Lectures sur un rocher

Feuilles d’octobre

En octobre, je suis immergée dans des livres du boulot, d’autant que je propose une soirée lecture à l’internat pour Halloween.

J’ai découvert Ne vous disputez pas avec un spectre en fouinant pour des achats de boulot. Une géniale lecture d’épouvante, avec un beau contexte, des personnages intéressants, des actions chouettes … juste une relation amoureuse qui arrive comme un cheveu sur la soupe et une fin bien trop happy end. Spoilers : je l’ai changée pour mes loulous. Je vous raconterai dans le billet.

Deux livres ensuite auxquels je n’ai pas réussi à accrocher. Gothic commence de manière très sérieuse, même pour un documentaire, et s’il est très bien illustré j’avais plus tendance à tourner les pages sans vraiment lire. Démarrer par l’architecture était particulièrement endormant en plus …

Et Stéréotypes, s’il me parlait franchement (cette séparation de la société selon le type de personne, Altruiste, Perfectionniste) est retombé comme un soufflé dès le début : merci l’accouchement sauvage dans la forêt, suivi par une agression sexuelle sur la demoiselle et une randonnée à pieds, no soucy Lucy. J’ai essayé de m’accrocher, mais c’est prévisible et raccroche trop de personnages et sous-intrigues pour être efficace.

Parmi les lectures du boulot, L’envol du dragon est adorable mais un peu léger (pas assez du côté maladie pour un thème de société, pas assez du côté imaginaire avec une vague incursion dans la réalité virtuelle).

Rana et le dauphin garde ce côté choupi, avec peut-être un peu plus de potentiel d’utilisation (le côté science-fiction, s’il reste fin, est exploitable avec un petit lecteur je pense – je ne parle pas de lecture plaisir mais de lecture pour le cours de français avec thème imposé^^,).

L’école est finie, si je l’ai trouvé intéressant et exploitable pour son côté société ET sf (jackpot XD deux trimestres en un 😛 ne rigolez pas, j’ai une soixantaine de livres à chercher pour chaque thème cette année ^^,) avec l’évolution de l’éducation, l’implication des entreprises, la fin reste légère (oui je sais c’est moi qui râle ^^,).

J’ai pioché Morwenna un peu par hasard chez les parents. Le début est étrange, et si je n’ai pas l’habitude de tant de références littéraires, imaginaires de surcroît, j’apprécie la balade, d’autant qu’on est immergé dans la culture anglo-saxonne en prime.

Le tome deux de la série du Livre perdu des sortilèges m’était vite tombé des mains parce que je n’en gardais aucun souvenir. La reprise du premier s’est faite tout en douceur et j’ai retrouvé toute l’affection que j’avais pour cette histoire et ses personnages.

Relecture de Full Moon – je crois, j’en avais de vagues souvenirs. Ca reste mignon, j’attends de voir. Il n’y a pas grand-chose à dire à part mignon, j’ai l’impression.

Le Dico Manga est un pavé assez conséquent, et qui a plus de dix ans. Je l’ai chipé au boulot, mais je ne suis pas sûre d’en venir à bout, déjà parce qu’il est énorme et parce que les choix me paraissent parfois discutables.

Ce petit livre sur la paix est en fait un mini documentaire sur des personnalités à base d’infographies. C’est mignon, le dessin est adorable, les informations importantes sont là sans trop en faire, mais je n’ai pas vraiment eu de surprise et ne suis pas aussi enthousiaste qu’en découvrant la collection.

Plus tard, je serai moi évoque joliment le sujet de l’orientation et de l’implication parfois malvenue des parents – ici, ils insistent pour que Selina devienne une artiste, et vont jusqu’à couper le chauffage et ne plus acheter que les essentiels en provisions pour qu’elle ait une vie aussi tragique que d’autres artistes.

Toujours en mode lecture de boulot, avec Je préfère qu’ils me croient mort, on évoque les jeunes Africains amenés en Europe par des arnaqueurs sous prétexte d’en faire des champions du foot. C’est prenant, bien dans le sujet, empathique. Si je n’ai pas été touchée, je l’ai néanmoins trouvé très bien dans son objectif et je le recommanderai sans problème.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en octobre ?

Lectures sur un rocher

Feuilles de septembre

En septembre … je ne lis pratiquement pas. Bizarrement, ça ne m’inquiète pas, pas encore.

