Et cette porte, là-bas, qui se fermait …

Auteur : Pierre Gévart.

Illustrateur : Mathieu Coudray.

Nombre de pages : 107.

Parution : 2009.

Éditeur : Argemmios.

Genre :  Mythologie – Contemporaine.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur Orphée écrit, pour lui-même et pour un journal, où il signe une chronique quotidienne. Eurydice est professeur de lettres. Il boit, elle fume. Il est jaloux, elle aime se sentir libre. Dans le labyrinthe de leur vie commune, des portes s’ouvrent et se referment, innombrables, et nul ne saurait dire si elles les conduisent vers les Enfers ou si elles les en ramènent ; si, à travers elles, ils se retrouvent ou se perdent encore. Par la magie des archétypes, on entre dans l’intimité de ce couple, que le regard particulier de l’auteur arrache à toute banalité. Sans jamais quitter les contours oniriques du mythe, on observe les gestes des amants, décomposés, ralentis, magnifiés. La vie, l’amour, les malentendus passent sous le microscope. Une œuvre atypique, riche en références et clins d’œil semés çà et là comme autant de petits pétards, qui écorchent le mythe sans jamais l’abîmer vraiment.

J’étais plutôt intéressée par la réécriture moderne du mythe d’Orphée et d’Eurydice, elle prof de lettres, lui journaliste, à notre époque. Au final, ce n’est pas cet aspect qui m’a plu, parce qu’il a son côté répétitif, ennuyeux … contemporain. J’avais plus l’impression de lire de la littérature contemporaine dans l’ennui que je lui confère souvent, et qu’elle me procure à son tour, dans cette description d’une relation qui part à vau-l’eau. Sans parler des descriptions en général, justement, du plus basique comme une poignée de porte …

Et puis les inter chapitres sont arrivés. Avec eux, des réflexions sur le mythe originel, et le séjour d’Eurydice aux enfers, et sur les raisons qui lui donnaient envie de rester. Et j’ai trouvé ça hilarant. Entre Orphée et son haleine marquée, son côté machiste, le fait qu’il surnommait peut-être sa femme « dydyce » … (variante de bobonne ^^;)

J’ai aussi bien apprécié l’arrivée d’Hadès et Perséphone dans le récit courant. Ils sont inattendus, drôles, et que dire du chapitre final qui regroupe tous ces personnages avec Marcel Proust (oui, le monsieur à la madeleine joue un rôle non négligeable, et c’est drôle).

C’est une lecture plutôt surprenante, mais j’en retiendrai surtout les aspects amusants, et le côté court du récit. Je préfère cette version à celle de Silverberg, plus poétique, mais plus ennuyeuse.

Save me Pythie, tome 2

Auteur : Elsa Brants.

Nombre de pages : 180.

Parution : 2014.

Éditeur : Kana (Collection : Shonen).

Genre : Manga – Global Manga – Mythologie.

Prix : 7,45€.

Résumé éditeur Dans la Grèce antique, Pythie est frappée d’une malédiction: elle ne pourra prédire que des catastrophes et personne ne la croira. A part peut-être Xanthe, fils caché de Zeus qui va de catastrophe en catastrophe (de Charybde en Scylla à l’époque) sous les coups rancuniers de Héra.

Si j’apprécie toujours cette série, je trouve que ce volume est un peu en-dessous du précédent, notamment dans le cadre du fil rouge, qui semble ici laisser la place à une suite d’épisodes mettant en scène des dieux, créature ou héros mythologiques.

Heureusement que c’est un style que j’adore, et que les épisodes choisis m’ont beaucoup plu, toujours avec cette sauce plus récente. Entre un concours pour décider de la star antique avec jury et tout le bazar, les centaures et les amazones qui se tapent dessus (avec un quizz façon Questions pour un champion), la pauvre Méduse (qui veut juste un câlin !), Echina et tous ses enfants, créatures mythiques (dont l’un se trouve un job d’été qui a l’air de dépoter tandis que les autres jouent à un jeu Mario, même si je ne distingue pas lequel), Eole dans son palais, puis Orphée. De loin, j’ai préféré Echidna, avec tous les clins d’oeil que ce chapitre propose.

Un volume encore une fois très drôle.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1

Mytho, tome 1 : Connais-toi toi-même

Scénario : Rutile.

