Lectures sur un rocher

L’amour est à la lettre A

Noi due come un romanzo. Paola Calvetti (autrice). Françoise Brun (traductrice). 2009 (VO), 2010 (VF), 470 p. 10/18 (Domaine Etranger). Contemporaine, Romance. 8,80€.

Tout quitter pour ouvrir la librairie de ses rêves, voilà le pari fou que fait Emma, une Milanaise énergique et romantique, à l’aube de ses cinquante ans. Unique en son genre, la librairie Rêves & Sortilèges, spécialisée dans les romans d’amour, devient le lieu de rendez-vous des coeurs brisés, amoureux ou solitaires passionnés. Et c’est justement entre les rayons  » Pour l’éternité  » et  » A corps libres  » qu’Emma va retrouver Federico, son flirt de jeunesse. 

Marié, il vit aujourd’hui à New York. Pourtant une correspondance secrète s’établit entre les anciens amants qui, au fil des jours, vont réapprendre à se connaître et à s’aimer. Un roman hors normes, vibrant hommage au pouvoir des mots et de la littérature.

Si l’année dernière j’ai eu beaucoup de lectures désastreuses, j’ai aussi eu des moments magiques au point qu’une fois la dernière page tournée – et je vais être honnête même pendant ma lecture – j’avais une furieuse envie de dénicher la version originale pour être encore plus portée par ces mots magnifiques dans une langue que j’aime tant, l’italien.

Le côté romance ne me disait rien du tout, au début. Et puis, vraiment, une librairie spécialisée dans les romans d’amour ? Absolument pas pour moi ! Et en fait, cet endroit, il est magique. La manière qu’a Emma de classer tout ça, ainsi que toutes ces discussions littéraires, les aménagements apportés à la librairie, les clients, les petits bonheurs du quotidien … je regrette juste de ne pas mieux connaître les auteurs et romans qui sont mentionnés. Ce contexte est merveilleux.

Je me suis aussi laissée porter par les personnages. Emma, rêveuse, mais qui parvient à vivre ses rêves. Son adorable assistante. Même son amour de lycée. Cette romance, j’en avais un peu peur. Elle est très joliment racontée, avec élégance, avec quelques flash-backs savamment dosés. Je n’ai même pas été dérangée par le fait que lui vive aux Etats-Unis avec sa famille, et que tous deux se retrouvent en France. La douceur, la force du roman, c’est que je me suis laissée porter, et charmer.

Le contexte y est pour beaucoup, je pense. On est en Italie. Ce pays, je l’aime d’amour. Ce n’est pas comme l’Irlande, mais je l’ai aussi toujours aimé, et Paola Calvetti en peint une toile merveilleuse – quand je vous dis que je regrette de l’avoir lu en français …

Mélangez donc l’Italie à la librairie, à ce personnage fou et créatif qu’est Emma, ces discussions avec son employée et ses amis sur la romance, sur le classement dans la librairie (Rêves et Sortilèges, un nom merveilleux ❤ )…j’adore.

J’avais aussi peur du format, l’épistolaire. Heureusement, l’autrice fait de ses lettres des extraits vivants et vibrants, surtout lorsque les amoureux correspondent, et a choisi de les faire coexister avec des passages narratifs, dans la librairie, au restaurant, lors des escapades amoureuses d’Emma et Federico. Et le résultat donne le meilleur des deux narrations. Il y a aussi des e-mails de Mattia, le fils d’Emma, ce qui ajoute une touche d’humour parce que l’héroïne et l’informatique n’ont pas vraiment d’atomes crochus ^^

Un petit détail : quand un paragraphe est parfois long de plusieurs pages … la lecture n’est pas vraiment aisée. Heureusement que j’apprécie le format des 10/18 même si le dos ne tient pas franchement bien – ce qui en donne un livre qui a vécu et a été savouré.

Et j’ai découvert qu’il existe une chaîne d’hôtels, appelée simplement Library Hotel : à chaque étage correspond une classification Dewey ❤ et dans chaque chambre une collection d’œuvres d’art et de livres dans cette famille documentaire ❤

Une lecture merveilleuse.

