Lecture sur un rocher

Magie ex libris, tome 1 : Le bibliomancien

Libriomancer. Jim C. Hines (auteur). Lionel Davoust (traducteur). Nicolas Fructus (illustrateur). 2012 (VO), 2016 (VF), 346 p. L’Atalante (La Dentelle du Cygne). Fantasy urbaine – Policier.

Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenaere, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre. 

Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger. Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. 

Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

Oh.

My.

Stars.

Je crois que c’est là une de mes plus belles lectures de l’année 2018 ❤

J’ai découvert ce roman en préparant mes Imaginales 2017 et fouinant sur la page auteur de Lionel Davoust – j’ai eu l’occasion de lui dire l’année dernière à quel point je l’ai adoré, ce qui est bien chouette aussi.

Je crois que j’ai tout aimé. Je vais partir en mode fangirl complet mais dayum quel livre !

Le héros est un bibliothécaire.

Oui bon je savais qu’avec ce détail déjà j’allais adorer.

Il parle de catalogage.

Hell yeah ❤

L’auteur a réussi à intégrer avec naturel des éléments de travail quotidiens, ce que j’ai adoré.

Et je n’ai pas encore parlé de la partie magique ! J’adore le folklore développé, la manière dont la magie se manifeste … simplement la manière dont la lecture et les livres sont ancrés dans ce superbe récit ❤

Aka les créatures, la tech … tout peut venir des livres. C’est une idée toute simple mais merveilleuse et superbement mise en scène. Je suis sous le charme de l’idée et de son exécution.

On parle beaucoup de vampires, en plus, dans ce premier tome, donc forcément, me happy. J’ai aimé que l’auteur fasse la distinction en particulier entre ceux de Stoker et de Charlaine Harris. Les auteurs s’approprient la créature et lui donne des éléments personnels et donc toutes les possibilités sont rassemblées ici … j’ai vaguement la tête qui tourne tellement je trouve ça cool ^^, et c’est présenté de manière très claire donc le lecteur n’est pas du tout perdu en prime.

J’ai aussi beaucoup aimé cette réflexion sur l’utilisation de la magie. Isaac rend visite à un couple âgé, libraire, chez qui il a prévu d’acheter énormément de livres. La dame a des soucis de santé. Il déclare à Lena qu’il ne lui serait pas difficile de récupérer une potion guérissante dans un livre et la lui transmettre mais comment gérer qui est soigné ou pas, puisque le grand public n’est pas au courant de l’existence de la bibliomancie et de la magie …

Les personnages m’ont beaucoup plu aussi, Isaac avec son humour, Lena et son caractère bien trempé, l’araignée choupette !

J’ai juste eu un peu peur à un moment avec Lena qui ne peut s’empêcher de devenir celle que son significant other souhaite, on risquait de passer à un cheveu de la catastrophe … que l’auteur a évitée de manière plutôt originale !

L’objet livre en lui-même est agréable à tenir en main, souple, le texte aéré. Et la traduction de Lionel Davoust est vraiment chouette. Je n’ai jamais eu l’impression d’expressions qui manquaient de naturel ou autre petit souci.

Une superbe découverte !

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

Lecture sur un rocher

Métaquine, tome 1 : Indications

François Rouiller (auteur). leraf (illustratrice). 2016, 362 p. L’Atalante (La Dentelle du Cygne). Science-fiction.

Régis, dernier de la classe, ne veut pas prendre de Métaquine®, le médicament qui transforme les cancres en écoliers modèles. Des millions d’enfants inadaptés bénéficient pourtant du traitement, au grand soulagement des profs et des parents. Mais Régis craint que la chimie dissolve le Duché, la contrée fabuleuse d’où son imagination tire châteaux, dinosaures et compagnons de jeu invisibles.

La mère du gamin s’est enfermée sous un casque de cybertox, son beau-père rumine des fantasmes de tueur en feuilletant d’abjects magazines. Il n’y a guère qu’une voisine, neuropsy à la retraite, pour l’aider à défendre ses rêves. Ou peut-être, en ville, cette politicienne remuante qui milite contre la distribution de psychotropes à l’école.

Mais que peuvent deux idéalistes face à un géant pharmaceutique et aux milliards de son budget marketing, alors qu’on découvre à la Métaquine® des vertus toujours plus prometteuses et que la planète entière a déjà gobé la pilule ?

J’ai découvert cette série et son auteur aux Imaginales 2016 (diantre, et déjà lu, quel choc). Le pitch me parlait plutôt, sur cette substance étrange inoculée aux enfants, le côté pharmacie/marketing contre les héros, etc.

