Au bord des mots, lectures sur un rocher

Homo Vampiris

Auteur : Fabien Clavel.

Couverture : Yayashin.

Nombre de pages : 289.

Parution : 2009.

Éditeur : Mnémos (Collection : Icares).

Genre : Fantastique – Thriller.

Prix : 20,30€.

Résumé éditeur : 21e siècle. 8 mai. Roumanie. 2h environ. Un patient s’échappe de l’Usine, une clinique d’un genre un peu particulier.

Londres. 13h02. Une jeune étudiante quitte en courant une conférence de l’ONU. Sa soif de connaissance a capitulé devant une faim plus insatiable encore.

Dubaï. 21h48. Dans une luxueuse suite de l’Al-Mahara, autrefois l’hôtel le plus cher du monde, seule une panthère noire ressortira vivante de la violente dispute qui oppose deux hommes.

Après l’excellente lecture qu’a été Le miroir aux vampires, je me suis lancée dans Homo Vampiris, un roman qui me tentait depuis quelques années pour la manière dont l’auteur dépeint le personnage du vampire, ses caractéristiques, dans une perspective de type un peu science-fiction, comme j’en avais l’impression.

Ce contexte m’a beaucoup intéressée, même s’il était plutôt parsemé dans le récit. Notamment, la pénurie de pétrole, ses conséquences, une Terre pas vraiment en bon état. Plus que les créatures nocturnes, c’est cet état des choses qui m’a fait frissonner.

J’ai apprécié la forme de voyage que le roman a prise. On découvre différentes parties du monde, mais aussi différentes époques puisque Fabien Clavel nous fait partager d’autres épisodes de la vie de ses vampires. L’histoire a donc différents niveaux, parfois un peu complexes, foisonnants, mais toujours avec ce côté très intéressant.

C’est effectivement une lecture que j’ai trouvée complexe, devant les différents temps imbriqués, les questions, la manière dont les évènements se recoupaient, les informations découvertes, et aussi, dans une mesure un peu moindre, les personnages. Ils ne sont pas très nombreux, mais, je ne sais pas, ils m’ont laissé cette impression, parmi d’autres.

J’ai eu une toute petite déception pour le personnage de Zéro, que je pensais être le personnage sur la couverture, l’étrange vampire albinos, pour sa résolution que j’ai trouvée trop rapide, trop brusque. Et aussi peut-être le manque de réponses à son compte, j’aurais bien aimé savoir ce qui lui était arrivé pour qu’il soit un peu lent, et qui il est réellement, la part qu’il joue dans le dénouement final… Mais c’est juste ma grande curiosité qui râle ^^

A part Epone, je n’ai pas forcément apprécié les autres personnages. Qu’il s’agisse de Nina et de ses appétits divers, Ashanti, Marcus, Nemrod ou Fedora, je ne me suis pas attachée à eux, même si j’ai trouvé toujours aussi intéressant de les suivre, et que j’avais toujours envie d’en savoir davantage, sur chacun personnellement, les circonstances de leur transformation, mais aussi en tant que groupe, l’Ancolie.

Mais c’est surtout Epone, l’étrange vampire à la mémoire incroyable, qui est sortie du lot. Surtout pour deux épisodes : la métamorphose de Nemrod, dans une période que j’aurais aimé voir un peu davantage décrite, et surtout la sienne. Voir qui elle était auparavant, quand s’est déroulé cet évènement, rien que son âge, et les circonstances, tout cela m’a soufflée.

C’est peut-être aussi parce que c’est l’une des rares à ne pas avoir comporté une grande valeur « choc », à mes yeux. J’ai beau aimer les récits de vampires, je ne suis pas extrêmement fan des univers qui les présentent sous un jour uniquement choquant, horrifiant, ou à caractère érotique. Mais j’ai cette impression tenace que ce n’était pas juste une valeur provocatrice que l’auteur voulait imprimer ici, et il y a tellement de thèmes et de référence. Je suis contente de ne pas m’être arrêtée en cours parce que c’est vraiment un traitement intéressant, original, rien que par ce contexte légèrement défavorable, ou les quelques explications scientifiques sur les dons des vampires. Ce mélange de fantastique et de notes scientifiques m’a plu (même si j’aurais aimé ce dernier point un peu plus développé).

