Au bord des mots, lectures sur un rocher

Utena, la fillette révolutionnaire, tome 2

Shojo Kakumei Utena. Chiho Saitô (auteur). Be-Papas (illustration). Anne Mallevay (traductrice). 1997 (VO), 2003, 208 p. Pika. Manga – Shojo. 6,95€.

Utena, mise à mal par Saiyonji, est sauvée par l’intervention de Toga. La réaction de ce dernier va déclencher bien d’autres inimitiés, notament celle de Yuri, la capitaine de l’équipe d’escrime…

Malgré l’apparition de deux personnages qui ont l’air intéressant (des jumeaux, garçon et fille, le jeune homme faisant partie de l’Ordre de la rose), je n’ai pas trouvé ce volume aussi intéressant que le précédent. Il y a quelques duels, mais pas de surprise, et si ça n’avait pas été pour le chapitre bonus humoristique, je me serais ennuyée, je pense.

Déjà, il m’a fallu relire le premier tome en diagonale, pas grand-chose n’était resté. Certes, le dessin est toujours aussi plaisant à l’oeil et me convient, mais le récit, ici, n’est pas fascinant, et il se coupe à un moment clé. Je sais, c’est le but, mais j’ai trouvé qu’il y avait peu d’action / révélations (deux duels, trois si on considère l’agression de Saionji en fin de premier tome), avec un élément intéressant : une fresque avec des prévisions de duels dans la chambre de Toga. A voir si c’est expliqué par la suite, ce n’est pas le cas à ce moment.

Un élément plutôt dommage, lorsque j’aime le dessin : de nombreuses pages sont un peu passées, comme si elles avaient « déteint », de noir et blanc avec nuances de gris on est dans le gris pâle. On y perd beaucoup. Surtout pour une illustration ou un personnage se dessine en filigrane, soit plus clair, derrière Utena …

Heureusement, le dernier chapitre est très drôle, sur une échange de corps entre Utena et Anthy suite à une recette plutôt épicée de leur petit animal, et clôt le volume sans trop de regret. En espérant une suite plus pimentée avec le volume 3 !

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 1

Au bord des mots, lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 5

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

J’ai beaucoup, beaucoup aimé la première histoire, qui présente la petite fée de la pluie ! Elle est très drôle, a du caractère et un design tout kawaii. J’ai bien l’impression, grâce à elle, d’avoir raison de me méfier d’Himawari : elle demande à Watanuki comment il peut l’approcher, avec ses pouvoirs … Gneuh, je veux savoir !

Les effets de style me plaisent toujours autant. Après les bulles en volutes de fumée, celle en goutte, verticales, toujours une trouvaille intéressante.

Le deuxième récit présente une jeune fille de l’école du héros, avec des ailes qu’il est seul à remarquer, et qui nous offrent un dessin plutôt menaçant de Yuko qui prend ce qui semble être une menace au sérieux. Quelques cases sont centrés sur Maru et Moro, les deux petites filles de la boutique, dans un dessin toujours adorable. L’action et le danger sont plus au rendez-vous que d’habitude. Un épisode plus sérieux et passionnant.

Le suivant m’a rappelé Alice au pays des merveilles avec ses fleurs parlantes et l’incursion de Watanuki dans un autre univers. C’est un peu court, et son absence permet à Yuko de régler un autre problème et rechercher quelqu’un … et on ne sait pas qui ! C’est frustrant, une fois encore.

J’ai l’impression qu’on passe le palier des petites enquêtes sans trop de conséquences avec ce volume, en touchant à un fil rouge avec la dernière histoire. Vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Pretty Guardian Sailor Moon, tome 5

Bishoujo Senshi Sailor Moon – Renewal Edition. Naoko Takeuchi (autrice). Fédoua Lamodière (traductrice). 2004 (VO), 2013 (VF), 256 p. Pika (Shojo). Manga. 6,95€.

