Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 11 : Judgment in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 272 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Cette fois, Eve enquête sur le meurtre d’un collègue d’une autre division, dans un stripclub où il était infiltré. Ce job lui attire pas mal de problèmes de la part d’autres flics, surtout lorsqu’elle soulève le lièvre suivant : la victime aurait pu être corrompue. Et ne pas être la seule dans ce cas. Et Roarke, une fois de plus, pourrait se retrouver mêlé à l’enquête.

Je me rappelle avoir plutôt accroché aux problèmes entre divisions, la corruption qui règne. En revanche, je pense que ce volume m’aurait plu davantage sans la connexion à Roarke, mais je suppose que c’est un passage obligé.

Je crois que c’est aussi le premier volume où on a affaire à un agent clairement misogyne. J’avais une envie folle de lui coller ma main dans la figure. C’est le genre de type/personnage à appeler une femme « skirt », une jupe quoi … et d’être d’avis qu’elles n’ont rien à fiche sur le terrain. Et parce que ce n’était pas assez ulcérant, il est en plus raciste et antigay, ce qui fait un peu beaucoup quand même.

Je ne m’attendais pas à la coïncidence entre le big bad de ce volume et le père d’Eve, qui arrive un peu de nulle part, même si on sait qu’il était mêlé à des trafics louches.

Un volume qui m’a un peu moins accrochée que d’habitude.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 10 : Witness in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 258 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Roarke invite Eve à la première de sa pièce de théâtre, interprétée par de vrais acteurs – ce genre de divertissement se faire rare en 2059 ! Elle passionne la jeune femme qui essaie de deviner ce qui va se passer, jusqu’à ce que le héros soit assassiné par sa femme qu’il avait trahie. Mais la scène était bien trop réelle. Sous le nez d’Eve, cet homme a bel et bien été assassiné !

Témoin du crime est la première enquête d’Eve Dallas que j’ai découverte il y a quelques années, en français. J’avais adoré qu’elle se déroule dans le milieu du théâtre, que chacun des acteurs soit suspecté (même si au final La peau de César se prête un peu mieux à l’exercice avec la pièce choisie). Bien sûr, découvrir le côté science-fiction associé au policier m’avait énormément plu.

La relire en VO n’a pas été aussi chouette que ce à quoi je m’attendais. Probablement parce que je connaissais déjà le thème (le théâtre et ses faux-semblants), les tenants, les aboutissants, le criminel. Mais aussi parce que j’ai eu l’impression qu’il était un peu différent des autres volumes. Je ne l’ai pas trouvé drôle et il m’a au final un peu moins plu.

Je m’attendais à ce qu’on discute un peu plus de la situation entre Peabody, McNab et Munroe, pas juste un petit commentaire, on vient de débuter celle-ci dans le volume précédent et la jeune femme a l’air de parfaitement s’en accommoder. Mavis fait une petite apparition bien plaisante.

Je n’ai pas tellement aimé la fin, en fait, le côté très sensationnel, plutôt dans le style de Poirot, accusant chaque suspect puis disant en quoi ce n’est pas possible. J’ai trouvé que ça n’allait pas vraiment avec le caractère d’Eve, après avoir découvert en quoi il consistait, donc l’hommage tombe un peu à plat.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 9 : Loyalty in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 269 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Eve et Peabody sont appelées pour une affaire qui semble simple et claire : un millionnaire a été assassinée avec une perceuse conçue par sa propre entreprise par sa maîtresse, qui est encore sur les lieux et  a appelé la police. Même si elle semble classée la jeune femme poursuit l’enquête. Parallèlement, un de ses informateurs lui parle d’un homme retrouvé mort, et de ce sur quoi il travaillait : la construction de bombes.

Il était difficile de reprendre après un très bon volume précédent. Je m’attendais à quelque chose de plus simple, dans le cercle de famille plus intime, et c’est à une enquête un peu plus compliquée qu’on s’attelle, et aussi bien plus vaste, ce à quoi je ne m’attendais pas.