Dessin et  couleurs : Rachel Zimra.

Nombre de pages : 88.

Parution : 2012.

Éditeur : Glénat (Collection : Tchô ! L’aventure).

Genre : Bande dessinée – Jeunesse – Mythologie.

Prix : 14,95€.

Résumé éditeur : Son nom ? Loki, dieu du chaos. Son objectif ? La fin des temps. Son principal obstacle ? Au lit tous les soirs à 21 heures, et pas de discussion. Pas facile-facile de détruire le monde quand on a 12 ans.

J’ai déniché cette petite BD très peu de temps après avoir lu Les Petits Mythos, et je l’ai trouvée bien meilleure !

Non seulement les dessins sont fun et très riches, avec énormément de détails (en rapport avec l’histoire et l’univers passionnants), les couleurs sont aussi percutantes.

Luka Asling, le héros, vit dans un monde où les dieux sont bien réels et forment le gouvernement. Isis au premier plan, ainsi que des dieux d’autres mythologies – elle fait d’ailleurs une apparition superbement remarquée et est magnifique ! J’adore cette vision des choses.

Luka se révèle être la réincarnation de Loki, le dieu du chaos, avec un petit problème : il est très jeune, douze ans seulement ! Et il doit réunir des followers pour réaliser la destruction du monde. On traverse la route d’un personnage d’une famille indienne, puis d’un autre en mythologie grecque lorsque le tome s’arrête, bien trop vite.

J’ai adoré le pitch, sa réalisation, le caractère d’ado rebelle et chiant d’Asling ^^, je suis d’ailleurs très surprise que Glénat, généralement connu pour ses franchises (Winx, Dragon Ball) propose ce concept aussi original.

Si la série est plutôt jeunesse aussi, je dirais qu’elle est plus pour les adolescents que les enfants, et elle démarre de manière vraiment chouette !

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Tome 2 : Deus ex machina.

Les petits Mythos, tome 1 : Foudre à gratter

petits mythos 1Scénario : Christophe Cazenove.

Dessin : Philippe Larbier.

Couleurs : Mirabelle, Alexandre Amouriq.

Nombre de pages : 46.

Parution : 2012.

Éditeur : Bamboo.

Genre : Bande dessinée – Jeunesse – Mythologie.

Prix : 10,60€.

Résumé éditeur : Il existe un pays où les êtres sont légendaires. Où des créatures mi-hommes mi-animaux côtoient des demi-dieux. Où certains ont une force surhumaine et où d’autres transforment en or tout ce qu’ils touchent.

C’est ici qu’habitent Atlas, Hercule, le Minotaure, Aphrodite et tous les autres petits Mythos, au pied d’une Olympe dirigée par un Zeus au bord de la dépression.

Mieux que Mythique.com pour faire des rencontres, garanti pure Grèce animale, tournez les pages de cet album et entrez vous aussi dans la légende. L’anti-mythe est fourni.

Je suis une grande, grande fan de mythologie. J’avais adoré la série des Percy Jackson et j’ai découvert celle des Goddess Girls à l’automne dernier, qui, si elle s’annonce très jeunesse, est également très chouette. Lorsque j’ai croisé la route de cette petite BD, je n’ai pas hésité longtemps.

On suit donc plusieurs personnages de la mythologie qui sont enfants, autour du Minotaure en tant que héros. Il est un peu agaçant, d’ailleurs, mais c’est le style des gags. Et c’est là qu’on entre dans le problème, pour moi : c’est « trop » jeunesse, vraiment plus fait pour des enfants ou de très jeunes adolescents (mes 6èmes de l’an dernier aimaient bien, par exemple), et je m’ennuie un peu.

C’est le principe d’un gag par page, soit sur des éléments mythologiques (Totor qui offre une cale à Sisyphe, Hercule qui se retrouve avec une liste de tâches bizarrement arrangeante pour le héros), soit du registre du pipi-caca (rot, faire du bruit avec son aisselle, ou se gratter comme sur la couverture).

Le dessin n’est pas atroce, mais je ne lui trouve rien de spécial. Je ne pense pas poursuivre l’acquisition de cette série, éventuellement la lecture en bibliothèque, mais vraiment pas une priorité.

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

The Goddess Girls, tome 1 : Athena the Brain

Titre VF : Les apprenties déesses, tome 1 : Athéna la prodige .

