The Immortal Empire, tome 2 : The Queen is Dead

queen is dead - immortal empire 2Titre VF : non traduit.

Langue : anglais.

Auteur : Kate Locke.

Couverture : Lauren Panepinto, Steward Noack, Don Sipley.

Nombre de pages : 337.

Parution : 2012.

Éditeur : Orbit Books.

Genre : Fantasy urbaine – Steampunk.

Prix: 16,29€ (relié, le broché n’a plus l’air disponible sur Book Depository).

Résumé éditeur :  Xandra Vardan is the newly crowned Goblin Queen of England. But her complicated life is by no means over. There are the political factions vying for her favour, and she’s under the all-too-close scrutiny of Queen Victoria, who for some reason wants her dead. Not to mention her werewolf boyfriend with demands of his own, and a mother hell-bent on destroying the monarchy. Now she’s the suspect in a murder investigation – and Xandra barely knows which way is up.

What  she does know is that nothing lasts for ever – and immortality isn’t all it’s cracked up to be.

J’ai retrouvé avec plaisir les aventures de Xandra dans cet univers steampunk. Elle a donc été couronnée reine des Gobelins dans le volume précédent, mais vous pensez bien que ça ne lui simplifie pas la vie. Au contraire, elle entre en plein dans le jeu des politiques avec les différentes factions (les humains, les loups-garous, les aristos alias les vampires, les halflings soit les enfants de vampires), et cette brave Victoria ne la porte pas dans son coeur. On découvrait aussi une mère qu’elle croyait morte, en fait bien vivante et complètement anarchiste, un petit-ami loup-garou adorable (moi qui ne les aime pas d’habitude, je suis plutôt enthousiaste ici), une demi-soeur et une tonne de secrets.

L’évolution de l’intrigue est vraiment intéressante, notamment en lien avec ces différentes factions (les humains, parfois loin d’être les victimes que l’on peut croire ; et les gobelins, qui sont à la fois adorables et terrifiants) et les nouveaux personnages présentés, comme le frère de Xandra déjà vu auparavant et la demi-soeur de celui-ci, que j’ai beaucoup appréciée.

Sans parler, bien sûr, de l’héroïne. J’ai adoré son évolution, ses rapprochements avec les gobelins, notamment le prince, ses découvertes sur elle-même en tant qu’hybride. Elle mène toujours une enquête à sa manière, à cent à l’heure, avec l’aide de Vex, le petit-ami écossais et loup-garou (alpha aussi, parce que ce n’est pas drôle sinon dans les jeux de pouvoir). (Et j’aime bien les jeux de pouvoir). Parce que la mort de Church dans le premier volume fait toujours parler, et beaucoup, et qu’on est persuadé que c’est elle.

Et ce qui n’est pas trop tôt, on a enfin affaire au père vampire, et à son épouse, et c’est assez édifiant. Surtout ce qu’il en ressort. Inattendu, ce que j’ai vraiment apprécié. De même pour la relation avec Vex, qui reste légère et fun sans tomber dans le mièvre, ni le malentendu au retour d’un ex, ce qui arrive tellement souvent en fantasy urbaine.

J’admets qu’on pourrait être immergé un peu plus dans cet univers, l’impression de nouveauté est un peu passée et il pourrait être un peu plus détaillé (mais c’est parce que j’adore cet élément). Et c’est trop court. Et je n’ai pas le tome 3 sous la main. Et il n’est pas dispo en broché sur Book Depository. Et, vraiment, c’est une série que je vous recommande – je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ni ce tome ni le dernier ne sont traduits en français …

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

Tome 1 : God Save the Queen.

A year in … books (2016)

Petit retour rapide sur mon année de lectures. J’aurais pensé en avoir davantage qui m’ont ravie ou interpellée cette année. Elle a été pas mal chargée comme je vous l’expliquerai dans un autre article, et influencée par les challenges lecture dont je vous ai déjà parlés.

Reproduction interdite, janvier 2016. Mes dieux. Une de mes premières lectures de l’année. De la SF qui m’a chamboulée comme rarement, surtout qu’elle se déroule pas loin de chez mes parents, alors quand je passe pas loin, je panique d’autant plus ^^,

Fille de l’eau, février. Un récit plein de charme sur un univers (futuriste?) où l’eau est devenue rare mais les traditions subsistent, comme celle, inspirée du monde asiatique, des maîtres de l’eau. S’il y a quelques longueurs, honnêtement, on se laisse totalement porter par l’écriture pleine de fluidité et de douceur.

The Immortal Empire, février. J’ai dévoré le premier tome en février et le second en décembre. Je boude de n’avoir trouvé le troisième en Irlande. Vampires. Reine Victoria. Steampunk. Sang. Génétique. Vocabulaire british. Loup-garou écossais. Humour féroce. A croquer !