Alors il y a eu quelques BDs au boulot, relecture ou découvertes comme L’odyssée d’Astérix mais je n’ai pas noté sur Goodreads …

Harry est fou est une petite BD très charmante sur un perroquet parlant. Je suis très surprise d’avoir autant apprécié, notamment pour l’esprit de l’animal, malgré un dessin qui m’a un peu perturbée. Je ne connaissais pas la collection Mille bulles de l’Ecole des Loisirs en prime.

Après Treachery in Death j’ai voulu poursuivre l’histoire d’Eve encore un peu. Mais j’ai abandonné From New York to Dallas devant le peu de répercussions de cette enquête explosive au volume précédent (tout un service véreux, dont la Lieutenante est allée jusqu’à organiser la mort de certains officiers qui ne suivaient pas ses vues). C’est à peine abordé et on embraie sur une enquête qui me tente moins. Du coup j’ai voulu relire un peu la série à ses débuts mais j’ai perdu une bonne partie de mes livres numériques il y a quelques mois avec les soucis de MacFly donc je n’ai plus le tome 1 … Le 3 a suivi le 2.

Mes petites lectures d’hier soir. J’avais de grandes attentes pour Aromantic (Love) Story et elles ont été remplies. Le traitement du questionnement sur la sexualité de l’héroïne m’a intéressée, et j’attends de voir la suite (même s’il y a une pointe d’appréhension).

Ceci est mon sang, parce que dammit y en a marre de ce tabou idiot. Je n’en suis qu’à l’introduction mais je ne me plains pas, l’écriture me donne envie de poursuivre. J’avoue que j’en attends beaucoup aussi.

Et … c’est tout. A part quelques BDs au boulot entre midi, je ne lis que le soir avant de dormir et je m’endors sur la liseuse (c’est peut-être pour ça que je dors si mal en ce moment).

Ça commence d’ailleurs à m’attrister. J’ai essayé de lire le deuxième tome du Livre des sortilèges mais je n’ai rien compris, mes parents me ramènent le premier, espérant que j’arrive mieux à suivre ensuite.

Si en matière d’écriture, je suis un peu larguée, la lecture ce n’est pas mieux cette rentrée en fait …

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en septembre ?

Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Amours d’Enfer – lecture à l’internat

Love is Hell. Scott Westerfeld ; Melissa Marr ; Laurie Faria Stolarz ; Justine Larbalestier ; Gabrielle Zevin (auteurs/rices). 2008 (VO), 2009 (VF), 254 p. Hachette (Black Moon). Nouvelles – Romance – Fantastique. 16€.

Tomber amoureux d’un fantôme, croire aux contes de fées, accepter l’impensable, se révolter contre un monde tout entier, sombrer dans la folie … Que ne ferait-on pas, par amour ! 

Il y a quelques années, je suis tombée par hasard sur ce recueil à la médiathèque. En voyant Westerfeld, je n’ai pas trop hésité, même si je m’attendais à m’y casser les dents, puisque la romance et moi …

Au final, j’avais vraiment apprécié les différentes nouvelles, notamment celle de W. et de Melissa Marr (mon avis complet), et j’avais repensé à ce recueil pour une lecture à l’internat – je voulais proposer de la romance et de l’imaginaire.

Je me suis un peu inquiétée d’abord, parce que les nouvelles étaient plus longues que dans mon souvenir et j’ai eu un coup de stress, est-ce que j’allais pouvoir être prête à temps ^^, oui non mais je stresse assez facilement sur les lectures, que ce soit le choix du texte, la préparation (relecture et éventuelles coupes) et la lecture en elle-même … heureusement que ma collègue est bieeeen plus zen !

La nouvelle de Westerfeld, Un Monde (presque) Parfait, était une évidence. Les différents adolescents, le contexte futuriste, les pointes d’humour, m’ont tout de suite sauté aux yeux pour la mise en voix.

J’avais très envie de leur faire découvrir le texte de Melissa Marr, Coup de foudre, mais il ne m’a fallu que quelques pages pour décider que ce n’était pas une très bonne idée. Je ne sais pas, le côté descriptif, les temps du passé, l’écriture un peu soutenue que je ne me sentais pas de changer, l’humour bien moins présent … En plus le côté ensorcellement avec les silkies ne me paraissait pas forcément très compatible avec le consentement … je ne suis pas allée jusqu’à la fin.

