Lectures sur un rocher

Feuilles de mars

En mars, je suis à la fois éparpillée (je commence des livres que je n’ai pas forcément envie de terminer) et aussi extrêmement lente et peu motivée … Et je finis par un débordement manga. C’est pour le boulot (c’est ce qu’on dit).

Le Vampirisme et ses Formes dans les Arts et les Lettres … au moins il y a un chapitre écrit par Jean Marigny. C’est à peu près tout le bien que je peux en dire pour l’instant, je m’ennuie tellement. Je l’ai lu lors d’une sortie scolaire et pas repris depuis.

Terminé ma relecture de Le monde, tous droits réservés. Beaucoup plus mitigée qu’à première lecture. Si j’apprécie les idées, la manière dont elles sont développées me paraissent complexes à outrance et m’ont retiré presque tout le plaisir, d’autant que la version Pocket est moins agréable.

J’ai découvert Danielle Martinigol avec L’or bleu et je ne suis pas convaincue. Mais un de mes gamins l’a apprécié, c’est l’essentiel ^^

Les Nouvelles de notre planète a fait l’objet d’une lecture à l’internat ce mercredi, je fais la seconde celui qui vient. Le premier texte ne valait pas le coup, mais j’ai pu travailler avec les autres. Il y en a une de Christian Grenier donc j’étais contente ❤

Les Illusions de Sav-Loar … alors je ne sais pas si je me fais bien feignasse ou pas mais il m’a fallu bien deux semaines pour le terminer. Bon c’est toujours chouette, hein, je n’en attends pas moins de Manon Fargetton, ce n’était peut-être pas trop le moment d’une lecture longue.

Le gros de la lecture mensuelle, c’est bien sur les BD/mangas.

Emma est un cadeau de Snow à l’achat de ses Bride Stories. Si on retrouve bien le dessin précis et agréable de la mangaka, je trouve que cette série est plus contemplatrice et n’apporte pas grand-chose.

L’enfant et le maudit démarre bien plus joliment même s’il y a peu d’action, il y a beaucoup de poésie et le dessin est très choupi.

Skip Beat est une jolie surprise. Je l’avais déjà souvent croisé sans m’y arrêter, et en découvrant qu’il s’agissait d’une série sur le milieu du spectacle (me rappelant un peu Glass no Kamen) je me suis lancée, et franchement j’accroche bien, même si parfois le côté extrême de Kyoko n’est pas ma tasse de thé (ses espèces d’esprit malfaisants ^^,).

Astérix et la transitalique est fidèle au dernier volume. Ennuyeux. La course fait réchauffé, les blagues ne m’ont pas fait rire, et s’il y a un duo de princesses du pays de Koush, je n’y vois pas tant de positif (c’est divers parce qu’elles sont Noires ; mais elles ne parlent pas et ne servent qu’à être secourues par Obélix et lui donner l’impression qu’elle s’intéresse à lui pour l’une, alors qu’elle est juste sous le charme d’Idéfix). Enfin, c’est un gamin qui me l’a réclamé au boulot, donc c’est lu.

Hawkwood est un peu plus sanglant que le premier tome, mais ça vaaaa, y a pas tant de viscères, ça paaasse. (Oui, c’est en seinen, inaccessible aux moins de 4ème, quand même ^^,). Mais il m’ a un peu moins plu que le premier, plus axé stratégie.

Erased Re, la suite d’Erased, me plaît un peu moins. Certes on revient sur des éléments qui étaient de côté avant (l’ami du héros, le blond, ainsi que sa mère, par exemple), mais je trouve que c’est un peu faible pour être volume à part. Bon, il faut dire que j’ai très peu de souvenirs de cette série lue l’an dernier …

J’ai lu les quatre ou six premiers tomes d’Afterschool Charisma il y a quelques années, et j’ai pensé qu’ils pourraient plaire à mes gamins. J’avais oublié le côté un peu fan service des demoiselles ^^, mais l’histoire est toujours aussi entraînante.

Dresseuse de monstres est très choupi mais si court ! J’ai du mal à voir la classification seinen, en revanche, puisque les monstres n’ont rien d’horribles, il n’y a pas vraiment de danger …

Iris Zero me laisse sur ma faim. J’attends toujours de comprendre le personnage principal, Toru, mais on passe à d’autres petites histoires, notamment un chasseur d’iris (ce dont les autres lycéens accusent le héros d’ailleurs). En revanche le pouvoir d’Hijiri, l’ami du héros, est vraiment chouette, et la manière de le mettre en image aussi (les papillons noirs !).