La collection étant la même que Doregon, j’avais la furieuse impression que c’était un récit jeunesse, ce qui n’est pas du tout le cas. J’ai d’ailleurs été plutôt étonnée par le côté polyphonique du texte, passant d’un contexte / personnage à un autre, avec son style de langage limite vulgaire pour les marketeurs, plus scientifiques pour la voisine du gamin – qui n’est d’ailleurs pas au centre du récit, ce à quoi je m’attendais aussi.

Ce n’était pas vraiment le moment pour un récit de SF assez poussé, j’ai eu beaucoup de mal à compléter cette lecture. Je l’ai trouvée longue, pesante, avec un aspect confus, pas mal de vocabulaire scientifique (vous me direz, comme je lisais ça le soir avant de dormir, ça aide). Beaucoup de personnages sont présents et une bonne partie ne m’intéressaient pas, comme le côté plus éthéré de ceux qui se perdent dans la réalité virtuelle.

J’ai aussi eu cette impression que la narration partait dans tous les sens. Le gamin (qui accessoirement a un univers dans sa tête qui peut devenir réalité, ce qui sort un peu de nulle part), la voisine ancienne universitaire (donc paf les termes techniques dans la tête), Métaquine par le biais du mec de l’entreprise, les casques de réalité virtuelle qui font à leur sauce avec le réparateur, qui est accessoirement le beau-père du gamin qui s' »occupe » de la mère (guillemets parce qu’il en profite .. chouette dans un récit que je pensais à destination de la jeunesse). La mère qui est donc dans ce coma mais a une certaine conscience et je ne sais pas si on touche à la métaphysique ou la philo mais elle a des interlocuteurs presque immatériels, certains peuvent être récupérés par les humains (le mec de Métaquine a encore frappé, on suit aussi ça en parallèle, aurais-je omis de le mentionner?).

Une tapisserie qui m’a noyée dans ses fils.

Rencontre manquée donc.

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).

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La Vestale du Calix

Anne Larue (autrice). Genkis (illustration). 2011, 211 p. L’Atalante (La Dentelle du Cygne). Science-fiction.

Anna, une vestale consciencieuse mais émotive, est condamnée à mort pour avoir brisé un vase sacré – le fameux calix Esclarmonde. Son savant fou de maître la fait «décorporer» à son insu. L’expérience réussit et elle surgit indemne à une autre époque, où il perd sa trace. En l’an 4666, Anna, devenue «costumière tradi» chez Thomasine Couture, habite avec Ankh Delafontaine, belle blonde médiéviste, et elle monte à cheval à Étampes. Le bonheur. Elle en viendrait à se convaincre qu’elle n’a pas rejoint le monde au-delà de la mort, quand tout se complique à nouveau. 

J’ai eu beaucoup de mal à situer le genre de ce roman en le lisant et puis j’ai arrêté de me poser des questions pour apprécier la balade. Il commence très bien, d’ailleurs, avec l’horreur du concours pour entrer au vestaliat, entre épreuves théoriques et physiques qui peuvent entraîner la mort. C’est atroce mais raconté avec beaucoup d’humour, presque du cynisme, et un excellent début (l’entrée au vestaliat est déjà gratinée, mais si vous saviez ce qui les attends une fois vestales ! une majorité est ébouillantée, pour des broutilles).

La « décorporation » envoie Anna, la jeune héroïne un peu naïve qu’on a suivie au vestaliat, dans une autre époque, très différente de la nôtre, que j’ai pris plaisir à découvrir. C’est un futur très barré et très drôle, ou en tout cas j’ai eu cette impression pendant toute ma lecture, même si les évènements ne sont pas hilarants (les matchs de foot peuvent provoquer la mort des gens ^^,).

Lorsqu’elle quitte cette époque, on entre dans une partie encore plus barrée du livre avec un cheval magique et une quête initiatique pour l’amie d’Anna, qui devient une guerrière, avant de pouvoir la rejoindre au vestaliat. C’est totalement inattendu et déconnecté de ce qu’on a vu du récit au début. Et j’ai trouvé ça totalement génial (alors que je suis partisane des structures claires et linéaires, d’ordinaire).

J’ai été assez rebutée par la vision des vestales, moins que rien malgré les grandes souffrances endurée pour en devenir une, et l’évolution d’Anna pour s’approprier sa vie dans un nouvel univers m’a plu, même si une fois retournée au vestaliat, elle doit refaire face à cette situation. La fin m’a beaucoup plu dans cette optique.

Vous en parler davantage (j’ai déjà l’impression d’en avoir trop dit) serait compliqué. C’est une lecture assez particulière, je ne suis pas sûre qu’elle plaise à tout le monde, j’étais un peu inquiète avant de la démarrer. Mais au final, c’est une excellente surprise.

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L’unité

Enhet. Ninni Holmqvist (autrice). Carine Bruy (traductrice). 2006 (VO), 2011 (VF), 270 p. Télémaque. Science-fiction.