J’étais partie sur Le fantôme de mes rêves de Laurie Faria Stolarz, sur une romance entre Brenda, une adolescente, et un fantôme donc. Problème, de son vivant, le jeune homme a eu une mort tout sauf paisible, frappé à mort par le petit ami de sa mère, et je n’ai pas pensé que ce côté violent (pourtant pas non plus tellement abordé en détail) pourrait remuer mes élèves … l’une d’entre elles n’avait vraiment pas l’air bien et j’ai coupé l’histoire avant la fin.

Nota bene pour moi-même : dès qu’il y a des thèmes un peu particuliers, on en parle avec la collègue à l’avance, histoire d’être sûre qu’il n’y a pas de possible écho pour des gamin/e/s.

Heureusement, j’avais aussi préparé Caprice de fan de Gabrielle Zevin. Le début est vraiment chouette, on s’adresse directement à une audience « vous », il est question de la bibliothèque du collègue (et pas CDI, les enfants, ce sont les States, c’pas la même réalité), d’une jeune fille timide qui rencontre un garçon parfait mais personne d’autre ne semble le connaître, et il y a de curieuses ressemblances entre l’histoire qui se noue entre les deux et le livre que la bibliothécaire recommande à la demoiselle. Le côté mise en voix est vraiment chouette … mais je déteste la fin. Il s’avère qu’Aaron n’est pas un fantôme mais le produit de l’imagination de Paige, qui termine l’histoire en camisole de force dans un asile …

Bah du coup, vous savez quoi ? Je n’ai pas lu la fin aux gamines.

Je ne sais plus où exactement je me suis arrêtée, mais je leur ai dit qu’on n’allait pas découvrir la fin de l’autrice, (même si je ne dis pas autrice mais auteure, au travail, c’est déjà compliqué comme ça ^^,), mais qu’elles allaient imaginer la leur.

Malheureusement, c’était la fin de l’année et je n’ai pas trop eu l’occasion d’en reparler, donc je ne sais pas ce qu’elles ont pensé – elles ont un peu boudé, par contre 😛

Mais ça m’a donné une idée pour d’autres soirées à l’internat – pourquoi pas imaginer leurs propres histoires ? J’y ai repensé pendant ces vacances d’été, et j’en reparlerai à ma collègue, mais ça me parle bien !

Les élèves ont plutôt bien répondu à ces deux nouvelles – la demoiselle qui veut éprouver des émotions – dans un univers où ça n’est plus la peine, mais où un cours les force à revenir  » à l’âge de pierre » donc à notre époque ^^, – les a bien fait rire dans celle de Westerfeld, et à part le petit bémol sur le fantôme du texte du milieu … je crois que ça s’est bien passé, celle qui ne se sentait pas trop bien a été contente de la fin.

Elles sont surtout bien ri quand l’une a posé continuellement la même question en mode running gag « Du coup Madame elle s’est pris un râteau ? » pour Paige ^^, J’avoue, j’ai ri aussi.

Pour une prochaine soirée romance – imaginaire, j’ai l’autre recueil Black Moon. Mais je me demande, en fait. Est-ce que je peux faire des relectures ? Est-ce que ça leur plairait ? Avec d’autres textes, par exemple … ou pas tant que ce sont les mêmes demoiselles ? Parce qu’elles sont peu nombreuses comparées à l’internat garçon, en général elles sont toutes là, pas besoin d’organiser deux soirées sur le même thème.

C’est un peu ma question pour cette année aussi, en fait. Reprendre des textes déjà préparés me permettrait d’angoisser moins et d’avoir une charge de préparation d’autant diminuée. Mais est-ce que je risque d’ennuyer les élèves ?

Voilà, une soirée qui m’a laissée avec plus de questions que les précédentes … mais qui a été intéressante aussi.

Lectures sur un rocher

Feuilles d’août

En août, j’ai encore des déceptions, des abandons, des désherbages … mais je fais aussi de très belles découvertes.

C’est l’été, c’est fantasy urbaine doudou et plaisir, et Sans âme était le concurrent parfait. J’ai profité des cinq tomes, ce qui m’a fait du bien après mes deux abandons d’imaginaire de juillet.