Je reprends Perfect World, qui me choque toujours autant dans ses réflexions sur le handicap et la vie avec une personne handicapée, mais je trouve que c’est intéressant et nécessaire d’aborder le sujet …

Les New-Yorkaises est d’un ennui complet. J’ai noté « Utterly pointless » sur Goodreads, aka ne sert à strictement rien. Et j’avoue que je me fiche de savoir si c’est d’époque, je me suis enquiquinée comme un rat mort.

L’amour est à la lettre A est tout le contraire. Si c’est assez long, et pas très bien découpé, c’est une très belle lecture sur l’amour et la littérature. J’ai même supporté vaillamment l’épistolaire puisqu’il se double de narration. Les références sont jolies, la librairie et ses personnages tellement attachants. J’ai eu une furieuse envie de le lire en italien une fois la dernière page tournée !

L’art de l’essentiel me laisse un souvenir moins charmant que les autres livres de l’autrice. Il m’a un peu ennuyée et donné l’impression de rebrasser des choses déjà dites, ainsi que de faire des suggestions pas vraiment possibles à mettre en place. Oui tiens je vais faire des petites courses tous les jours hein, j’ai le temps …

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en mars ?

Lectures sur un rocher

Erased, tome 2

Kei Sanbe (auteur). David Le Quéré (traducteur). 2013 (VO), 2014 (VF), 208 p. Ki-Oon (Seinen). Manga – Seinen. 6,85€.

2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s’ouvrir aux autres, il observe le monde qui l’entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu’un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l’inévitable avant qu’il se produise…

Cette anomalie de l’espace-temps lui vaut un séjour à l’hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d’un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l’accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l’enfance traumatisante de Satoru resurgissent…

Ce second volume se caractérise par le retour en enfance de Satoru, et les évènements qu’il revit. Je l’ai trouvé particulièrement touchant. Peut-on changer le passé ? Y arriver ? Ce sont des thématiques que j’aime particulièrement (hello Being Erica <3).

C’est le personnage de Kayo, la première fillette assassinée, que l’on suit, avec Satoru, qui se découvre plein d’affection pour elle et souhaite la protéger. Une pauvre choupette battue par sa mère, mystérieuse, triste, qu’on ne peut s’empêcher de trouver attachante. Même si je m’attendais aux dernières cases, vides. L’évolution de leur relation, la prévenance de Satoru, sont adorables.

Je commence à avoir des suspicions et un suspect potentiel : cet instituteur trop sympathique pour être honnête, et j’attends beaucoup de la mère dans la suite. J’ai hâte de voir l’enquête démarrer, même si cela signifie que l’on ait perdu la petite Kayo (mais avec de la chance elle a « juste » été enlevée !).

Le dessin, cependant, ne passe toujours pas. Tant pis, je poursuis, je suis trop intriguée !

Nombre de tomes parus : 8 (série finie).

Tome 1

Lectures sur un rocher

Erased, tome 1

Kei Sanbe (auteur). David Le Quéré (traducteur). 2012 (VO), 2014 (VF), 208 p. Ki-Oon (Seinen). Manga. 6,85€.

2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s’ouvrir aux autres, il observe le monde qui l’entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu’un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l’inévitable avant qu’il se produise…

Cette anomalie de l’espace-temps lui vaut un séjour à l’hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d’un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l’accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l’enfance traumatisante de Satoru resurgissent…

Autre série dénichée au boulot, Erased m’a rapidement ennuyée par un dessin un peu plat à mon goût et un démarrage ennuyeux : le mangaka qui ne parvient pas à percer et travaille dans une pizzeria pour joindre les deux bouts.

Et puis la science-fiction est arrivée par petites touches, avec ce don de revenir dans le passé pour empêcher un élément de se produire, à la Demain à la une, comme m’a rappelé un élève, ou Tru Calling. Ca n’est pas très nouveau ni original, mais c’est amené avec intérêt.

