Lecture sur un rocher

Elles au XXème siècle

Christine Lavaquerie-Klein, Laurence Paix-Rusterholtz (auteurs). 2016, 128 p. Larousse. Beau Livre – Féminisme.

De Suzanne Lenglen à Simone de Beauvoir, de Simone Veil à Brigitte Bardot, du droit de vote à l’IVG, du baccalauréat au congé parental, retrouvez dans un livre animé richement illustré, les grands moments de l’histoire des femmes françaises au XXe siècle dans tous les domaines, du sport à la science, en passant par la politique, les arts, le travail, la presse, etc.

Le fonds sur les femmes d’un de mes CDI est une merveille. J’ai chipé ce beau livre lors d’un retour, il n’a pas revu la couleur de son étagère. Vraiment, il est aussi beau qu’on puisse le supposer. Vous voyez, l’espace vertical à droite ? c’est un rabat pour fermer le livre et ça ajoute encore à son aspect d’objet élégant.

En mode beau livre, il est superbe et j’envisage de l’acquérir pour mon CDI principal. Il propose de nombreuses illustrations, comme on le devine avec la première de couverture, photographies, publicités vintage, dessins, affiches de films, coupures de presse. Certains articles de journaux ou des affiches de propagande sont reproduites sur un papier dans le style de l’époque et disponible dans de petites pochettes agrafées au centre de la page en question (oui, j’ai un peu peur des dégradations mais je trouve que ça en vaudrait la peine, au risque de le sortir du prêt).

Plus que dans l’essai féministe, on est dans le documentaire historique sur les femmes qui ont fait le siècle, tant d’un point de vue politique que scolaire (l’ouverture de l’école élémentaire puis secondaire et enfin les grandes écoles), les évolutions de la mode (surtout la disparition du corset), en passant par le sport (mes dieux les tenues de tennis du début de siècle, j’adore ! je vous avouerai bien que dans un roman … une autre histoire pour un autre jour ;D).

C’est vraiment une réussite tant sur le fond que la forme. A découvrir.

Lecture sur un rocher·Study Time

Le petit guide de survie en Allemagne

Carine Girac-Marinier (autrice). 2012, 159 p. Larousse. Langue.

Tu t’apprêtes à partir en séjour linguistique en Allemagne ? C’est la première fois et tu n’es pas vraiment à l’aise. Rassure-toi, ce petit guide pratique et plein d’humour va t’aider à préparer ton voyage et, surtout, faciliter ton quotidien outre-Rhin.

18 chapitres sur les différentes étapes de ton séjour (arrivée, repas et soirées en famille, sorties en groupe ou en solo). Les mots et expressions indispensables pour t’aider à te débrouiller dans toutes les situations. Les phrases essentielles. Des astuces pour éviter certains pièges. Les expressions et les mots qui sauvent. 

J’ai beaucoup apprécié cette petite incursion en Allemagne par le biais d’un collégien qui veut s’améliorer en allemand et s’y rend pendant les vacances.

On alterne les passages descriptifs de l’histoire en français, les listes de vocabulaires thématiques (comme sur la nourriture, les vêtements), et les petits quizz pour vérifier qu’on a bien compris. On décrit d’ailleurs particulièrement les habitudes culinaires des Allemands, avec les différences avec la France.

L’humour de l’auteur est particulièrement plaisant, ainsi que le style des petits dessins qui parsèment le texte. Il y a aussi pas mal de photos, ce livre est richement illustré. C’est définitivement un moyen sympathique de travailler son allemand, mais sur lequel je pense que je ne me baserai pas quand je pourrais (enfin) reprendre : tout bêtement, c’est proche du format poche, et si je trouve ça chouette pour la lecture, un peu moins pour bosser. Mais ça peut convenir sans problème à d’autres.

Lecture sur un rocher

Le Médecin malgré lui

Molière (auteur). Serge Cortesi, Sylvie Sénéchal, Uli Meindl (illustration). 1666, 2008 (VF), 141 p. Larousse (Petits Classiques). Théâtre – Humour.

De jeux de scène burlesques en pitreries, Le Médecin malgré lui est une farce réjouissante où le bûcheron Sganarelle, successivement mari dupé, faux médecin et marieur, réussira quelques jolis tours de force. Quand il aura battu Géronte, séduit la nourrice, acheté la confiance des tourtereaux Lucinde et Cléante, et risqué la pendaison, il n’aura plus qu’à faire la paix avec sa femme !

L’intrigue démarre lorsque Martine et Sganarelle, un couple marié, se disputent. Furieuse de ses reproches et d’avoir été frappée, elle annonce à deux domestiques qu’il est médecin mais qu’il ne l’avouera qu’après avoir été battu. Seulement, elle ne pouvait pas deviner qu’il se débrouillerait aussi bien.

