Life as a Teacher Librarian - Pérégrinations de profdoc

Amours d’Enfer – lecture à l’internat

Love is Hell. Scott Westerfeld ; Melissa Marr ; Laurie Faria Stolarz ; Justine Larbalestier ; Gabrielle Zevin (auteurs/rices). 2008 (VO), 2009 (VF), 254 p. Hachette (Black Moon). Nouvelles – Romance – Fantastique. 16€.

Tomber amoureux d’un fantôme, croire aux contes de fées, accepter l’impensable, se révolter contre un monde tout entier, sombrer dans la folie … Que ne ferait-on pas, par amour ! 

Il y a quelques années, je suis tombée par hasard sur ce recueil à la médiathèque. En voyant Westerfeld, je n’ai pas trop hésité, même si je m’attendais à m’y casser les dents, puisque la romance et moi …

Au final, j’avais vraiment apprécié les différentes nouvelles, notamment celle de W. et de Melissa Marr (mon avis complet), et j’avais repensé à ce recueil pour une lecture à l’internat – je voulais proposer de la romance et de l’imaginaire.

Je me suis un peu inquiétée d’abord, parce que les nouvelles étaient plus longues que dans mon souvenir et j’ai eu un coup de stress, est-ce que j’allais pouvoir être prête à temps ^^, oui non mais je stresse assez facilement sur les lectures, que ce soit le choix du texte, la préparation (relecture et éventuelles coupes) et la lecture en elle-même … heureusement que ma collègue est bieeeen plus zen !

La nouvelle de Westerfeld, Un Monde (presque) Parfait, était une évidence. Les différents adolescents, le contexte futuriste, les pointes d’humour, m’ont tout de suite sauté aux yeux pour la mise en voix.

J’avais très envie de leur faire découvrir le texte de Melissa Marr, Coup de foudre, mais il ne m’a fallu que quelques pages pour décider que ce n’était pas une très bonne idée. Je ne sais pas, le côté descriptif, les temps du passé, l’écriture un peu soutenue que je ne me sentais pas de changer, l’humour bien moins présent … En plus le côté ensorcellement avec les silkies ne me paraissait pas forcément très compatible avec le consentement … je ne suis pas allée jusqu’à la fin.

J’étais partie sur Le fantôme de mes rêves de Laurie Faria Stolarz, sur une romance entre Brenda, une adolescente, et un fantôme donc. Problème, de son vivant, le jeune homme a eu une mort tout sauf paisible, frappé à mort par le petit ami de sa mère, et je n’ai pas pensé que ce côté violent (pourtant pas non plus tellement abordé en détail) pourrait remuer mes élèves … l’une d’entre elles n’avait vraiment pas l’air bien et j’ai coupé l’histoire avant la fin.

Nota bene pour moi-même : dès qu’il y a des thèmes un peu particuliers, on en parle avec la collègue à l’avance, histoire d’être sûre qu’il n’y a pas de possible écho pour des gamin/e/s.

Heureusement, j’avais aussi préparé Caprice de fan de Gabrielle Zevin. Le début est vraiment chouette, on s’adresse directement à une audience « vous », il est question de la bibliothèque du collègue (et pas CDI, les enfants, ce sont les States, c’pas la même réalité), d’une jeune fille timide qui rencontre un garçon parfait mais personne d’autre ne semble le connaître, et il y a de curieuses ressemblances entre l’histoire qui se noue entre les deux et le livre que la bibliothécaire recommande à la demoiselle. Le côté mise en voix est vraiment chouette … mais je déteste la fin. Il s’avère qu’Aaron n’est pas un fantôme mais le produit de l’imagination de Paige, qui termine l’histoire en camisole de force dans un asile …

Bah du coup, vous savez quoi ? Je n’ai pas lu la fin aux gamines.