J’ai retrouvé avec plaisir les petites escarmouches entre Eve et Summerset, j’espère qu’elles vont continuer.

On découvre un élément qui fait de Peabody mon personnage préféré de la série : son amour de la lecture et son incompréhension des tendances de l’époque, un équivalent de la liseuse ^^ On rencontre un de ses frères, Zeke, gentil, un peu naïf et idéaliste, correspondant à l’image de Free Ager qu’on peut se faire, mais j’avoue qu’il ne m’a pas tellement intéressée, un peu trop lisse et crédule. Elle débute son histoire avec Ian, l’agent avec lequel elle n’arrêtait pas de lancer des piques, sans toutefois l’apprécier plus qu’avant, et agaçant incroyablement Eve en passant, qui ne veut pas du tout voir deux personnes avec qui elle travaille se voir en-dehors du sacro-saint boulot.

Le thème du livre, le terrorisme à grande échelle, m’a plutôt estomaquée, je ne m’y attendais pas, surtout qu’il a été écrit avant la destructions des Twin Towers (et que l’auteure n’en fait pas la cible des terroristes) … j’ai aimé le symbolisme qu’elle y a introduit, même si ça fait très séries, NCIS ou Numb3rs, et pas excessivement plausible. Un autre thème qui m’a moins plu a été la maltraitance familiale, d’un mari pour sa femme (même si au final c’était du cinéma).

L’incursion dans les souvenirs d’Eve nous emmène auprès de sa mère, pour une fois, et c’est presque aussi laid que ceux avec son père, mais on avait besoin de ces éléments pour compléter un peu le tableau.

Un récit intéressant, plein d’action et de rythme.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 8 : Conspiracy in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2007, 282 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Qui va se soucier de la victime dans la nouvelle enquête d’Eve? Un SDF, auquel on a retiré le cœur, de manière quasi chirurgicale. Et bien sûr, les proches de l’homme n’osent pas s’adresser à la police. D’ailleurs, qui voudrait s’adresser à l’agent qui a s’est occupée de la scène? Ellen Bowers se fait tout de suite remarquer par Eve et Peabody pour son mauvais caractère, qui finira par influencer de manière décisive sur l’enquête.

J’ai été très touchée par ce volume, comme toujours par Eve. Allons-y pour le petit spoiler : Ellen est assassinée et fait porter les soupçons sur Eve, à qui on retire son arme et son insigne. Elle est complètement dévastée, détruite, presque apathique. Et c’est magnifique. Magnifique parce que même si on supposait que son job, sa mission, c’était sa vie, on le voit maintenant, et elle est profondément touchante. On n’en apprend pas forcément davantage sur son passé, mais on la sent proche par sa détresse, sa douleur.

J’ai eu très rapidement envie de claquer Bowers. Avant même la dixième page, et un peu après, pour son attitude orgueilleuse, ses commentaires déplacés. J’ai été plutôt contente de son sort, même si pas tellement des conséquences.

En revanche, ce tome introduit un nouveau personnage, j’espère la revoir. Louise est docteur, d’une excellente famille, mais elle choisit de travailler dans une partie pauvre de la ville. Elle se prend la tête rapidement avec Eve, mais on sent bien que ça vient de sa fatigue, de ses a priori sur la police. Elle se rend utile malgré ses liens avec l’affaire (c’est souvent comme ça dans cette série ^^ il n’y a qu’à voir Roarke dans le premier tome, à peine arrivé, toujours en lien avec l’enquête).

Un petit bémol sur cette enquête. J’ai aimé le thème (vol d’organes, puis à terme sélection et eugénisme), mais j’ai trouvé qu’elle était un peu tirée par les cheveux (rien que le nombre exponentiel de victimes sur plusieurs continents), et plus dure à suivre que d’habitude, probablement parce qu’elle n’est pas censée être le point central du roman, mais plutôt Eve et son travail. Je l’ai à peine suivie malgré ce thème prometteur, mais pour une fois, ça m’était bien égal.

