Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Mai]

En mai, il y a l’arrivée de la box d’avril, une vente privée, un petit achat isolé … et les Imaginales.

IRLANDE ❤

Les Vikings c’est chouette aussi mais Irlande quoi ❤

Le fameux Grenier/Camprubi sauvé de l’arbre à livres en avril. Je l’ai démarré (sans le finir) et je le trouve intéressant, graphiquement et dans son récit mais un peu complexe pour mes loulous, donc je garde.

Parlez-moi de listes et d’organisation. Je suis faible. Et l’ouvrage sur la mode dans le domaine du tennis est une vente privée. C’est en anglais et ça m’a l’air plutôt riche et élégant.

Premier jour des Imaginales, jeudi. Je viens juste de découvrir Stéréotypes il y a peut-être une semaine, une dystopie sur la séparation des jeunes en plusieurs groupes selon leur personnalité. Et comme c’est Actes Sud j’ai bon espoir d’un roman fort et pas plat. Mon seul regret, il est bien trop long pour être proposé à mes loulous.

J’ai ENFIN rencontré Anna Combelles dont je voulais lire Coeurs hybrides depuis longtemps, une romance fantastique située à la période de la Belle Epoque (avec peut-être des touches steampunk pour mon plus grand plaisir). Elle m’a conseillé ce recueil de nouvelles fantastiques en prime et je ne demande qu’à voir.

Vendredi, je n’ai pas pu aller aux Imaginales mais j’ai reçu un livre commandé pour les lectures à l’internat. Et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’autre de la collection le dimanche ❤ (enfin il y en a peut-être un troisième, à voir).

Deuxième jour d’Imaginales, samedi. J’ai enfin pu revoir Elisabeth Vonarburg. J’ai déjà Tyranaël et La Reine de mémoire en fiction et j’avais repéré sur internet ce petit guide explorateur de l’écriture qui m’a l’air assez technique et donc me tentait depuis longtemps. La ligue des héros est une trouvaille par hasard en allant saluer Xavier Mauméjean pour lui reparler de sa biographie d’Hercule Poirot et sa jolie réédition poche ❤ Le côté steampunk et références me parlait bien. Le label Naos d’ActuSf me posait question (avant que je ne réalise que c’était jeunesse) et en apprenant que c’était un roman de vampire dans un lycée américain, je n’ai pas hésité.

Troisième et dernier jour, dimanche. Alors ça a l’air gigantesque, mais il y en a une bonne partie en occasion : Le Seigneur des neuf soleils de Christian Grenier (parce que Christian Grenier dammit ❤ ) et Awakened viennent de la loterie du fanzine Présences d’esprits (j’adore ce principe XD).  Nuits d’enfer au paradis, un autre recueil de nouvelles romance/imaginaire de Black Moon vient rejoindre le précédent pour mes lectures à l’internat. Et DAMMIT j’ai ENFIN trouvé la SF allemande au livre d’or de la SF, il m’avait été chouré juste sous le nez à Emmaüs il y a bien sept ans. Mon précieux ❤ Deux Lisa Tuttle en excellent état, j’avais gardé un excellent souvenir de son Nid et Dystopia Workshop en propose de très belles éditions. Et puis un petit recueil de détectives pour en découvrir différentes facettes, je continue à envisager d’écrire sur ce thème.

Nouvel arrêt à la librairie Farfafouilles (Stéréotypes de jeudi en venait) pour ce livre sur la série animée Batman ❤ et C’était mieux demain, un recueil de publicités rétrofuturistes charmantes.

En allant bavarder avec Elisabeth Vonarburg, j’ai découvert ce petit recueil sur la SF québécoise, je crois repérée il y a quelques temps sur Internet. Et puis j’ai flashé sur la nouvelle couverture du Livre de toutes les Réponses sauf une de Manon Fargetton – je donnerai l’autre au CDI.

J’ai terminé par un arrêt au stand d’ActuSF / Mnémos et les Moutons électriques. Il est près de la sortie, ce qui est parfait pour un dernier regard avant de partir. Le petit recueil sur les raisons d’aimer l’imaginaire est adorable – je l’aurais volontiers pris pour le boulot mais j’ai peur qu’il reste complexe pour mes loulous. Ayant juste terminé la trilogie Morgenstern de Jubert, avec qui j’ai agréablement papoté, je me suis décidée sans trop hésiter pour Blanche, dont le sujet me tentait bien mais je n’aimais pas du tout les anciennes couvertures. Celle-ci est magnifique ❤ même si j’espère pouvoir lire un tel pavé, ces temps-ci. Et par hasard, parce que diantre Mérédith des Moutons est fine mouche (mais comment il a su que j’adorais les vampires?), je me suis retrouvée avec Espérer le soleil et j’ai pioché par hasard ces Sombres cités souterraines, avec au programme Russie uchronie post-apo pour le premier et mythes égyptiens, frontières floues entre réalité et fiction pour le second.

