When is Brian ?

when-is-brianAuteur : Rupert Morgan.

Langue : anglaise.

Nombre de pages : .

Parution :.

Éditeur :  (Collection: ).

Genre : Jeunesse.

Prix : 3,69€.

Résumé éditeur : Le père de Brian, scientifique, a inventé une machine à remonter le temps. Mais elle est un peu spéciale. Elle vous transforme en homme des cavernes ou en Viking psychopathe. Le voyage dans le temps de Brian ne fait que commencer …

Dans le cadre du boulot, je me suis penchée sur différents livres en langue anglaise. Je connaissais déjà Class Acts pour une petite histoire dans le style de Glee Club, même si je ne l’avais jamais lu. Le côté science-fiction et histoire, ici, me parlait un peu plus.

Alors si vous voulez débuter l’anglais, pas de souci, c’est vraiment très lisible. Le vocabulaire et la lecture n’est vraiment pas un problème. Pourtant, je ne vous le recommanderai pas : ce n’est vraiment pas intéressant.

Cette pseudo machine à voyager dans le temps n’est pas du tout explicité et on est plutôt dans le principe de Code Quantum, où Sam passait d’un hôte à un autre, à différentes périodes historiques. Casez ça en moins de cent pages. L’explication est tellement survolée que c’en est incompréhensible. Brian passe d’un personnage historique à l’autre et on parle à peine de ce qui lui arrive à lui dans les différentes époques. C’est tellement expédié que ça n’en vaut vraiment pas la peine.

Je comprends bien qu’on travaille pour de petits lecteurs ici, qui débutent en anglais. Mais pourquoi alors vouloir se lancer dans quelque chose de si compliqué et précipiter les explications pour ne plus rien comprendre ? Dommage. J’ai de ce fait bien moins envie de découvrir les autres livres sur ce pauvre Brian (son père savant fou lui en fait vraiment voir de toutes les couleurs : Which is Brian (une histoire d’étoile de mer mutante, alors je ne sais pas s’il se retrouve cloné, mais tout est possible) et What is Brian (apparemment ce coup-ci il est transformé en quelque chose d’autre qu’un élève britannique).

Tant pis pour Brian donc.

(Allez-y pour les blagues sur Brian et sa cuisine, si ça peut vous amuser ^^,).

Double jeu

double-jeuAuteur : Jean-Philippe Blondel.

Nombre de pages : 135.

Parution : 2013.

Éditeur : Actes Sud (Collection : Junior).

Genre : Contemporaine – Jeunesse.

Prix : 10,20€.

Résumé éditeur« Changer. C’est ce qu’ils veulent tous. Il faut que j’arrête de poser des problèmes aux adultes. Que je cesse d’être dans leur ligne de vision, de mire, de tir. Que je bouge de là. C’est ce que je voudrais, oui. A l’intérieur, je bous. J’aimerais être loin. Loin, genre à l’autre bout du monde. Me réinventer une existence avec un début moins pourri ». Quentin, nouveau dans son lycée, est enrôlé dans un cours de théâtre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams La Ménagerie de verre. Comme le personnage qu’il interprète, le garçon est tiraillé entre l’envie de tout plaquer pour voir le monde et celle de se battre. D’affronter, Les parents, Les profs, Les élèves, Les spectateurs, l’avenir.

Il y a quelques années, j’avais passé deux très beaux moments de lecture avec Blog et G229 de Jean-Philippe Blondel, que je vous recommande. Les thèmes du théâtre et du nouvel univers au lycée me parlent beaucoup, en général, et j’avoue que l’extrait du résumé plonge déjà dans l’écriture prenante de l’auteur.

Cette plume est fidèle au souvenir que j’en avais, forte, plongeant dans l’univers du héros, Quentin. J’ai aimé, une fois encore, le suivre dans son changement de vie (propulsé seul de son groupe dans un « bon » lycée de la ville, plus exigeant) et ses tourments intérieurs, magistralement servis par les mots choisis, chargés de force et de justesse.

J’ai quelques regrets, comme les ellipses narratives (surtout après des éléments qu’on a l’impression d’être importants) et l’utilisation de flash-backs, et le fait de ne pas avoir lu la pièce dont il est question,  La ménagerie de verre.