Lectures sur un rocher

Feuilles de janvier

En janvier, je finis par commander de nouveaux mangas et quelques BDs au boulot et à les lire ^^, (Non mais sérieusement l’été dernier la dernière commande est partie directement sur les étagères je ne l’ai pas encore lue ^^, c’est maaaaal).

100 raisons d’aimer l’imaginaire est une petite lecture adorable, dans laquelle je me suis souvent retrouvée. C’est dommage, je trouve ça moins fait pour mes loulous.

J’ai enfin terminé mon Art Game Book, après des mois 😛 mais au final j’ai découvert que j’appréciais avoir une lecture au long court. J’ai appris quelques choses et noté des courants, des artistes que j’aimerais découvrir plus avant 🙂 (Les jeux sont juste un peu compliqués pour les plus jeunes, je trouve, il faut rattacher des citations à celui qui l’a dit ou relier oeuvres et artistes).

Les petites cellules grises est un très joli petit recueil qui m’a frappée dès que mes yeux sont tombés dessus. Je me suis enfin décidée à le sortir de ma pyramide à lire en tout début d’année, et s’il est très esthétique, il est un tout petit peu trop concis. Je pense qu’il ne parlera qu’aux grands fans puisqu’il n’apporte aucune information sur les enquêtes dont sont issus ces beaux mots – et il y aurait eu de la place, graphiquement parlant.

Le tome 2 de la BD A cheval reste un moment fun et léger. Je ne suis pas fan des récits qui mettent en scène ces animaux, mais j’apprécie la manière dont ils sont dessinés et les blagues passent très bien.

A la base, j’ai commandé Dans la combi de Thomas Pesquet pour avoir quelque chose à montrer lors des expos de livres thématiques ^^, l’histoire de cet astronaute français, si elle est longue, est passionnante dans sa description de l’accès aux étoiles. Je reste mesurée pour certaines blagues et le dessin de Marion Montaigne que je n’apprécie toujours pas – il passe en mode documentaire mais pas esthétique à mes yeux.

J’avoue, je suis assez fière de moi : 99 proverbes à foutre à la poubelle est mon premier abandon de l’année. Je ne veux plus me forcer lorsqu’un livre ne m’emporte pas ; et là, l’humour ne me parlait pas du tout comme d’autres textes de l’auteurs que j’ai vraiment aimés. Je le reprendrai peut-être à l’occasion, mais je l’ai reposé sans regret !

The Promised Neverland et Made in Abyss sont deux titres issus du Prix Manga Sensei, catégorie shonen (même si pour le premier c’est pas adapté, à mon avis, mais bon). J’adore le côté horrifique et huis clos de TPN, mais j’ai été un peu surprise et déçue par MIA, que j’ai trouvé confus dans ses explications sur l’univers, les personnages pas attachants, et un côté un peu brouillon dans les nuances de gris appuyées du dessin (un peu comme gommées … j’ai du mal à expliquer).

Blue Giant avait effectivement beaucoup à faire pour me convaincre. Les mangas de musique ne me parlent pas (vaguement, Nana, et encore), le jazz encore moins. Je l’ai trouvé classique et sans surprise dans son intrigue (c’est peut-être le premier tome), le dessin déplaisant et plat.

Love Baka m’inquiétait un peu, j’avais peur d’une romance trop poussée, voire limite puisque l’intérêt amoureux est le patron aka dominance par le statut . Au final, la mangaka est un peu idiote, mais ça reste assez drôle et le processus de création manga est rendu de manière intéressante.