J’essaie de penser à vous faire une photo de famille. J’ai une pile avec les livres de jeudi et samedi, et ceux de dimanches sont étalés sur le canapé depuis la photo du billet compte-rendu du jour. Et honnêtement, je crois que c’est ma deuxième Moisson la plus modeste depuis que j’ai découvert les Imaginales (la première étant 2012, ma première édition).

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu en mai ? aux Imaginales par exemple ? A tout bientôt avec le bilan lecture !

Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Avril]

En avril, j’assiste à une vente de livres d’occasion et j’ai très envie de découvrir une nouvelle maison d’édition manga. Mais avant, je fais un petit tour chez mon bouquiniste local.

J’ai acheté quelques mangas et romans pour mes petits elfes, au boulot (Save me Pythie, Sakura, Codename Sailor V, Les Mystérieuses Cités d’or, City Hall), et quelques petites choses sont mystérieusement tombée dans mes achats pour ma collection personnelle.

Il y a un an, je venais juste de passer les écrits de mon concours. Pour me défouler et me remonter le moral, j’ai entraîné une coupine à une vente d’occasion et j’y avais fait de très jolies trouvailles. Cette vente se déroule tous les ans et j’y suis retournée cette année, avec encore plus de découvertes. Je suis particulièrement ravie des Horribles Histories en VF.

Totalement par hasard, j’ai découvert à la gare qu’un troisième tome de Magies secrètes d’Hervé Jubert était sorti chez Folio SF. Je savais que la série devait être rééditée en poche, mais pas que c’était déjà le cas et qu’un troisième tome était dispo. Je préférais le style du Pré aux Clercs. J’ai rencontré l’autrice de L’exil au supermarché où elle faisait une signature. Estelle Vagner est très sympathique, nous avons beaucoup papoté et j’ai hâte de la revoir aux Imaginales.

J’ai retrouvé Matilda pour une sortie à Metz où nous avons fait les librairies pour la première fois depuis longtemps. Je suis en période théâtre avec mes elfes, j’ai déniché un superbe documentaire ainsi que deux pièces à tester avec eux (Pierre est un panda, sur un petit garçon qui a deux mamans et La véritable histoire du Petit Chaperon Rouge, une réécriture du conte). Et la série du Commissaire aux morts étrangers d’Olivier Barde-Cabuçon me tente beaucoup, j’aime l’Histoire dans ses récits policiers et celui-ci a l’air bien spécial.

Suite à une interview passionnante sur le fondateur de la maison Akata, j’ai eu très envie de découvrir leur catalogue plus avant. Le premier aborde l’histoire d’un enfant déscolarisé qui parvient à devenir mangaka, le dernier de la ligne sur deux jumelles. Et celui du milieu m’a été conseillé par Matilda.

Je reprends mes recherches sur les créatures issues du folklore. Mon encyclopédie des dragons et géants étant chez les parents, j’ai craqué et acquis l’autre livre écrit par Carol Rose sur le sujet sur les esprits, fées, leprechauns et gobelins.

J’ai manqué mon train cette semaine et dû attendre une heure. Au lieu de rester à la gare, j’ai filé chez le bouquiniste le plus proche où j’ai fait quelques trouvailles sympathiques comme le premier tome de la série Mytho et Mots rumeurs.

Ma commande aux éditions du Chat Noir est arrivée ce matin. Bravo pour la livraison : commandée mercredi soir, livrée samedi. Je vais quand même essayer de leur acheter une box demain.

Vous savez quoi ? Mes piles de livres soutiennent des piles de livres. Je serais effarée si je ne trouvais pas ça hilarant.

Et vous ? De beaux achats en avril ?

Lecture sur un rocher

Ursula Le Guin

Gérard Klein (auteur). Jean Bailhache (traducteur). Christian Broutin (illustrateur). 1982, 381 p. Presses Pocket (Le livre d’or de la science-fiction). Science-fiction.

Titulaire du prix Hugo en 1969 avec La Main gauche de la nuit, Ursula Le Guin a réhabilité magistralement l’utopie à une époque où la science-fiction semblait hantée par la proximité du cataclysme écologique ou du cauchemar totalitaire. Ses romans (Le Monde de Rocannon, La Cité des illusions, Planète d’exil, Terremer, notamment), comme les nouvelles présentées dans ce volume, édifient des univers chatoyants où des personnages étrangement sereins s’essaient à tenir compte des autres, à respecter leur identité, à vivre ensemble tout simplement. 

Le Collier de Semlé, Avril à Paris, La Règle des Noms, Le Roi de Nivôse, Neuf vies, Plus vaste qu’un empire, Etoiles des profondeurs, Champ de vision, Le Chêne et la mort, A la veille de la révolution, Ceux qui partent d’Omelas.