Même si j’ai perdu la primeur de la nouveauté et de la surprise avec cette petite pièce qui se lit très vite (trois actes), elle reste un très bon moment de lecture. On rit beaucoup de la situation (un pseudo médecin engagé comme tel se révèle plutôt apte à soigner certains maux), du langage de Sganarelle, aussi (« Aristote dit la-dessus … de fort belles choses », ou son dialogue où s’intercalent des déclinaisons de latin, en moquerie du discours des médecins, etc.

Un classique drôle et léger à découvrir si ce n’est pas déjà fait.

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Macbeth

William Shakespeare (auteur). 1603-1607 (VO), 2011 (VF), 158 p. Larousse (Petits Classiques). Théâtre.

Macbeth, un général valeureux, a combattu fidèlement pour le roi Duncan jusqu’à ce qu’il trouve sur sa route trois sorcières qui lui annoncent qu’il sera roi. Suivant leur prédiction, il prendra la vie de Duncan avec le soutien de sa femme qui en perdra la raison.

Je ne sais pas s’il s’agit d’une relecture ou pas. J’ai l’impression que c’est une première fois, mais le sujet de la pièce est si connu que j’ai un doute. Je me demande si je n’aurais pas mieux fait de le lire en anglais, même si j’adore cette édition, la version originale m’aurait peut-être plu davantage. J’ai été peu étonnée et n’ai pas trouvé la langue si belle.

L’aspect fantastique, avec les sorcières et leur prédiction, m’a particulièrement plu. En ce qui concerne les autres personnages, je n’en ai pas retenu beaucoup, et les autres thèmes ne m’ont pas marquée. C’est une lecture intéressante, mais qui me laisse peu de souvenirs et ne m’a pas spécialement plu.

Un détail ennuyeux : une note en bas de page renvoie à la note 0 page 000 … pas très utile.

Lecture sur un rocher

Cyrano de Bergerac

Edmond Rostand (auteur). 1897, 2007, 255 p. Larousse (Petits Classiques). Théâtre.

Un acteur pompeux commence à déclamer son texte mais il est stoppé dans son élan par un flot de paroles fières et pleines de poésie. Celui qui le défie, c’est Cyrano de Bergerac, un cadet de Gascogne plein de verve, toujours le verbe haut, amoureux de sa belle cousine Roxane, pour l’amour de qui il prêtera sa plume au beau Christian, sans esprit, et sans en souffler mot à la jeune femme, malgré la souffrance qu’il peut ressentir, pour l’amour de la belle Roxane et de la poésie.

J’ai adoré cette relecture. Malheureusement, j’ai revu le film adapté de cette pièce très récemment et je m’en souvenais vraiment bien, je l’en ai peut-être moins apprécié. Il faut dire que le film est très fidèle.

J’ai savouré les données avant et après l’œuvre. Je ne savais pas que Cyrano de Bergerac avait bel et bien existé. J’en ai d’autant plus aimé la pièce et j’aimerais bien me procurer les siennes.

Cette pièce est rédigée en alexandrins, aux sonorités qui me plaisent particulièrement. C’est de la poésie mais sans rien de figé, ça bouge. Ce texte magnifique entraîne sans lasser même dans la première scène qui est plutôt longue, où de nombreux personnages échangent en attendant le début de la pièce.

Le personnage de Cyrano est très touchant, il fascine avec ses talents d’orateur, sa sensibilité. Christian ne me plaît pas tellement, je trouve qu’il se plaint beaucoup. Les exigences de Roxane sont importantes, beauté et esprit sans faute associés, prête à rompre sur l’heure avec Christian lorsqu’il se révèle peu éloquent. C’est un personnage qui se présente parfait, belle, intelligente, fine, mais je la trouve plus prétentieuse qu’autre chose à sa manière de prendre Christian de haut quand il ne sait plus quoi dire. Le pâtissier et son âme de poète, même s’il n’est pas au centre de l’œuvre, m’a beaucoup plu, avec ses gourmandises et ses poésies.

Rostand aborde le thème du langage et du travail sur celui-ci ; j’aime beaucoup ses pléonasmes, comme « délabyrinthez vos sentiments », de l’amour aussi, avec cette citation qui me fait toujours rire :

Aimer est le grand point, qu’importe la maîtresse?

Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse?

L’humour est omniprésent, noter toutes les citations qui m’ont émue ou fait rire prendrait trop de temps. J’adore cette verve, ce punch, ce panache comme Cyrano le qualifie lui-même, qui me fait adorer ce texte plein de vie.

Ce texte me touche beaucoup à chaque lecture. Il me fait à la fois rire, pleurer et réfléchir, comme sur l’importance de l’apparence physique ou le fait de mentir à quelqu’un qu’on aime pour ce qu’on appelle une bonne raison.

