les scènes quotidiennes, davantage celles de la forêt.

La petite sirène : une version glauque de la petite Sirène. Le trait de Junko Mizuno, enfantin et délicat, et à côté, l’horreur … Le mélange me plaît toujours.

Monster, tome 1 : le dessin passe difficilement, l’histoire ne me plaît pas. Le premier thème de la chirurgie et de la manipulation politique aurait pu passer, mais je n’accroche pas à celui du monstre.

Mon ciel après les Cours, tome 1 : jamais encore lu de shojo sportif avant, sauf des extraits. Ici, c’est très guimauve à mon sens. L’héroïne est plus intéressée par le héros que par le sport, et je vois peu l’intérêt du shojo sportif dans ce cas. Et puis l’athlétisme n’est pas mon truc.

Agatha Christie : Le crime d’Halloween : j’aime la couverture, mais pour le reste, une déception.

Whistle, tome 1 : je n’aime pas le foot, mais je préfère le shonen sportif au shojo sportif. Je retrouve ainsi le côté effort, dépassement de soi … Sympathique, mais sans plus.

Nonamour : un dessin terne et plat pour une histoire qui l’est tout autant. De la pure romance avec un côté trash. J’ai vraiment l’impression d’avoir perdu mon temps.

Blame, tome 1 : un changement bienvenu après le vide de Nonamour … mais Blame m’a laissée perplexe. C’est intéressant, mais avec très peu de texte, déroutant. Je n’ai encore jamais vu de manga comme ça. Peut-être pas le bon moment de le lire.

Watchmen : un livre épais et complexe, qui m’a laissée un peu sans mots.

A la Cour de Louis XIV, Journal d’Angélique de Barjac (1684-1685) : une lecture qui se rapproche d’Hortense, des Colombes du Roi-Soleil. Mais qui laisse beaucoup moins de souvenirs.

Sur la ligne : ma lecture anti-déprime du mois. Je ne connais pas beaucoup Serena Williams en tant que joueuse, mais lire son histoire et partager avec elle des matches qui l’ont marquée m’ont remonté le moral !

The Luxe, tome 1 : LC du 18/06/2011. Des intrigues sentimentales et des pestes au siècle dernier. Un très bon moment.

L’écume des jours : une lecture intéressante, qui vaut plus par son vocabulaire que par son intrigue.

Le Cycle de Fondation, tome 1  Fondation : un début de cycle fascinant.

La part de l’autre : intriguée mais déçue.

Les dessous du tennis féminin : relecture tennis dont j’adore les réflexions soulevées, et la possibilité de découvrir des joueuses que je n’ai jamais vues jouer.

Tester et améliorer son allemand : un livre à première vue utile : il teste les différentes compétences langagières. Il l’est tout de suite moins quand on s’aperçoit que pour la compréhension orale il fallait commander la cassette à part. 83 Fr … L’expression orale reste artificielle aussi.

Aide-mémoire allemand collège : absolument pas adapté à ce que je veux travailler en allemand … j’ai revu un peu de vocabulaire de base, mais il est conçu pour des collégiens noyés dans la grammaire.

What’s Michael ?! : un univers sympa et drôle dans le style de Dr Slump et City Hunter, mais oubliable.

Sandman : Fables et réflexions : ce volume nous fait voyager à travers l’Histoire (Antiquité romaine, Révolution française) et apprendre ce qui est arrivé à Orphée, le fils de Dream … Passionnant !

Open : lecture passion. Je découvre un joueur que je n’ai jamais vu jouer avant (oui, je sais, shame on me), et le paradoxe du champion qui déteste le tennis.

Moi vivant, vous n’aurez jamais de pauses ou Comment j’ai cru devenir libraire : relecture plaisir, courte et drôle.

Les Psy, tome 11 et 13 : j’aime bien la série des Psy, pleine d’humour et de situations loufoques !

Cupidon, tome 20 et 21 : Cupidon, qui apporte l’amour aux hommes, est apparemment enchaîné au pas d’un enfant à qui il veut trouver une copine. Changement de perspective intéressant, mais je regrette la diversité d’avant.

Les Schtroumpfs joueurs : toujours aussi amusant de voir les Schtroumpfs dans une situation et un travers « humain ». Drôle, mais sans plus.

Tendre banlieue : Les carnets de Laura : je me suis ennuyée … je n’ai jamais aimé le graphisme de cette série. Mais le thème est toujours intéressant, et souvent bien traité. Celui-ci, l’alcool chez les jeunes, m’est vraiment passé au-dessus de la tête et m’a ennuyée.

Emma. LC 15/07/2011. Ma lecture du moment, un peu longue parce que Jane Austen en VO, c’pas facile.

Ma vie est tout à fait fascinante : tout en rire et légèreté.


Le mois de juin est officiellement un mois de tennis pour ces 3 passionnantes lectures. Quand on ne peut pas regarder Roland Garros, on se console comme on peut.

Je me suis ennuyée, j’ai ri et j’ai été réconfortée par mes lectures tennis ce mois-ci. J’en suis contente, et j’espère que ce mois de juin vous a apporté de belles lectures aussi.

Lecture sur un rocher

Le Cycle de Fondation, tome 1 : Fondation

Isaac Asimov (auteur). Jean Rosenthal (traducteur). R. Leygue (illustrateur). 1951 (VO), 1966 (VF), 236 p. Denoël (Présence du Futur).  Science-fiction.

Hari Seldon, expert en psycho-histoire a prévu la chute de l’Empire galactique dans une durée de cinq siècles. Cependant, en prenant certaines précautions, il serait possible de réduire à un millénaire au lieu de bien davantage le temps d’obscurantisme. Les précautions seraient la création d’une Fondation réunissant sous forme d’Encyclopédie tout le savoir connu. Ou du moins, c’est ce que prétend Seldon au moment de l’institution de la Fondation, que l’on retrouve cinquante ans plus tard, puis trente, enfin ses représentants dans l’espace.

J’ai trouvé le thème extrêmement intéressant, mais la structure complexe. Bien que linéaire, on passe assez rapidement d’un temps à l’autre, en découvrant comment les représentants de la Fondation se sortent des situations de crises, dites crises Seldon de par leur importance. Complexe car on se réhabitue à de nouveaux personnages, de nouvelles perspectives à chaque partie, nouveaux opposants, nouvelles solutions aux problèmes, chacune se révélant un mal au fil du temps. C’est à l’établissement d’une civilisation qu’on assiste, à ma plus grande fascination.

Cependant, je ne conseillerais pas ce livre comme première lecture de science-fiction, avec cette action fragmentée et à forte dose de politique.

Quelques détails m’ont ennuyée : l’œuvre est pratiquement à 100% masculine. Je sais que la SF est un monde d’hommes, mais à ce point … d’autant que les Robots proposaient une figure féminine forte, Susan Calvin. Je ne m’attendais pas à un univers entièrement masculin. Le second point à m’avoir ennuyée est l’utilisation de l’énergie atomique. Elle est présentée comme la solution d’énergie presque ultime, sans aucun danger associé. Peut-être était-ce la vision des choses dans les années 50, et je sais que c’est de la fiction, mais ce parti pris m’a gênée.

En bref, je dirais qu’il s’est agi d’une lecture fascinante, mais pas des plus aisées, que je recommande cependant. J’ai passé un très bon moment.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie)

Fondation et Empire