Ce don semble lié à l’enfance du héros et un traumatisme qu’il s’est efforcé de refouler, des enlèvements d’enfants, et un jeune homme arrêté, qui était son ami et dont il n’a jamais cru à la culpabilité. Arrivée à ces secrets, à cette histoire qui se dévide, j’étais plus intéressée (surtout que la série n’est pas longue).

C’est plus la mère du héros qui m’a intéressée, avec son côté envahissant et enquiquinant avec son fils, mais son esprit qui fonctionne à cent à l’heure, lorsqu’elle parvient à préserver une petite fille d’un enlèvement et que l’on découvre le cheminement de sa pensée, ses souvenirs retrouvés. J’ai regretté ce qui lui arrivait, c’est pour ça que j’ai aimé la chute de ce premier volume.

Spoilers, donc.

Lorsque Satoru, le héros, ne parvient pas à sauver sa mère en effectuant un flash back (j’ai tout de même été étonnée qu’il puisse les lancer sur commande), il insiste et demande à être envoyé le plus en arrière dans le temps possible. Et il se retrouve enfant avant ces évènements. Je trouve ça génial, j’aime le fait qu’il puisse avec son esprit d’adulte essayer de comprendre ce qui s’est passé à l’époque, peut-être même l’éviter et sauver son camarade, ainsi que sa mère.

Mais bon, le dessin ne me plaît toujours pas ^^, une histoire plutôt intéressante, sinon, qui se laisse découvrir sur la durée. Une découverte à poursuivre donc.

Nombre de tomes parus : 8 (série finie).

Tome 2

Lectures sur un rocher

A year in … books (2016)

Petit retour rapide sur mon année de lectures. J’aurais pensé en avoir davantage qui m’ont ravie ou interpellée cette année. Elle a été pas mal chargée comme je vous l’expliquerai dans un autre article, et influencée par les challenges lecture dont je vous ai déjà parlés.

Reproduction interdite, janvier 2016. Mes dieux. Une de mes premières lectures de l’année. De la SF qui m’a chamboulée comme rarement, surtout qu’elle se déroule pas loin de chez mes parents, alors quand je passe pas loin, je panique d’autant plus ^^,

Fille de l’eau, février. Un récit plein de charme sur un univers (futuriste?) où l’eau est devenue rare mais les traditions subsistent, comme celle, inspirée du monde asiatique, des maîtres de l’eau. S’il y a quelques longueurs, honnêtement, on se laisse totalement porter par l’écriture pleine de fluidité et de douceur.

The Immortal Empire, février. J’ai dévoré le premier tome en février et le second en décembre. Je boude de n’avoir trouvé le troisième en Irlande. Vampires. Reine Victoria. Steampunk. Sang. Génétique. Vocabulaire british. Loup-garou écossais. Humour féroce. A croquer !

Commando culotte, avril. Je crois que c’est l’auguste Matilda qui m’en a parlé – et qui a beaucoup apprécié de me voir demander ce roman graphique dans différentes librairies, parce que le titre est très drôle. Honnêtement, le style visuel ne m’enthousiasme pas. Mais c’est la réflexion derrière qui m’attire. Les petites graines de réflexion sur le féminisme, la diversité ethnique et sexuelle, la tolérance dans les séries télévisées et les films que l’auteure distille dans ses analyses (j’aimerais bien qu’elle publie un autre livre sur le même canevas), qui ont à leur tour entraîné cette réflexion chez moi.

Mytho, avril. C’est léger, c’est choupi, ça parle de mythologie, et bien (Les Petits mythos sont beaucoup moins passés), avec beaucoup d’imagination et un système qui m’a fascinée, servi par un dessin des plus agréables.

The Ancient Magus Bride, mai. C’est beau. C’est rêveur. C’est plein de charme.

Les Outrepasseurs, mai. Et je ne vous dis pas seulement ça parce que l’auteur, Cindy van Wilder est vraiment sympa, et très souriante, comme je l’ai découverte aux Imaginales cette année. Mais parce que son écriture m’a emportée dès les premières pages, dans une magie ancrée dans le quotidien, tout ce que j’aime, une vie antérieure, des personnages particulièrement bien campés … Une lecture qui m’a longtemps hantée. A lire.

Spirits, Fairies, Leprechauns and Goblins, mai avec une relecture de Giants, Monsters and Dragons. Un foisonnement de références sur le folklore très bien rendu, sans trop se perdre.

