Lecture sur un rocher

Saga, tome 1

Brian K. Vaughan (scénariste). Fiona Staples (dessinatrice, coloriste). Jo Chen (couverture). Laurent Queyssi (traducteur). 2012 (VO), 2015 (VF), 118 p. Urban Comics. Science-fiction.

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs. L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

J’avais beaucoup entendu parler de ce comics pour le côté SF très développé et la relation entre les protagonistes, Alana et Marko. J’avoue que je suis mitigé·e, presque déçu·e.

Le récit commence par un élément que je déteste franchement : un accouchement. Alors oui, ça ne dure pas longtemps et l’intrigue, la course-poursuite reprend très tôt … mais non, pas mon truc. J’avoue aussi que je ne suis pas très fan du dessin, les coups de stylo font un peu brouillon.

Mais j’avoue que mon gros problème c’est le fait que le récit tourne tellement autour du sexe, les personnages en parlent, en font, et le langage va souvent avec. Pour cet élément, je ne suis pas convaincu·e de continuer.

Certes, Alana et Marko sont mignons et on espère qu’ils vont s’en sortir. La demoiselle fantôme est plutôt sympathique. Le fait qu’Hazel soit la narratrice m’a plu et l’arrivée des grands-parents en tambour et trompette ferme bien le volume. Mais à part ça (et j’ai dû chercher), je ne suis pas tenté·e par la suite.

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

Lecture sur un rocher

Buffy contre les Vampires, saison 8 (comics)

Buffy The Vampire Slayer Season 1, 1 : The Long Way Home. Joss Whedon (scénariste). Georges Jeanty (dessinateur). Dave Stewart (coloriste). Jo Chen (couverture). Jérôme Wicky (traducteur). 2007 (VO), 2008 (VF), 118 p. Soleil (Fusion Comics). Comic – Adaptation de série.

Une mystérieuse menace nommée « crépuscule » plonge Buffy et ses compagnons dans leur aventure la plus spectaculaire.

Je n’étais pas du tout motivée à commencer cette huitième saison en comics. Je n’ai pas aimé la première saison revisitée par ce média et c’est en français. Buffy, c’est en VO. (Rien que l’expression « faire du sexe »).

Autre problème récurrent avec les comics : j’aime le style de la couverture mais ce n’est pas celui du comics en lui-même. Je n’aime pas l’interne. Pour moi, ce ne sont pas les personnages que j’aime. Ça ne me saute pas aux yeux donc ça m’agace. On n’est pas dans ce beau style réaliste reconnaissable de la couverture.

Question personnages, Dawn est là, transformée en géante. Pas que ça m’intéresse, franchement, mais on tourne autour du pot, et ça me passe au-dessus de la tête, ce qui lui arrive (et puis pour une histoire de boyfriend, je m’en fiche encore plus).

Je n’ai pas reconnu Buffy. Je veux bien que (dans cet ordre) sa maison lui manque. Sa mère. Sa « bande » (j’aime pas ce mot). Et les churros et le sexe. Là, mouais, c’est plus vraiment Buffy, pour moi. Et « nom d’un Odin en peluche »?

L’intrigue ne m’a pas intéressée plus que ça. J’ai apprécié la partie sur celle qui se fait passer pour Buffy dans les souterrains, je pense plus parce que je la découvre et que j’aimerais justement découvrir ces nouvelles Slayers. Mais sinon, ce ne sont pas mes personnages. Donc ça perd énormément d’intérêt à mes yeux.


Buffy The Vampire Slayer Season 8, 2 : No Future For You. Brandy K. Vaughan (scénario). Georges Jeanty (dessinateur). Dave Stewart (coloriste). Jo Chen (couverture). Jérôme Wicky (traducteur). 2007 (VO), 2008 (VF), 118 p. Soleil (Fusion Comics). Adaptation de série.

Lorsque les forces du mal recrutent une Tueuse débutante, Rupert Giles fait appel à Faith, la troisième Tueuse. Dangereuse et peu digne de confiance, il lui demande cependant de combattre cette nouvelle menace. En échange, Il fera table rase de son passé et la réhabilitera. Mais Buffy veille, elle n’a pas oublié que Faith a tenté de la tuer.

D’habitude, j’attends un peu avant de lire le tome suivant d’une série pour avoir les idées bien claires. Mais là j’avais envie d’en finir avec les comics Buffy que j’avais encore dans ma PAL pour passer à autre chose. Ce tome est justement un peu mieux passé, probablement parce que j’aime bien Faith et que j’ai cru à son personnage, ici. J’aime bien la couverture, déjà.

Le côté My Fair Lady, Giles qui essaie d’en faire une jeune femme de la haute société ou du moins d’en avoir l’air m’a assez plu. La British Gigi, Slayer de la haute qu’elle essaie d’approcher, est intéressante aussi. Et le rapprochement Giles – Faith, j’y crois. Là, c’est plutôt Buffy qui m’a agacée. Je pensais que la fin de la saison 7 les auraient un peu rapprochées.