Mais c’est une superbe lecture, rapide et passionnante.

Mots rumeurs, mots cutter

Scénariste : Charlotte Bousquet.

Illustratrice et coloriste : Stéphanie Rubini.

Nombre de pages : 71.

Parution : 2014.

Éditeur : Gulf Stream.

Genre : Bande dessinée – Jeunesse.

Prix : 15€.

Résumé éditeur Je me suis levée, les mains tremblantes. J’entendais des chuchotements, des rires dans mon dos. J’ai pris le morceau de craie, regardé les chiffres inscrits sur le tableau. Des fractions qui auraient dû être faciles, des fractions qui se délitaient devant moi, des chiffres bizarres, monstrueux, qui me frappaient comme les insultes et les ricanements, comme la vérité qui me sautait au visage …

Autre trouvaille par hasard. J’avais entendu parler du titre et de son thème (le harcèlement), et j’ai toujours envie de poursuivre ma découverte de Gulf Stream en tant qu’éditeur.

Première surprise, il s’agit d’une bande dessinée. C’est déjà un très bel objet à la base puisque dos, tranche et deux pages de couverture sont d’un exquis beau violet.

Les dessins et la colorisation sont pleins de douceur. Les cases ne sont pas tracées de manière ferme, mais plus crayonnées, aux bords arrondis, ou parfois absentes totalement. Cela donne une impression d’esquisse plutôt agréable.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, j’avoue m’être un peu ennuyée – mais je ne suis pas la démographique visée. Je n’ai pas ressenti d’empathie pour Léa, l’héroïne, j’étais plutôt en-dehors du récit, si ce n’est pour ses qualités esthétiques. Et l’histoire est vraiment centrée au début sur sa relation amoureuse et les dissensions avec les autres demoiselles, ce qui n’est pas trop ce que j’apprécie.

Mais je pense que cette lecture sera beaucoup plus prisée des adolescents, pour qui elle a été écrite en premier lieu. De ce point de vue, les photos en ligne sont très bien pensées, ainsi que leurs conséquences.

J’avoue que ce qui me choque c’est qu’à part les parents, quelques enseignants, les adultes sont totalement absents des cases où Léa est harcelée. J’ai du mal à croire que personne n’ait rien vu, surtout que le personnel d’un établissement se doit de faire attention à l’émergence de ce genre de problèmes ! J’ai peur que ça conforte l’opinion de certains adolescents que les adultes de l’école ne seront pas là pour eux si cela leur arrive, ce qui m’ennuie … Je pense que c’est un livre à utiliser avec des collégiens, mais en appuyant sur le rôle des adultes, enseignants, vie scolaire, et de l’aide qu’ils peuvent apporter, parce que le vide sur ce sujet est trop grand ici.

(Oui, je passe en mode boulot, désolée, mais le problème est trop important pour laisser passer ce détail).

Barbamour

barbamourAuteur : Susie Morgenstern.

Nombre de pages : 215.

Parution : 2000.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Médium).

Genre : Jeunesse.

Prix : 8,70€.

Résumé éditeurSuite à un malencontreux accident de coloration, la tignasse de Samantha vire au blanc neigeux. Contre toute attente, l’adolescente prend la chose avec philosophie. Maintenant qu’elle a la tête de l’emploi, elle décide de devenir Père Noël à mi-temps au centre commercial Good Buy. Dans son entourage, personne ne l’approuve. Mais Sam n’en fait qu’à sa tête. Fidèle à sa devise – « Ne remets pas ta vie à demain ! » – l’adolescente fonce, prête à tout, même à rencontrer l’amour.

Tout n’est pas rose dans l’univers de Susie Morgenstern. Noël ressemble à une vaste course à la consommation et les personnages qu’on y croise ne parlent ni d’amour, ni de partage, ni de fraternité. Seule dans ce décor maussade, une adolescente pleine d’allant se démène. L’amour, elle, elle y croit ! Animée par on ne sait quelle flamme, elle le traque. Elle le coince mais…

Face à une telle détermination, le lecteur en reste comme deux ronds de flan. Juré ! Si Samantha parvient à ses fins, il recommence à croire au Père Noël.