Coincée au 30e siècle, Usagi est prisonnière du prince Diamond, chef de la secte Black Moon, qui la retient sur la planète Nemesis, dont l’énergie négative est censée bloquer les pouvoirs de notre héroïne. Mais soudain, le cristal d’argent se réveille et Usagi peut à nouveau se transformer en Sailor Moon et libérer ses amies. Elles parviennent à s’enfuir mais Tuxedo Mask, qui était parti à la recherche de Chibiusa, tombe entre les griffes de la mystérieuse Black Lady, qui fait de lui son esclave. Sailor Moon va devoir une fois de plus affronter son bien-aimé sous l’emprise de ses ennemis…

J’adore le personnage de Black Lady, particulièrement son costume, dont j’ai assez souvent rêvé de faire un cosplay ^^; J’aime aussi le manque de manichéisme de l’auteur, cette grande méchante n’est autre qu’une héroïne, une des good guys, avec sa part d’ombre que l’on découvre ici. On ne soupçonnait certes pas qu’elle en ait une aussi grande, mais je n’ai jamais tiqué devant ce rebondissement.

Même si j’avoue que sa passion pour Endymion, je n’ai jamais compris. Ok, elle l’adore dès le début, mais de là à s’en dire amoureuse et l’embrasser … Yuk, quoi. Mais j’avoue que le côté potiche de Mamoru me fera toujours rire. J’ai parfois l’impression qu’il n’est là que pour être kidnappé par la grande méchante et hypnotisé en gentil toutou amoureux d’elle. Et c’est plutôt fun ^^ (imagine une histoire bonus dans le style de la mangaka ^^,)

Un autre moment m’a beaucoup marquée, c’est la fin de Pluton. On la connaît peu, mais je n’ai jamais pu m’empêcher de me sentir très touchée par sa décision, et les conséquences qu’elle a, le courage d’aller au bout de sa mission.

Et cette page très paradoxe temporel : mais, mais, mais, Present et Future Usagi, vous pouvez vous rencontrer en vrai? Et le continuum espace-temps, vous y pensez ? (J’aurais aussi aimé qu’elle vieillisse un peu … déjà qu’à quatorze ans on lui dirait dix-huit, à plusieurs siècles, elle ne change toujours pas, ça aurait été intéressant un petit changement physique!).

Nombre de tomes parus : 12 (série finie).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

Au bord des mots, lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 4

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

On commence tout de suite avec Yuko qui fait tourner Watanuki en bourrique, ici pour les chocolats de Saint Valentin. J’aime toujours autant leurs escarmouches, mais pas tellement avec Domêki, qui s’accapare le cadeau pour Himawari sans y voir de problème.

J’adore le travail sur les doubles pages, même en noir et blanc, comme avec cette jeune fille qui reprend à Dômeki son gâteau, et son âme en même temps. Juste un petit bonus. Cette petite histoire est proprement charmante et très touchante, avec un esprit positif pour une fois.

L’histoire sur les jumelles est aussi plutôt intéressante, l’une étant introvertie et avec peu de confiance en elle, et sa sœur son opposée. J’ai aimé ne pas m’attendre à la résolution, et leur dessin est adorable. Les limitations de la jeune fille sont bien trouvées, je ne m’y attendais pas, une fois encore. J’ai particulièrement apprécié ce thème pour vraiment détester les remarques bien-pensantes de style « attention », « ne fais pas comme ça », qui ont surtout pour résultat de miner la confiance en soi justement …

La suivante présente un petit Watanuki encore très embêté par ses visions, et sa rencontre avec un autre petit garçon pas dérangé par les apparitions. Une jolie histoire plutôt triste. La dernière est courte et mystérieuse, avec un évènement étrange qui pique l’intérêt.

J’aime beaucoup les rappels à Tsubasa Reservoir Chronicle, ça donne envie de poursuivre/reprendre (je me suis arrêtée au 16e et j’étais complètement perdue).

Une fois encore, des petites histoires très intéressantes, même si je n’ai pas trop senti de fil rouge, plutôt quelques histoires qui mettent soit l’au-delà soit les pouvoirs de Yuko en valeur. Mais l’un dans l’autre, des thèmes toujours intéressant, sans parler d’un dessin toujours impeccable.

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 5

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Pretty Guardian Sailor Moon, tome 4

Bishoujo Senshi Sailor Moon – Renewal Edition. Naoko Takeuchi (autrice). Fédoua Lamodière (traductrice). 2004 (VO), 2013 (VF), 230 p. Pika (Shojo). Manga. 6,95€.