Pour une fois, j’ai vraiment bien aimé suivre les notes de bas de pages, je n’ai pas été perdue. J’ai trouvé que ça enrichissant davantage la pièce – alors que d’habitude je trouve ça lourd, ralentissant le texte et l’émotion.

C’est une relecture ensorcelante d’une pièce que j’adore.

Et pour l’avis de Zatoun, c’est par ici (bientôt, elle a dit 😛 ).

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Kawaii : Le livre 100% Japon

Carla Cino (autrice). 2010, 96 p. Larousse (Jeunesse). Beau Livre.

La kawaïï mania n’aura plus de secrets pour vous ! Le livre pour toutes les filles que le Japon fascine. Ce livre 100% Japon décrypte tout ce qui participe à cette tendance lourde en provenance du pays d’Hello Kitty et de Pikachu : Les recettes, la mode, la culture, l’Art de vivre…

Un beau livre sur le Japon et tout ce qui lui est propre : les mangas, la cuisine (avec des recettes), l’origami, l’école, la calligraphie, les kimonos, etc. J’ai bavé devant les beaux bentôs, découvert avec plaisir un petit lexique en fin d’ouvrage sur le japonais.

C’est très vivant, il y  a beaucoup de photos, de dessins. Même si, j’avoue, la mention d’Hello Kitty est plutôt du genre à me faire fuir bien vite.

L’auteur propose plusieurs ateliers cuisine, écriture, stylisme, avec des recettes, patrons, tutoriels de dessin style manga, et de petits quizz pour tester ses connaissances.

Moi qui m’y connais très peu en musique japonaise, j’ai été contente de voir quelques points dessus, et j’ai appris quelques noms à essayer, à l’occasion : Kokia, Ayumi Hamasaki, par exemple.

Les fans de manga connaîtront probablement une bonne partie des informations proposées, mais j’ai beaucoup aimé leur présentation, le livre plein de couleurs, d’encarts variés, d’illustrations, et les recettes.

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Lorenzaccio

Alfred de Musset (auteur). Serge Cortesi (illustrateur). 1833 (VF), 2006 (VF), 249 p. Larousse (Petits Classiques). Théâtre.

Lorenzaccio, après avoir été un enfant pur et studieux, s’est dévoyé pour se rapprocher de son cousin Alexandre qui règne sur Florence. La loyauté à l’égard de son bienfaiteur ne l’étouffe pas non plus, il a décidé de le tuer.

Au final, je ne sais pas quoi en dire. Je n’ai pas réussi à m’intéresser aux personnages, au héros, à l’intrigue. Ce n’était peut-être pas le bon moment pour le lire, je ne sais pas, mais je reste sur une déception pour ce titre que j’avais envie de lire depuis bien longtemps et, quoi que j’espérais, je ne l’ai pas trouvé.

Certains personnages, comme Salviati, m’ont fait rire : « Voilà une jolie femme qui passe. – Où diable l’ai-je donc vue? – Ah, parbleu, c’est dans mon lit. » C’est un horrible personnage, un horrible commentaire sexiste, mais une remarque qui m’a fait rire.

Sinon, les personnages ne m’ont pas marquée. Lorenzaccio montre bien souvent une facette négative, mais je l’aurais presque plaint lorsque personne ne croit ses intentions de tuer Alexandre. On l’a vu se débattre avec sa vie, ses choix, pour au final n’être pas pris au sérieux. J’ai été touchée par son destin, mais je ne suis pas sûre de l’avoir compris.

L’écriture, toutefois, m’a plu parce qu’elle est classique, fluide, parfois drôle.

Je reste assez mitigée. Je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas compris.

Lecture sur un rocher

On ne badine pas avec l’amour

Alfred de Musset (auteur). 1834 (VF), 2011 (VF), 157 p. Larousse (Petits Classiques). Théâtre. 2.95€.

Au sortir de brillantes études, le jeune et fringant Perdican rentre chez son père, se heurte à la froideur de Camille, sa cousine, à qui il était destiné, courtise une jeune paysanne, ce qui précipite la catastrophe. 

Bon. Je m’attendais à une pièce légère, comme Marivaux, mais on est loin du compte. C’est court, mais si pesant !

On pourrait redire le titre sous la forme : on ne se joue pas des sentiments des autres. Je suis d’accord, je n’aime pas ce thème, ça ne m’a pas plu.

Je me suis ennuyée et je n’ai pas trouvé cette pièce drôle. Les personnages qui sont sensés être le ressort comique, comme les abbés, m’ont agacée, j’ai trouvé qu’ils ne servaient à rien. Camille est une peste.

Et la fin, quelle horreur … Elle a un côté révoltant et je n’ai pas compris pourquoi ce choix.

L’auteur évoque les possibilités pour une femme de l’époque, mariée ou dans les ordres. Ça aurait pu être intéressant, mais Camille est si froide, versatile, on ne sait pas ce qu’elle pense. Perdican, quant à lui, est un imbécile et un vantard qui change d’avis sans se soucier des autres. Ces personnages qui sont les héros ne m’ont pas paru sympathiques du tout.