Auteurs : Joanne Holub, Suzanne Williams.

Nombre de pages : 67.

Première parution VO : 200. Cette édition : 2009.

Éditeur : Simon & Schuster.

Genre : Mythologie – Jeunesse.

Prix : 4,56€.

Résumé éditeur  Une aventure à faire dresser les cheveux sur la tête attend Athéna. Athéna a toujours été au-dessus de la moyenne. Elle ne s’est jamais sentie totalement intégrée et acceptée au lycée Triton, mais qui aurait pu deviner qu’elle était en réalité une déesse ? La fille du directeur Zeus, plus précisément. Lorsqu’il la somme de venir à l’Académie du Mont Olympe, Athéna pense que pour la première fois de sa vie, elle va se sentir normale et acceptée. Mais d’une certaine manière, l’école sur le Mont Olympe n’est pas très différente de celle qu’elle fréquentait là-bas sur Terre et Athéna va devoir apprendre à composer avec la vilaine fille la plus mesquine de toute l’histoire : Méduse !

J’adore la mythologie et ses réécritures (comme Percy Jackson). Celle-ci m’a tentée dès que j’ai vu le titre et la couverture adorable. Le récit ne l’est pas moins, avec beaucoup de charme.

Athena est une adolescente très intelligente, très inventive. Ce premier tome suit son arrivée à l’école des déesses, dieux et demi. J’ai retrouvé avec plaisir de nombreux personnages de la mythologie, en interaction avec l’héroïne, ou en classe (où ils manipulent carrément les humains dans la guerre de Troie!).

C’est très jeunesse, mais contrairement à Ange et compagnie que j’ai lu peu de temps auparavant, je n’ai pas eu cette impression de prévisible, peut-être parce que justement la mythologie a ce caractère intemporel, malgré le parti pris de l’école et des héros adolescents. J’ai été charmée par les personnages, le récit, même si on se retrouve face aux ressorts du genre, la peste, le séducteur, etc. Le seul défaut se situerait dans la longueur du livre, je dirais, c’est bien trop court.

J’envisage carrément d’en faire l’acquisition en papier. Pour vous dire à quel point j’ai été séduite !

Nombre de tomes parus : 20 (série en cours).

Percy Jackson, tome 5 : Le Dernier Olympien

Titre VO : Percy Jackson and the Olympians 5 : The Last Olympian.

Auteur : Rick Riordan.

Traducteur : Mona de Pracontal.

Couverture : John Rocco.

Nombre de pages : 425.

Parution VO : 2009.  VF : 2011.

Éditeur : Albin Michel (Collection: Wiz).

Genre :  Jeunesse – Fantasy.

Prix : 13,90€.

Résumé éditeur :  Le sort des dieux est entre les mains de Percy. Toute l’année, Percy et son armée de demi-dieux se sont préparés à affronter les Titans. L’heure est venue. Les troupes de Cronos avancent vers Manhattan où l’Olympe est en danger. Tandis que Percy et ses amis luttent, ils savent que le temps est compté. La prophétie va s’accomplir : Percy prendra une décision qui condamnera ou sauvera le monde…

J’ai retrouvé avec plaisir une série que j’aime beaucoup, pour la terminer. Il m’a paru plus drôle et un meilleure moment de lecture que le tome 4, probablement parce que le moment était mieux choisi pour le lire, et j’ai vraiment aimé ce que l’auteur a proposé ici.

Je ne m’attendais pas à ce que Rachel (croisée quelques volumes plus tôt, le 3e, je crois), prenne tant d’importance, au point qu’Annabeth la soupçonne d’être la petite amie de Percy. Je suppose qu’on se situe un peu dans le cadre d’un triangle amoureux avec ces trois personnages, mais je dois être aussi aveugle que lui, parce que je ne l’ai pas vraiment vu. (Lucky me, vous me direz). Je me serais tout de même passée de quelques-unes de leurs chamailleries.