Shoot, c’est mon über coup de coeur. Vous savez, parfois, quand vous touchez juste un livre pour la première fois ou que vous le voyez sur internet et que vous sentez qu’il va changer votre vie ? Ça ne m’était plus arrivé depuis 2017, pour une lecture l’an passé, et ça s’est reproduit ici. Simple, esthétique, percutant, inspirant. ❤

Après Blue Giant en seinen pour le Prix Manga Seinen, Centaures … je n’ai pas du tout aimé le dessin et l’histoire m’a ennuyée. Il y a des centaures, le héros est capturé, les captifs sont maltraités et leurs bras sont coupés (heureusement pas devant le lecteur. Je crois que le côté un peu dark de la maltraitance même suggérée m’a tenue loin du titre) et deux parviennent à s’enfuir. Les personnages ne m’ont jamais touchée et j’avais hâte de refermer ce seinen.

J’avoue que je n’avais aucune attente pour La Princesse et la Bête. Un truc un peu nunuche, sur une histoire vue et revue, sans graphisme particulièrement surprenant. Eeet au final c’est mon coup de coeur doudou de la sélection shojo XD Je suis faible XD L’héroïne a un humour un peu sans gêne, les « monstres » ont un graphisme sympathique (qui pourrait être plus poussé !) et j’adore le design du Prince, le mystère, qui m’a un peu rappelé Cocteau. J’ai vraiment envie de lire la suite.

Ce sont mes loulous qui m’ont harcelée pour Sword Art Online. Je suis sérieuse (quoique, certains sont pires avec Boruto). Le graphisme d’Aincrad, la première série de la franchise en deux tomes, fait très brouillon et n’est pas passionnant mais l’histoire est plutôt cool, il faut que je lise le dernier (surtout que des 4ème se bidonnaient en le lisant lundi donc je me demande s’il y a pas des scènes limites XD).

J’avais Le Courrier des miracles dans ma liste d’achats l’an dernier déjà, j’étais contente de le voir dans la liste seinen du prix. Mais j’ai déjà lu des titres sur des héros qui se retrouvent entre la vie et la mort trop tôt, par accident (Yuyu Hakusho démarre ainsi) et doivent remplir différentes missions pour espérer reprendre le cours de leur existence. Si le principe du miracle à livrer en mode facteur est mignon, j’ai lu mieux. J’attends la suite (la série est finie en 3 tomes, donc je me suis dit why not, j’ai tout raflé).

En revanche, j’attendais Tinta Run au tournant. Shonen qui promettait d’être cool dans le classique nekketsu (le héros dans un domaine, que je croyais être la pâtisserie mais en fait pas du tout 😦 dommage, j’avais adoré Yakitate Japan ; décide de se dépasser, promettant de rencontrer d’autres personnages auxquels se mesurer, etc.), français en prime, avec un mangaka bien sympathique rencontré au Livre sur la place … je suis déçue. Le dessin n’est pas particulièrement remarquable, le contexte confus, je n’ai pas ri aux blagues. Mais il peut tout à fait plaire à mes loulous.

Timeless Romance était un meh à première vue, et le lire n’a pas changé mon idée. On démarre sur une héroïne qui se retrouve dans la peau d’une demoiselle d’un autre temps, qui semble avoir des réponses mais jamais le temps de les lui donner. Je poursuivrai vraiment seulement si des élèves me demandent la suite, et je ne suis pas convaincue, je me suis ennuyée, je n’avais pas vraiment envie de connaître la suite.

J’avais bonne impression qu’Issak marcherait du tonnerre avec certains gamins. Contexte de guerre, samourai qui veut venger la mort de son maître, c’est le truc de pas mal d’entre eux. Déjà quand ça démarre sur un viol, ça le fait moins avec moi (après, c’est assez bien contextualisé d’un point de vue de guerre et le héros y met un terme rapidement, la demoiselle revient par la suite et j’ai dans l’idée qu’elle peut être utile, donc ça peut passer à la rigueur). Et les récits de guerre ne me parlent pas, surtout avec un dessin froid et sec comme celui-ci.

Le secret de l’ange, c’est ma déception shojo. Je suppose que la couverture vaguement réminiscente d’art nouveau m’a induite en erreur. Le trait intérieur est bien mois agréable, les proportions pas idéales parfois et l’enquête, dont j’espérais beaucoup, ne m’a pas passionnée. (Diantre je suis dure).