Commando culotte, avril. Je crois que c’est l’auguste Matilda qui m’en a parlé – et qui a beaucoup apprécié de me voir demander ce roman graphique dans différentes librairies, parce que le titre est très drôle. Honnêtement, le style visuel ne m’enthousiasme pas. Mais c’est la réflexion derrière qui m’attire. Les petites graines de réflexion sur le féminisme, la diversité ethnique et sexuelle, la tolérance dans les séries télévisées et les films que l’auteure distille dans ses analyses (j’aimerais bien qu’elle publie un autre livre sur le même canevas), qui ont à leur tour entraîné cette réflexion chez moi.

Mytho, avril. C’est léger, c’est choupi, ça parle de mythologie, et bien (Les Petits mythos sont beaucoup moins passés), avec beaucoup d’imagination et un système qui m’a fascinée, servi par un dessin des plus agréables.

The Ancient Magus Bride, mai. C’est beau. C’est rêveur. C’est plein de charme.

Les Outrepasseurs, mai. Et je ne vous dis pas seulement ça parce que l’auteur, Cindy van Wilder est vraiment sympa, et très souriante, comme je l’ai découverte aux Imaginales cette année. Mais parce que son écriture m’a emportée dès les premières pages, dans une magie ancrée dans le quotidien, tout ce que j’aime, une vie antérieure, des personnages particulièrement bien campés … Une lecture qui m’a longtemps hantée. A lire.

Spirits, Fairies, Leprechauns and Goblins, mai avec une relecture de Giants, Monsters and Dragons. Un foisonnement de références sur le folklore très bien rendu, sans trop se perdre.

La bible Dracula, juin. Effectivement une bien belle Bible (qu’il faudrait remettre à jour mon capitaine, hein, si vous en avez l’occasion, rien qu’en rajoutant de la musique et des séries télé.). L’auteur a un humour qui passe très bien. Je n’oserai pas dire mordant, hein, mauvais jeu de mot, toussa toussa.

L’ordinatueur, juin. De la sf jeunesse qui se lit admirablement toute seule. J’adore le thème de la réalité virtuelle et la résolution.

Le livre perdu des sortilèges, juin. La première partie, à Oxford, et la troisième dans la famille de l’héroïne, sont des enchantements. La vision du vampire et de la magie en général pour l’auteur sont passionnants, et ses personnages adorables.

Ainsi soit-elle, juillet. Toute une réflexion sur les femmes, leurs droits, leur histoire. Juste à lire.

Axiomatique, août. Beaucoup de thèmes qui m’ont vraiment interpellée même si je n’ai pas toujours saisi la logique de l’auteur.

Harley Quinn, août. Une histoire indépendante du Joker, avec un dessin plein de force, pour des petites aventures bien à son image : fracassante. Un retour au comic super chouette.

Les culottées, octobre. Une très belle présentation de femmes qui ont fait l’Histoire, et dont on ne se souvient pas forcément. Le tome 2 vient de sortir 😁

Death Note, octobre. J’ai rarement vu un manga au suspense aussi maîtrisé, avec un thème aussi dur et si peu d’humour. Jusqu’au tome 8 en tout cas, c’est un roller coaster d’émotions bien dosées.

Erased, octobre. Il y a un côté très Quantum Leap dans cette série sur le voyage dans le temps et le changement du passé. Dur mais très touchant.

                                       

Je vais revenir vivement sur les lectures qui m’ont dérangée. Certaines, une en particulier, n’ont pas eu de billet, et ça n’arrivera pas, parce que ça ne passait justement pas du tout.

J’ai retrouvé en anglais certains romans que j’ai dévorés ado (Melody, Les orphelines) et j’ai découvert avec horreur leur côté un peu glauque et cliché (bon, celui-là, je m’en souvenais). Je vous avoue que j’ai terminé cette deuxième série et que je ne conserve pas les autres, trop mauvais moments de lecture.

La guerre de 14 n’a pas eu lieu. Quand on dit non, c’est non. Le consentement, c’est important. Rien que pour ça je garde un très mauvais souvenir de ce livre (il m’a un peu ennuyée aussi).

La saveur des figues. Ou comment insérer une tentative de viol sans conséquence dans le récit si ce n’est renvoyer l’héroïne à la cuisine. Je suis colère.

Honey x Honey. Glénat, vous vous fichez de qui, sérieusement? Du shojo, ce truc? Où garçons et filles doivent agir comme les esclaves des étudiants riches, y compris ou je suppose surtout sexuellement ? La pseudo belle histoire d’amour est à pleurer, le message à vomir. J’espère sincèrement que ce n’est pas un manga qui est tombé entre les mains de choupettes dès dix ans.

