Lecture sur un rocher

2009-2019 : éventail de lectures

Après un petit retour sur les livres qui ont peuplé mes bibliothèques durant les années 2010s, je vous propose de revenir sur le contenu de mes lectures.

On démarre cette « rétrospective » avec 2009.

En 2009, je termine mon premier cycle universitaire (à ce jour, j’en totalise trois et ça me démange un chouia d’y retourner). En matière de lecture plaisir, il s’est distingué principalement par des relectures (comme le Panorama des ombres) et presque exclusivement des mangas. Peut-être pour combattre / alléger la « pression » – c’est aujourd’hui que je le suppose, je n’en avais pas vraiment conscience à l’époque.

Bon en revanche, les lectures de cours sont moins fun ^^, entre Women in Love de D.H. Lawrence (atroce), Roméo et Juliette (jamais plus) (pourquoi pourquoi il n’y avait pas de thématique féministe ?? mes profs auraient été géniaux/iales là-dedans !). Seuls, étrangement, sont ressortis du lot les documentaires : le Yule sur l’étude de la linguistique (The Study of Language, que j’ai encore conservés et pense relire) et un autre ouvrage sur la formation des mots (Précis de lexicologie anglaise).

Septembre 2009, le lendemain de mon anniversaire, je m’envole pour l’Irlande. C’est une année scolaire assez compliquée qui va suivre (avec notamment accident et rapatriement d’urgence vers la France le 12 novembre) et pas du tout propice à la lecture même si je découvre une librairie que j’adore et dans laquelle je suis retournée il y a quelques années avec Bestie Mely.

Sur mes photos d’appartement (parce que n’arrive pas à retrouver des listes de lecture) apparaissent des tomes en VO d’In Death, série découverte en VO à ce moment et beaucoup appréciée. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai commencé à me tourner vers des ressources en ligne pour comptabiliser mes lectures et en parler, comme Livraddict (site que je n’utilise plus à présent).


2010 marque la fin de ma parenthèse irlandaise et le début de mon second cycle universitaire (celui qui m’a le moins plu). Si la charge de travail est plus soutenue et resserrée qu’à la fac (début des examens fin octobre et plus régulièrement), je continue à essayer de lire de la fiction, manga et quelques documentaires (selon de rares notes dans mon agenda, oui oui je l’ai encore c’est un Vampire Knight 😀 ) sur des genres littéraires (le roman historique, fantastique).

En revanche, comme je commence à utiliser le blog de manière plus régulière (diantre qu’il était moche à l’époque XD enfin j’adorais les couleurs mais mixez du violet sombre, noir et vert et heuu ce n’était juste absolument pas lisible), je peux tout de même vous présenter cinq livres qui m’ont durablement marquée.

Lili Terrier est un des premiers partenariats que j’ai eus via Livraddict. J’étais très loin d’apprécier la contemporaine à l’époque (ça n’a pas tellement changé) mais il y a eu cette touche de poésie, de douceur, qui m’a happée de suite. Avec des personnages plus vrais que nature. Un livre toujours sur mes étagères.

Après Personnages et points de vue, j’ai découvert une fiction d’Orson Scott Card : EnchantementJe me suis juste laissée emporter par cette belle histoire qui mêle avec brio La Belle au Bois dormant et les mythes slaves. La Baba Yaga passe par là avec pertes et fracas pour mon plus grand plaisir.

Le Comte de Monte-Cristo n’est pas exactement une découverte. L’adaptation en film avec les acteurs de couverture, j’en étais fan depuis mon enfance. Mais je n’avais encore jamais osé m’attaquer au roman, plutôt épais et exigeant. J’ai sûrement passé des passages politiques, but well, I don’t care. Un moment de lecture merveilleux.

Percy Jackson et V-Virus sont très proches. De l’imaginaire avec un humour décapant. Mythologie grecque et vampire. Des éclats de rire fournis.


2011 marque le début de mon utilisation de Goodreads. C’est aussi le moment de mon stage en Médiathèque à l’issue de mon DUT et le début de ma période de chômage (où j’ai essentiellement lu pour ne pas déprimer).

Je découvre aussi l’uchronie avec Pavane.

Je renoue (un peu) avec le policier que j’appréciais beaucoup ado (fan d’Agatha Christie, j’avais aimé l’énergie de Jana Matinova), découvre un auteur fascinant (Poppy Z. Brite, dans ses nouvelles imaginaires des Contes de la fée verte glauques à souhaits et sa série culinaire LGBTQIA+ à la Nouvelle-Orléans).

Il y a beaucoup d’Histoire, notamment avec ce qui n’est pas une découverte mais juste deux récits qui m’ont fait rêver ou brisé mon coeur de pierre, de la collection Mon Histoire. A l’aube du XXème siècle, période Belle Epoque, et Pendant la famine, en Irlande, récit très touchant sur la famine des pommes de terre qui a coûté la vie à tant de personnes dans ce pays.

Petites et grandes histoires des animaux disparus m’a aussi énormément marquée par son message sur les espèces animales en voie de disparition. Le graphisme est très plaisant et je regrette presque de l’avoir emprunté et non acquis.


2012, pour la plus grande partie, est mon année chômage. Enfin, en 2012, je découvre aussi mon boulot de rêve – qui n’est pas exactement celui de mes études mais juste mieux.

C’est aussi l’année où je me décide à tenter la fantasy urbaine avec le baby challenge Livraddict, ce qui deviendra un de mes genres de prédilections. Sans oublier des récits sur les fées avec Les Royaumes invisibles de Juliet Kagawa (still shame on you Mosaic pour n’avoir JAMAIS répondu à ma question pour la publication du dernier tome) et Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel.

En fantasy plus traditionnelle, Wildwood Dancing est juste un enchantement. Je découvre aussi deux genres croisés qui vont devenir une combinaison que j’adore : fantasy urbaine et steampunk avec Le protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger.


2013 marque la fin de ma première année scolaire en tant que prof doc et le début de mon dernier (à ce jour !) cycle universitaire, pour pouvoir passer le concours et rester doc.

Je suis assez surprise de ma sélection pour vous. A part Rien n’est trop beau (vintage historique <3) il s’agit d’imaginaire (même si la relecture du Monde, tous droits réservés n’a pas du tout été heureuse). Enfin surprise parce qu’elle est toute petite.

Claques SF avec le voyage dans le temps pour Le grand livre et univers féministe avec Chroniques du pays des mères. Juste à lire.


2014 est le début de mon année de concours plus mémoire plus boulot.

Pas stressant du tout.

Et la liste retenue s’amenuise encore avec étonnamment une romance (Les dames à la licorne), du vintage (Miss Buncle’s Book), une relecture manga (Mars, pas du tout aimé lorsque Bestie Mely m’en avait parlé), de la jolie fantasy (Le secret du quai 13) et un documentaire historique (Femmes de dictateur).

Si le deuxième tome de cette « série » m’a déplu, c’est un genre que je vais ensuite prendre plaisir à savourer chaque année mais mon auteur préféré dans ledit genre est encore à venir.


En 2015, j’obtiens mon concours, finalise mon master puis à la rentrée déménage pour mon année de stage.

Spoilers : c’est stressant.

Alors, pour relaxer, je lis de la science-fiction et de l’Histoire. Je n’aurais jamais pensé que lire des documentaires historiques me parlerait tellement. Enfin c’est sûr que lorsqu’on mixe cet élément avec une touche de féminisme (200 femmes de l’Histoire), ça passe toujours crème.

Je ne sais pas si c’est à ce moment que je décide d’orienter un de mes projets d’écriture sur la Belle Epoque grâce à ce dictionnaire de curiosités mais c’est là que je « rencontre » Jean des Cars avec cette biographie de Sissi : c’est tellement réel que j’ai l’impression de voir l’Histoire se dérouler sous mes yeux. Et ça se reproduira à chaque lecture de l’auteur ❤

En matière de science-fiction, je plonge tête la première dans le steampunk, déjà découvert dans des séries (Sans âme) avec la merveilleuse Bible de Jeff Vandermeer. Mais il y a aussi du documentaire (Science-fiction : A la frontière de la modernité, j’aime toujours autant les docus littéraires), un peu de jeunesse (Virus LIV3 ❤ Christian Grenier, mon amour d’adolescence explose à nouveau), du complètement déjanté (Jasper Fforde, what else) et d’autres textes un peu plus sérieux (L’unité, Des milliards de tapis de cheveux, une de mes premières lectures en numérique et La fille automate.

Mon précieux, c’est comme ça que je l’ai baptisé aux Imaginales : Hercule Poirot, une vie. Juste magnifique. Bizarrement, je garde aussi un excellent souvenir d’un roman de contemporaine, Les filles d’Estoril, sur le Portugal.

Je découvre aussi une série de fantasy urbaine que j’ai fini par adorer : Psi-Changeling.


2016, enfin : je termine mon année de stage et découvre à la rentrée ce qui est mon établissement principal actuel. Il y a plein de choses que je ne connais pas sur les étagères, notamment des séries manga qui donneront lieux à de très belles découvertes.

Il y a aussi beaucoup de science-fiction, de la fantasy urbaine, des récits à forte tendance féministe.

Fille de l’eau a une douceur, une nostalgie très frappante (futur où l’eau manque mais l’héroïne est fille de maître de l’eau, une sérénité toute asiatique qui se dévoile avec beaucoup de douceur).

Toujours en SF, une claque sur un autre futur où le clonage a pris ses quartiers dans le pays (Reproduction interdite). Le traitement de ces humains, pas vraiment considérés comme tels, est saisissant d’autant que l’histoire a un côté local qui m’a bien fichu la frousse XD

(C’est quand même marrant que les livres qui me marquent le plus soient en SF).


J’ai pris mes marques au travail et poursuivi sur ma lancée de lecture avec un peu de bande dessinée, des mangas, une touche d’imaginaire.

Les documentaires font (refont ?) leur apparition dans le domaine de la littérature et de la linguistique (avec le si drôle Jean-Loup Chiflet), proposant une pointe de féminisme en prime.