La vie d’Usagi est bouleversée depuis qu’a débarqué une mystérieuse petite fille, surnommée Chibiusa, qui veut lui voler son cristal d’argent. Parallèlement, les Sailors se font enlever les une après les autres par de nouveaux adversaires se réclamant de la secte Black Moon. Mais d’où viennent ces ennemis ? Que veulent-ils ? Et ont-ils un rapport avec Chibiusa ? Alors qu’Usagi tente d’en savoir plus sur la jeune inconnue, elle apprend qu’elle appartient au 30e siècle et qu’elle est venue chercher de l’aide dans le passé ! Sailor Moon, Sailor Venus et Tuxedo Mask entreprennent alors un voyage dans le futur afin d’élucider les mystères qui planent sur cette affaire…

Que cette lecture m’a fait du bien. Juste avant, j’avais lu le dernier tome de The Earl and the Fairy, qui est très mal passé, donc avec cette série que j’adore, j’ai pu me remotiver un peu en mangas, parce que ceux que j’avais lus dernièrement étaient loin d’être ma tasse de thé … Ça c’est un peu arrangé ^^

On en découvre un peu davantage sur Makoto, celle qui trône sur la couverture de ce volume. La scène dans laquelle elle parle de ses parents m’a un peu frappée, j’avais dans le souvenir que le jeune homme avec elle la vouvoyait, ce qui n’est pas le cas ici, mais est définitivement plus logique. J’aimerais davantage de petits moments légers comme celui-là. Leur rapprochement est beau est touchant, mais je n’ai absolument pas l’impression qu’il sera évoqué dans la suite de l’histoire, ce qui est vraiment dommage (et rend le moment un peu pointless).

J’aime aussi beaucoup les passages où on nous parle du futur, ce qui arrive aux différents personnages (et je me dis toujours que Némésis aurait été un bien meilleur nom pour la nouvelle planète que Sigma). Le passage où Usagi est enlevée par Diamant et interagit avec lui me plaît toujours autant, mais il est trop court, j’aime bien quand les récits prennent un peu leur temps, ce que celui-ci fait peu. C’est rythmé, mais j’aimerais passer davantage de temps sur chaque arc ^^

L’auteur nous présente un personnage que j’adore, Sailor Pluton, la gardienne du temps (qui était d’ailleurs le titre du volume de l’édition originale qui l’introduisait). Je suis toujours touchée par sa solitude, sa force.

Et je viens de découvrir que le rabat arrière de la jaquette ferait un parfait marque-page, avec le titre de la série, et Sailor Jupiter dans un style kawaii, toute petite, avec de petits points noirs sur les yeux. Très choupi ^^

Nombre de tomes parus : 14 (série finie).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 5

Au bord des mots, lectures sur un rocher

XXXHolic, tome 3

xxxHorikku. Clamp (autrices). Suzuka Asaoka, Alex Pilot (traduction). 2003 (VO), 2005 (VF), 180 p. Pika (Seinen). Manga – Fantastique. 8,05 €.

Lycéen, Kimihiro Watanuki est poussé malgré lui par une force étrange qui le fait entrer dans la maison d’une médium, Yûko Ichihara, qui attendait cette visite inéluctable. Face à ses déclarations, Kimihiro reste perplexe, et afin de parer à son scepticisme, la médium lui révèle des détails concernant son passé, notamment un lourd secret lié aux forces occultes. Pour se débarrasser des visions qui l’assaillent, Kimihiro accepte un petit boulot d’homme de ménage chez cette médium plutôt difficile à vivre…

Pourquoi faut-il que cette série soit si addictive ? Je ne peux lire qu’un volume à la fois T_T Certes, je savoure, mais zut, j’ai envie de la dévorer !

On commence par quelques jolies pages couleur, pour atterrir sur une partie de base-ball entre Watanuki et Yuko, et un pique-nique avec Dômeki, qui accompagne le duo dont la complicité commence à faire sourire, et Himawari, la jeune fille que Watanuki apprécie beaucoup. Shaolan refait une apparition, pour un passage dont je me souvenais dans Tsubasa Reservoir Chronicle.