Je ne sais plus où exactement je me suis arrêtée, mais je leur ai dit qu’on n’allait pas découvrir la fin de l’autrice, (même si je ne dis pas autrice mais auteure, au travail, c’est déjà compliqué comme ça ^^,), mais qu’elles allaient imaginer la leur.

Malheureusement, c’était la fin de l’année et je n’ai pas trop eu l’occasion d’en reparler, donc je ne sais pas ce qu’elles ont pensé – elles ont un peu boudé, par contre 😛

Mais ça m’a donné une idée pour d’autres soirées à l’internat – pourquoi pas imaginer leurs propres histoires ? J’y ai repensé pendant ces vacances d’été, et j’en reparlerai à ma collègue, mais ça me parle bien !

Les élèves ont plutôt bien répondu à ces deux nouvelles – la demoiselle qui veut éprouver des émotions – dans un univers où ça n’est plus la peine, mais où un cours les force à revenir  » à l’âge de pierre » donc à notre époque ^^, – les a bien fait rire dans celle de Westerfeld, et à part le petit bémol sur le fantôme du texte du milieu … je crois que ça s’est bien passé, celle qui ne se sentait pas trop bien a été contente de la fin.

Elles sont surtout bien ri quand l’une a posé continuellement la même question en mode running gag « Du coup Madame elle s’est pris un râteau ? » pour Paige ^^, J’avoue, j’ai ri aussi.

Pour une prochaine soirée romance – imaginaire, j’ai l’autre recueil Black Moon. Mais je me demande, en fait. Est-ce que je peux faire des relectures ? Est-ce que ça leur plairait ? Avec d’autres textes, par exemple … ou pas tant que ce sont les mêmes demoiselles ? Parce qu’elles sont peu nombreuses comparées à l’internat garçon, en général elles sont toutes là, pas besoin d’organiser deux soirées sur le même thème.

C’est un peu ma question pour cette année aussi, en fait. Reprendre des textes déjà préparés me permettrait d’angoisser moins et d’avoir une charge de préparation d’autant diminuée. Mais est-ce que je risque d’ennuyer les élèves ?

Voilà, une soirée qui m’a laissée avec plus de questions que les précédentes … mais qui a été intéressante aussi.

Lectures sur un rocher

Feuilles d’août

En août, j’ai encore des déceptions, des abandons, des désherbages … mais je fais aussi de très belles découvertes.

C’est l’été, c’est fantasy urbaine doudou et plaisir, et Sans âme était le concurrent parfait. J’ai profité des cinq tomes, ce qui m’a fait du bien après mes deux abandons d’imaginaire de juillet.

J’ai fini par laisser tomber Terremer au début du 3ème récit (Tesra m’a d’ailleurs très justement fait remarquer qu’ils auraient pu au moins mettre une table des matières avec le nom des trois récits …). J’en ai assez de ce côté sexiste de « la magie n’est faite que pour les mecs » et c’est très plat.

Retour au numérique avec une série en deux tomes que m’avait prêtée Matilda il y a pfiouh bien quatre ans. Once a Witch a une vision de la magie que j’apprécie et l’héroïne m’a beaucoup plu.

J’essaie de reprendre Kushiel. J’avais trouvé les trois tomes d’occasion, et on m’en a dit tellement bien depuis ma première tentative, mais pour l’instant je m’ennuie un peu (je n’en suis pas encore trop dans l’apologie de la prostitution, donc bon). Après quelques centaines de pages, il y a un message sur le sexe, qui pour autant qu’il se veut positif me dérange, surtout que c’est dès l’enfance. Le côté politique est aussi franchement indigeste. Je m’arrête là.

Je suis tombée sur Matin brun au boulot. Je suis fascinée. C’est percutant. Très court, et pourtant.