Ligne 15, tome 1 : Joséphine, Ma métamorphose. Rien qu’à voir l’auteure, je savais que je passerais un sale quart d’heure, après Théa pour l’éternité. Théa me fait encore grincer des dents. Joséphine est tout aussi catastrophique. Sexiste, binaire, à bourrer le chou de pauvres gamines. Genre si t’as pas de boyfriend ben tu vaux rien. Genre même si tu veux pas ben t’es pas « une femme », même si personne ne te plaît il faut quand même. Genre même si le mec t’a fait le coup du slut shaming s’il veut sortir avec toi ben c’est trop cool génial. Tu n’existes qu’en ayant un foutu boyfriend. J’ai désherbé les six volumes au boulot. Je suis encore furieuse des mois après. Et mal à l’aise devant cette leçon d’adolescence flanquée à la louche. Des jeunes qui prennent en photo des jambes de leur prof sans problème ni conséquence, juste parce qu’ils se font chier en classe, et no soucy Lucy. Je ne vous dit pas mon malaise et mon dégoût à ce moment, ajouté au reste. Et je vais m’arrêter là. J’ai détesté ces différents messages.

Et vous ? 2016 a-t-elle été une belle année de lectures ? Parlez-moi de vos coups de cœur ! Ou de vos prix citron 🙂

The Immortal Empire, tome 1 : God Save the Queen

Titre VF : L’Empire immortel : God Save the Queen.

Auteur : Kate Locke.

Couverture : Lauren Panepinto, Steward Noack, Don Sipley.

Nombre de pages : 351.

Première parution : 201 . Cette édition : 2012.

Éditeur : Orbit Books.

Genre : Fantasy urbaine – Steampunk.

Prix: 10,63€.

Résumé éditeur Le soleil ne se lève jamais sur l’Empire britannique « Keep Calm and Pray for Dawn ! ». La toujours sémillante reine Victoria règne sur l’Empire britannique. Un Empire où l’aristocratie se compose de loups-garous et de vampires, où les gobelins vivent sous terre et où les mères veillent à ne pas laisser leur progéniture traîner dans les rues une fois la nuit tombée. Un monde où appartenir à la noblesse signifie être infecté par la peste, où l’hystérie est l’affliction populaire du moment et où les sangsues sont considérées comme un mets raffiné.

Un monde, enfin, où la technologie côtoie la magie. Nous sommes en 2012, et la Pax Britannia est toujours d’actualité. Xandra Vardan, fille d’un vampire et d’une courtisane, est membre de l’élite de la Garde royale. Mais quand sa soeur est portée disparue aux environs de l’asile psychiatrique de Bedlam, elle tombe sur un secret qui pourrait renverser l’Empire et lui coûter la vie. Que se passe-t-il réellement derrière les murs de Bedlam ?

Attention, lecture ultra addictive !

Xandra est une héroïne passionnante. J’ai adoré la suivre. Même son quotidien fourmille de surprises – tant dans le côté fantasy urbaine que steampunk ! Les détails sont nombreux. L’univers est vraiment fouillé, heureusement qu’il y a une suite. J’ai aimé l’aspect uchronique aussi, pas de révolution Russe, ni de Seconde Guerre mondiale, les Beatles ou Doctor Who comme le précise l’auteur … juste Victoria à notre époque, avec des vampires et autres créatures ! Et c’est juste génial.

Son frère, sa soeur, Vex, Church (j’ai halluciné en comprenant de qui il s’agissait) … j’ai accroché à tous les personnages.

J’ai aimé le mystère que la jeune fille tente de résoudre, la disparition de sa soeur. Il s’additionne de nombreux retournements, et vraiment, cet aspect est très bien mené également.

Le vampire est plutôt intéressant. La créature est ici aristocrate, protégée par des hybrides humains qui sont leurs enfants, même si peu naissent, et ce sont ces derniers qu’on suit. Ils se distinguent par rapidité, force et récupération supérieures à la moyenne ; pour le vampire, j’ai surtout en mémoire la longévité … (merci la lecture qui commence à dater ^^,).

L’auteur a la gentillesse de prévoir tout une partie du roman, à la fin, consacrée à l’explication des capacités et de la physiologie de l’aristocratie, comme elle est désignée. L’origine génétique est appuyée (<3), ils sont plus sensibles au soleil. On ne les côtoie pas directement, et on découvre un peu les loup-garous, même s’ils ne me passionnent toujours pas tellement, ils se sont révélés une très bonne surprise.

La notion de gobelin est un peu obscure au départ, et l’auteure la distille plutôt bien au fil du roman, même si je ne m’attendais pas aux révélations finales. Avec une pointe de science-fiction dans le traitement médical des créatures. Tout ce que j’aime.

En ce qui concerne la langue, je la trouve un peu ardue, et je ne vous recommande pas trop ce roman en débutant en anglais … surtout avec les détails historiques des vêtements ou accessoires. J’ai adoré l’expression « Fang me », en alternative à « eff me » ^^,

Même la relation de Xandra à son loup-garou écossais ne m’a pas dérangée, au contraire. Je crois que la seule chose qui m’a déplu a été le fait d’arriver trop rapidement à la fin !

Et j’ai bien l’impression d’avoir découvert une combinaison totalement gagnante à mes yeux : des vampires au goût steampunk, avec un zeste d’uchronie !

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).