Mais cet arc qui aurait pu monter en puissance est arrêté tout d’un coup. Vraiment dommage. Je trouvais que Genevieve avait du potentiel donc nouvelle déception. Même si ça ouvre une nouvelle porte à Faith, qui me plaît.

La dernière histoire propose un style graphique plus proche des couvertures et des personnages que je connais. Mais c’est pour nous expliquer entre autres ce qui est arrivé à Dawn et dont je me fiche complètement. Et je n’ai pas trop saisi la partie magique avec Buffy et Willow.

J’avoue que les références du style « girl power », « solidarité féminine », par contre, ça m’a un peu lassée. Et on reste donc dans la déception pour ce volume. Je ne sais pas si je poursuis en passant à l’anglais, honnêtement.

Nombre de tomes parus : 8 (série finie).

Lecture sur un rocher

Buffy contre les Vampires, saison 1 (comics)

Dan Brereton (1), Christopher Golden (1), Scott Lobdell (2), Fabian Nicieza (2) (scénaristes). Joe Bennett (1), Cliff Richards (2) (dessinateurs). Jeromy Cox (1), Guy Major (1), Dave McCaig (2) (coloristes). Thomas Davier (traducteur). 2009, 200 p. Soleil (Fusion Comics). Adaptation de série.

Origines ; Viva Las Buffy.

C’est une déception. Déjà, je trouve l’illustration de couverture pas terrible. Je préfère celle de la quatrième de couverture.

L’explication sur le retcon, ou continuité rétroactive, comme avec l’arrivée de nulle part de Dawn en début de saison 5, est intéressante. Mais c’est déjà un élément de la série qui ne me plaît pas tellement (déjà que je n’aime pas Dawn). Je n’aime pas qu’on intercale un élément par la suite, donc, déjà, je l’ai senti mal pour la deuxième histoire.

Je n’ai pas du tout aimé le style du dessin pour la première histoire. Pike est horrible. Les vampires ressemblent plus à des zombies, ce type de style ne me plaît pas. Et je n’aime pas la novélisation après film. Je savais ce qui allait se passer et je me suis ennuyée, agacée en plus par le style.

Lothos fait trop bizarre et le côté yeux rouges loin de la série à mon sens. On perd d’ailleurs le côté kitsch, fin 80s (90s?). Je trouve d’ailleurs un côté bâclé au style.

Et super remarque, Alex : « Buffy, crache le morceau. Willow a besoin de ragots pour se faire un film dans sa tête. » C’est quoi, cette horreur ?

Dans la deuxième histoire, les vampires ressemblent plus à ceux de la série, front, nez, yeux jaunes. Le style est juste un peu mieux, à mon sens, cependant. Déjà, il y a Dawn, on nage dans la continuité rétroactive, ce que je n’aime pas. Je n’ai pas non plus été spécialement contente de voir Angel, qui fait un peu cheveu sur la soupe. Je n’ai pas adhéré aux siamois et à l’humour des vampires. Et bien sûr il n’a pas changé sa sœur. Les auteurs créent un Alzheimer des vampires, auquel je n’ai pas cru non plus.

J’ai surtout bien aimé les couvertures finales de Paul Lee et Brian Horton.

Le deuxième récit propose en parallèle une histoire sur Giles. Je l’ai trouvée mal amenée, alors qu’elle aurait pu être intéressante.

On ne peut pas dire que Buffy en comics commence très bien, à mes yeux !

Nombre de tomes parus : 2 (série finie)

Lecture sur un rocher

X-Men Extra n°20 : Magneto Rex

Joe Pruett (scénariste). Brandon Peterson (dessinateur). Richard Isanove, Monica Kubina, Liquid ! (coloristes). Brandon Peterson (couverture). Geneviève Coulomb (traductrice). 2000, 72 p. Panini Comics (Marvel). Comic.

Ascension ; Au nom du père, du fil, de la guerre sainte ; Nous étions les rois.

Les Nations Unies ont décidé d’offrir un pays d’Afrique, anciennement à la pointe de la technologie, Genosha, à Magneto. Apparemment, ce pays a été dévasté dans un combat opposant celui-ci aux X-Men et ces derniers ont eu des pertes conséquentes. Malicia semble seule et elle essaie de faire entendre raison au héros de ce comic, comme son fils Pietro (qui est un gentil apparemment).

Le style graphique change énormément, je suis moins enthousiasmée. Mais Malicia est là, et on apprend pas mal sur les différents personnages, ce qui rattrape le premier point. Cependant, les dessins de Malicia ne me plaisent pas tellement, il y a un côté sec, tiré, tout en angles, qui ne me plaît pas.

J’avoue, j’étais surtout intriguée de savoir ce qui s’était passé entre elle et Magneto, puis ce qui a pu lui arriver à lui). C’est un peu perturbant, parce que je n’ai jamais entendu parler de ces évènements avant (des cartoons ou des films). Je savais juste que Pietro avait été un villain, pas qu’il était père de famille et Avenger

Trop de zones d’ombres (Genosha, ce qui est arrivé aux X-Men, entre Malicia et Magneto, et à ce dernier) pour que je passe vraiment un bon moment.