J’ai beaucoup entendu parler de Susie Morgenstern en matière de littérature jeunesse, surtout à L’école des Loisirs, mais je crois qu’avant ce titre, je ne l’avais jamais lue. La rencontre est plutôt intéressante.

Son écriture est très fluide, et la mise en scène de cette adolescente juive qui se retrouve Père Noël suite à une teinture ratée pleine d’humour et de justesse. J’ai beaucoup ri, surtout quand un autre Sam est entré en action. Le travail sur les coïncidences est bien mené aussi. Il n’y a que la fin à laquelle je n’ai pas trop cru (ces gamins qui s’en prennent physiquement à l’adolescente parce qu’elle n’est pas le vrai Père Noël O_O).

L’histoire d’amour ne m’a même pas dérangée, comme elle est traitée avec mystère, humour, et ces coïncidences (Sam et Sam, Greenberg et Rothberg, etc.). Le contexte religieux de l’héroïne m’a beaucoup plu.

Une petite lecture très plaisante.

Quatre soeurs, tome 2 : Hortense

quatre-soeurs-2Auteur : Malika Ferdjoukh.

Nombre de pages : 138.

Parution : 2003.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Médium).

Genre : Jeunesse.

Prix : 8€.

Résumé éditeurHortense, sur SA falaise, tient SON journal intime.

Elle y raconte combien c’est dur d’être 1 sur 5, une parmi la multitude, surtout quand cette multitude est composée de :

– Charlie qui veut tout réparer à la Vill’Hervé et regarder à la dépense au lieu d’épouser Basile le docteur, de vivre à ses crochets et de fêter Noël au foie gras.

– Geneviève qui ment alors qu’elle ne ment jamais.

– Bettina qui est odieuse avec les êtres les plus sensibles de l’univers, à savoir : elle, Hortense, et Merlin Gillespie, le livreur magicien de Nanouk Surgelés, très, très laid à l’extérieur, mais si, si beau à l’intérieur.

– Et Enid qui a des conversations à bâtons rompus avec son ami Gnome de la Chasse d’eau.

Hortense se demande ce qu’elle va devenir. Architecte de monuments éternels ? Zuleika Lester, du feuilleton Cooper Lane ? Chirurgienne de maladies incurables ? Et si c’était comédienne ? Une idée folle, complètement Saint-Pierre-et-Miquelon, comme dirait Muguette, la locataire malade de la maison voisine.

Hortense sait que pour devenir comédienne, il faut une présence, une voix, de la mémoire, mais surtout de l’entraînement. Alors elle referme SON journal, elle quitte SA falaise, et elle fonce.

J’ai retrouvé cette petite famille avec plaisir. Les personnages sont définitivement le point fort de l’histoire, puisque l’auteur les détaille tellement, avec ces petites choses qui les rendent plus vrais que nature.

Ici on suit donc Hortense, plutôt sympathique, même si les passages consacrés à Bettina font long et un peu datés, surtout dans ses discussions « cool » avec ses camarades, et le temps qu’il lui faut pour comprendre que le brave livreur, Merlin, est vraiment chouette.

J’étais surtout captivée par la narratrice, dans sa découverte du théâtre, son quotidien plein de charme. Même la tante Lucrèce, dans son côté très agaçant, garde le récit humoristique sans trop en faire. Le gros défaut du livre reste sa longueur : si vous avez l’occasion, privilégiez la version intégrale, mais ne passez pas à côté de cette histoire adorable.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Tome 1 : Enid.

Mytho, tome 1 : Connais-toi toi-même

Scénario : Rutile.

Dessin et  couleurs : Rachel Zimra.

Nombre de pages : 88.

Parution : 2012.

Éditeur : Glénat (Collection : Tchô ! L’aventure).

Genre : Bande dessinée – Jeunesse – Mythologie.

Prix : 14,95€.

Résumé éditeur : Son nom ? Loki, dieu du chaos. Son objectif ? La fin des temps. Son principal obstacle ? Au lit tous les soirs à 21 heures, et pas de discussion. Pas facile-facile de détruire le monde quand on a 12 ans.