J’ai fini par laisser tomber Terremer au début du 3ème récit (Tesra m’a d’ailleurs très justement fait remarquer qu’ils auraient pu au moins mettre une table des matières avec le nom des trois récits …). J’en ai assez de ce côté sexiste de « la magie n’est faite que pour les mecs » et c’est très plat.

Retour au numérique avec une série en deux tomes que m’avait prêtée Matilda il y a pfiouh bien quatre ans. Once a Witch a une vision de la magie que j’apprécie et l’héroïne m’a beaucoup plu.

J’essaie de reprendre Kushiel. J’avais trouvé les trois tomes d’occasion, et on m’en a dit tellement bien depuis ma première tentative, mais pour l’instant je m’ennuie un peu (je n’en suis pas encore trop dans l’apologie de la prostitution, donc bon). Après quelques centaines de pages, il y a un message sur le sexe, qui pour autant qu’il se veut positif me dérange, surtout que c’est dès l’enfance. Le côté politique est aussi franchement indigeste. Je m’arrête là.

Je suis tombée sur Matin brun au boulot. Je suis fascinée. C’est percutant. Très court, et pourtant.

Treachery in Death commence de manière très dynamique puisqu’Eve confie la responsabilité d’une enquête à Delia (que j’adore). Celle-ci est ensuite le témoin piégé d’un couple de policiers trempant clairement dans des affaires louches que les deux femmes vont essayer de démêler, sachant que la tête pensante de l’opération, une future capitaine, est aussi la fille d’un haut gradé intouchable, surnommé Saint. Je n’en suis qu’au début, mais j’aime ces prémisses.

La Présidente clôt cette série d’une manière qui m’a déplu, et je ne les conserverai pas. C’est un peu exagéré dans le récit, et le dessin est toujours aussi atroce.

En revanche, Le Grand Méchant Renard, c’est une bouffée de choupitude sur un renard qui, suivant les conseils d’un loup, kidnappe des oeufs pour les élever et manger les poussins ensuite. Malheureusement, ils s’attachent à leur « maman ». C’est adorable et plus drôle que je ne le pensais.

J’avais eu un mal fou à dénicher ce premier tome des Aventures d’Aline, ma mère m’ayant offert le 2ème. Je regrette un peu ces efforts. Le dessin ne me plaît pas, le ressort fantastique est mal expliqué, le récit et l’héroïne ne font pas naturels. Raconter de l’Histoire local par ce biais ne fonctionne donc pas.

Je reprends l’histoire de Logicielle par le début avec son arrivée dans la police et sa première enquête avec Germain et je suis dépitée. C’est une catastrophe 😦 L’aspect théâtre, l’enquête, les personnages … on est coincés dans les années 70 plutôt que 90 et je n’ai aimé qu’une référence.

Des châteaux, des histoires et des hommes est aussi chouette qu’il le laisse présager. C’est beau, c’est simple, c’est plein de petites informations intéressantes, surtout qu’on ne se limite absolument pas aux châteaux français. J’espère pouvoir le trouver pour le boulot !

J’ai dévoré The Earth, My Butt and Other Big Round Things, le récit d’une adolescente ronde dans le famille qui ne l’est pas du tout et refuse de l’accepter (la demoiselle … ou la famille ?). J’ai aimé que le côté parfait de la famille soit atténué et qu’il y ait de vrais beaux messages.

En matière de lectures adultes, il y a surtout du documentaire ce mois-ci, avec un roman – dont je me serais passée, en fait.

Un peu de littérature et beaucoup d’humour pour Ecrire avec style quand on n’est pas Victor Hugo, malheureusement un extrait d’un autre livre que j’ai aussi dans mes bibliothèques ^^, Mais on aborde des figures de style, des expressions avec légèreté dans un ouvrage plutôt joli en prime.

J’ai détesté Il était une lettre. On passe de plat à malsain en quelques pages, sans parler d’ennuyeux, et l’autrice nous propose un aspect de l’Irlande (à laquelle je ne m’attendais pas) que je déteste. Oh et c’est très prévisible en prime, de la secrétaire naïve des 70s avec son mari alcoolique au jeune couple de la fin des années 30 …

En revanche, Les conflits du XXème siècle m’ont passionnée. J’ai découvert plein de choses et j’ai beaucoup aimé l’écriture soutenue de l’autrice qui m’a plongée dans ces évènements. Elle ne se limite pas un compte-rendu de ce qui s’est passé mais propose aussi des analyses, ce qui m’a beaucoup plu.