Vous avez cinquante ans (soixante pour les hommes), vous n’avez ni conjoint ni enfants … Bienvenue à l’Unité ! Vous y serez accueilli et pris en charge jusqu’à votre dernier souffle. Installations sportives luxueuses, jardins en perpétuelle floraison, nourriture fine à volonté, votre corps est choyé… mais ne vous appartient plus. A tout instant, vous êtes susceptible d’effectuer un  » don  » au bénéfice de ceux qui vivent à l’extérieur et sont encore  » utiles « . À peine arrivée, Dorrit découvre son nouvel univers et l’appartement confortable qui lui a été réservé, sous l’œil froid de caméras partout disséminées qui surveillent ses moindres mouvements.

Tout semble prévu. Sauf une rencontre qui va tout changer.

Depuis que j’ai découvert ce roman à la Médiathèque il y a quelques années, il m’intrigue. Ce concept d' »unité », qui réunit les seniors encore en mesure de faire des « dons », qui sont « utiles »… le fait que l’autrice soit suédoise. Je ne suis pas sûre d’avoir lu beaucoup d’auteurs suédois, c’est une perspective intéressante pour cette dystopie où les humains doivent être utiles (procréer, notamment, mais aussi dans leur profession).

Il se lit d’une traite. Si j’avais pu, je me serais posée pour le savourer en une fois, découvrir l’histoire de Dorrit, une femme de cinquante ans qui découvre la vie à l’Unité. L’écriture de Ninni Holmqvist est fluide, précise. On se représente bien cet environnement, les différents personnages, les situations.

Celles-ci, pour être honnête, sont parfois prévisible. Dès que le résumé parle d’une rencontre qui va tout changer, j’avais mes petites antennes toutes prêtes, et il s’est avéré que j’avais raison. Mais ça n’avait aucune importance, parce que l’héroïne reste touchante, et cet univers triste, tragique, même si tout à l’air de tourner parfaitement rond, de manière logique.

Les indices sur cet univers, justement, sont très subtils et disséminés avec douceur tout au long du séjour de Dorrit. Mélangeant histoire personnelle et Histoire générale avec un bel équilibre, même si, comme d’habitude, j’aurais aimé en savoir davantage. Aussi, le fait de ne pas trop s’épancher sur les évènements qui ont mené à cette politique « utilitaire » donne un aspect plus universel et plausible à cette évolution.

C’est un texte extrêmement paisible. Très calme, pour la plus grande part, plein de sérénité, malgré la gravité des thèmes évoqués (la vieillesse, l’utilité des seniors, l’éthique médicale, greffes et dons d’organe volontaires ou pas trop …), une perspective que j’ai vraiment aimée. Dorrit est extrêmement attachante ainsi que tous ses amis. La fin est inattendue mais rejoint cet aspect serein et paisible, touchante. Une lecture qui vous fait réfléchir et vous émeut.

Une magnifique découverte que je ne peux que vous conseiller si vous aimez les dystopies.

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Des milliards de tapis de cheveux

Die Haarteppichknüpfer. Andreas Eschbach (auteur). Claire Duval (traductrice).: Vincent Madras (illustrateur). 1995 (VO), 1999 (VF), 247 p. L’Atalante (La Dentelle du Cygne). Science-fiction. Livre lu sur liseuse.

Quelque part aux confins de l’empire se niche une planète que seule une curieuse coutume distingue de ses consœurs : depuis des temps immémoriaux, les hommes, tisseurs de père en fils, y fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le palais des étoile de l’empereur.

Pourtant, certains, tel cet homme au passé nébuleux qui prétend venir d’une lointaine planète, racontent que l’empereur n’est plus. Qu’il aurait été tué par des rebelles.

Mais alors, à quoi ou à qui peuvent donc servir ces tapis ?

C’est une excellente surprise. Le début a des accents poétiques, immémoriaux, à parler des traditions de cette planète, sur ces fameux tapis de cheveux. Le récit débute dans leur presque vénération, le grand respect dans lequel les personnages les tiennent. L’auteur décrit avec énormément de brio les traditions de cet univers. J’ai été soufflée par la cohésion et la construction du texte, le fait de changer de point de vue, de personnage à chaque chapitre, toujours pour nous apporter de nouvelles informations sur ces fameux tapis.

Quelques exceptions. Le chapitre sur le triangle amoureux n’apporte pas grand-chose à l’intrigue principale et m’a ennuyée, la chute m’a parue un peu convenue et je l’ai déjà vue en SF ; la relation entre l’archiviste et l’historienne, tout ce focus sur sa solitude amoureuse m’a ennuyée, même si dans ce chapitre-ci on est bien plus au cœur du sujet et qu’il m’a soufflée pour ses dernières révélations.

