Au bord des mots, lectures sur un rocher

Classe de mer

classe-de-merAuteur : Alain Wagneur.

Illustrateur : Frank Margerin.

Nombre de pages : 162.

Première parution : 1995. Cette édition : 1997.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Maximax – le Neuf du siècle dernier ^^,).

Genre : Jeunesse.

Prix : 6,60€.

Résumé éditeur : La classe de mer, c’est quand on embarque des dizaines de CM2 turbulents, excités et désordonnés en direction de l’île d’Yeu. La classe de mer, c’est arriver à les faire se lever le matin, à les équiper en fonction des impératifs météorologiques, à les faire grimper sur un vélo… et surtout à ne pas les perdre, ni dans le château… ni en mer. La classe de mer, c’est épuisant… surtout lorsqu’elle compte dans ses rangs un élément réputé à problèmes : Franck Rouveyre.

Et Franck Rouveyre en a des problèmes : lorsqu’il a fini de se disputer, il se bat et lorsqu’il a fini de se battre, il collectionne les bêtises, jette à l’eau le jeu électronique de l’un, le vélo de l’autre, et même la conductrice du vélo. Bref, Franck Rouveyre est une terreur, le cauchemar inévitable des instits et des monos. Ainsi, lorsque « l’affaire » va se produire, les soupçons vont tout naturellement se porter sur lui….

Lecture tout droit sortie de mon enfance, où je recevais chaque année plusieurs livres de L’Ecole des Loisirs, ce que j’adorais. Classe de mer m’avait laissé quelques souvenirs, dont celui d’une injustice, de préjugés, ce qui est la raison pour laquelle je l’ai relu dans le cadre du boulot (j’ai de petits lecteurs).

Je me suis rendue compte que j’avais de nombreux souvenirs de ce petit roman, qui tient plutôt bien la route près de vingt ans plus tard. Cette fameuse classe, et pas colonie, est plutôt intéressante à suivre même s’il n’y a pas tellement de détails, surtout pour une activité de développement photo, un thème que j’adore. J’ai apprécié la diversité de la classe : des enfants d’origines diverses et variées, qui cohabitent plus ou moins bien.

Par contre, il a un côté tout de même un peu daté, rien qu’en première page : la classe qui part en voyage est la « 7ème B ». Heu .. c’est quoi la septième ? La 6ème, okay. La 7ème ? J’ai dû aller chercher ma spécialiste sur le sujet, ma mère. Qui m’a dit que c’était à son époque, éventuellement, qu’on utilisait ce terme, soit les années 60 … Le roman est publié mi années 90, et un des gamins utilise un « Nintendo », pas une Game Boy, mais j’imagine que c’est ça, donc c’est la bonne période. Alors utiliser cette expression vieillotte dès la première page, je vous avoue que ça sort direct du récit. Et je ne l’ai plus lu que d’un oeil vaguement attentif.

En parlant de référence (je ne vais pas dire vieillotte parce que je sens que je vais encore prendre des tomates, n’est-ce pas Caro :P), il est questions de cassette d’Hélène ^^, et de boum, donc si vous voulez une petite plongée années 90, c’est l’occasion.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Contes portugais

Auteur : Ana Isabel Sardinha.

Illustrateur : Mette Ivers.

Nombre de pages : 124.

Parution : 2004.

Éditeur : L’École des Loisirs (Collection : Neuf).

Genre : Contes.

Prix : 8,20 €.

Résumé éditeur Ces onze contes portugais vous paraîtront tout d’abord familiers, vous rappelant des histoires venues d’Italie, de Russie, du Caire ou de Bretagne. Mais bien vite vous vous retrouverez dans un monde ignoré, à la fois drôle et inquiétant. Dans le Portugal des contes, mieux vaut se méfier des situations les plus simples, il suffit d’un rien pour qu’elles deviennent très inquiétantes; prenez ce petit cordonnier qui, pour échapper à un métier qu’il n’aime pas, décide de prendre la route en jurant d’épouser la première créature qu’il rencontrera.