Treachery in Death commence de manière très dynamique puisqu’Eve confie la responsabilité d’une enquête à Delia (que j’adore). Celle-ci est ensuite le témoin piégé d’un couple de policiers trempant clairement dans des affaires louches que les deux femmes vont essayer de démêler, sachant que la tête pensante de l’opération, une future capitaine, est aussi la fille d’un haut gradé intouchable, surnommé Saint. Je n’en suis qu’au début, mais j’aime ces prémisses.

La Présidente clôt cette série d’une manière qui m’a déplu, et je ne les conserverai pas. C’est un peu exagéré dans le récit, et le dessin est toujours aussi atroce.

En revanche, Le Grand Méchant Renard, c’est une bouffée de choupitude sur un renard qui, suivant les conseils d’un loup, kidnappe des oeufs pour les élever et manger les poussins ensuite. Malheureusement, ils s’attachent à leur « maman ». C’est adorable et plus drôle que je ne le pensais.

J’avais eu un mal fou à dénicher ce premier tome des Aventures d’Aline, ma mère m’ayant offert le 2ème. Je regrette un peu ces efforts. Le dessin ne me plaît pas, le ressort fantastique est mal expliqué, le récit et l’héroïne ne font pas naturels. Raconter de l’Histoire local par ce biais ne fonctionne donc pas.

Je reprends l’histoire de Logicielle par le début avec son arrivée dans la police et sa première enquête avec Germain et je suis dépitée. C’est une catastrophe 😦 L’aspect théâtre, l’enquête, les personnages … on est coincés dans les années 70 plutôt que 90 et je n’ai aimé qu’une référence.

Des châteaux, des histoires et des hommes est aussi chouette qu’il le laisse présager. C’est beau, c’est simple, c’est plein de petites informations intéressantes, surtout qu’on ne se limite absolument pas aux châteaux français. J’espère pouvoir le trouver pour le boulot !

J’ai dévoré The Earth, My Butt and Other Big Round Things, le récit d’une adolescente ronde dans le famille qui ne l’est pas du tout et refuse de l’accepter (la demoiselle … ou la famille ?). J’ai aimé que le côté parfait de la famille soit atténué et qu’il y ait de vrais beaux messages.

En matière de lectures adultes, il y a surtout du documentaire ce mois-ci, avec un roman – dont je me serais passée, en fait.

Un peu de littérature et beaucoup d’humour pour Ecrire avec style quand on n’est pas Victor Hugo, malheureusement un extrait d’un autre livre que j’ai aussi dans mes bibliothèques ^^, Mais on aborde des figures de style, des expressions avec légèreté dans un ouvrage plutôt joli en prime.

J’ai détesté Il était une lettre. On passe de plat à malsain en quelques pages, sans parler d’ennuyeux, et l’autrice nous propose un aspect de l’Irlande (à laquelle je ne m’attendais pas) que je déteste. Oh et c’est très prévisible en prime, de la secrétaire naïve des 70s avec son mari alcoolique au jeune couple de la fin des années 30 …

En revanche, Les conflits du XXème siècle m’ont passionnée. J’ai découvert plein de choses et j’ai beaucoup aimé l’écriture soutenue de l’autrice qui m’a plongée dans ces évènements. Elle ne se limite pas un compte-rendu de ce qui s’est passé mais propose aussi des analyses, ce qui m’a beaucoup plu.

C’était mieux demain est sensé évoquer des innovations rétrofuturistes. Le principe est fun, et je trouve les pub illustrées plutôt pas mal, mais les textes qui les accompagnent me perturbent un peu.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en août ?

Lectures sur un rocher

Feuilles de juillet

Juillet est un tout petit mois de lecture.

Lire un Jean-Loup Chiflet est toujours un plaisir. Trop court, une fois encore, des bribes d’éditions, des longueurs frustrantes mais savamment menées. Et des jeux de mots, tellement ❤

Je suis plutôt déçue par Le Palais des Mirages, que je me suis forcée à ne pas terminer. Les premières pages m’ont ennuyée, les personnages n’ont pas attiré mon attention et l’écriture ne m’a pas paru naturelle. Dommage, parce que le contexte m’avait séduite.