Ce tome se centre presque essentiellement sur des passages d’action. Cronos est en marche (il n’est pas content ^^, pardon, c’est sorti tout seul!), il est proche des adolescents, qui le combattent directement, enfin plutôt ses sbires au premier abord. Et il est aussi plus dur, parce qu’il y a des pertes des deux côtés, dont quelques-unes auxquelles on ne s’attend pas. Et il n’y a pas de Deus ex machina tombé du ciel pour les ranimer. Le récit s’ancre dans une certaine forme de réalité (autant qu’une histoire de demi-dieux puisse le faire), sinon, tout serait trop simple. Étant un récit jeunesse, j’aurais eu peu que l’auteur ne cède à la facilité, mais ça n’a pas été le cas.

En matière de nouveaux dieux rencontrés, Hestia a recueilli mon suffrage entier. Je suis contente qu’elle soit présente. Elle a beau faire partie du « panthéon » classique grec, elle est très souvent laissée de côté, parce qu’elle n’est pas aussi spectaculaire ou représentative que ses frères et sœurs, je suppose, étant la déesse du « foyer ». Le rôle qui lui est réservé ici m’a beaucoup plu.

Et Hadès est de retour, et cette fois-ci avec sa femme Perséphone et sa belle-mère Déméter. Je vous laisse deviner les échauffourées. J’en ris encore. Il y a des blagues sur la situation avec la belle-mère, mais aussi la mythologie, tout de même, et ça marche toujours avec moi. (Rien que devant Cronos, Hadès commente qu’il a été un père ABOMINABLE, et Déméter renchérit : « -Exact. Aucun respect pour l’agriculture ». J’ai ri).

J’avoue aussi que l’aspect « en fait, le protagoniste n’est pas le héros« , ça fait beaucoup de bien. Et la fin, la requête de Percy, m’a beaucoup touchée – et on se serait épargné une bonne dose de soucis si ça avait déjà été fait, hein, mais bon.

Une fin de série très plaisante, qui assemble énormément de personnages, mais j’ai aimé cet aspect grand finale. Une série que je vous recommande si vous aimez la mythologie, les romans jeunesse et que vous êtes indulgents sur l’humour ^^,

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1 : Le Voleur de Foudre.

Tome 2 : La Mer des Monstres.

Tome 3 : Le sort du Titan.

Tome 4 : La Bataille du Labyrinthe.

Le dernier chant d’Orphée

Titre VO : The Last Song of Orpheus.

Auteur : Robert Silverberg.

Traducteurs : Jacqueline Callier, Florence Dolisi.

Illustrateur : Zariel.

Nombre de pages : 177.

Première édition VO : 2008. Cette édition VF : 2012.

Éditeur : ActuSF (Collection : Perles d’épice).

Genre:  Mythologie.

Prix : 12€.

Résumé éditeurOn dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son cœur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Quand j’étais plus jeune, j’adorais la mythologie. Je dévorais les récits que je trouvais à la médiathèque, un de mes livres d’enfants préférés portait sur ce sujet, celle d’Égypte – c’est d’ailleurs un des rares que j’ai toujours dans ma bibliothèque, qui ne l’a jamais quittée. En grandissant, je m’y connaissais plutôt, je me suis juste frottée à quelques versions plus « réalistes », puis, bien plus tard, des réécritures comme La machine infernale, que j’ai vraiment aimée, et que dire de La guerre de Troie n’aura pas lieu que j’adore et que j’ai représentée en terminale !

Et il y a quelques années, je suis tombée sur ce petit livre. L’illustration m’a séduite. Je l’ai trouve vraiment légère, élégante, à l’image d’Orphée – dont je n’ai jamais été spécialement fan. Je trouve son histoire triste, mais sans plus. Malgré quelques déceptions récentes, Silverberg reste pour moi un auteur sûr, j’aime sa science-fiction, et ActuSF vaut toujours la peine de s’y arrêter.

Au final, j’aime cette couverture … et c’est à peu près tout. L’écriture se fait musicale, reprend un parler typique, appuie sur un aspect fatalité qui m’a un peu étonnée mais j’ai apprécié, à part sa répétition à de trop nombreuses reprises. Mais l’histoire en elle-même, je la connais. Je l’ai lue des dizaines de fois – sans peut-être réaliser qu’Orphée était associé à toutes ces aventures, ce qui m’est un peu égal. Je me suis ennuyée.

Même l’interview de l’auteur, à la fin, m’a fait trouver le temps long. Je n’ai pas aimé les sujets sur lesquels il est questionné, j’ai trouvé que son interlocuteur insistait franchement …

C’est une donc une déception.