… Je voulais vraiment aimer Hana No Breath. La demoiselle brune aux lunettes ne comprend pas l’intérêt de ses amies pour le yaoi, elle ne s’intéresse qu’aux garçons, comme Gwen, à gauche. Gwen en fait une fille. Les prémisses étaient simples, mais ça ne voulait pas dire que ce ne serait pas bien. Sauf que … j’ai déjà lu des mangas sur le « travestissement », un héros contraint de se faire passer pour l’autre sexe pour raison x ou y (Mint na Bokura, W Juliet) et ça va bien trop vite. Un chapitre paf on sait que Gwen est une fille. Un chapitre paf elles sont ensemble. Alors je sais c’est important d’avoir ce genre d’histoire, mais ça m’a déçue. Et je m’attendais à une vraie réflexion sur le genre, pas uniquement je récupère les fringues de seconde main de mes frères, même le côté équipe sportive fait excuse (d’autant qu’elle déménage à la fin du livre). Mais bon, il n’y a que deux tomes en tout et les dessins sont quand même jolie. N’empêche. Je suis déçue.

J’aurais aussi déjà dû acheter Les Mémoires de Vanitas, mais je l’ai zappé. Je ne regrette pas qu’il fasse partie de la sélection : le vampire est vraiment bien introduit, original, le dessin toujours aussi superbe, il y a du mystère, de l’humour, j’en redemande !

Alors Moi quand je me réincarne en slime m’a fait grincer des dents au début, rien qu’avec la couverture. Et une fois ouvert, un de mes loulous m’a dit que c’était du hentai. Et c’est la sélection shonen … je ne suis pas du tout d’accord avec ce classement, comme pour The Promised Neverland. Et quand vous voyez les réflexions sur la troisième jambe avec un dessin de banane … bon mon loulou exagérait un chouia. Le reste est plutôt intéressant, sur la réincarnation d’un type banal en slime, son évolution dans un univers de jeu, dans le style Sword Art Online (mais il a l’air d’être le seul dans son cas) ou The Rising of the Shield Hero, avec des réserves sur les personnages féminins über curvy et bien dénudés.

J’avais des appréhensions et des espoirs pour Eclat(s) d’âme, notamment parce qu’il vient chaudement recommandé par ma superconseillère Tachan et qu’il aborde l’homosexualité, le porno gay, le suicide adolescent. Le dessin m’a tout de suite inspirée. Il a un côté doux et onirique. Et le protagoniste m’a paru attachant, j’ai eu envie de le suivre, puis de suivre ces autres histoires et personnages. J’ai aussi acheté les trois derniers tomes, il faut que je les lise. Une très belle surprise.

Je m’appelle Livre et je vais vous raconter mon histoire m’inspirait énormément il y a quelques années lorsque j’en ai fait l’acquisition. Au final, il est plutôt joli relié en dur, élégant, des extraits de poésie inattendus font leur apparition et je me suis bien imaginée mettre ce récit en voix pour mes élèves. Mais franchement d’ici quelques semaines je n’aurais aucun souvenir de cette histoire, sinon de son côté beau livre et informatif, alors que j’ai une bonne mémoire de livres. Je ne le garde donc pas.

Mes dieux que ces couvertures sont kitschs XD Je ne vous l’ai pas dit, mais le solstice d’hiver (j’aime pas Noël XD) m’a laissé un Ipad Pro, Ainsley. Je l’utilise comme liseuse, et c’est un bonheur rien qu’à ce niveau : je peux lire en mangeant à la maison, avant de dormir, sur le canapé, l’emmener au boulot. J’ai aussi décidé de moins imprimer, surtout qu’Eglantine me semblait avoir un souci de traits verticaux (elle n’a qu’un an, moins, ça me stresse – au final j’ai fait un nettoyage des têtes d’impression ça a l’air d’aller), alors pour les oraux des 3ème j’ai transféré mes bibliographies agrémentées de biographies sur l’outil et c’est über pratique pour modifier directement le document d’origine. Bref, je vous ferai un article sur mon utilisation d’ici quelques mois si ça vous intéresse (ou déjà now pour mes espoirs XD et comment je gère le début, dites-le moi), mais en matière de lecture je me régale en anglais.