C’était mieux demain est sensé évoquer des innovations rétrofuturistes. Le principe est fun, et je trouve les pub illustrées plutôt pas mal, mais les textes qui les accompagnent me perturbent un peu.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en août ?

Lectures sur un rocher

Feuilles de juillet

Juillet est un tout petit mois de lecture.

Lire un Jean-Loup Chiflet est toujours un plaisir. Trop court, une fois encore, des bribes d’éditions, des longueurs frustrantes mais savamment menées. Et des jeux de mots, tellement ❤

Je suis plutôt déçue par Le Palais des Mirages, que je me suis forcée à ne pas terminer. Les premières pages m’ont ennuyée, les personnages n’ont pas attiré mon attention et l’écriture ne m’a pas paru naturelle. Dommage, parce que le contexte m’avait séduite.

Je suis un peu en manque de SF. J’espérais beaucoup de La Machine à différences, surtout qu’elle démarre par une documentation sur l’uchronie avec plusieurs points qui m’ont plu (ouais en fait je devrais lire un documentaire sur la SF plutôt que la fiction vu que rien ne fonctionne en ce moment). Et le roman a démarré et j’ai été larguée et dépitée. J’envisage d’arrêter aussi avant la fin. J’en suis presque à la moitié et c’est vraiment le contexte qui sauve mon intérêt puisque les auteurs me perdent dans des verbiages qui donnent une impression de remplissage … et une fois encore, une écriture qui me dérange (trop familière au début, et après tellement soutenue que je tique sur certains termes).

J’avoue, quand je m’ennuie et qu’il fait chaud, c’est fantasy urbaine. J’ai repris la lecture de ces quatre volumes déjà lus (et dûment râlé sur la traduction avec la pauvre Zatoun XD pour le côté vulgaire et mal relu). L’univers me plaît beaucoup, dans ses personnages une fois encore très bien construits avec Nalini Singh, et un bon équilibre entre mystères personnels, enquêtes et univers. J’hésite à acquérir la série en VO hardback dans l’avenir.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en juillet ?

Lectures sur un rocher

Quatre soeurs, tome 4 : Geneviève

Malika Ferdjoukh (autrice). 2003, 216 p. L’École des Loisirs (Médium). Jeunesse. 8€.

L’été a presque vidé la Vill’Hervé. Hortense et Enid sont à Paris dans le moins de deux pièces de leur tante Jupitère et de leurs cousins Désirée et Harry. Bettina est partie camper à la campagne avec les DBB, chez une cousine Bethsabée inventée pour la circonstance. Charlie est là, mais ailleurs. Dans l’inquiétude du lendemain, sans doute. Dans la nostalgie de l’hiver avec Basile, peut-être aussi. Geneviève, elle, vend des glaces à la place en regardant passer les bateaux, les pédalos, les cumulos (nimbus) et surtout le mystérieux Vigo qui a commencé par se renverser en vélo devant elle et qui la renverse à son tour …

Je n’avais vraiment, vraiment pas envie d’en finir avec les soeurs. Ce tome n’est pas long, mais j’ai eu l’impression qu’on passait si peu de temps à la Vill’Hervé puisqu’on les suit soit à Paris soit à la campagne … Si j’ai beaucoup aimé la tante Jupitère (rien que son nom), ses enfants m’avaient déjà un peu ennuyée dans le tome précédent, je n’ai pas été ravie de les revoir ici.

L’écriture est toujours aussi douce, nostalgique, et je me suis laissée porter par les évènements, en attendant de retrouver chacun des personnages à la suite. Mais … j’ai eu des regrets pour chacun d’entre eux, ou presque. Hortense et ce garçon qui lui ment (pour se faire bien voir, mais quand même) et boit avant de conduire. Charlie que j’espérais voir reconsidérer les choses avec son scientifique retourné à Paris. Et je ne me rappelle même pas ce qui arrive à Bettina, je crois que ça implique des canards.