Même si j’aime bien cette édition, je regrette cet achat. La belle couverture donnait envie, j’aime bien le terme « badiner », mais j’espérais un léger marivaudage.

L’écriture ne m’a pas marquée. A part une citation connue de Perdican, elle m’a ennuyée (je ne l’ai pas tellement aimée de toute façon).

En bref, c’est une déception.

Lecture sur un rocher

La guerre de Troie n’aura pas lieu

Jean Giraudoux (auteur). 1972, 185 p.  Le Livre de Poche. Théâtre – Humour.

« La guerre de Troie n’aura pas lieu ». C’est la promesse qu’Hector, fils aîné du roi Priam, fait à son épouse, la sage Andromaque, à son retour de guerre. Comme l’histoire – ou la légende nous l’a appris, cette guerre serait le résultat de l’enlèvement d’Hélène, reine de Sparte, par le frère cadet d’Hector, Pâris, non moins célèbre héros de l’épisode de la pomme d’or. Attribuée à Aphrodite, déesse de l’amour, au lieu d’Athéna, déesse de la sagesse, ou Héra, épouse de Zeus, Pâris s’est donc attiré les foudres des deux autres.

Hector lui fait remarquer d’ailleurs « Tu as aussi fait un beau coup ce jour-là! », car dans la guerre à venir, Athéna et Héra seront leurs ennemies, et se faire un ennemi de la déesse de la guerre et de l’intelligence, soit la première, ça n’est vraiment pas malin. Hector va donc, par tous les moyens, tenter d’empêcher cette guerre, quitte à mentir et subir de nombreux affronts, voir commettre lui-même l’irréparable, en un geste désespéré qui va se retourner contre lui.

Cette pièce de théâtre est un de mes plus beaux souvenirs de lycée, lorsque j’étais en 1ère. Je n’avais jamais entendu parler de ce titre, ni même de l’auteur, mais dès l’instant où on m’a annoncé le début, la guerre de Troie, j’étais partante, amoureuse de mythologie comme je l’ai toujours été.

Si on m’avait dit qu’elle était transposée de manière « moderne », au niveau du langage entre autres, je l’aurais peut-être reposée bien vite. Heureusement, je n’en ai rien fait ! Même maintenant, près de six ans plus tard, je me délecte toujours autant de cette lecture. J’ai du mal à passer une scène sans éclater de rire, comme avec les vieillards qui acclament et regardent Hélène en petits voyeurs, ce qui est très drôle jusqu’à ce qu’on apprenne qu’ils ne sont pas seulement des petits vieux mais le Conseil de Troie … Troie va mal, en effet.

J’ai aussi un mal fou à ne PAS croire au titre à chaque fois que je relis le livre : je suis toujours persuadée qu’Hector aura gain de cause, qu’il fera mentir l’histoire, qu’il triomphera de TOUS les autres personnages.

Hector est un de mes personnages préférés (et cela n’a bien sûr rien à voir avec le souvenir que j’en ai de celui qui interpréta ce rôle ^^), ses commentaires (celui à Pâris sur son jugement, par exemple, ou toutes ses remarques de style grand frère), tout comme Cassandre, personnage ironique et détaché par excellence, qu’on voit à sa réplique finale. Cassandre, depuis le début, sait ce qui va se passer, sait que la guerre de Troie aura bel et bien lieu, connaît le sort de sa famille et de la cité.

Le vocabulaire est simple en règle générale, mais parfois Giraudoux s’amuse à créer des mots, comme le vocabulaire de navigation et la pseudo insulte des Grecs au Troyens.

Giraudoux a écrit cette pièce en 1935, durant l’entre-deux guerres, et c’est ce moment qui est représenté. Hector revient de guerre, qu’il considère la dernière, et il compte bien signaler la fin des guerres en fermant des portes spéciales, les portes de la guerre, qui restent fermées en temps de paix. Il y parviendra un temps, mais ensuite advient ce que l’on sait et elles sont donc rouvertes. Cependant, il est persuadé que malgré les menaces actuelles, ce sera bien la dernière guerre, malgré l’ennemi grec bientôt dans leur port, malgré les prédictions de Cassandre et les affirmations d’Hélène qu’elle ne se voit pas être rendue aux Grecs. 1935 : l’Europe bout et Hitler frotte les allumettes …. Mais non, une nouvelle guerre n’aura pas lieu.

La Guerre de Troie n’aura pas lieu est un moment de lecture délicieux, une pièce portée par ses personnages, Hector le premier, qui essaie de faire bouger les choses, et par un humour léger et pétillant, qui masque des thèmes plus profonds comme la guerre, le pacifisme, le destin et la fatalité.