J’avais été plutôt déçue par Lavinia qui avait pourtant tout pour me plaire et depuis je n’entends que du bien de cette autrice, notamment pour cette thématiques de tolérance entre les races (partant de l’espace). J’ai préféré me lancer dans cette petite anthologie avant d’essayer Terremer (qui me fait mais juste un tout petit peu peur).

Le pari, cette fois-ci, est remporté. Les quelques nouvelles présentées ici m’ont toutes paru intéressantes (même si je ne les ai pas forcément aimées) et me poussent à explorer les univers de cette autrice de plus près. On touche à la science-fiction dans l’espace mais avec beaucoup d’humanité et certains textes se peignent de touches de fantasy. C’est surprenant, dépaysant, et pour la grande majorité des textes, extrêmement plaisant. Je ne retrouve rien de ce qui m’avait dérangée lors de ma première lecture de l’autrice.

Ne laissons pas l’anthologiste en reste. Il rédige une préface et de petites introductions à chaque nouvelle, avec un bémol pour la première où il m’a trop orientée vers la chute (même si elle était heureusement différente et tant qu’à faire belle), j’ai beaucoup aimé sa plume également. Gérard Klein propose beaucoup d’humour dès la première page et sa description d’Ursula Le Guin, de ses thématiques, de son univers, ont grandement continué à me donner envie de poursuivre. Honnêtement, dans le deuxième paragraphe, j’étais scotchée et morte de rire : « l’empire galactique est un peu la tarte à la crème de la science-fiction ». J’adore.

Revenons à Ursula Le Guin. Son écriture est précise, ciselée, je l’ai aussi trouvée très touchante. J’ai trouvé intéressant également le point sur la traduction, même si j’avoue que j’ai été perdue deux fois : sur le nom de Nivôse, je n’ai pas trop vu comment on passe de Winter à ce nom, seulement après l’avoir recherché. D’ailleurs, les Gethens, du fait de leur nature changeante, passant d’un sexe à l’autre, m’ont un peu perturbée dans le texte au niveau des pronoms.

J’ai aimé le ton épique, médiéval du Collier de Semle qui surprend par son côté un peu conte de fées mais auquel se mêle de la science-fiction, pour mon plus grand bonheur. Je ne suis pas très habituée de ces mélanges, ils m’émerveillent, surtout dans la justesse des choix et des résultats de ce recueil.

Avril à Paris a un petit côté voyage dans le temps, avec beaucoup de poésie, anti solitude, plein de surprise également. La Règle des Noms entraîne le lecteur en fantasy, rejoignant cette règle qui veut que connaître le nom d’un être vous donne du pouvoir sur lui, une fois encore à la manière des contes. Le Roi de Nivôse nous renvoie dans l’espace, avec une belle leçon sur la relativité du savoir ou comment vous pouvez être savant dans un emplacement de la galaxie mais ne rien savoir un peu plus loin et l’acclimatation d’un personnage étrange dans un monde très différent du sien.

Avec Neuf vies, c’est le clonage qui nous attend et le lien entre ces êtres créés scientifiquement à partir d’un homme exceptionnel. Et, une fois encore, la solitude, même si l’issue n’en est pas aussi belle que pour Avril à Paris. Plus vaste qu’un empire poursuit sur cette thématique avec un homme ressentant de plein fouet les sentiments de ses compagnons de voyage dans l’espace et leur retransmet, à sa manière, tout ce qu’il ressent, avec une fin, si elle a été un peu difficile à saisir au début, encore une fois particulièrement poétique.

Champ de vision m’a un peu ennuyée au début, avec le retour d’une équipe d’exploration sur Terre, avec un mort, un homme souffrant de cécité et un autre de surdité, ou du moins c’est l’impression donnée. La fin, une fois encore, surprend et porte un côté apothéose. J’ai particulièrement aimé la diversité de narration, avec les dialogues retransmis d’un enregistrement par exemple, avec juste les échanges entre personnages, parfois coupés avec juste les propos de l’un d’entre eux.

Le chêne et la mort m’a étonnée par son titre original : Direction of the road. Je saisis pourquoi mais j’admets que le titre français est très poétique. Je ne suis pas sûre d’avoir saisi ce qui est arrivée au chêne ou comment mais j’ai aimé ce narrateur inattendu.

A la veille de la Révolution m’a laissé un petit goût d’amertume puisque les grands évènements mentionnés sont terminés. Et j’ai eu l’impression, devant l’introduction, la mention de ce personnage connu de l’univers, de manquer quelque chose. Ceux qui partent d’Omelas m’a replongée en fantasy, poésie, et une pointe horrible.

Je n’ai pas envie de trop vous détailler ces textes, j’espère ne pas l’avoir trop fait. Je vous conseille juste d’y jeter un œil si vous en avez l’occasion.