C’est Himawari qui parle d’une autre affaire à Yuko : des lycéennes jouant avec les esprits. Heureusement que je n’ai pas lu cette histoire de nuit ou après un weekend chez une amie, j’aurais franchement flippé … Des points bonus pour l’air idiot de Watanuki avec l’accessoire que la sorcière lui refile. J’aime toujours le motif des volutes, même en noir et blanc. L’histoire est prenante et drôle à la fin.

Dans la suivante, on découvre la réserve d’objets magiques reçus en paiement des vœux exaucés par Yuko. Une jeune femme désire très fort un rouleau décoré, que la sorcière lui offre si elle promet de ne pas chercher à l’ouvrir, ce que bien entendu, elle ne fera pas (le vilain spoil, je sais). Encore une étude de la nature humaine dont j’ai aimé les conséquences chaotiques. Yukô porte un très joli yukata, aussi.

La dernière histoire, très jolie, nous fait découvrir un renard qui tient un stand de nourriture que peut voir Watanuki. Elle est toute petite, mais toute mimi, et j’espère recroiser ces personnages par la suite.

Zut, c’est trop court, vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série finie).

Tome 1

Tome 2

Tome 4

Tome 5

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Utena, la fillette révolutionnaire, tome 1

Shojo Kakumei Utena. Chiho Saitô (auteur). Be-Papas (illustration). Anne Mallevay (traductrice). 1996 (VO), 2003, 208 p. Pika. Manga – Shojo. 6,95€.

Utena perd ses parents alors qu’elle n’a que six ans. Un jour, errant tristement sous une pluie battante, elle tombe dans une rivière. Un homme mystérieux la sauve de la noyade et lui laisse une bague ornée d’un sceau en forme de rose.

Sept ans plus tard, comme tous les ans depuis ce jour-là, Utena reçoit une lettre cachetée par le sceau de la rose. Suivant les consignes de la lettre, elle s’inscrit à l’école Ohtori, ne sachant pas trop ce qui l’attend … 

Il y a quelques années, j’ai vu l’anime tiré de cette série manga, qui m’avait énormément plu, et je m’étais mise en tête de dénicher les livres. Ça n’a pas été une mince affaire. Il m’a fallu du temps pour les trouver, même si j’ai eu de la chance et que j’ai pu récupérer les cinq dans un laps de temps assez record (moins d’un an !). Je ne regrette pas du tout l’attente, j’ai beaucoup aimé ce début de série.

Le style de dessin est du shojo classique, les visages longs, au menton un peu pointus, les grands yeux, les détails des cheveux. On est surtout focalisés sur les personnages, mais j’ai beaucoup aimé certains éléments du décor, comme dans l’animé, celui de la tour des duels et du château d’illusion.

Il y a un élément qui me dérange fondamentalement dans l’intrigue. Pour venger une amie, Utena provoque en duel le jeune homme qui l’a humiliée, mais celui-ci accepte sans comprendre exactement la raison (il s’en fiche un peu, de la raison et de l’amie, en fait). Saionji l’attaque avec une véritable épée contre celle en bambou de la jeune fille, une épée prise dans le corps d’Anthy, la fiancée de la rose, qui lui appartient tant qu’il n’a pas été vaincu en duel … une fois victorieuse, Utena reçoit la propriété d’Anthy à son tour. Vous voyez mon problème, qui est aussi celui de l’héroïne : personne n’a à posséder un autre être humain, encore moins cette personne être forcée à faire tout ce que son « fiancé » exige d’elle. Utena continuera les duels principalement pour empêcher Anthy de tomber entre de mauvaises mains.

Anthy, en tant que personnage, est impossible. Elle est ultra passive, et fait plus pot de fleur que personnage, se contentant de sourire et d’obéir. Tôga, celui qui donne à Utena les explications sur les lettres et les duels, malgré son côté séducteur qui l’agace profondément, me plaît beaucoup. Saionji se comporte comme un parfait enfoiré, à maltraiter Anthy, et on se contente d’apercevoir les autres duellistes (deux, je crois) qui prendront plus d’importance par la suite. Utena est pleine de caractère, et j’ai pris plaisir à la suivre. A voir si cette impression positive se poursuivra par la suite ^^

Nombre de tomes parus : 5 (série finie).

Tome 2