J’ai aimé la dureté de cet univers, dès les premières pages, apportant un réalisme et une vraisemblance (c’est pas pour les princesses Disney). La multiplicité des personnages, des mondes, donne le vertige, rien que celui de l’Empereur (tout ce qui a trait à lui est fascinant). J’ai été surprise à tellement de reprises, moi qui suis souvent un peu déçue de cet aspect, ici j’ai été parfaitement servie, le suspense est vraiment bien maîtrisé avec les différents chapitres, les informations bien dosées.

S’il y a de nombreux personnages, la structure permet de s’y attarder chacun à leur tour, ils sont bien dépeints, interagissent les uns avec les autres et on s’attache à découvrir leur sort, leurs relations. J’ai aimé les suivre, même si certains étaient forcément agaçants ou imbuvables. La fin m’a particulièrement touchée, surtout dans son écho avec le début. Ainsi que la chute du chapitre d’avant (la résolution du mystère des tapis de cheveux vient d’un casier de nombreux étages plus bas que la bibliothèque, et une longue lignée d’autres casiers s’alignent, l’historienne demande ce qu’ils renferment et l’archiviste répond les yeux brillants « D’autres histoires. » C’est simple, mais tellement beau et poétique)

Beaucoup d’originalité, de finesse, de douceur. L’écriture est simple, mais elle m’a paru mélodieuse par moment. Je l’ai lu d’une traite ou presque. Un excellent moment de lecture.

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Drame de troll

Troll Bridge. Terry Pratchett (auteur). Patrick Couton (traducteur). Gess (illustrateur). 1992 (VO), 2000 (VF), 25 p. L’Atalante. Nouvelle – Fantasy.

Cohen le Barbare a décidé de finir sa vie de belle manière, en allant batailler contre un troll vivant sous un pont. Mais les choses ne se passent pas tout à fait comme il l’espérait, pour le plus grand plaisir du lecteur.

J’ai beaucoup entendu parler de Pratchett en matière de fantasy, mais je n’étais pas très motivée à commencer. J’étais donc ravie de découvrir ce petit livre avec Doregon. Ce n’est pas un coup de cœur, en partie, je pense, parce que c’est trop court, mais c’est très sympathique. L’objet aussi offre une lecture agréable, avec la texture épaisse des couvertures, un peu rugueuses.

Cependant, j’ai trouvé que c’est assez difficile de se faire vraiment une opinion, le récit est en fait trop court (25 pages).

Un côté très naturel, malgré la scène étrange : un cheval parlant, un vieux chevalier et une famille de trolls, que j’ai beaucoup aimée. Les disputes ont un côté moderne, elles concernent la crise économique, la belle-famille, le progrès opposé à la tradition. C’est bizarre de voir un troll s’exprimer sur le sujet, mais on comprend tout à fait ses problèmes. Le cheval a un petit côté moralisateur amusant, mais j’ai préféré les trolls. J’ai été touchée par l’aspect doux-amer et nostalgique du récit.

Ce petit récit me conforte tranquillement dans l’envie de lire davantage de cet auteur.

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Lavinia

Ursula K. Le Guin (autrice). Marie Surgers (traductrice). Genkis (illustration). 2008 (VO), 2011 (VF), 311 p. L’Atalante (La Dentelle du cygne). Fantasy – Mythologie.

Dans l’Énéide, Virgile ne la cite qu’une fois. Jamais il ne lui donne la parole. Prise dans les filets du poète qui n’écrira l’épopée des origines de Rome que des siècles plus tard et sans avoir le temps de l’achever avant sa mort, Lavinia transforme sa condition en destin. 

On m’avait beaucoup parlé de ce roman, tout comme de l’autrice. Je suppose que j’en attendais trop, d’autant que les récits mythologiques me plaisent beaucoup. Le postulat de départ était un enchantement. Au final, c’est une déception. Je me suis ennuyé.

Décidément, je crois que je n’arriverai pas à me faire à la narration à la première personne. Je suis restée en-dehors du récit en partie pour cette raison et aussi pour le personnage de Lavinia qui ne m’a vraiment pas plu. Et puis le côté « J’existe pour faire un enfant » … mouais. C’est peut-être d’époque, mais c’est pas une raison, et ça m’a franchement pompée. En plus, Lavinia est une héroïne trop parfaite à mon goût. Elle sait tout, ne prend jamais de mauvaises décisions, a toujours raison. Son omniscience aussi m’a dérangée. La petite touche : description dans l’ordre de tous ceux à mourir lors de la guerre, ça m’a particulièrement déplu.

L’utilisation de certains mots comme « insanes », « insincère », m’ont vraiment paru calqués sur l’anglais et dérangée. Je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire et je n’avais qu’une envie : en sortir. L’écriture descriptive m’a plu, parfois, exception faite de certains choix de vocabulaire, avec les description des traditions, mais ne m’a pas emportée. J’adore la mythologie et la Rome antique, mais ça n’est vraiment pas passé ici.