La bible Dracula, juin. Effectivement une bien belle Bible (qu’il faudrait remettre à jour mon capitaine, hein, si vous en avez l’occasion, rien qu’en rajoutant de la musique et des séries télé.). L’auteur a un humour qui passe très bien. Je n’oserai pas dire mordant, hein, mauvais jeu de mot, toussa toussa.

L’ordinatueur, juin. De la sf jeunesse qui se lit admirablement toute seule. J’adore le thème de la réalité virtuelle et la résolution.

Le livre perdu des sortilèges, juin. La première partie, à Oxford, et la troisième dans la famille de l’héroïne, sont des enchantements. La vision du vampire et de la magie en général pour l’auteur sont passionnants, et ses personnages adorables.

Ainsi soit-elle, juillet. Toute une réflexion sur les femmes, leurs droits, leur histoire. Juste à lire.

Axiomatique, août. Beaucoup de thèmes qui m’ont vraiment interpellée même si je n’ai pas toujours saisi la logique de l’auteur.

Harley Quinn, août. Une histoire indépendante du Joker, avec un dessin plein de force, pour des petites aventures bien à son image : fracassante. Un retour au comic super chouette.

Les culottées, octobre. Une très belle présentation de femmes qui ont fait l’Histoire, et dont on ne se souvient pas forcément. Le tome 2 vient de sortir 😁

Death Note, octobre. J’ai rarement vu un manga au suspense aussi maîtrisé, avec un thème aussi dur et si peu d’humour. Jusqu’au tome 8 en tout cas, c’est un roller coaster d’émotions bien dosées.

Erased, octobre. Il y a un côté très Quantum Leap dans cette série sur le voyage dans le temps et le changement du passé. Dur mais très touchant.

                                       

Je vais revenir vivement sur les lectures qui m’ont dérangée. Certaines, une en particulier, n’ont pas eu de billet, et ça n’arrivera pas, parce que ça ne passait justement pas du tout.

J’ai retrouvé en anglais certains romans que j’ai dévorés ado (Melody, Les orphelines) et j’ai découvert avec horreur leur côté un peu glauque et cliché (bon, celui-là, je m’en souvenais). Je vous avoue que j’ai terminé cette deuxième série et que je ne conserve pas les autres, trop mauvais moments de lecture.

La guerre de 14 n’a pas eu lieu. Quand on dit non, c’est non. Le consentement, c’est important. Rien que pour ça je garde un très mauvais souvenir de ce livre (il m’a un peu ennuyée aussi).

La saveur des figues. Ou comment insérer une tentative de viol sans conséquence dans le récit si ce n’est renvoyer l’héroïne à la cuisine. Je suis colère.

Honey x Honey. Glénat, vous vous fichez de qui, sérieusement? Du shojo, ce truc? Où garçons et filles doivent agir comme les esclaves des étudiants riches, y compris ou je suppose surtout sexuellement ? La pseudo belle histoire d’amour est à pleurer, le message à vomir. J’espère sincèrement que ce n’est pas un manga qui est tombé entre les mains de choupettes dès dix ans.

Ligne 15, tome 1 : Joséphine, Ma métamorphose. Rien qu’à voir l’auteure, je savais que je passerais un sale quart d’heure, après Théa pour l’éternité. Théa me fait encore grincer des dents. Joséphine est tout aussi catastrophique. Sexiste, binaire, à bourrer le chou de pauvres gamines. Genre si t’as pas de boyfriend ben tu vaux rien. Genre même si tu veux pas ben t’es pas « une femme », même si personne ne te plaît il faut quand même. Genre même si le mec t’a fait le coup du slut shaming s’il veut sortir avec toi ben c’est trop cool génial. Tu n’existes qu’en ayant un foutu boyfriend. J’ai désherbé les six volumes au boulot. Je suis encore furieuse des mois après. Et mal à l’aise devant cette leçon d’adolescence flanquée à la louche. Des jeunes qui prennent en photo des jambes de leur prof sans problème ni conséquence, juste parce qu’ils se font chier en classe, et no soucy Lucy. Je ne vous dit pas mon malaise et mon dégoût à ce moment, ajouté au reste. Et je vais m’arrêter là. J’ai détesté ces différents messages.

Et vous ? 2016 a-t-elle été une belle année de lectures ? Parlez-moi de vos coups de cœur ! Ou de vos prix citron 🙂