Et le latin. Les vampires parlent latin. J’étais en extase. (Non mais en fait c’est pour ça que j’ai continué ma lecture …)

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Dans les veines

dans-les-veinesAuteur : Morgane Caussarieu.

Illustrateur : Bastien Lecouffe-Deharme.

Nombre de pages : 312.

Parution : 2012.

Éditeur : Mnémos (Collection : Dédale).

Genre : Fantastique – Horreur.

Prix : 19,50€.

Résumé éditeur : La canicule enflamme les nuits bordelaises. Une bande de camés dévaste un supermarché. Et tandis que l’on repêche des cadavres exsangues dans la Garonne, des filles perdues poussent leur dernier soupir sur le son du Bathory, nouveau repaire de la faune nocturne. Chargé d’enquêter sur ces événements, le lieutenant Baron suit la trace de tueurs dégénérés avides de sexe, de drogue et de rock’n’roll, bien décidés à saigner la cité girondine.

Vampires… Le mot, absurde, échauffe les esprits, sans que personne n’ose encore le prononcer. Et alors que l’investigation piétine, Lily, la propre fille de Baron, s’entiche de l’inquiétant Damian, pensant trouver dans cette passion toxique un remède à son mal-être.

J’ai découvert l’écriture de Morgane Caussarieu avec son essai Vampires et bayous, qui m’avait vraiment plu par sa recherche et son écriture très fluide. Très peu portée horreur, j’ai quand même acheté son roman, la même année je crois, et j’en ai longtemps repoussé la lecture. (Oui parce que je lis avant de dormir, et merci Sire Cédric j’ai déjà eu des terreurs nocturnes ><). ABC vampires, cette année, je me lance !

Aucun regret. L’écriture est fluide, passionnante, (oserais-je le dire? :P) fascinante. J’ai eu beaucoup de mal à détacher mes yeux des mots choisis, parce qu’ils le sont à la perfection. Il y a presque une poésie dans le glauque, dans la gradation de l’horreur, de la violence. Je n’ai pas réussi à adorer, comme les termes trop crus restent loin de ma sphère, et il y a un côté un peu sexiste que je ne peux ignorer.

Les personnages, c’est le cas de le dire, sont hauts en couleur. J’y ai cru, j’ai adoré les suivre, même dans cette succession d’horreurs. Caussarieu construit ses vampires à la punk, dans le stupre et la fange, et ça fonctionne. Damian, JC, Seiko … et proposer de les suivre dans leurs débuts vampiriques est la touche que j’ai adorée, puisqu’on exploite différents lieux, différentes époques. J’avoue que le Londres punk des 80s est une destination qui me tenterait bien (et vu la fin ouverte, je continuerais bien à suivre JC!).

Ironiquement, c’est le personnage de Barron que j’ai détesté. Représentant de l’autorité, d’une certaine forme de justice, qui tombe totalement à plat lorsqu’il est question de sa fille et qu’il devient le monstre. Superbe retournement.

Attention, par contre, vraiment, âmes sensibles, je ne vous recommande pas ces vampires. Pour les autres, savourez : effectivement, ils ne brillent pas au soleil, et c’est un régal.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Françatome

Auteur :  Johan Heliot.

Illustrateur : Carlo Oliveira.

Nombre de pages : 260.

Parution : 2013.

Éditeur : Hélios (Collection : Mnémos).

Genre : Science-fiction – Uchronie.

Prix : 9,90€.

Résumé éditeur « La Roue, pour ses détracteurs et l’ennemi américain l’Orbe, a fait sécession et menace de son feu nucléaire le monde. Magnus Maximilian, concepteur du fleuron de notre programme spatial, a rejoint la station avec une poignée de partisans, dont le professeur Clain. Père de la pile atomique, ce dernier a offert à la France sa totale indépendance énergétique. Rappelons qu’il y a vingt ans, le général de Gaulle avait lancé un vaste programme afin d’étendre notre empire jusqu’aux étoiles.