J’ai déniché cette petite BD très peu de temps après avoir lu Les Petits Mythos, et je l’ai trouvée bien meilleure !

Non seulement les dessins sont fun et très riches, avec énormément de détails (en rapport avec l’histoire et l’univers passionnants), les couleurs sont aussi percutantes.

Luka Asling, le héros, vit dans un monde où les dieux sont bien réels et forment le gouvernement. Isis au premier plan, ainsi que des dieux d’autres mythologies – elle fait d’ailleurs une apparition superbement remarquée et est magnifique ! J’adore cette vision des choses.

Luka se révèle être la réincarnation de Loki, le dieu du chaos, avec un petit problème : il est très jeune, douze ans seulement ! Et il doit réunir des followers pour réaliser la destruction du monde. On traverse la route d’un personnage d’une famille indienne, puis d’un autre en mythologie grecque lorsque le tome s’arrête, bien trop vite.

J’ai adoré le pitch, sa réalisation, le caractère d’ado rebelle et chiant d’Asling ^^, je suis d’ailleurs très surprise que Glénat, généralement connu pour ses franchises (Winx, Dragon Ball) propose ce concept aussi original.

Si la série est plutôt jeunesse aussi, je dirais qu’elle est plus pour les adolescents que les enfants, et elle démarre de manière vraiment chouette !

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 2 : Deus ex machina.

Nils Hazard, tome 1 : Dinky rouge sang

nils-hazard-1Auteur : Marie-Aude Murail.

Nombre de pages : 207 p.

Parution : 1999.

Éditeur : L’Ecole des Loisirs (Collection : Médium).

Genre : Policier – Jeunesse.

Prix : 7,10 €.

Résumé éditeur De quel crime Nils s’est-il rendu coupable à l’âge de trois ans ? Pourquoi François, bon élève de cinquième, s’est-il mis soudain à bégayer? D’où vient cette grimace de peur qui défigure sans cesse le jeune Frédéric Roque ? Autant de personnes, autant d’énigmes à résoudre. Pourquoi Paul Duvergne a-t-il disparu en emportant le roi et la reine de son jeu d’échecs ? Pourquoi Solange est-elle triste chaque fois qu’elle boit du chocolat?

Le professeur Nils Hazard, qui garde sur son bureau une petite voiture rouge sang de la marque Dinky toy, est un détective d’un genre particulier. Il n’a jamais arrêté un seul coupable et puis il ne réfléchit pas, il ne déduit pas. Il imagine …

Je suis tombée sur ce petit livre au boulot, en faisant du rangement. Si le résumé me tentait beaucoup, j’avais quelques réserves après cette catastrophe de l’auteur, mais bon, il est vraiment tout petit, je ne risquais pas grand-chose !

Au final, je suis très contente d’avoir tenté cette lecture. Nils est un personnage vraiment intéressant. J’ai beaucoup aimé le fait que ce soit à plusieurs enquêtes qu’on ait affaire, qu’il y ait des rappels de certains points de l’une à l’autre.

La première, sur l’adolescence du héros, est passionnante, puisant dans les secrets familiaux, avec un petit côté aventure. Le côté désuet, le fait qu’il soit difficile de dater cette époque, me plaît tout spécialement puisqu’il donne un côté intemporel à l’action. Et Nils, avec ses petites particularités (sa passion pour les Etrusques, sa manière de mener une enquête), est un personnage très appréciable.

Sa manière de résoudre les enquêtes est très chouette aussi, à la Hercule Poirot un peu, ici en imaginant ce qui pourrait se passer (typiquement ce que je fais :P). Si celle de l’adolescent bégayeur m’a un peu ennuyée, la grimace de peur, le fou et surtout la demoiselle qui craint de boire du chocolat m’ont beaucoup plu, avec cette touche d’aventure. Je pense que j’aurais adoré lire ces enquêtes adolescente, après Alice Quine !

Petit regret, la relation amoureuse qu’on voit venir à trente pieds de longs, même si elle n’est pas trop ennuyeuse. Catherine a un humour que j’ai plutôt apprécié. J’ai hâte de poursuivre ma découverte des enquêtes de Nils.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie).