Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires au collège

Je vous propose aujourd’hui de ressortir des souvenirs des cartons avec les lectures obligatoires que j’ai dû (subir) faire au collège.

Dommage, j’avais entamé un carnet de lecteur au collège en classe de français et l’avais développé pour mes lectures loisirs, je l’ai désherbé il y a quelques étés.

Il est possible que parfois un livre ne corresponde pas tout à fait à la bonne année. Et il est aussi probable que j’en oublie puisque certains de ces titres me disent définitivement quelque chose mais que j’ai pu le lire de moi-même ou qu’il vient du manuel.

Ah et je me perds franchement dans les pièces de Molière ^^, je sais que j’en ai lues mais j’ai vraiment tendance à les confondre. J’aurais fait de mon mieux et j’espère que le petit exercice vous amusera !

6ème

En 6ème, j’aimais déjà beaucoup lire, surtout la mythologie. J’étais donc ravie qu’on parle de L’Odyssée, de ses monstres, de ses héros. Et puis les récits animaliers passaient toujours bien. Je garde un très bon souvenir du Castor Grogh que j’avais trouvé adorable. Enfin, même si j’étais très timide, j’adorais le théâtre – enfin en faire en classe, je n’aurais jamais osé me lancer autrement (et quand j’ai essayé, la prof m’a « viré » du club avec pertes et fracas – réservé aux lycéens, sans aucune subtilité, sans même me permettre de rester regarder puisque hum c’était un peu un mercredi après-midi donc j’étais coincée à l’école …).

5ème

En fait, j’ai eu de la chance au collège. La plupart des objets d’étude en français et en histoire correspondaient totalement à ce que j’aimais. Après la mythologie, le Moyen Age. Je raffolais des histoires de chevaliers, l’aventure, le beau langage, le merveilleux … Renart, forcément après ce « sacripan », je l’ai trouvé très drôle.

Mon bel oranger est dans le goût du Castor Grogh. Une histoire pleine de sensibilité qui m’avait beaucoup touchée sur un petit garçon d’Amérique du Sud, sa vie quotidienne, son ami chauffeur de taxi, son pied d’oranger, dans une famille nombreuse et pauvre.

4ème

Les choses se gâtent un peu en 4ème. Je ne sais pas si c’est parce que ma prof est beaucoup plus … je ne sais pas. Rigoureuse ? Hm, pas le bon terme. De la vieille école ? Je crois qu’on utilisait essentiellement le manuel, suivi presque à la baguette. Enfin, je n’ai pas du tout apprécié cette année de lecture. Les Misérables, déjà, je connaissais bien le film (la version avec Gabin, qui est plutôt fidèle je crois) et le lire m’a ennuyée.

Et j’ai détesté avec une violence inouïe Pourquoi j’ai mangé mon père. Tellement que, bizarrement, j’avais complètement occulté ce livre de ma mémoire. C’est sur les Australopithèques, le héros invente des choses et son père n’apprécie pas … je ne sais pas trop (je crois que le film sorti il y a quelques années a changé beaucoup d’éléments). Ne me demandez pas, mais c’est peut-être l’aspect humoristique qu’on essayait de faire sortir d’un récit historique, le manque de sérieux, je n’en ai aucune idée mais j’ai juste bloqué ce livre.

3ème

En 3ème, c’est très différent, déjà parce que j’adore la prof qu’on a cette année ^^ C’est un détail mais bon XD.

Je suis quand même assez estomaquée de voir tout ce qu’on a lu cette année (et j’ai pu en oublier !) même si ça représente à la fois des lectures intégrales et cursives aka on étudie le livre tout ou partie en classe ou alors on a le choix dans une liste de livres et on le présentera d’une manière ou d’une autre sans y passer autant de temps.

Je lisais beaucoup de livres sur la guerre, jusqu’à cette année-là, jusque l’été après le brevet – après j’avais atteint le too much. Paroles de Poilus m’a beaucoup touché (et permis de découvrir l’édition Librio, qui m’ont donné accès à plein de livres à un tout petit prix et j’ai pu commencer à me constituer une bibliothèque assez variée), comme Un sac de billes, même si je l’ai trouvé dur à lire, tant dans les mots parfois que ce qui arrive au héros.

Pour l’anecdote, j’ai vraiment défendu un de mes cyclones lors d’une de ses fiches lectures il y a quelques années lorsqu’il a prétendu l’avoir lu mais avoir eu du mal – je pense honnêtement que mon souvenir a influencé ma perception de son travail puisque Super Collègue est plus fine mouche que moi et avait bien compris qu’il n’avait rien fichu. (Mais en plus c’est écrit petit XD).

Anne Frank  … je crois que je me suis forcée à le lire. Parce que c’était important. Mais au final, j’en ai été très mal à l’aise. Je n’avais pas tellement l’habitude des journaux intimes, je crois, et certains des éléments qu’elle livrait (notamment sur son corps) m’avait laissé franchement dubitative. Et puis c’est dur aussi … Enfin, puisqu’il fallait le lire.

En revanche, j’avais beaucoup apprécié Enfance, de Maxime Gorki, dans le registre de l’autobiographie. Être plongée dans une autre époque, en Russie, pleine de choses tellement différentes, j’avais aimé. Enfin je n’en ai pratiquement plus souvenir aujourd’hui XD si ce n’est justement ce sentiment d’émerveillement et de dépaysement, et ça n’est déjà pas si mal !

Retour avec plaisir au théâtre avec Hamlet, d’autant qu’on avait été le voir au théâtre ❤ J’avais adoré la solemnité du langage, le côté très inéluctable de l’histoire, etc.

Vous l’attendiez ? Le seigneur des anneaux est mon bémol de l’année. C’est pourtant le livre dont je me souviens avec le plus de détails frappants de ma lecture. Je me revois totalement un vendredi matin, me forcer, désespéré, à le lire parce que je n’avais que jusque 14h, et je n’arrivais pas, et je n’aimais tellement pas, et puis merci les détails sur la nourriture j’en ai marre, et c’est écrit tellement petit, et je m’en fiche de ces hobbits !

Point positif : on a été voir le film en avant-première. C’est mieux passé. Probablement pour Legolas. (Non, on en reparlera pas XD).

Et mon pire, pire souvenir : Fahrenheit 451. Qui m’a bousillé la SF jusqu’à l’université …

Bon. Ma prof, très sage, nous avait déconseillé Le meilleur des mondes en jugeant qu’on était trop jeunes (et je l’en remercie tellement pour ça, je ne suis pas sûre que j’aurais tant adoré à l’univ si je m’y étais cassé les dents à ce moment, surtout qu’on baignait moins dans la dystopie SF à cette période) et nous avait laissé le choix dans une liste.

Sauf qu’à l’époque, moi la SF je ne voulais pas en entendre parler. Mon cousin m’avait bassinée pendant des années avec Star Wars et d’autres références du même acabit, les films sur le voyage dans l’espace et les extraterrestres me gonflaient franchement et je ne suis pas sûre que ma prof nous ai vraiment bien expliqué en quoi consistait ce genre.

Vous saisissez l’ironie ? XD

Retour vers le futur, Code Quantum, Yoko Tsuno pouvaient aller se rhabiller XD

Bref. J’ai attendu la dernière minute pour choisir aka le lundi matin. On devait finir, comme pour le SDA le vendredi après-midi. Et j’ai voulu tenter Malevil de Robert Merle, ce récit de fin du monde où 6 personnes sont dans la cave d’un château quand boum explosion atomique et on fait quoi ensuite.

Une patate de bien 600 pages. Mind you, pas sûre que j’en ai eu conscience à ce moment.

Je vais donc à la librairie. Pas de Malevil en vue. Rien. Je ne sais pas s’il était dispo à la Médiathèque, mais ne soyez pas idiots, pour une fois que je peux avoir un livre XD (oui mon père ne voulait pas m’acheter 36 000 livres non plus, s’il m’écoutait on s’arrêtait tous les jours XD).

Un peu dépitée (et franchement angoissée), j’ai emprunté celui de ma meilleure amie. Fahrenheit. Sur ce pompier qui brûle les livres.

Je crois que je n’ai vu que ce côté et détesté. Pour la défense de l’ado que j’étais, j’ai réessayé un Bradbury passé 20 ans, Chroniques martiennes. Il a volé dans la pièce en moins de dix minutes. Je crois que j’ai un problème avec l’écriture de l’auteur.