La base d’Hammaguir dans le désert algérien fut le lieu de tous les possibles. Aujourd’hui l’Hexagone est la proie des activistes indépendantistes et notre armée a bien du mal à restaurer un semblant de paix sociale. Bref, comme dirait feu le Général : c’est la chienlit… »

J’avais envie de découvrir Johan Heliot depuis pas mal de temps maintenant, même si je voulais que ma première lecture soit Führer Prime Time. Malheureusement, ce livre était dans ma chambre universitaire, et je passais très peu de temps là-bas au moment de cette lecture, je m’étais donc me rabattue sur ce petit livre.

J’ai été très agréablement surprise. J’ai vraiment cru à la période dépeinte par l’auteur jusqu’à la toute fin, cette France atomiste et conquérante de l’espace sous l’égide du Général. Même si j’aurais peut-être plus aimé rester focalisée sur la période heureuse de la course à l’espace et à l’atome, je ne m’attendais pas à cette noirceur, ce marasme dans lesquels la France est plongée.

J’ai beaucoup aimé les parties historiques où le narrateur raconte ce qui est arrivé au pays après la guerre, elles donnent plus de caractère au récit en renforçant l’atmosphère et l’impression de réalité, de possibilité.

En parallèle, le narrateur, Vincent, raconte ce qui lui arrive dans le présent, ses retrouvailles avec sa sœur qui sont en fait un prétexte pour lui forcer la main et bouleverser sa vie, et dans le passé, ce qui a conduit à sa fuite du désert où son père procédait aux essais pour lancer la Roue dans l’espace. C’est un personnage intéressant, auquel je ne me suis pas attachée, mais dont j’ai été curieuse de découvrir le parcours, et les raisons de sa fuite.

J’avoue, j’ai mis un peu de temps à comprendre ce qu’était cette Roue, même si on y fait allusion constamment. Mais mon plus gros problème a été la toute fin du roman. Le côté Roswell, je n’y ai pas cru et n’ai pas accroché. Je n’ai pas vraiment vu l’intérêt non plus de partir dans cette direction. Pour avoir un twist final? Meh.

J’ai beaucoup aimé ce petit format, souple, de la collection Mnémos. La mise en page est agréable, tout comme la police, la lecture est confortable.

C’est une première découverte intéressante de l’auteur, mais je ne suis pas complètement emballée.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Vampires et bayous : Sexe, sang et décadence, la résurrection du mythe en Louisiane

Auteur : Morgane Caussarieu.

Préface : Jean Marigny.

Nombre de pages : 231.

Parution : 2013.

Éditeur : Mnémos (Collection : Essais).

Genre : Littérature – Vampires.

Prix : 18€.

Résumé éditeur : ANNE RICE, POPPY Z. BRITE, TRUE BLOOD : LA LÉGENDE S’ÉCRIT DÉSORMAIS EN LOUSIANE Si vous pensez que les vampires sont de vieux aristocrates ringards coincés dans un château des Carpates, vous faites erreur. Si vous pensez qu’un essai est toujours ennuyeux et assommant, là encore vous vous trompez. Morgane Caussarieu nous donne sa vision acérée et brillante d’un mythe qui règne en maître sur le fantastique de ces 30 dernières années. Tour à tour esclavagiste dans les Plantations, soldat confédéré ou marginal sexuellement décadent, le vampire sudiste – popularisé par Entretien avec un vampire d’Anne Rice, repris par Poppy Z.Brite et la serie True Blood – est une créature complexe qui s’amuse à briser les tabous de la puritaine Amérique. Cet essai qui mélange histoire, gender studies et pop culture offre un voyage fascinant dans le passé traumatisant et sensuel de La Nouvelle-Orléans. Une approche documentée, originale et inédite du vampire écrite dans un style percutant. Ça va saigner. Et cette fois, vous êtes prévenus.