Mais bon, je me demande si peu importe la fin choisie par l’auteur, j’aurais été déçue de toute manière. Parce que je ne voulais pas dire au revoir aux quatre sœurs. La langue de l’autrice est toujours aussi agréable et poétique. Je pense que j’oublierai bien vite ce tome pour ne plus que me rappeler la douceur et la nostalgie du récit et de ces personnages si bien construits.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Enid HortenseBettina

Lectures sur un rocher

Feuilles de juin

En juin, j’ai l’impression de laisser la lecture de côté, mais pas au profit de mon sommeil ou de l’écriture … heureusement que les vacances approchent.

En cherchant des lectures pour l’internat, j’ai repensé à ce recueil de nouvelles. Je l’ai donc racheté d’occasion, et bien m’en a pris, les demoiselles ont vraiment apprécié la nouvelle de Westerfeld (forcément namého ❤ ) et celle de Gabrielle Zevin (je crois, la dernière). Je vous rajouterai une petite bafouille sur l’article publié pour vous raconter la soirée, qui a été bien fun.

Prudence s’est terminée avec l’élégance attendue. Encore un merveilleux moment de lecture dans l’univers de Gail Carriger.

Terremer c’est une autre histoire. Si l’univers a de l’intérêt, il n’est pas exempt de sexisme dans le premier texte, ce qui me peine, et si c’est choupi, diantre que c’est plat. Je suis coincée dans le troisième récit tellement je m’enquiquine et j’ai l’impression qu’il me manque des choses entre les textes.

Lady Mechanika m’avait tapé dans l’oeil pour son esthétique steampunk. Je ne suis pas déçue de ce côté, et l’héroïne est très humaine et touchante, l’intrigue policière me plaît (même si c’est assez typique, perte de mémoire, recherche de semblables). J’ai juste eu du mal à me refaire aux textes très consistants des comics.

Le troisième tome d’Harley Quinn rattrape le deuxième, je trouve. Batman entre en scène d’une manière très drôle, Harley retrouve son mordant, même si j’apprécie toujours aussi peu les incursions d’autres dessinateurs (même si ceux du premier m’avaient beaucoup plu). J’hésite à poursuivre la série.

J’ai chipé 50 nuances de Grecs au boulot, pour la pause déjeuner. J’ai retrouvé avec plaisir l’humour satirique de Silex and the City, mais je suis un peu déçue, c’est bien trop court. Mais j’ai ri … j’ai ri ..

Je ne lis plus les Lucky Luke que d’un oeil distrait depuis quelques années, lorsque je n’ai rien à me mettre sous la dent au boulot ou que je fais l’inventaire ^^, Pour le coup, je suis agréablement surprise. Les clins d’oeils sont nombreux, les blagues plaisantes, le choix de personnages Juifs est inattendu et bien mené.

Bon en fait Kiss Kiss je l’ai lu en français et je ne suis pas convaincue. Il se répète trop par rapport à Mieux vaut en rire et Coup de gigot (oui je sais je n’aurais pas dû les lire à la suite mais c’était pour une lecture au boulot) et les histoires m’ont un peu déçue.

J’avais une envie de littérature et de découvrir Jean d’Ormesson. Je reste sur ma faim, je me suis ennuyée avant la page cinquante et pas envie de m’accrocher. Je m’attendais à plus drôle, plus original.

Mathéo et la tolle Mädchen est une petite lecture en allemand. Si j’ai apprécié le contexte de science-fiction (des Français qui déménagent en Allemagne parce que le climat est devenu trop dangereux, tempêtes etc., des avancées technologiques) il est mince au final et n’est qu’une romance et un récit d’adaptation dans un nouveau pays, ce qui m’a ennuyée.

Transsexuelle et convertie à l’islam me laisse un peu mitigée. Le témoignage est important, mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose pour être vraiment touchée, même si l’enfance de la narratrice est difficile et triste. Peut-être pas assez de détails à l’âge adulte sur les démarches administratives ? Je m’attendais aussi à une plongée plus importante dans l’aspect religieux, ce qui n’est pas le cas. Je ne sais pas trop, mais je ne regrette pas du tout d’avoir découvert ce livre.

Homme – femme : de quel sexe êtes-vous ? ne me dit rien qui vaille. C’est un essai universitaire, donc je lis genre trois phrases avant de m’endormir, ce qui en ce moment est bien compliqué, merci la chaleur ambiante. Et en prime je ne retiens rien. Je ne pense pas que pour découvrir un ouvrage sur le genre, un recueil d’essais soit vraiment adapté. (C’est local, mais bon).

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en juin ?