Donc voilà, je me suis forcée à lire Fahrenheit 451 en 3 jours 1/2 et détesté tout le genre de la SF jusqu’à la première, vaguement, avec l’extrait de 1984, puis l’université. Je trouve ça tellement dommage, mais bon, tant pis XD

Voilà pour ma petite rétrospective de lectures scolaires pour le collège. J’espère vous avoir bien fait rire avec mes bêtises et peut-être rappelé des souvenirs !

Et vous, ils y a des livres qui vous sont restés en tête pour cette période ?

Lecture sur un rocher

Et cette porte, là-bas, qui se fermait …

Pierre Gévart (auteur). Mathieu Coudray (illustrateur). 2009, 107 p. Argemmios. Mythologie – Contemporaine.

Orphée écrit, pour lui-même et pour un journal, où il signe une chronique quotidienne. Eurydice est professeure de lettres. Il boit, elle fume. Il est jaloux, elle aime se sentir libre. Dans le labyrinthe de leur vie commune, des portes s’ouvrent et se referment, innombrables, et nul ne saurait dire si elles les conduisent vers les Enfers ou si elles les en ramènent ; si, à travers elles, ils se retrouvent ou se perdent encore. 

J’étais plutôt intéressée par la réécriture moderne du mythe d’Orphée et d’Eurydice, elle prof de lettres, lui journaliste, à notre époque. Au final, ce n’est pas cet aspect qui m’a plu, parce qu’il a son côté répétitif, ennuyeux, contemporain. J’avais plus l’impression de lire de la littérature contemporaine dans l’ennui que je lui confère souvent et qu’elle me procure à son tour, dans cette description d’une relation qui part à vau-l’eau. Sans parler des descriptions en général, justement, du plus basique comme une poignée de porte.

Et puis les inter chapitres sont arrivés. Avec eux, des réflexions sur le mythe originel et le séjour d’Eurydice aux enfers et sur les raisons qui lui donnaient envie de rester. Et j’ai trouvé ça hilarant. Entre Orphée et son haleine marquée, son côté machiste, le fait qu’il surnommait peut-être sa femme « dydyce » (variante de bobonne).

J’ai aussi bien apprécié l’arrivée d’Hadès et Perséphone dans le récit courant. Ils sont inattendus, drôles et que dire du chapitre final qui regroupe tous ces personnages avec Marcel Proust (oui, le monsieur à la madeleine joue un rôle non négligeable et c’est drôle).

C’est une lecture plutôt surprenante mais j’en retiendrai surtout les aspects amusants et le côté court du récit. Je préfère cette version à celle de Silverberg, plus poétique mais plus ennuyeuse.

Lecture sur un rocher

Mytho

Rutile (scénariste). Rachel Zimra (dessinatrice, coloriste). 2012, 88 p. Glénat (Tchô ! L’aventure). BD – Jeunesse – Mythologie.

Son nom ? Loki, dieu du chaos. Son objectif ? La fin des temps. Son principal obstacle ? Au lit tous les soirs à 21 heures, et pas de discussion. Pas facile-facile de détruire le monde quand on a 12 ans.

J’ai déniché cette petite BD très peu de temps après avoir lu Les Petits Mythos, et je l’ai trouvée bien meilleure.

Non seulement les dessins sont fun et très riches, avec énormément de détails (en rapport avec l’histoire et l’univers passionnants), les couleurs sont aussi percutantes.

Luka Asling, le héros, vit dans un monde où les dieux sont bien réels et forment le gouvernement. Isis au premier plan, ainsi que des dieux d’autres mythologies – elle fait d’ailleurs une apparition superbement remarquée et est magnifique. J’adore cette vision des choses.

Luka se révèle être la réincarnation de Loki, le dieu du chaos, avec un petit problème : il est très jeune, douze ans seulement. Et il doit réunir des followers pour réaliser la destruction du monde. On traverse la route d’un personnage d’une famille indienne, puis d’un autre en mythologie grecque lorsque le tome s’arrête, bien trop vite.

J’ai adoré le pitch, sa réalisation, le caractère d’ado rebelle et chiant d’Asling ^^, je suis d’ailleurs très surprise que Glénat, généralement connu pour ses franchises (Winx, Dragon Ball) propose ce concept aussi original.