Je n’avais pas lu de documentaire sur les vampires depuis bien un an, et je suis ravie de m’y être remise avec cet ouvrage. Il faut dire que j’ai peu lu aussi sur la Louisiane, même si je connais les oeuvres et auteurs évoqués (Rice, Brite, True Blood et Vampire Diaries, séries que j’ai terminées après la lecture), mais je n’avais pas encore lu sur le rapprochement entre les vampires et le bayou. De ce point de vue-là, le texte est passionnant. J’ai adoré en apprendre davantage sur l’historique de cet État.

Morgane Caussarieu répond aussi aux questions que j’avais sur le peu de personnages féminins chez Anne Rice et Poppy Z. Brite, en apportant également quelques précisions sur ce dernier auteur dont je sais peu de choses (et accessoirement en me donnant très envie de me remettre à la lecture de ses livres).

L’illustration est sympathique et bien adaptée aussi (polices de titre, ces taches de sang en bas des pages, etc.), même si j’ai un peu de mal avec ce type de présentation du texte : deux colonnes sur une page. Mais comme c’est écrit assez grand, ça passe plutôt bien. En parlant d’écriture, c’est fluide, ça passe extrêmement bien, même avec les quelques envolées de langage familier, qui sont bien dans le sujet, pas systématique, mais placées à des moments adéquats.

Si le vampire en littérature, cinéma et séries télévisées vous intéresse, c’est une lecture que je vous conseille. L’auteure propose une analyse extrêmement intéressante – on remarque notamment de nombreux détails de technique pour les films, qui sont plutôt appréciables, pour un livre fini très bien illustré également. A lire 😉

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Science-Fiction : Les frontières de la modernité

Auteurs : André-François Ruaud, Raphaël Colson.

Nombre de pages : 398.

Parution : 20.

Éditeur : Mnémos (Collection : Essais).

Genre : Science-fiction.

Prix : 22€.

Résumé éditeur : S’attachant à retracer l’histoire de la science-fiction dans toute sa variété et dans le monde entier, cet ouvrage s’ouvre à la littérature, bien sûr, mais aussi au cinéma, à la télévision, à la bande dessinée, aux comics et aux mangas. Il éclaire le genre par son contexte historique, qu’il soit politique, social, culturel ou éditorial, pour en définitive lui rendre la place qui lui revient : celui d’un imaginaire situé à l’avant-garde de la modernité. On y découvre ainsi un panorama complet des thèmes, des genres, des pays, soutenu par une iconographie riche et agréable.

Je n’ai pas lu beaucoup d’historique de la science-fiction, jusqu’à présent (excepté le PUF de Jacques Baudou il y a quelques années, et les recueils thématiques), et certainement pas de récit aussi foisonnant et étendu. Du XVIème siècle aux années 2000, les auteurs nous entraînent à travers les différents textes publiés dans ce genre et ses différentes régions.

C’est passionnant, je vais le dire tout de suite. L’écriture est vivante, elle donne définitivement envie de découvrir tous les romans mentionnés. On ne part pas dans tous les sens, la structure est claire, organisée de manière chronologique puis géographique. Le bémol, pour moi, a été la longueur. Oui, j’ai vraiment aimé ce texte, les découvertes qu’il m’a fait faire, mais j’ai eu du mal sur le nombre de pages, d’autant que chacune comporte deux colonnes verticales, un élément avec lequel j’ai énormément de mal.

Parmi les autres éléments très positifs : André-François Ruaud et Raphaël Colson abordent le Japon. Si, si, dans toute sa splendeur. Et ça fait du bien de lire sur les mangas et les tendances SF de cette culture que j’adore mais dont je connais peu cet aspect ! Rien que pour ça, pour l’explicitation du contexte historique, social, économique imbriqué avec l’analyse de ce genre, je vous conseille définitivement ce livre. (Poke de.w !)

Il y a peu d’illustrations, mais celles qui se trouvent là sont très plaisantes. Illustrations, couvertures, affiches, extraits … j’ai aimé qu’il n’y ait pas que du texte brut, surtout dans cette présentation qui n’emporte pas mon suffrage.