Lecture sur un rocher

X-Men n°139 : Enfants d’X-Men

Mike Carey (1) ; Ed Brubaker (2) ; Craig Kyle (3), Christopher Yost (scénaristes). Mike Choi (1) ; Salvador Larroca (2) ; Skottie Young (3) (dessinateurs). Sonia Oback (1) (coloriste). Mike Choi (couverture). 2002, 96 p. Panini Comics (Marvel). Comic.

(1) Aveuglés par la lumière (épilogue) ; (2) Les extrémistes (partie 5) ; (3) Enfants d’X-Men (1ère partie) ; (3) Enfants d’X-Men (2ème partie).

J’adore cette couverture. J’ai lu et acheté ce comic uniquement pour cette superbe illustration Gambit-Malicia.

La première histoire est celle dont est issue la couverture. Je l’ai adorée, dans un style différent du comic consacré à Malicia, mais qui évoque superbement sa relation avec Gambit. La jeune femme y est plus ou moins plongée dans un coma, un peu différemment représentée, mais superbe, tout comme Mystique.

Le reste d’Aveuglés par la lumière m’a moins importé, je l’avoue. Je ne sais pas exactement ce qui est arrivé à Malicia, comme cette histoire n’est pas un recueil unique mais part d’un ensemble que je n’ai pas, mais j’étais intriguée.

Les extrémistes, Endangered Species en anglais, a un style plus oppressant, sombre, dans les couleurs et le ton : Storm est enfermée dans un cercueil, alors que Kurt et le professeur Xavier essaient de trouver des survivants dans les décombres. C’est un peu étrange. J’ai eu un peu de mal à suivre différentes intrigues à la suite. Le design de Storm ne m’a pas tellement plu, et je ne connaissais ni le villain ni les autres.

Enfants d’X-Men ne m’a pas plu du tout, le style est beaucoup plus futuriste (je n’ai pas vu de date), crayonné, violent, avec des personnages dont je n’ai jamais entendu parler. J’en connaissais certains, mais je n’ai pas du tout aimé leur dessin : Beast, Wolverine, Scott. Je n’ai pas vu d’humour, juste de jeunes têtes à claques relativement frappées, un aspect peut-être augmenté par le trait. Et les « Purificateurs » en robe brune et croix blanche se réclamant de Stryker m’a paru glauque …. (intéressant, aussi, accessoirement).

A part dans Aveuglés par la lumière, j’ai été un peu gênée par la mise en gras très présente dans les bulles. C’est vraiment une coutume du comic dont je me passerais bien !

En définitive, je n’ai aimé que le premier récit, mais tellement, et avec cette superbe couverture, je ne suis pas déçue !

Quelques illustrations de ce comics :

Aveuglés par la lumière

Les extrémistes

*Enfants d’X-Men

Lecture sur un rocher

X-Men Extra n°34 : Malicia

Fiona Avery (scénariste). Aaron Lopresti (dessinateur). Julie Bell (couverture). 2002, 96 p. Panini Comics (Marvel). Comic.

Entre tes mains … Je suis l’exilée … Un songe passé ; Acte de foi

Malicia rejoint les X-Men après avoir fait partie d’un groupe de villains. Toujours effrayée par son pouvoir qu’elle déteste (absorber souvenirs ou pouvoirs rien que par un simple toucher), elle se trouve très dangereuse et ne pense pas pouvoir rester auprès d’autrui. Lorsqu’un accident se produit, elle s’enfuit de l’école et reprend son errance, avant de finalement découvrir que son pouvoir peut également servir utilement.

Mon premier comic non centré sur Batman ! Malicia est un personnage que j’aime beaucoup depuis la série animée, où on la voit lutter avec son incroyable pouvoir, qui peut être utile, mais la condamne à la solitude. J’avoue que mon affection pour elle vient en partie de son superbe accent du Sud, mais aussi de sa solitude et de sa tristesse.

Il y a deux styles d’illustrations, que j’ai beaucoup aimés : celui des couvertures, plutôt réalistes, et ceux du récit, plus proches de la série animée, sans en être adapté, plus en rondeurs. C’est touchant, avec une pointe d’espoir et d’optimisme à la fin.

Le texte en gras n’est pas aussi agaçant dans les bulles que dans d’autres comics. Un regret : l’accent du Sud de Malicia ne transparaît pas. Elle utilise quelques abréviations pour essayer de le rendre, mais ça n’est pas tout à fait ça.

Ces quelques chapitres suivent bien le désir d’intégration et les écueils que rencontrent l’héroïne. Découvrir cette partie des origines de Malicia m’a plu, servie par un style graphique très plaisant.

J’avoue, je regrette un peu Gambit. Et à part Malicia, seuls le professeur Xavier, Jean et Scott interviennent vraiment, même si on voit Tornade, Wolverine et Kurt (que j’aime beaucoup aussi ^^). Je suis ravie du focus sur Malicia, mais j’aurais bien aimé voir davantage de X-Men dans ce style graphique.