Je suis un peu en manque de SF. J’espérais beaucoup de La Machine à différences, surtout qu’elle démarre par une documentation sur l’uchronie avec plusieurs points qui m’ont plu (ouais en fait je devrais lire un documentaire sur la SF plutôt que la fiction vu que rien ne fonctionne en ce moment). Et le roman a démarré et j’ai été larguée et dépitée. J’envisage d’arrêter aussi avant la fin. J’en suis presque à la moitié et c’est vraiment le contexte qui sauve mon intérêt puisque les auteurs me perdent dans des verbiages qui donnent une impression de remplissage … et une fois encore, une écriture qui me dérange (trop familière au début, et après tellement soutenue que je tique sur certains termes).

J’avoue, quand je m’ennuie et qu’il fait chaud, c’est fantasy urbaine. J’ai repris la lecture de ces quatre volumes déjà lus (et dûment râlé sur la traduction avec la pauvre Zatoun XD pour le côté vulgaire et mal relu). L’univers me plaît beaucoup, dans ses personnages une fois encore très bien construits avec Nalini Singh, et un bon équilibre entre mystères personnels, enquêtes et univers. J’hésite à acquérir la série en VO hardback dans l’avenir.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en juillet ?

Lectures sur un rocher

Quatre soeurs, tome 4 : Geneviève

Malika Ferdjoukh (autrice). 2003, 216 p. L’École des Loisirs (Médium). Jeunesse. 8€.

L’été a presque vidé la Vill’Hervé. Hortense et Enid sont à Paris dans le moins de deux pièces de leur tante Jupitère et de leurs cousins Désirée et Harry. Bettina est partie camper à la campagne avec les DBB, chez une cousine Bethsabée inventée pour la circonstance. Charlie est là, mais ailleurs. Dans l’inquiétude du lendemain, sans doute. Dans la nostalgie de l’hiver avec Basile, peut-être aussi. Geneviève, elle, vend des glaces à la place en regardant passer les bateaux, les pédalos, les cumulos (nimbus) et surtout le mystérieux Vigo qui a commencé par se renverser en vélo devant elle et qui la renverse à son tour …

Je n’avais vraiment, vraiment pas envie d’en finir avec les soeurs. Ce tome n’est pas long, mais j’ai eu l’impression qu’on passait si peu de temps à la Vill’Hervé puisqu’on les suit soit à Paris soit à la campagne … Si j’ai beaucoup aimé la tante Jupitère (rien que son nom), ses enfants m’avaient déjà un peu ennuyée dans le tome précédent, je n’ai pas été ravie de les revoir ici.

L’écriture est toujours aussi douce, nostalgique, et je me suis laissée porter par les évènements, en attendant de retrouver chacun des personnages à la suite. Mais … j’ai eu des regrets pour chacun d’entre eux, ou presque. Hortense et ce garçon qui lui ment (pour se faire bien voir, mais quand même) et boit avant de conduire. Charlie que j’espérais voir reconsidérer les choses avec son scientifique retourné à Paris. Et je ne me rappelle même pas ce qui arrive à Bettina, je crois que ça implique des canards.

Mais bon, je me demande si peu importe la fin choisie par l’auteur, j’aurais été déçue de toute manière. Parce que je ne voulais pas dire au revoir aux quatre sœurs. La langue de l’autrice est toujours aussi agréable et poétique. Je pense que j’oublierai bien vite ce tome pour ne plus que me rappeler la douceur et la nostalgie du récit et de ces personnages si bien construits.

Nombre de tomes parus : 4 (série finie).

Enid HortenseBettina

Lectures sur un rocher

Feuilles de juin

En juin, j’ai l’impression de laisser la lecture de côté, mais pas au profit de mon sommeil ou de l’écriture … heureusement que les vacances approchent.