J’ai aussi eu quelques difficultés avec l’écriture. Si elle est définitivement intéressante, elle est aussi exigeante. J’ai parfois eu du mal avec les théories littéraires, et la non explicitation d’évènements, éléments culturels, surtout historiques, ce qui est dommage. Les références culturelles ne m’étaient pas trop inconnues, mais c’est dommage de perdre le lecteur dans ce domaine ou la langue … dès avant la page dix …

Différentes citations sont données en début d’ouvrage sur la science-fiction, certaines sont plutôt drôles : « C’est cette chose que les gens qui savent ce qu’est la science-fiction désignent en disant « c’est de la science-fiction » » Frederik Pohl.

Ou très belles : « La science-fiction n’est pas autre chose que des rêves mis par écrit. La science-fiction est constituée des espoirs, des rêves et des craintes (car certains rêves sont des cauchemars) d’une société fondée sur la technologie » John W. Campbell.

Je me suis perdue dans les références, puisque je ne les recopie jamais au fur et à mesure, donc je ne pourrais pas vous en donner ici. Mais n’hésitez pas à jeter un œil à ce livre si vous cherchez des idées lectures ou si vous souhaitez tout simplement en apprendre davantage sur ce genre ! Je vous le recommande sans hésiter.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Sylvo Sylvain, tome 1 : Rue Farfadet

Auteur : Raphaël Albert.

Illustrateur : Aurélien Police.

Nombre de pages : 368.

Première parution : 2010. Cette édition : 2013.

Éditeur : Mnémos (Collection : Hélios).

Genre : Fantasy.

Prix : 9,90€.

Résumé éditeur Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des épouses trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux… Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames… Jusqu’au jour où lors d’un banale enquête de routine il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

J’avais repéré le grand format de ce livre il y a quelque temps, en grande partie grâce à la couverture superbe, une fois encore, d’Aurélien Police (sans savoir que c’était lui et en pensant que c’était une BD. Si si). Et en tombant sur ce format poche juste après les Imaginales, je n’ai pas hésité, je me suis laissée tenter, d’autant que Magies secrètes d’Hervé Jubert sur une époque et un lieu proches étaient passés par là et m’avaient beaucoup plu.

Au final, est-ce la faute du héros? J’accroche moins à cet univers. Je m’y repère moins bien. L’écriture me perd un peu plus, elle est restée lointaine, ou moi plus indifférente, passive. Le côté séducteur de Sylvo ne m’a pas intéressée. Son côté paumé, un peu à la dérive, non plus. Peut-être un aspect un peu brut de décoffrage plutôt loin de celui policé de Jubert que j’ai beaucoup aimé. La première personne éventuellement aussi.

Ou l’adaptation de religion avec le Libérateur, le Roi Dijzû, qui ne m’a pas plu, ne me demandez pas pourquoi. Des éléments comme Premier Vin pour les heures ne m’ont pas paru bien sonner, ou femmedi pour un jour. Je n’ai pas accroché à ces choix.

L’intrigue m’a laissée de marbre et le livre pour moi s’est tiré en longueur. L’histoire d’amour m’a ennuyée (surtout que paf ça sort un peu de nulle part, même s’il y a une raison, ça m’a déplu). Je ne pense pas continuer cette série.

Nombre de tomes parus : 3 (série en cours).

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Imaginales 2014 – Auteurs

Ma grande surprise de cette année de salon a été une plus grande aisance en discussion avec les auteurs. Peut-être parce qu’en arrivant, je crois que c’était le jeudi après-midi, j’ai croisé Jean Marigny avant même d’entrer dans la Bulle et il m’a reconnue ^^

J’ai pris un grand plaisir à revoir et échanger quelques mots avec Carina Rozenfeld (dont j’ai juste fini la série Doregon et je voulais lui dire à quel point elle m’avait plu. Et aussi, si elle pensait un jour à reprendre le personnage de Josh et sa nouvelle mission, je ne serais pas contre ^^) … Georgia Caldera surprenait un peu avec ses cheveux bleus, mais joliment, et j’ai été très contente d’apprendre qu’elle serait normalement au Livre sur la Place à Nancy à la rentrée. Je n’y suis pas encore allée, mais si elle y va, je testerais sans faute. Et sa romance fantasy victorienne y sera aussi, donc forcément …