Et une très belle découverte qui m’a orientée vers des envies plus simples : la méthode Marie Kondo pour s’interroger sur les choses qui vous apportent de la joie dans votre vie.


En 2018, la fantasy urbaine est encore une fois très forte avec le milieu du livre comme décor (Le bibliomancien) et le steampunk (The Custard Protocol, la dernière série de Gail Carriger).

Il y a quelques retrouvailles avec des lectures d’enfance et d’adolescence pour les partager avec mes élèves et d’autres chocs dans cette tranche d’âge (Le mot d’Abel et Ne vous disputez jamais avec un spectre).

 

La contemporaine / romance fait une entrée fracassante avec L’amour est à la lettre A. Une fois la dernière page tournée, j’avais juste envie de recommencer et en VO italienne, j’étais tellement mordue.

L’Histoire m’a à nouveau fait voyager avec les familles royales (Le Siècle des Sacres, un de mes plus beaux cadeaux d’anniversaire de moi à moi XD) et les châteaux du monde (Milan, rééditez-le !) et étrangement, l’histoire de la mode. J’ai découvert que j’adorais ça avec Très tendance qui m’a fait rêver devant l’évolution des tenues.


Dernière année de cette rétrospective, 2019 vous est déjà un peu familière avec mon bilan annuel.

Je suis en plein dans Dix histoires de futur dans le cycle de lecture à voix haute de l’internat en ce moment, ces nouvelles font un carton 😉


N’hésitez pas à me dire si vous voulez plus de précision, je ne voulais pas faire un article trop long / trop catalogue.

J’espère que ce petit bilan vous a plu ! Et vos lectures de la décennie présente, ont-elles représenté de belles découvertes ou des genres / auteurs déjà connus ?

Lecture sur un rocher

Wicked Lovely, tome 2 : Ink Exchange

Melissa Marr (autrice). 2009 (VO), 312 p. HarperCollins. Fantasy. Livre lu en anglais.

Sombre, tourmenté et dangereusement attirant, il est le roi des Ténèbres et tous les fés le craignent. Chargée d’un lourd passé à seulement dix-sept ans, elle est humaine et ne sait rien de ces intrigues fascinantes et semées de pièges. Tout les sépare. Pourtant, les destins d’Irial et de Leslie sont irrémédiablement liés. 

Il y a quelques années, j’étais tombée amoureuse du premier tome de cette série féérique. Dès la dernière page tournée, j’avais envie de le reprendre dès le début, redécouvrir l’histoire d’Aislinn et Josh ❤ et j’étais terrifiée à l’idée de lire ce tome deux et ne pas l’apprécier, être déçue ou en venir à être déçue du premier.

Je n’avais pas fini la première page que j’étais toute frissonnée et que je savais que j’allais adorer tout autant ❤

L’écriture de Melissa Marr m’a une fois encore emportée. Plus d’une fois, je me suis arrêtée dans ma lecture pour lire ou relire à voix haute certains mots, des phrases, des pages entières, pour disparaître dans ce nouveau récit.

Et pourtant, il est différent du premier. Josh et Ash n’en sont pas les héros mais j’ai tellement aimés qu’ils soient là, qu’ils jouent un rôle. Ils sont en arrière-plan au début puisque l’héroïne est Leslie, amie de la nouvelle Reine de l’Eté et il est difficile de lui dire la vérité, surtout pour la mettre en garde. Cette difficulté devait être présente et elle est très bien mise en place (amitié, besoin de secret tant pour préserver le royaume de l’Eté que sauvegarder leur amitié, mais le danger que rencontre Leslie).

Si la jeune fille est d’une force peu commune, intelligente, a un tempérament fort et du caractère, que je n’ai pas pu m’empêcher de l’apprécier, c’est Irial (forcément) que j’ai adoré. Leur relation compliqué, la manière dont elle se met en oeuvre (le tatouage <3), la force que l’autrice met dans ces deux personnages. J’ai été soufflée.

Je peux comprendre que Niall l’attire également, le développement de leur relation est plausible, mais j’ai préféré Irial quand même.

Et la fin, sur ce plan est parfaite. C’est tellement rare que l’héroïne se détache de son / ses love interests pour vivre sa vie même s’il y a une possibilité qu’elle le retrouve (oui, Niall, m’en doute) dans l’avenir, j’ai tellement aimé qu’elle choisisse de vivre et de vivre cette vie de manière indépendante.

Une fois encore, un message de l’autrice original, peu représenté dans d’autres livres et qui ajoute au fait que j’ai adoré cette lecture.

Pourtant, elle est très dure. Leslie vient d’un milieu compliqué, son propre frère l’a jetée dans les bras d’un de ses dealers ou en tout cas a forcé les choses, elle se sent en danger dans sa propre maison. Et c’est une relation aux accents toxiques qui se profile avec son entrée en féérie d’une manière magnifiquement sombre et artistique et sa vie dans cet endroit est floue. Choisir de présenter ce voyage par les yeux de Leslie, si c’est logique, est audacieux puisqu’elle n’a que peu conscience de ce qui se passe autour. Elle n’a conscience que d’Irial. Et c’est merveilleusement dépeint.

Du début à la fin ❤ à l’image du reste du roman, que j’ai adoré d’un bout à l’autre.

Encore une fois, le livre en tant que tel est très beau, la couverture parfaitement choisie, la police d’écriture même contribue à nous faire entrer dans cet univers. J’avais juste peur de casser le dos du livre comme le premier, en ne l’ayant lu qu’une fois.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Wicked Lovely Fragile Eternity

Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Amours d’Enfer – lecture à l’internat

Love is Hell. Scott Westerfeld ; Melissa Marr ; Laurie Faria Stolarz ; Justine Larbalestier ; Gabrielle Zevin (auteurs/rices). 2008 (VO), 2009 (VF), 254 p. Hachette (Black Moon). Nouvelles – Romance – Fantastique. 16€.

Tomber amoureux d’un fantôme, croire aux contes de fées, accepter l’impensable, se révolter contre un monde tout entier, sombrer dans la folie … Que ne ferait-on pas, par amour ! 

Il y a quelques années, je suis tombée par hasard sur ce recueil à la médiathèque. En voyant Westerfeld, je n’ai pas trop hésité même si je m’attendais à m’y casser les dents, puisque la romance et moi …

Au final, j’avais vraiment apprécié les différentes nouvelles, notamment celle de W. et de Melissa Marr (mon avis complet) et j’avais repensé à ce recueil pour une lecture à l’internat – je voulais proposer de la romance et de l’imaginaire.

Je me suis un peu inquiétée d’abord parce que les nouvelles étaient plus longues que dans mon souvenir et j’ai eu un coup de stress, est-ce que j’allais pouvoir être prête à temps. Oui non mais je stresse assez facilement sur les lectures, que ce soit le choix du texte, la préparation (relecture et éventuelles coupes) et la lecture en elle-même. Heureusement que ma collègue est bien plus zen.

La nouvelle de Westerfeld, Un Monde (presque) Parfait, était une évidence. Les différents adolescents, le contexte futuriste, les pointes d’humour, m’ont tout de suite sauté aux yeux pour la mise en voix.

J’avais très envie de leur faire découvrir le texte de Melissa Marr, Coup de foudre, mais il ne m’a fallu que quelques pages pour décider que ce n’était pas une très bonne idée. Je ne sais pas, le côté descriptif, les temps du passé, l’écriture un peu soutenue que je ne me sentais pas de changer, l’humour bien moins présent. En plus le côté ensorcellement avec les silkies ne me paraissait pas forcément très compatible avec le consentement. Je ne suis pas allée jusqu’à la fin.

J’étais partie sur Le fantôme de mes rêves de Laurie Faria Stolarz, sur une romance entre Brenda, une adolescente, et un fantôme donc. Problème, de son vivant, le jeune homme a eu une mort tout sauf paisible, frappé à mort par le petit-ami de sa mère et je n’ai pas pensé que ce côté violent (pourtant pas non plus tellement abordé en détail) pourrait remuer mes élèves. L’une d’entre elles n’avait vraiment pas l’air bien et j’ai coupé l’histoire avant la fin.

Nota bene pour moi-même : dès qu’il y a des thèmes un peu particuliers, on en parle avec la collègue à l’avance, histoire d’être sûre qu’il n’y a pas de possible écho pour des gamin/e/s.

Heureusement, j’avais aussi préparé Caprice de fan de Gabrielle Zevin. Le début est vraiment chouette, on s’adresse directement à une audience « vous », il est question de la bibliothèque du collègue (et pas CDI, les enfants, ce sont les States, c’pas la même réalité), d’une jeune fille timide qui rencontre un garçon parfait mais personne d’autre ne semble le connaître et il y a de curieuses ressemblances entre l’histoire qui se noue entre les deux et le livre que la bibliothécaire recommande à la demoiselle. Le côté mise en voix est vraiment chouette mais je déteste la fin. Il s’avère qu’Aaron n’est pas un fantôme mais le produit de l’imagination de Paige, qui termine l’histoire en camisole de force dans un asile.

Bah du coup, vous savez quoi ? Je n’ai pas lu la fin aux gamines.

Je ne sais plus où exactement je me suis arrêtée mais je leur ai dit qu’on n’allait pas découvrir la fin de l’autrice, (même si je ne dis pas autrice mais auteure, au travail, c’est déjà compliqué comme ça) mais qu’elles allaient imaginer la leur.

Malheureusement, c’était la fin de l’année et je n’ai pas trop eu l’occasion d’en reparler, donc je ne sais pas ce qu’elles ont pensé – elles ont un peu boudé, par contre 😛

Mais ça m’a donné une idée pour d’autres soirées à l’internat – pourquoi pas imaginer leurs propres histoires ? J’y ai repensé pendant ces vacances d’été, et j’en reparlerai à ma collègue, mais ça me parle bien.

Les élèves ont plutôt bien répondu à ces deux nouvelles – la demoiselle qui veut éprouver des émotions dans un univers où ça n’est plus la peine mais où un cours les force à revenir  » à l’âge de pierre » donc à notre époque – les a bien fait rire dans celle de Westerfeld et à part le petit bémol sur le fantôme du texte du milieu, je crois que ça s’est bien passé, celle qui ne se sentait pas trop bien a été contente de la fin.

Elles sont surtout bien ri quand l’une a posé continuellement la même question en mode running gag « Du coup Madame elle s’est pris un râteau ? » pour Paige. J’avoue, j’ai ri aussi.

Pour une prochaine soirée romance – imaginaire, j’ai l’autre recueil Black Moon. Mais je me demande, en fait. Est-ce que je peux faire des relectures ? Est-ce que ça leur plairait ? Avec d’autres textes, par exemple, ou pas tant que ce sont les mêmes demoiselles ? Parce qu’elles sont peu nombreuses comparées à l’internat garçon, en général elles sont toutes là, pas besoin d’organiser deux soirées sur le même thème.

C’est un peu ma question pour cette année aussi, en fait. Reprendre des textes déjà préparés me permettrait d’angoisser moins et d’avoir une charge de préparation d’autant diminuée. Mais est-ce que je risque d’ennuyer les élèves ?

Voilà, une soirée qui m’a laissée avec plus de questions que les précédentes mais qui a été intéressante aussi.

Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Mai]

En mai, il y a l’arrivée de la box d’avril, une vente privée, un petit achat isolé … et les Imaginales.

IRLANDE ❤

Les Vikings c’est chouette aussi mais Irlande quoi ❤

Le fameux Grenier/Camprubi sauvé de l’arbre à livres en avril. Je l’ai démarré (sans le finir) et je le trouve intéressant, graphiquement et dans son récit mais un peu complexe pour mes loulous, donc je garde.

Parlez-moi de listes et d’organisation. Je suis faible. Et l’ouvrage sur la mode dans le domaine du tennis est une vente privée. C’est en anglais et ça m’a l’air plutôt riche et élégant.

Premier jour des Imaginales, jeudi. Je viens juste de découvrir Stéréotypes il y a peut-être une semaine, une dystopie sur la séparation des jeunes en plusieurs groupes selon leur personnalité. Et comme c’est Actes Sud j’ai bon espoir d’un roman fort et pas plat. Mon seul regret, il est bien trop long pour être proposé à mes loulous.

J’ai ENFIN rencontré Anna Combelles dont je voulais lire Coeurs hybrides depuis longtemps, une romance fantastique située à la période de la Belle Epoque (avec peut-être des touches steampunk pour mon plus grand plaisir). Elle m’a conseillé ce recueil de nouvelles fantastiques en prime et je ne demande qu’à voir.

Vendredi, je n’ai pas pu aller aux Imaginales mais j’ai reçu un livre commandé pour les lectures à l’internat. Et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’autre de la collection le dimanche ❤ (enfin il y en a peut-être un troisième, à voir).

Deuxième jour d’Imaginales, samedi. J’ai enfin pu revoir Elisabeth Vonarburg. J’ai déjà Tyranaël et La Reine de mémoire en fiction et j’avais repéré sur internet ce petit guide explorateur de l’écriture qui m’a l’air assez technique et donc me tentait depuis longtemps. La ligue des héros est une trouvaille par hasard en allant saluer Xavier Mauméjean pour lui reparler de sa biographie d’Hercule Poirot et sa jolie réédition poche ❤ Le côté steampunk et références me parlait bien. Le label Naos d’ActuSf me posait question (avant que je ne réalise que c’était jeunesse) et en apprenant que c’était un roman de vampire dans un lycée américain, je n’ai pas hésité.

Troisième et dernier jour, dimanche. Alors ça a l’air gigantesque, mais il y en a une bonne partie en occasion : Le Seigneur des neuf soleils de Christian Grenier (parce que Christian Grenier dammit ❤ ) et Awakened viennent de la loterie du fanzine Présences d’esprits (j’adore ce principe XD).  Nuits d’enfer au paradis, un autre recueil de nouvelles romance/imaginaire de Black Moon vient rejoindre le précédent pour mes lectures à l’internat. Et DAMMIT j’ai ENFIN trouvé la SF allemande au livre d’or de la SF, il m’avait été chouré juste sous le nez à Emmaüs il y a bien sept ans. Mon précieux ❤ Deux Lisa Tuttle en excellent état, j’avais gardé un excellent souvenir de son Nid et Dystopia Workshop en propose de très belles éditions. Et puis un petit recueil de détectives pour en découvrir différentes facettes, je continue à envisager d’écrire sur ce thème.

Nouvel arrêt à la librairie Farfafouilles (Stéréotypes de jeudi en venait) pour ce livre sur la série animée Batman ❤ et C’était mieux demain, un recueil de publicités rétrofuturistes charmantes.

En allant bavarder avec Elisabeth Vonarburg, j’ai découvert ce petit recueil sur la SF québécoise, je crois repérée il y a quelques temps sur Internet. Et puis j’ai flashé sur la nouvelle couverture du Livre de toutes les Réponses sauf une de Manon Fargetton – je donnerai l’autre au CDI.

J’ai terminé par un arrêt au stand d’ActuSF / Mnémos et les Moutons électriques. Il est près de la sortie, ce qui est parfait pour un dernier regard avant de partir. Le petit recueil sur les raisons d’aimer l’imaginaire est adorable – je l’aurais volontiers pris pour le boulot mais j’ai peur qu’il reste complexe pour mes loulous. Ayant juste terminé la trilogie Morgenstern de Jubert, avec qui j’ai agréablement papoté, je me suis décidée sans trop hésiter pour Blanche, dont le sujet me tentait bien mais je n’aimais pas du tout les anciennes couvertures. Celle-ci est magnifique ❤ même si j’espère pouvoir lire un tel pavé, ces temps-ci. Et par hasard, parce que diantre Mérédith des Moutons est fine mouche (mais comment il a su que j’adorais les vampires?), je me suis retrouvée avec Espérer le soleil et j’ai pioché par hasard ces Sombres cités souterraines, avec au programme Russie uchronie post-apo pour le premier et mythes égyptiens, frontières floues entre réalité et fiction pour le second.

J’essaie de penser à vous faire une photo de famille. J’ai une pile avec les livres de jeudi et samedi, et ceux de dimanches sont étalés sur le canapé depuis la photo du billet compte-rendu du jour. Et honnêtement, je crois que c’est ma deuxième Moisson la plus modeste depuis que j’ai découvert les Imaginales (la première étant 2012, ma première édition).

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu en mai ? aux Imaginales par exemple ? A tout bientôt avec le bilan lecture !

Lecture sur un rocher

Feuilles estivales

Durant l’été, il y a trois types de livres sur la Falaise : « boulot » (un grand mot pour dire que j’essaie de ne pas trop faire ma feignasse et de préparer la rentrée), écriture (inspiration roman) et lecture plaisir.

Les deux premiers sont des relectures. Le second a été ma bouée de sauvetage pendant mon premier boulot (lorsque je ne savais pas du tout ce que j’étais sensée faire en tant que professeur documentaliste et que la direction me considérait comme une surveillante vaguement « améliorée »). Le troisième est toujours en cours, j’ai du mal à m’y mettre même si l’écriture d’Anne Cordier est très vivante.

J’ai retrouvé avec plaisir mon Morel qui m’avait déjà inspirée pour l’écriture il y a quelques années. La découverte de la Petite encyclopédie des vampires est superbe, bourrée d’informations et d’humour, je recommande à tous les fans de vampires. Et les Dicos féériques des Moutons électriques sont aussi merveilleux et fourmillant d’informations que ce à quoi je m’attendais.

Un peu de littérature. Si le premier, Personnages & points de vue, s’applique aussi à l’écriture, c’est une relecture adorée de mes années de lycée et de fac où je commençais à ébaucher des personnages, une activité que j’adore. Il est toujours aussi plaisant à relire même si j’accroche moins à la seconde partie sur les points de vue.

Textes et parcours en France et en Europe est une anthologie qui a peut-être servi comme manuel scolaire vu les activités demandées. J’avais envie de découvrir différents textes littéraires au début de l’été mais je me suis rapidement ennuyée. Il faut dire qu’avec mes études secondaires et la fac, j’ai fait pas mal de litté et connaissais donc la plupart des noms évoqués. Quelques encarts valent la peine et certaines remarques sur le sexisme dans la littérature. Auquel, ironiquement, ce livre n’échappe pas : le 20ème siècle est jalonné de figures presque exclusivement masculines.

Je suis un peu dépitée de ne pas parvenir à trouver la suite de Mytho, je ne sais pas du tout si la série se poursuit ou pas, comme elle ne se termine pas avec ce tome. J’en suis assez mitigée, je ne retrouve pas la frénésie du premier même si Arès est attachant, il y a un manque des autres dieux, notamment des pontes.

La Gloire de mon père, achat sur un coup de tête nostalgique, est assez long et pesant même si j’ai pris plaisir à le lire et retrouver ces souvenirs.

J’ai beaucoup ri avec Boulet et ce premier tome de Notes. Ce n’est pas uniquement le contenu de son blog, au contraire, il revient sur le concept de l’album, pourquoi il l’a réalisé, et propose de nouvelles conclusions à certaines histoires.

Yako et Poko a un charme fou, désuet, vintage, choupi. Le dessin minimaliste a un côté un peu jeunesse et je regrette que ce soit si court.

Mes petits plats faciles by Hana pourrait paraître ennuyeux et contemplatif puisque c’est « juste » Hana, séparée de son mari Goro par mutation, qui évoque sa petite vie culinaire. Mais elle est simple et très drôle et le dessin est adorable.

En matière de romans/essais, on commence par les plus chouettes.

Votre mort nous appartient ou lorsque la société est si codifiée que pour perdre la vie il faut demander l’autorisation des mois auparavant. C’est une plongée intéressante, parfois choquante.

J’ai adoré Ink Exchange. J’ai adoré retrouver les frissons et cette sensation viscérale d’adorer cet univers qui m’avait déjà frappée avec le premier tome ❤ On retrouve les fays, cette fois avec la cour sombre et c’est délicieusement noir.

Nicolas Le Floch est toujours aussi passionnant à suivre dans cette enquête même si j’avoue qu’il m’a fallu un certain temps avant de comprendre le titre.

Le sceptre et le sang est une merveilleuse peinture, très vivante, des familles royales durant le XXème siècle. J’ai adoré me perdre dans les descriptions de l’auteur qui parvient à dérouler cette Histoire comme un roman. (Je me suis aussi accessoirement perdue géographiquement parce que je suis un peu cruche et qu’il n’y a pas de carte, mais c’était très fun aussi).

Le deuxième tome de la Voie des Oracles m’a beaucoup étonnée par la présence de dieux, si nombreux, si différents. Mais l’écriture d’Estelle Faye est toujours aussi prenante et je l’ai lu en moins de vingt-quatre heures. Une parenthèse enchantée.

Voilà les déceptions de l’été. La première est une surprise, j’avais beaucoup apprécié les orphelins Baudelaire dans leur début mais un élément m’a gâché la lecture.

Le jardin d’hiver m’avait séduite par sa couverture et son contexte de Seconde Guerre mondiale, avec l’école des épouses de SS. Au final, cette école n’est que peu souvent présentée et tout est monté pour arriver à une résolution, un mystère décevant. Les personnages n’ont pas non plus été à la hauteur de mes attentes.

Paris au XXème siècle est ma première vraie rencontre avec Jules Verne (après quelques pages des classiques lus quand j’étais petite et Le château des Carpathes, pas du tout apprécié). J’attendais probablement trop de cette découverte qui a été assez catastrophique (Jules, Hetzel avait raison, c’était pas une bonne idée ce livre).

J’ai abandonné Me and Mr Darcy, une austenerie que je voulais lire en hommage à Jane Austen dont on a fêté l’anniversaire. J’ai lu vingt-neuf pages. J’en ai corné la plupart pour réaction atterrée ou agacée. Un très mauvais moment de lecture que je n’ai pas fait durer.

J’avais adoré le premier tome du Miroir aux vampires il y a quelques années. J’espérais une lecture aussi fluide, surtout après ces déceptions, et retrouver l’esprit fantastique adolescent du premier. Ça n’a pas été le cas, je me suis vraiment ennuyée et les choix de l’auteur ne m’ont absolument pas convaincue (narration, structure des Stryges, scolarité de l’héroïne).

Avec Les aventures d’Aliette Renoir, j’avais certaines attentes. Un récit de vampires situé dans un contexte précis : la France sous l’Occupation à Paris et un côté fun et enlevé (même si pas forcément ce que j’attendais le plus). Au bout de trente pages, j’avais juste envie de l’envoyer voler par la fenêtre tant il n’a rempli aucune de ses attentes et m’a au contraire bien agacée (référence au sexe à chaque page ou presque entre autres). Je me suis obstinée à le finir mais quelle perte de temps.

Errol Fuller se propose de faire découvrir des photographies d’animaux ayant disparusSi le thème me parle beaucoup, j’ai été déçue dès l’ouverture du livre pour sa présentation qui ne donne pas du tout envie de s’y plonger et fait presque plus documentaire morne que beau livre attrayant. Et je crois que c’est composé à 95% d’oiseaux quand je n’aime pas ça du tout.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous cet été ?

Lecture sur un rocher

Wicked Lovely

Melissa Marr (autrice). 2008 (VO), 352 p. HarperCollins. Fantasy. Livre lu en anglais.

Règle 3 : Ne jamais dévisager les faes invisibles aux autres mortels. Aislinn a toujours été capable de les voir. Puissants et dangereux, ils vont cachés dans le monde des mortels.

Règle 2 : Ne jamais parler aux faes. L’un d’entre eux, un séduisant fae appelé Keenan, tente de lui parler, posant des questions auxquelles Aislinn a peur de répondre.

Règle 1 : Ne Jamais attirer leur attention. Maintenant, il est trop tard. Keenan est le Roi de l’Été, et est déterminé à ce qu’Aislinn devienne la Reine de l’Eté à tout prix. Sans elle, l’été lui-même périra …

J’ai découvert Melissa Marr avec sa nouvelle du recueil Amours d’Enfer, Coup de foudre, sur les silkies. J’avais adoré ce choix de folklore et ce qu’elle en avait fait. L’écriture m’avait intéressée, mais je n’osais pas trop me lancer, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce que j’avais peur de ne pas aimer, que ce soit trop romance guimauve, malgré un folklore prometteur.

Et en fait, c’est une merveilleuse lecture. Pour les personnages, l’intrigues, et surtout l’univers. Entre autres, un ravissement de coquetterie éditoriale avec les débuts de chapitres et ces extraits de livres de folklore celte … qui m’ont très, très fortement rappelé, et avec plaisir, mes recherches dans ce domaine, il y a quelques années.

J’ai trouvé l’humour de l’autrice décapant, dans les différentes situations, surtout ce qui pourrait apparaître comme un manque de romantisme venant de Josh ; sa relation avec Aislinn m’a vraiment plu. J’avais peur d’une histoire à l’eau de rose, mais pas du tout ! Marr a joliment dégonflé la superbe de Keenan, persuadé de son pouvoir de séduction sur les filles. Aislinn est une héroïne bien trempée (et au prénom magnifique, qui plus est, qui se prononce [Ashlin]), avec la tête sur les épaules, rien qu’à voir sa décision finale. Elle m’a surprise et j’ai vraiment adoré ce personnage. Je n’ai pas pu lâcher le livre, parce que je me suis beaucoup attachée aux héros, Aislinn et Josh en tête, mais aussi parce que l’intrigue, en plus de me plaire, m’a surprise et tenue en haleine.

Et surtout, j’ai adoré que les choses ne se passent pas comme dans le résumé. Il n’y a pas QUE Keenan, il y a Josh, pour lequel j’ai éprouvé un faible quasi instantané, et pas uniquement parce que j’adore son prénom, qu’il est marrant, intelligent, charmeur, et que Keenan a un côté très tête à claques. Ce n’est même pas un simple triangle amoureux.

C’est davantage. Comme le précise le résumé anglais, il y a davantage en jeu que le simple caprice d’un fae, prince soit-il. Il y a le fait que Keenan a réellement besoin d’Aislinn. Pour lui, qu’elle soit « the one » a vraiment un sens. Il y a tout ce mystère autour d’Aislinn, de son côté, sa famille, sa mère absente, sa grand-mère ultra protectrice. Il y a tout ce folklore magique qui m’a fait rêver.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Ink ExchangeFragile Eternity

Lecture sur un rocher

Amours d’Enfer

Love is Hell. Scott Westerfeld ; Melissa Marr ; Laurie Faria Stolarz ; Justine Larbalestier ; Gabrielle Zevin (auteurs/rices). 2008 (VO), 2009 (VF), 254 p. Hachette (Black Moon). Nouvelles – Romance – Fantastique. 

Tomber amoureux d’un fantôme, croire aux contes de fées, accepter l’impensable, se révolter contre un monde tout entier, sombrer dans la folie … Que ne ferait-on pas, par amour ! Les héroïnes de ces nouvelles vont tenter leur chance au jeu de la passion, jeu de hasard et jeu dangereux …

Une très belle surprise (moi qui suis peu habituée aux recueils de nouvelles et déteste en général les romances pour adolescents).

J’attendais avec impatience la nouvelle de Scott Westerfeld, un auteur découvert l’an passé, à l’univers de science-fiction et l’écriture, l’humour que j’adore! Un monde (presque) parfait m’a séduite une fois encore. Une société futuriste où les élèves étudient les « fléaux » de notre siècle : rhume, sommeil, hormones … très drôle. Un univers d’école comme je les aime, une société futuriste intéressante, des cours très drôle, et pour couronner le tout, un prénom que j’adore : Kieran ^^

J’avais quelques inquiétudes pour la nouvelle de Melissa Marr, car j’ai acheté Wicked Lovely de cette autrice, et ne savais pas du tout à quoi m’attendre en ce qui concerne l’écriture. Ce fut tout le contraire ! Elle m’a emportée, tout autant que le thème de sa nouvelle: les silkies, que j’avais découverts dans la saga de L’île des trois soeurs de Nora Roberts, une créature du folklore écossais. Murrin et Veikko sont des silkies, et Alana trouve par hasard la peau de Murrin. Elle en devient sa compagne, et ça ne lui plaît pas du tout. Très jolie nouvelle, très bien écrite.

Avec Le Fantôme de mes rêves de Laurie Faria Stolarz, c’est la première histoire de fantômes que je lis depuis longtemps. Brenda vient d’emménager, et est réveillée presque chaque nuit avec bleus et bosses. Elle en est certaine, un fantôme la hante. Elle décide de l’aider, et finalement il en fera tout autant pour elle. J’ai beaucoup aimé le détail de l’odeur de pommes au four ^^

Les liens du sang de Justine Larbalestier a été une belle surprise également. Jeannie, selon ses parents, est arrivée en âge de se marier. Elle, au contraire, veut reprendre l’école et faire des études. Pour échapper à leur autorité, elle accepte de se fiancer, pour un an selon la coutume, à Robbie, un étrange garçon aux yeux verts. Une communauté au style moyenâgeux (même si à notre époque !), l’omniprésence du petit peuple, des traditions, une écriture au style un peu ancien … un régal !

Caprice de fan de Gabrielle Zevin est la nouvelle qui m’a le moins plu, même si elle m’a fait rire. Folie et littérature fantasy, amusant sans me toucher autant que les autres récits. Paige rencontre un adolescent à la bibliothèque de son collège, sans l’avoir jamais vu auparavant. Aaron et elle se revoient régulièrement, parlent littérature. Mais elle semble être la seule à le connaître, et il ressemble beaucoup à ce personnage du nouveau roman de fantasy de la bibliothèque. Jusqu’aux suppositions de Paige sur sa vie, qui semblent correspondre totalement. Ou pas.

Tous pourraient faire partie de récits plus longs et plus aboutis. Un très bon moment de lecture.