En cherchant des lectures pour l’internat, j’ai repensé à ce recueil de nouvelles. Je l’ai donc racheté d’occasion, et bien m’en a pris, les demoiselles ont vraiment apprécié la nouvelle de Westerfeld (forcément namého ❤ ) et celle de Gabrielle Zevin (je crois, la dernière). Je vous rajouterai une petite bafouille sur l’article publié pour vous raconter la soirée, qui a été bien fun.

Prudence s’est terminée avec l’élégance attendue. Encore un merveilleux moment de lecture dans l’univers de Gail Carriger.

Terremer c’est une autre histoire. Si l’univers a de l’intérêt, il n’est pas exempt de sexisme dans le premier texte, ce qui me peine, et si c’est choupi, diantre que c’est plat. Je suis coincée dans le troisième récit tellement je m’enquiquine et j’ai l’impression qu’il me manque des choses entre les textes.

Lady Mechanika m’avait tapé dans l’oeil pour son esthétique steampunk. Je ne suis pas déçue de ce côté, et l’héroïne est très humaine et touchante, l’intrigue policière me plaît (même si c’est assez typique, perte de mémoire, recherche de semblables). J’ai juste eu du mal à me refaire aux textes très consistants des comics.

Le troisième tome d’Harley Quinn rattrape le deuxième, je trouve. Batman entre en scène d’une manière très drôle, Harley retrouve son mordant, même si j’apprécie toujours aussi peu les incursions d’autres dessinateurs (même si ceux du premier m’avaient beaucoup plu). J’hésite à poursuivre la série.

J’ai chipé 50 nuances de Grecs au boulot, pour la pause déjeuner. J’ai retrouvé avec plaisir l’humour satirique de Silex and the City, mais je suis un peu déçue, c’est bien trop court. Mais j’ai ri … j’ai ri ..

Je ne lis plus les Lucky Luke que d’un oeil distrait depuis quelques années, lorsque je n’ai rien à me mettre sous la dent au boulot ou que je fais l’inventaire ^^, Pour le coup, je suis agréablement surprise. Les clins d’oeils sont nombreux, les blagues plaisantes, le choix de personnages Juifs est inattendu et bien mené.

Bon en fait Kiss Kiss je l’ai lu en français et je ne suis pas convaincue. Il se répète trop par rapport à Mieux vaut en rire et Coup de gigot (oui je sais je n’aurais pas dû les lire à la suite mais c’était pour une lecture au boulot) et les histoires m’ont un peu déçue.

J’avais une envie de littérature et de découvrir Jean d’Ormesson. Je reste sur ma faim, je me suis ennuyée avant la page cinquante et pas envie de m’accrocher. Je m’attendais à plus drôle, plus original.

Mathéo et la tolle Mädchen est une petite lecture en allemand. Si j’ai apprécié le contexte de science-fiction (des Français qui déménagent en Allemagne parce que le climat est devenu trop dangereux, tempêtes etc., des avancées technologiques) il est mince au final et n’est qu’une romance et un récit d’adaptation dans un nouveau pays, ce qui m’a ennuyée.

Transsexuelle et convertie à l’islam me laisse un peu mitigée. Le témoignage est important, mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose pour être vraiment touchée, même si l’enfance de la narratrice est difficile et triste. Peut-être pas assez de détails à l’âge adulte sur les démarches administratives ? Je m’attendais aussi à une plongée plus importante dans l’aspect religieux, ce qui n’est pas le cas. Je ne sais pas trop, mais je ne regrette pas du tout d’avoir découvert ce livre.

Homme – femme : de quel sexe êtes-vous ? ne me dit rien qui vaille. C’est un essai universitaire, donc je lis genre trois phrases avant de m’endormir, ce qui en ce moment est bien compliqué, merci la chaleur ambiante. Et en prime je ne retiens rien. Je ne pense pas que pour découvrir un ouvrage sur le genre, un recueil d’essais soit vraiment adapté. (C’est local, mais bon).