Grâce à une anthologie découverte devant Jean Marigny (ouvrage qui n’était pas là l’an dernier, si,si, j’avais acheté tous ses livres – sauf sur le freak, apparemment atterri dans la bibliothèque de ma cousine sans que je comprenne bien comment, n’étant pas trop son style – et non, je ne l’ai pas incitée sous la torture à céder à la tentation, je vous vois venir!), j’ai échangé quelques mots à nouveau avec Sire Cédric, qui a commencé à convaincre Snow (mais nous ne sommes pas beaucoup à résister à ses livres ^^;).Sophie Dabat, autre demoiselle bleue que je découvrais pour l’occasion, a eu une expression ravie devant Vampires, qu’elle ne voyait pas souvent. J’ai découvert, en plus d’une auteur très sympathique, son nouveau livre Fragments et Cicatrices dont le thème me parle particulièrement (femmes dans la mythologie, les fables, les légendes) au Chat Noir (dont j’ai encore quelques livres à lire, ma PAL pré-Imaginales n’a pas été entièrement écoulée, j’attends d’avoir terminé les anthologies qui me restent de cette charmante maison d’édition).

J’ai pu échanger deux mots avec Samantha Bailly pour lui dire à quel point Oraisons m’avait soufflée. Je ne l’avais pas emmené avec moi, parce que petit grand pavé et toujours « en mode à chroniquer », mais j’ai quand même profité de la dédicace d’une amie pour lui souffler mon admiration, sur la force de ces sœurs héroïnes, de leurs amours (qui ne m’ont absolument pas ennuyée), du sujet difficile et si prenant, … ah, et aussi que j’avais réussi à récupérer le tout dernier exemplaire du dimanche, l’an dernier, par chance !

L’an dernier, j’avais été un peu déçue de manquer Pierre Pevel, toujours par monts et par vaux pour la promotion du Chevalier, qui m’attendait sagement à la maison lui aussi, étant un grand format relié. J’ai juste ramené mon petit poche des Lames du Cardinal, dont j’adore le style de la couverture qui vous met tout de suite dans l’ambiance, et j’attends beaucoup du souffle épique Dumas sur fond fantastique. J’ai encore reçu une très jolie petite fleur blanche, une charmante personnalisation de dédicace d’un auteur que j’aime beaucoup retrouver chaque année. Comme je l’ai déjà embêté avec mes questions sur le tome 2 d’Ambremer et son éventuelle suite l’an dernier, je n’ai pas beaucoup discuté avec lui puisque pas encore relu d’ouvrages de sa plume.

Je suis partie à la recherche de Denis Labbé, qui n’était pas auteur de la table centrale, et donc difficile à trouver. On m’a finalement (après quelques tours de Bulle) appris qu’il serait au stand du Chat Noir le samedi, ce qui m’a permis aussi de fureter sur les très beaux ouvrages qu’ils présentaient – j’ai d’ailleurs beaucoup aimé ce détail d’afficher sur un présentoir le livre, et devant lui, retourné, un autre exemplaire vous donne le résumé. C’est tout bête, mais cette présentation a fait mouche. Denis Labbé m’a presque convaincue de tenter son nouveau roman, Les Errants, sur une catastrophe en voyage scolaire (ah, les souvenirs de camarade scolaire poussée dans un volcan … oui, uniquement dans un texte, bien sûr, qu’est-ce que vous allez imaginer!). Je n’ai pas cédé sur le stand, mais j’ai une idée de future commande sur le site qui commence à germer, tout doucement ^^

Hervé Jubert a été une de mes grandes découvertes ces dernières années, notamment pour sa trilogie Roberta Morgenstern, et sa série sur Georges Beauregard. J’ai été ravie de pouvoir le rencontrer à cette occasion, et de retrouver les petites touches d’humour qui font tant mouche dans ses livres. J’ai aussi pu le voir sur les trois petites griffes qu’il a eu la gentillesse de faire sur les premiers tomes de chaque série, et le dernier de la première, trouvée en occasion sur un stand voisin ^^ je vous en ferai peut-être profiter dans le billet consacré à mes petites folies !