Si la série est plutôt jeunesse aussi, je dirais qu’elle est plus pour les adolescents que les enfants, et elle démarre de manière vraiment chouette.


Rutile (scénariste). Rachel Zimra (dessinatrice, coloriste). 2015, 88 p. Glénat (Tchô ! L’aventure). BD – Jeunesse – Mythologie.

Bienvenue à toi, Arès, dieu de la guerre ! Te sens-tu de taille à affronter mon Minotaure ?

J’avais adoré le premier tome de cette BD qui nous plonge dans un univers où les mythologies antiques existent et qu’elle forment un culte à une époque plus récente.

Les très nombreux détails m’avaient soufflée, notamment en arrivant à la vie politique de ces dieux et déesses et comment tout est partagé. Loki et Kali étaient plutôt intéressants à suivre et étant fan d’Arès, j’avais très envie de découvrir la suite.

Au final, je ne sais pas, je me suis vraiment ennuyée. J’ai trouvé moins de passages sur les dieux au pouvoir et plus sur le trio de jeunes, Arès en tête. Autant ce qui lui arrive est horrible, la manière dont il est manipulé abjecte, autant mouais. Oh et puis Athéna qui veut tuer un gamin, super, vraiment. Cette manière de toujours le rabaisser au début, quand elle est sa psy ou sa camarade (ça se voit venir assez rapidement d’ailleurs) est très pénible.

Et puis les machinations de Loki m’ont paru plus pénibles cette fois aussi, peut-être parce qu’il ne dit rien à Kali et les met tous en danger. Des aventures qui m’ont moins intéressée, en tout cas.

J’avoue que ma déception vient aussi peut-être du manque total d’informations sur cette série. Est-ce qu’elle est toujours en cours ? Est-ce qu’un volume trois est prévu ? Rien sur les sites et réseaux des autrices. Le fait que je sois si mitigée à la fin de ce tome ne m’aurait pas empêchée de poursuivre, mais mon enthousiasme est d’autant plus douché quand je vois que ça risque juste de s’arrêter là.

Le dessin est toujours aussi plaisant, surtout que j’ai la furieuse impression que les trois héros ont un graphisme au style différent, selon leur culture. A voir. Si la série m’intéresse toujours, ce tome est en-deçà de ce que j’espérais et je n’ai aucune idée de si une suite est à venir mais si c’est le cas, j’y jetterai un oeil.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours ?).

Lecture sur un rocher

Les petits Mythos

Christophe Cazenove (scénariste). Philippe Larbier (dessinateur). Mirabelle, Alexandre Amouriq (coloristes). 2012, 46 p. Bamboo. BD – Jeunesse – Mythologie.

Il existe un pays où les êtres sont légendaires. Où des créatures mi-hommes mi-animaux côtoient des demi-dieux. Où certains ont une force surhumaine et où d’autres transforment en or tout ce qu’ils touchent.

C’est ici qu’habitent Atlas, Hercule, le Minotaure, Aphrodite et tous les autres petits Mythos, au pied d’une Olympe dirigée par un Zeus au bord de la dépression.

On suit donc plusieurs personnages de la mythologie qui sont enfants autour du Minotaure en tant que héros. Il est un peu agaçant, d’ailleurs, mais c’est le style des gags. Et c’est là qu’on entre dans le problème, pour moi : c’est « trop » jeunesse, vraiment plus fait pour des enfants ou de très jeunes adolescents (mes 6èmes de l’an dernier aimaient bien), et je m’ennuie un peu.

C’est le principe d’un gag par page, soit sur des éléments mythologiques (Totor qui offre une cale à Sisyphe, Hercule qui se retrouve avec une liste de tâches bizarrement arrangeante pour le héros), soit du registre du pipi-caca (rot, faire du bruit avec son aisselle, ou se gratter comme sur la couverture).

Le dessin n’est pas atroce mais je ne lui trouve rien de spécial. Je ne pense pas poursuivre l’acquisition de cette série, éventuellement la lecture en bibliothèque mais vraiment pas une priorité.

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

Lecture sur un rocher

The Goddess Girls, tome 1 : Athena the Brain

Joanne Holub, Suzanne Williams (autrices). 2009, 67 p. Simon & Schuster. Mythologie – Jeunesse. Livre lu en anglais sur liseuse.