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en juin ?

Lectures sur un rocher

In Death, tome 14 : Seduction in Death

Fascination du crime (VF). Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). Vivid, Photonica (illustration). 200, 162 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. 5,97 €.

Une jeune femme est retrouvée morte, poussée de son balcon. Mais Eve découvre que ce n’est pas sa chute qui l’a tuée, et tout porte à croire que c’est le jeune homme qu’elle a entraîné chez elle, et qui ne s’arrêtera probablement pas là.

Seduction in Death faisait partie des volumes papiers de la série que j’avais achetés en Irlande il y a quelques années, c’est donc une relecture. L’élément de surprise n’était ainsi pas présent, je connaissais le criminel, et ses raisons d’agir. Mais j’ai été contente de le retrouver dans l’ordre de lecture initial -on manque surtout le développement de personnages, en sautant des volumes.

J’ai été ravie de retrouver le personnage de Louise, cette femme médecin aisée qui travaille dans une clinique pour les gens moins fortunés. Pareil pour Summerset, le majordome, et Charles, le compagnon licencié ami de Peabody (que je préfère tout de même à McNab).

L’humour est toujours présent, notamment avec quelques piques sur le fait qu’Eve peut dénicher un meurtre dans une partie dans la ville qui n’appartient pas à Roarke (il faut avouer que c’est le cas les 3/4 du temps ; j’ai été très surprise que ça ne soit pas le cas cette fois-ci encore !).

Je peux me tromper, mais j’ai l’impression qu’on est face à un cas un peu particulier dans ses enquêtes : le narrateur suit rapidement – juste après les cinquante premières pages – le meurtrier, en nous donnant son nom, décrivant ses activités, etc. Ça change, ça introduit un facteur de nouveauté, on apprend ses raisons plus tôt, mais vraiment, ce choix retire une bonne partie du plaisir. J’adore essayer de deviner qui est le criminel en faisant fonctionner mes petites cellules grises, et là on retire cette petite joie très tôt…

Et à part ça, j’avais juste envie de défenestrer littéralement ce petit enfoiré. Bien sûr, il mérite de sortir avec cette jeune femme fascinante (et ce n’est pas tout ce qu’il mérite, hein, bien sûr) et avec son abruti de copain ils comptent les points … Des baffes !

C’est en partie pour ça que ce volume est loin d’être mon préféré. Il n’y a pas d’enquête à mon goût puisque je sais déjà pourquoi il a fait ça. Je n’ai pas trop envie de suivre l’enquête puisqu’en plus c’est une relecture. A part la rencontre entre Charles et Louise il n’y a pas de grand développement fondamental, et les thèmes (drogue qui affecte les inhibitions, si je me rappelle bien) ne me passionnent pas. C’est un tome qui se laisse lire (en énervant un peu), sans plus.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Naked in Death Glory in Death Immortal in Death

Rapture in Death Ceremony in Death Vengeance in Death

Holiday in Death / Conspiracy in Death / Loyalty in Death

Witness in Death / Judgment in Death / Betrayal in Death

Interlude in Death

Lectures sur un rocher

Feuilles de mai

En mai, j’essaie de me faire une raison. Je ne goberai plus un pavé aussi facilement qu’avant, mais ça ne m’empêchera pas de fair de merveilleuses découvertes. Ou de me casser les dents sur d’autres lectures.