Lors d’un dîner avec des blogueurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres auteures : Estelle Faye et Vanessa du Frat. Bien chanceuse que j’étais, je me suis retrouvée entre elles, sans en avoir au début la moindre idée ! J’ai beaucoup apprécié parler de différentes maisons d’éditions avec Estelle (Le Pré aux Clercs, Bragelonne et Milady, Les Moutons Électriques) et nos autres camarades de table. Je n’ai appris qu’en fin de soirée que Vanessa était auteure aussi, et de SF. Je l’ai recroisée sur le salon le lendemain après-midi et nous sommes allées nous poser dans l’herbe pour discuter un peu, de tout et de rien, avec grand plaisir, et j’ai pu découvrir son livre, Les Enfants de l’Ô, que j’ai pu ajouter à ma PAL. La discussion s’est aussi un peu orientée vers l’édition, puisqu’elle est auto-éditée. (Ce que vous ne devineriez pas du tout en voyant son livre).

J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer quelques auteurs étrangers venus cette année : Chloe Neill, Christopher Priest et Joe Abercrombie. Je connaissais les deux premiers de nom, j’étais tombée en occasion sur le premier tome des Vampires de Chicago de Ms Neill, qui en français ne me tentait pas trop, au final. Je n’ai pas trop eu l’occasion de discuter avec elle, devant sa dédicace très rapide, je ne me suis pas attardée, j’étais déjà soulagée de ne pas avoir dû attendre trop longtemps et d’avoir pu trouver le premier tome de Dark Elite en anglais (puisque celui des Vampires n’avait pas été fourni par l’éditeur).

Je connaissais Priest de nom pour Le glamour et un autre titre du challenge SFFF dont j’avais oublié le nom, et il m’a été conseillé par Lhisbei, j’ai donc profité d’un moment où il n’était pas assailli de fans en délire pour échanger quelques mots avec lui, mais une fois encore, comme je ne l’ai pas encore lu, ça n’a pas été très long. J’ai découvert Joe Abercrombie par Snow qui avait assisté à une conférence à laquelle il prenait part, et j’ai découvert avec joie (obsessionnelle much, je sais) qu’il avait à son stand des livres en anglais. Son accent étant indubitablement charmant – et musicalement so British – et parce qu’on a jamais assez de fantasy (dit celle dont l’étagère dédiée est pleine, à quelques deux ou trois poches près), j’ai craqué. Sans remords ^^

Vous vous êtes peut-être demandé quel livre pouvait bien être « mon précieux », si j’y pensais depuis l’an dernier. J’avais un peu hésité devant son prix, et quand j’étais prête à me lancer le dimanche matin, comme pour Oraisons dont j’avais réussi à avoir le dernier exemplaire, il n’y en avait malheureusement plus. J’aurais pu le commander, c’est vrai, mais je préfère le faire directement sur place ^^ Il s’agit d’Hercule Poirot, la biographie de Xavier Mauméjean et André-François Ruaud. C’est le premier livre que j’ai acheté cette année. Avant que, qui sait, il ne s’envole. (Si, si.) Mais je n’ai pas osé aller voir Xavier Mauméjean pour une petite dédicace (il m’impressionne…), et je n’avais jamais vu André-François Ruaud, même en ayant trimbalé ma Cartographie du merveilleux l’an dernier en le sachant sur le festival. Je n’ai réussi à me décider que dimanche après-midi … pour découvrir un auteur charmant, qui m’a fait une adorable dédicace et dessiné un petit Poirot trop mignon, et téléphoné à son comparse pour qu’il vienne également.

J’en ai profité pour glisser également un livre trouvé sur le stand de M. Mauméjean, puis découvert quelques autres sur celui d’ActuSF/Mnémos/et les Moutons (très vilainement placés tout à l’entrée. Pour tenter tout le monde, sans nul doute). Un très joli petit moment. Et livre. Qui trône fièrement dans mon étagère Littérature.

Mais aux Imaginales, il n’y a pas que les auteurs, il y a aussi les coupains blogueurs, ce qui devrait faire l’objet d’un billet suivant ^^