Athéna a toujours été au-dessus de la moyenne. Elle ne s’est jamais sentie totalement intégrée et acceptée au lycée Triton mais qui aurait pu deviner qu’elle était en réalité une déesse ? La fille du directeur Zeus, plus précisément. Lorsqu’il la somme de venir à l’Académie du Mont Olympe, Athéna pense que pour la première fois de sa vie elle va se sentir normale et acceptée. Mais d’une certaine manière, l’école sur le Mont Olympe n’est pas très différente de celle qu’elle fréquentait là-bas sur Terre et Athéna va devoir apprendre à composer avec la vilaine fille la plus mesquine de toute l’histoire : Méduse !

J’adore la mythologie et ses réécritures (comme Percy Jackson). Celle-ci m’a tentée dès que j’ai vu le titre et la couverture adorable. Le récit ne l’est pas moins avec beaucoup de charme.

Athena est une adolescente très intelligente, très inventive. Ce premier tome suit son arrivée à l’école des déesses, dieux et demi. J’ai retrouvé avec plaisir de nombreux personnages de la mythologie, en interaction avec l’héroïne, ou en classe (où ils manipulent carrément les humains dans la guerre de Troie).

C’est très jeunesse mais contrairement à Ange et compagnie que j’ai lu peu de temps auparavant, je n’ai pas eu cette impression de prévisible peut-être parce que justement la mythologie a ce caractère intemporel malgré le parti pris de l’école et des héros adolescents. J’ai été charmée par les personnages, le récit même si on se retrouve face aux ressorts du genre, la peste, le séducteur, etc. Le seul défaut se situerait dans la longueur du livre, je dirais, c’est bien trop court.

Nombre de tomes parus : 20 (série en cours).

Lecture sur un rocher

Percy Jackson, tome 5 : Le Dernier Olympien

Percy Jackson and the Olympians 5 : The Last Olympian. Rick Riordan (auteur). Mona de Pracontal (traductrice). John Rocco (illustrateur). 2009 (VO), 2011 (VF), 425 p. Albin Michel (Wiz). Jeunesse – Fantasy.

Le sort des dieux est entre les mains de Percy. Toute l’année, Percy et son armée de demi-dieux se sont préparés à affronter les Titans. L’heure est venue. Les troupes de Cronos avancent vers Manhattan où l’Olympe est en danger. Tandis que Percy et ses amis luttent, ils savent que le temps est compté. La prophétie va s’accomplir : Percy prendra une décision qui condamnera ou sauvera le monde.

J’ai retrouvé avec plaisir une série que j’aime beaucoup pour la terminer. Il m’a paru plus drôle et un meilleure moment de lecture que le tome 4, probablement parce que le moment était mieux choisi pour le lire et j’ai vraiment aimé ce que l’auteur a proposé ici.

Je ne m’attendais pas à ce que Rachel prenne tant d’importance au point qu’Annabeth la soupçonne d’être la petite-amie de Percy. Je suppose qu’on se situe un peu dans le cadre d’un triangle amoureux avec ces trois personnages mais je dois être aussi aveugle que lui, parce que je ne l’ai pas vraiment vu. (Lucky me, vous me direz). Je me serais tout de même passée de quelques-unes de leurs chamailleries.

Ce tome se centre presque essentiellement sur des passages d’action. Cronos est en marche, il est proche des adolescents qui le combattent directement, enfin plutôt ses sbires au premier abord. Et il est aussi plus dur, parce qu’il y a des pertes des deux côtés, dont quelques-unes auxquelles on ne s’attend pas. Et il n’y a pas de Deus ex machina tombé du ciel pour les ranimer. Le récit s’ancre dans une certaine forme de réalité (autant qu’une histoire de demi-dieux puisse le faire), sinon, tout serait trop simple. Étant un récit jeunesse, j’aurais eu peu que l’auteur ne cède à la facilité mais ça n’a pas été le cas.

En matière de nouveaux dieux rencontrés, Hestia a recueilli mon suffrage entier. Je suis contente qu’elle soit présente. Elle a beau faire partie du panthéon classique grec, elle est très souvent laissée de côté parce qu’elle n’est pas aussi spectaculaire ou représentative que ses frères et sœurs, étant la déesse du « foyer ». Le rôle qui lui est réservé ici m’a beaucoup plu.