Le Bibliomancien, c’est tout ce que j’aime. Un bibliothécaire bourré de références littéraires et geek use de magie pour sortir des objets de livres, ou lorsqu’il les scanne et les catalogue. CATALOGAGE ❤ pardon XD j’ai été bib avant d’être doc’ et damn j’adore toujours autant cet aspect technique XD C’est fluide, c’est fun, c’est prenant, et superbement traduit – à tel point qu’on en oublie que c’est pas de la VF ! – par Lionel Davoust ❤

Sabbat Samba termine les aventures de Roberta Morgenstern avec panache. Malgré un largage attendu parce que tome 2 lu il y a 5 ans, je me suis laissée emportée par ce petit bout de sorcière pas comme les autres, malgré un bébé sur les talons. Plein de vie et d’humour dans un univers bien complexe – si ça vous tente, lancez-vous avec la superbe intégrale Brage ! C’est mieux de tout lire à la suite en plus 😉

L’emprise du Lwa : en plus de n’avoir rien compris à l’histoire, je n’ai pas du tout adhéré à la langue, et je pense qu’il y a des soucis de correction. Carrément un mot barré sans rapport avec le texte, problème de temps, et absolument pas l’ambiance vaudou qu’il laisse sous-entendre. Ma première déception du Petit Caveau et de cette ambiance justement.

Prudence, le premier tome du Custard Protocol, est du Gail Carriger. Aka c’est frais, déjanté, policé et passionnant. J’ai juste l’impression d’avoir loupé quelque chose entre la fin de Sans âme (la série, pas le tome ^^,) et celui-ci, mais c’est d’autant plus enlevé. Je m’endors dessus, mais pas par manque d’intérêt, au contraire, je savoure les quelques minutes que je peux passer dessus le soir.

Mars est une relecture. Un beau shojo sur deux adolescents assez opposés, jeune homme ouvert et frondeur passionné de moto, et demoiselle timide artiste. Ca pourrait sembler cliché, mais c’est juste et touchant. Il m’a peut-être manqué quelque chose à la toute fin, un énième rebondissement, pour vraiment adorer.

Les pompiers 16 -17 reste plutôt sympathique, sans plus.

Re:Teen … mon agacement manga du mois. Suggéré par une collègue, j’en attendais un aspect SF (un dôme s’installe mystérieusement autour d’une ville, et douze ans après, un des enfants de ladite ville faisant partie de l’armée parvient à y entrer mais ce faisant retourne justement à l’époque de l’apparition dudit dôme. Pourquoi, quoi qu’est ce dôme, etc. autant de questions demeurées sans réponses puisqu’on se focalise sur la sexualisation d’une gamine de douze ans. C’est une chose quand le héros en a douze aussi. C’en est une autre lorsqu’il en a vingt quatre dans son corps de douze ans et qu’on insiste de manière répétée sur le mariage arrangé de mademoiselle et leurs sentiments réciproques … ça m’a vraiment gênée. Je n’en ferai pas la promotion au boulot.

Les apprentissages de Colette est d’un ennui … Colette m’a déjà agacée avec Le blé en herbe (lecture d’IUT au secours) et Claudine (juste, non). Et ce n’est pas avec cette histoire ennuyeuse que j’ai envie de poursuivre ma découverte. Le dessin est beau mais il n’a pas relevé un texte tout aussi plat que Jeune fille en Dior. Donc je pense ne plus poursuivre ma découverte d’Annie Goetzinger non plus.

Triple galop : je ne m’y attendais pas mais c’est plutôt fun et léger, même si je n’aime pas les chevaux et les récits attachés. Un peu sexiste parfois, en revanche.

Savoir s’organiser m’a beaucoup tentée lorsque je l’ai feuilleté au relais presse de la gare – je l’ai commencé immédiatement, pour dire. Alors autant il a de bons conseils à diffuser, autant diantre ce qu’il est sexiste ! Et il donne l’impression d’être à destination des mères de famille, les hommes sont là pour dire qu’ils ne savent pas s’organiser et la belle-mère est chiante. On n’est plus dans le cliché c’est limite agressif.

Coup de gigot est une relecture pour soirée à l’internat. Je m’éclate toujours autant et j’ai hâte de leur lire la nouvelle éponyme XD

Mieux vaut en rire est exactement du même acabit que le précédent, même si les nouvelles me semblent plus compliquées, notamment pour mes loulous.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en mai ?