Seconde et probablement dernière escale pour ce voyage portugais. Je choisis souvent des contes pour leur côté traditionnel, ils me font souvent très bien voyager et me représenter un pays étranger.

Malheureusement, cette fois, ça n’a pas été le cas. J’ai reconnu énormément de contes, donc n’ai eu aucune surprise. Enfin, reconnu, j’en avais lu d’autres versions, pour d’autres pays (russes, notamment). Ça peut passer, le problème ici c’est que je n’ai pas voyagé avec ce recueil au Portugal.

Et parfois, je ne sais pas qui de l’auteur ou du traducteur oublie des éléments, mais c’est agaçant. Une princesse et un chambellan s’enfuient, et cinq pages plus tard, quand il l’oublie, elle en pleure. Trois pages plus loin on nous dit qu’ils étaient amoureux … mais ça aurait été pas mal de le préciser tout de suite, ce qu’on fait habituellement en conte. Ou des compagnons de voyage qui se découvrent fourbes là d’un coup tout de suite. Ou un brigand qui a assassiné deux sœurs, avait en tête la petite dernière dès le début, lui annonce que c’est son tour de payer … et dit à ses sbires de la considérer comme sa sœur …

Ah, et le must, le dernier conte : l’histoire de Jean-Fainéant. Récit très sérieux sur un type qui est jeté dans un tonneau à la mer avec son enfant et la mère du petit et qui vole les biscuits du gamin parce que c’est lui qui est petit, comme il le dit … Ce n’est pas drôle, c’est à prendre au premier degré, et ce n’était vraiment pas la manière de fermer un recueil déjà bancal.

Deux éléments m’ont plus : les vers qui interviennent parfois, les extraits poétiques sont mélodieux, et c’est le type de détail que j’aime en conte, surtout que les associations sont belles (bravo à la traduction). Et le dessin. On retrouve des illustrations crayonnées dans le style de la couverture tout au long du livre.

A part ça, je n’ai pas pu finir ces contes assez vite.

Et les autres? Jostein a lu Jerusalem de Gonçalo M. Tavares ; Le Conte de l’Île Inconnue de José Saramago pour Sylly ;

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Contes d’Islande

Jon Arnason (auteur). 2005, 125 p. L’Ecole des Loisirs (Neuf). Contes. 8€.

Comme si les Islandais n’avaient pas assez à faire avec leurs pierres qui s’ouvrent, leurs nains et leurs sorciers, les Vikings leur ont apporté des trolls mangeurs d’hommes et des elfes maléfiques. Il fallait donc être vraiment très téméraire pour s’aventurer, au siècle derner, chez les paysans et les pêcheurs de la grande île afin d’en récolter tous les contes. c’est pourtant ce qu’a fait Jon Arnason et il a survécu.

Voilà donc Vilfridur-plus-belle-que-Vala, une Blanche-Neige islandaise à rendre jalouse celle des frères Grimm. Et puis Lineik et son frère Sigurdur; unis à la vie et à la mort, ils arriveront à échapper à leur terrible marâtre Voici encore un fils de simples paysans qui a su se concilier deux lutins, Litill et Tritill, et une bande d’oiseaux sauvages. il en obtiendra tout ce qu’on peut désirer. On découvrira aussi l’histoire vraiment originale d’une belle-mère pas comme les autres, elle adore sa belle-fille et n’a de cesse de la protéger contre son royal père !

Le recueil se termine sur les aventures d’une petite fille et de Bukolla, sa vache merveilleuse.

Un bien long résumé éditeur qui dit bien des choses. Peut-être un peu trop. J’ai trouvé les contes intéressants, drôles, mais proches tout de même de ceux que j’ai pu lire avant. L’illustration était en plus loin de me plaire, je n’aime pas trop le style crayonné qui a été celui de tout le petit recueil.

De plus, malheureusement pour ce défi d’Evert, je suis restée sur ma faim, je n’ai pas été bien dépaysée. Je n’ai pas été transportée. La prochaine fois, peut-être !