Et Hadès est de retour, cette fois-ci avec sa femme Perséphone et sa belle-mère Déméter. Je vous laisse deviner les échauffourées. J’en ris encore. Il y a des blagues sur la situation avec la belle-mère mais aussi la mythologie et ça marche toujours avec moi. (Rien que devant Cronos, Hadès commente qu’il a été un père ABOMINABLE, et Déméter renchérit : « -Exact. Aucun respect pour l’agriculture ». J’ai ri).

J’avoue aussi que l’aspect « en fait, le protagoniste n’est pas le héros« , ça fait beaucoup de bien. Et la fin, la requête de Percy, m’a beaucoup touchée – et on se serait épargné une bonne dose de soucis si ça avait déjà été fait, hein, mais bon.

Une fin de série très plaisante qui assemble énormément de personnages mais j’ai aimé cet aspect grand finale. Une série que je vous recommande si vous aimez la mythologie, les romans jeunesse et que vous êtes indulgents sur l’humour.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Le Voleur de Foudre / La Mer des Monstres / Le sort du Titan / La Bataille du Labyrinthe

Lecture sur un rocher

Le dernier chant d’Orphée

The Last Song of Orpheus. Robert Silverberg (auteur). Jacqueline Callier, Florence Dolisi (traductrices). Zariel (illustration). 2008 (VO), 2012 (VF), 177 p. ActuSF (Perles d’épice). Mythologie.

On dit qu’il pouvait par son chant charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers armé de sa seule lyre afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Au final, j’aime cette couverture. Et c’est à peu près tout. L’écriture se fait musicale, reprend un parler typique, appuie sur un aspect fatalité qui m’a un peu étonnée mais j’ai apprécié, à part sa répétition à de trop nombreuses reprises. Mais l’histoire en elle-même, je la connais. Je l’ai lue des dizaines de fois – sans peut-être réaliser qu’Orphée était associé à toutes ces aventures, ce qui m’est un peu égal. Je me suis ennuyée.

Même l’interview de l’auteur, à la fin, m’a fait trouver le temps long. Je n’ai pas aimé les sujets sur lesquels il est questionné, j’ai trouvé que son interlocuteur insistait franchement.

C’est une donc une déception.

Lecture sur un rocher

Save me Pythie

Elsa Brants (autrice). 2014, 180 p. Kana (Shonen). Manga – Global Manga – Mythologie.

Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d’une malédiction : elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut-être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l’époque) sous les coups rancuniers de Héra.

J’aime beaucoup la mythologie en général et la grecque en particulière. Mélanger ce thème aux mangas, en général, me plaît. Lorsqu’on m’a parlé de ce petit livre d’origine française en termes bien élogieux, avec cette couverture plutôt sympathique, ,j’ai décidé de me laisser tenter.

Et je ne regrette pas du tout. C’est un concentré de rire, de représentations modernes à l’époque antique (la publicité, les études) de petites histoires mythique. Et Zeus est un poulet. Si, si.

L’héroïne, Pythie, étudie pour devenir prêtresse d’Apollon, et comme dans la légende, lorsqu’elle rejette le dieu (qui lui saute dessus sans se gêner, et franchement, vu son CV en matière de séduction, je ne suis absolument pas étonnée de la personnalité qu’il a ici), il lui offre un don un peu spécial : elle peut prédire l’avenir. Ce qui l’arrange bien au début (oui parce que en fait ce n’est pas un cadeau) parce qu’elle pense pouvoir utiliser ça à son avantage, s’avère un gros handicap : personne ne la croit. Jusqu’à Xanthe (inventé, quant à lui – mais bon Zeus a été traîner tellement souvent à droite et à gauche, qui est encore étonné d’un fils supplémentaire), qui s’arrange bien d’une prophétesse, poursuivi comme il l’est par une malchance étonnante (Héra, toujours aussi charmante).

Un autre personnage qui a décidé d’aider la jeune femme, c’est Cassandre, la fille de Priam. J’étais tellement ravie de découvrir quelqu’un de la guerre de Troie. Et les rapprocher toutes les deux est une bonne idée. En plus d’être hilarante (mais on dirait trop la grand-mère de Shampoo de Ranma 1/2), elle a aussi été victime de ce cadeau empoisonné et sait donc ce que Pythie ressent (au final, ça n’a pas l’air de l’embêter plus que ça, pour l’instant). Et Zeus en poulet. J’adore Zeus en poulet. Si vous en faites une peluche, je suis preneuse.