Un très bon volume, prenant et touchant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 7 : Holiday in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2007, 259 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

C’est à un tueur en série qu’Eve est confrontée à présent, qui viole et tue ses victimes suivant une comptine de Noël bien connue. Mais elles ne semblent avoir aucun lien entre elles.

Un volume bien horrible. Je ne suis absolument pas portée Noël, mais j’ai été un peu choquée.

Certains éléments du récit, importants et très présents dans la culture anglo-saxonne, ne font pas du tout partie de la mienne (la comptine des douze jours avant Noël), j’avais vu un épisode de série télé sur le même thème, et c’est toujours le même problème. Je ne peux jamais prévoir ce qui va se passer sans le comprendre, c’est un gros handicap pour suivre le cours de l’enquête également. Ajoutez à ça un léger problème de vocabulaire directement lié (oui, heu, en fait, je ne retiens pas les noms d’oiseau en anglais … avec cette comptine, c’est un gros souci aussi!).

On retrouve Charles, le licensed companion (prostitué, en toute légalité) du premier volume, un personnage que j’avais plutôt apprécié. Eve et Peabody sont bien ancrées dans leur routine de répliques humoristiques, pour mon plus grand plaisir. McNab, malgré les bonnes intentions, commence à m’agacer (dire à Eve de faire s’habiller Peabody autrement … heu, non, franchement, ça ne te regarde pas, c’est typiquement le genre de réflexions machistes qui me hérisse). Et le terme « poodle » is back ^^ Bon, ça n’est pas le même, mais je m’en fiche!

J’ai été plus touchée par les victimes pour en voir une interagir avec les protagonistes, ce ne sont pas seulement des cadavres à qui Eve veut rendre justice. Ce personnage assassiné intéresse aussi un des personnages, on le voit donc sous une lumière différente que les victimes « habituelles », avec une manière particulièrement horrible de mourir.

Je ne sais plus si j’ai eu du mal à trouver le criminel ou pas … je me demande si je ne me suis pas simplement laissée porter par le récit, mais je ne crois pas avoir deviné avant la fin.

Un volume au thème horrible et prenant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Tome 1 : Naked in Death.

Tome 2 : Glory in Death.

Tome 3 : Immortal in Death.

Tome 4 : Rapture in Death.

Tome 5 : Ceremony in Death.

Tome 6 : Vengeance in Death.

Tome 8 : Conspiracy in Death.

Tome 9 : Loyalty in Death.

Tome 10 : Witness in Death.

Tome 11 : Judgment in Death.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 6 : Vengeance in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2007, 259 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Une fois de plus, il y a un lien entre l’affaire qu’on confie à Eve et son mari. Mais cette fois, ce ne sont plus simplement des employés, d’anciens associés, ou un lieu du crime qui lui appartient. Non, ces meurtres sont tous commis sur des gens qu’il connaît. Bien. Peut-être trop bien?

Une plongée tout en détails dans le passé de Roarke, qu’on nous avait déjà annoncé comme étant sombre. C’est intéressant, j’ai aimé savoir ce qui le ronge, je m’attendais à une teneur dérangeante, mais je n’ai pas été emportée, même si on touchait de près à Dublin et qu’on entend presque cet accent chantant.

J’ai eu du mal à suivre cette enquête, il y a trop de tenants et d’aboutissants. Mais j’ai l’impression que ce n’était pas vraiment le point de ce volume, plutôt cette focalisation sur Roarke, qui peut prendre du recul, faire le point et prendre un nouveau départ.

J’avoue que mon premier sentiment a été, devant les indices laissés par le criminel (‘I’ve been blessed by the Lord’, rien moins que ça), que c’était juste ce qu’il fallait après les sorcières et satanistes ^^ Il y  une réflexion religieuse derrière, liée à la vengeance comme l’annonce le titre, mais j’aurais préféré que ce soit moins évident et plus poussé en matière de référence. J’ai beaucoup ri quand il demande à Eve si elle aime les énigmes, ça avait un côté très Batman.

Un autre personnage récurrent fait son apparition, le Détective McNabb, qui travaille à la division électronique sous les ordres de Feeney, et qui reviendra souvent manipuler ordinateurs et gadgets pour faire avancer les enquêtes, mais pas uniquement. Il est plutôt drôle, avec un style qui n’appartient qu’à lui.

J’ai beaucoup aimé une petite scène où Roarke fait son Rhett ❤ Ce n’est pas une scène drôle, mais elle étonne et détonne. Une petit touche d’humour directe dans cette minuscule phrase: « Damn poodle ». Oui, un caniche va provoquer un problème. Enfin, ce n’est pas extrêmement marrant, mais j’adore le mot poodle. (Comme doodle, moodle …)

Un volume qui se veut plus dur émotionnellement en suivant Roarke, mais qui dévoile plus de mystères sur un de ses protagonistes, pas sur un thème qui m’a particulièrement emballée, mais des rires et sourires fréquents qui rattrapent tout ça.

Nombre de tomes parus : 47 (série en cours).

Tome 1 : Naked in Death.

Tome 2 : Glory in Death.

Tome 3 : Immortal in Death.

Tome 4 : Rapture in Death.

Tome 5 : Ceremony in Death.

Tome 7 : Holiday in Death.

Tome 8 : Conspiracy in Death

Tome 9 : Loyalty in Death

Tome 10 : Witness in Death

Tome 11 : Judgment in Death

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Three Sisters Island, tome 3 : Facing the Fire

Nora Roberts. (autrice). 2001, 249 p. Romance – Fantastique. 7,16€. Livre lu en anglais sur liseuse.

Sam Logan est de retour. Après des années d’exil, l’homme aux yeux aussi bleus que l’océan débarque sur file où vit la femme qu’il aime. Oui, lui, le golden boy qui a réussi financièrement au-delà de tout espoir, est résolu à reconquérir sa belle sorcière rousse, avec ses propres armes. Naturellement, Mia le rejette d’emblée. Elle a été trop blessée par sa désertion dix ans plus tôt, elle ne veut plus souffrir. De surcroît, Sam doit affronter l’hostilité de Nell et de Ripley, déterminées à protéger leur amie coûte que coûte. Peut-il lutter contre ces trois femmes prêtes à utiliser leurs pouvoirs mystérieux pour le combattre ?

Après le sort de Nell, la charmante cuisinière, et Ripley, qui a développé une relation plutôt fun avec un universitaire maladroit et tête en l’air, ce dernier volume aborde Mia, mon personnage préféré, la libraire. Logan, son amour de jeunesse, revient sur l’île, officiellement pour de bon et pour regagner son coeur.

Officieusement, on se doute bien que ça n’attend que les quelques chapitres au début pour redémarrer, et j’avoue que j’en reste un peu déçue. J’aurais aimé plus d’hésitation, de suspense peut-être dans cette relation, même si elle est très belle, dans ses fondements magiques et humains. Et Logan est très attachant.

Les passages consacrés à la librairie ne sont pas aussi nombreux que je l’espérais, peut-être parce qu’elle est le domaine de Mia mais aussi présente qu’auparavant. Ils sont un peu gommés au profit de l’entreprise de Logan, je dirais.

Peut-être, aussi, que les choses restent un peu faciles suite aux choix des précédentes sorcières. Même si Mia est la seule à être physiquement, mortellement en danger, et que sa mère d’adoption est blessée. Je pense que j’espérais beaucoup de ce tome, de ce personnage flamboyant, et que je suis restée sur ma faim, par rapport à sa magie aussi, j’imagine.

Mais on reste également sur une trilogie doudou, joliment close malgré ces quelques notes en-dessous de mes espérances.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Tome 1 : Dance Upon the Air

Tome 2 : Heaven and Earth