Le dessin m’a énormément plu aussi. Certes, on n’est pas dans le shojo grands yeux que j’affectionne, mais il est drôle, il a du caractère, et beaucoup de style. J’aurais presque préféré l’avoir en grand format colorisé pour mieux en profiter/ J’ai particulièrement aimé la scène dans les geôles de Jocaste (je vous laisse deviner comment on en arrive là), avec l’utilisation du noir pour le fond. C’est logique et bien réalisé.

Elsa Brants propose en fin d’ouvrage un petit dossier sur les personnages et les raisons de ses choix pour certains éléments, avec un arbre généalogique des dieux (et on en a toujours besoin, surtout avec Zeus qui passe son temps ailleurs que sur l’Olympe), et des interviews entre l’autrice et les personnages, qui m’ont beaucoup fait rire, tout en apprenant de petites choses. Et Héra en déesse du divorce m’a fait mourir de rire. Pourquoi pas, hein?

Une série très prometteuse. J’ai hâte de lire la suite.


Si j’apprécie toujours cette série, je trouve que ce volume est un peu en-dessous du précédent, notamment dans le cadre du fil rouge, qui semble ici laisser la place à une suite d’épisodes mettant en scène des dieux, créature ou héros mythologiques.

Heureusement que c’est un style que j’adore et que les épisodes choisis m’ont beaucoup plu, toujours avec cette sauce plus récente. Entre un concours pour décider de la star antique avec jury et tout le bazar, les centaures et les amazones qui se tapent dessus (avec un quizz façon Questions pour un champion), la pauvre Méduse (qui veut juste un câlin), Echina et tous ses enfants, créatures mythiques (dont l’un se trouve un job d’été qui a l’air de dépoter tandis que les autres jouent à un jeu Mario, même si je ne distingue pas lequel), Eole dans son palais, puis Orphée. De loin, j’ai préféré Echidna, avec tous les clins d’oeil que ce chapitre propose.

Un volume encore une fois très drôle.


J’ai toujours un peu de mal à me rappeler précisément où j’en suis dans une série et c’est un peu délicat de faire des rappels sans être trop lourd dans la forme mais la mangaka s’en tire admirablement ici avec le procès de Xanthe. Elle peut ainsi rappeler sans problème toutes ses frasques avec humour et légèreté.

Héra est une surprise même si j’aurais dû m’attendre à la voir (à relecture du billet précédent je l’avais juste complètement oubliée). Furieuse et géniale, je suis ravie qu’elle ait un rôle important. Autre très bon point, le développement de la relation entre Pythie et Xanthe auquel honnêtement je ne m’attendais pas trop (ce n’est pas un shojo, c’est fait avec subtilité en quelques jolies cases).

Si encore une fois, la partie maritime ne me passionne pas, je suis encore restée ébahie de voir que Xanthe finissait par se rendre sur l’Olympe (il reste encore deux tomes ?!), rencontrer son père et réaliser la catastrophe. Et surtout, le personnage qui a orchestré tout ça … Cassandre. Franchement, je ne l’ai pas vu venir du tout.

Le design des Erinyes m’a beaucoup plu. Zeus qui supplie Hadès en se tapant sa tête de poulet contre la table vaut pas mal d’éclats de rires.

Un tome placé sous le signe d’excellentes surprises et suspense.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Lecture sur un rocher

Percy Jackson, tome 4 : La Bataille du labyrinthe

Percy Jackson and the Olympians, tome 4 : The Battle of the Labyrinth. Rick Riordan (auteur). Mona de Pracontal (traductrice). John Rocco (illustrateur). 2008 (VO), 2010 (VF), 409 p. Albin Michel (Wiz). Jeunesse – Fantasy.

La vie de Percy est menacée. L’armée de Cronos s’apprête à attaquer la Colonie des Sang-Mêlé, en empruntant le Labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent trouver Dédale avant Cronos et tout faire pour lui barrer la route. Mais circuler dans l’enfer souterrain n’est pas aisé… surtout quand le chemin est parsemé d’effroyables pièges.

Cette série tire vers la fin et je serais contente de l’achever. J’ai aimé, une fois encore, mais moins que d’habitude. Je suppose que ça n’était pas le moment. Mais j’ai tout de même trouvé ce volume drôle, la première qualité que je reconnais à Percy.

Comme l’empousa qui rage parce qu’il a « tué sa stagiaire ». Si, si et c’est une pom-pom girl en prime. J’ai ri. Ou un fantôme qui réclame le cadeau du Happy Meal. Que voulez-vous, j’ai le rire facile avec cette série.

En matière de dieux, on rencontre Héra, et boy, j’ai été déçue. Je n’aime pas Héra. Du tout. Et ici, elle n’est pas drôle, même si l’idée qu’elle voie un conseiller conjugal avec Zeus est amusante, elle ne me dit rien de bon, j’aurais préféré un.e autre immortel.le. Augias et ses écuries sont plus intéressantes, comme Héphaïstos. Et j’aimerais beaucoup que Némésis, dont on parle à un moment, fasse une apparition aussi.

Mais l’auteur centre le récit sur Dédale et son labyrinthe, qui peut emmener ceux qui s’y promènent virtuellement n’importe où, ce qui en fait un arme de choix pour Luke et Cronos (je ne peux pas dire que j’ai été surprise par ce qui arrive à mon chouchou mais j’ai été très contente de le revoir, même s’il s’agit de petites touches).

On résout l’arc de Grover de manière plutôt touchante même si ce résultat n’est pas accepté par les autres centaures. La fin est plutôt pleine de peps mais assez prévisible dans sa grande bataille épique, j’espère que celle du dernier volume sera plus originale.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Le Voleur de Foudre / La Mer des Monstres / Le sort du Titan Le Dernier Olympien

Lecture sur un rocher

Percy Jackson, tome 3 : Le sort du Titan

Percy Jackson and the Olympians, tome 3 : The Titan’s Curse. Rick Riordan (auteur). Mona de Pracontal (traductrice). John Rocco (illustrateur). 2007 (VO), 2008 (VF), 356 p. Albin Michel (Wiz). Jeunesse – Fantasy.

Percy, Annabeth, Grover et Thalie essaient de sortir deux demi-dieux d’une école privée qui semble les menacer. Les choses ne se passent pas comme prévu et ils sont sauvés par l’arrivée de la déesse Artémis et de ses Chasseresses. Ils parviennent presque tous à rejoindre la Colonie où une nouvelle prophétie les attend, qui les amènera aux confins du monde et à la prise d’une importante décision.

J’aime toujours autant cette série. Thalia n’est pas vraiment comme je l’imaginais, un peu têtes à claques, et Annabeth manque dans ce volume, mais ça reste une très bonne lecture. Rencontrer sa famille a été une belle surprise, on les imagine tellement pire.

Artémis et Apollon ne sont pas très drôles, mais j’ai bien aimé l’entrevue avec Aphrodite. Et puis je ne sais pas si un dieu me fera autant rire qu’Hermès.

J’ai été un peu choquée par le choix de Bianca d’abandonner son frère sans s’en soucier. Et je me doutais de l’identité de leur père. Le choix de Thalie, la proposition d’Artémis m’ont surprise. J’ai bien aimé ce qui se profile pour Grover, j’ai hâte de voir Pan.

J’avoue que Percy et Thalie s’opposant tout le temps est un peu lassant. Le personnage de Zoé m’a plu, avec ses connexions familiales. J’ai beaucoup aimé cet élément mythologique. Les personnages sont bien campés, l’univers bien exploité, j’adore ce thème !

Et Luke n’est pas mort ! Ha ! Ravie de le revoir, j’aurais aimé que ce soit plus longtemps.

L’intrigue, nouveau road trip, a un autre motif, reste classique mais plaisant.

Toujours de l’humour surtout avec une réplique d’Arès :

Athéna : […] Il a beau être bête, Arès a raison sur ce point.

Arès : Exactement ! Hé, une seconde. Qui est-ce que tu traites de …

Bon, c’est un peu facile, mais ça m’a fait rire. Je suis surtout passionnée par les personnages et l’humour de la série, que je suis toujours ravie de retrouver.

Nombre de tomes de la saga : 5 (série finie).

Le Voleur de Foudre / La Mer des Monstres / La Bataille du Labyrinthe

Le Dernier Olympien