Après The Immortal Empire j’ai repris une série que j’aime beaucoup, Psi-Changeling, avec la relecture des tomes 1 à 4, et j’ai embrayé sur les suivants. Hostage to Pleasure (ce titre XD rien à voir en prime) met en scène Dorian que j’adore toujours plus ; Branded by Fire a un pairing très cool, Mercy changeling léopard et Riley loup, ce qui pose problème dans leur allégeance à leur meute, d’autant qu’ils sont très hauts placés dans leurs hiérarchies respectives.

Blaze of Memory est incroyablement chiant à côté : je me fichais totalement du couple, Dev fait une petite apparition dans le quatrième tome et c’est un descendant lointain de Psy, un Oublié, et la Psy du tome est mentionnée dans le cinq et je m’en fichais tellement, et on avance pas dans l’intrigue principale de Silence, je ne comprends pas.

Bonds of Justice ne se rattrape pas sur le pairing, mais je préfère Max qui vient du même tome que Dev avec un rôle plus important, et il est plus passionnant, et la demoiselle Psy est un J, Justice, avec des dons plutôt intéressants. Et surtout, surtout, on suit la relation entre Sasha et sa mère, Nikita, et c’est très touchant (je veux d’autres extraits du livre sur les empathes d’ailleurs).

Lors de ma journée Porte Ouverte, j’avais sélectionné quelques livres pour de la lecture à voix haute, au cas où, et chipé ce Blondel dans mon autre école. Je l’ai démarré pour moi et j’ai été happée par les mots, le rythme, l’âme derrière l’écriture. M. Blondel, vous m’agacez (c’est toujours pareil XD).

Play of Passion propose enfin un pairing plus sympathique avec Indigo, lieutenante de la meute de loups et Drew, traqueur de la même meute (donc on perd un peu de la problématique de Mercy et Riley), mais ils sont attachants. Drew est le bébé, quatre ans de moins que la demoiselle, qui refuse de se laisser dominer par un soldat moins bien placé sur la hiérarchie de la meute. Je les trouve attachants et je suis contente que ce pairing soit de personnages qu’on suit depuis le début – je sens que la suite va être compliquée à ce niveau.

Je viens de démarrer Kiss of Snow et je suis gênée. Bon, je savais que ça allait arriver, mais on se penche sur Hawke, l’alpha aka le chef de la meute de loups, et Sierra, une jeune Psy de désignation X – je ne sais pas ce que c’est mais 1) c’est dangereux 2) il y en a très peu et 3) elle a un pouvoir off the chart et ceux de sa désignation ne sont jamais connus pour un tel pouvoir ni pour vivre très longtemps. Alors cette demoiselle me passionne, j’ai très envie de savoir en quoi consiste son don, mais elle a tout juste dix-huit ou dix-neuf ans, et Hawke apparemment la convoite même s’il se retient depuis des années … donc j’étais franchement gênée. Mais j’étais assez contente qu’on s’intéresse aussi à son oncle Psy, Walker, et Lara, la guérisseuse qui sont choupis.

Et vous, vos lectures de janvier ?

Oh, petite nouveauté ! J’ai découvert Animoto, un site qui permet de faire des diaporama vidéos, et je m’amuse avec pour le boulot. J’ai voulu tester avec les lectures de ce mois, je vous montre ça.

Elle vous plaît ? J’hésite à en faire un élément intégral du bilan lecture mensuel !

Lectures sur un rocher

Anthologie 2nde/1ère : Textes et parcours en France et en Europe

Collectif (auteurs). 2000, 670 p. Belin. Littérature. 28,80€.

L’été dernier, j’ai eu envie de découvrir des textes plus classiques, et j’ai pensé que cette anthologie serait une bonne occasion.

En matière de découverte, on n’y est pas vraiment. Il faut dire que j’ai fait un bac littéraire, une année de fac en Lettres (où je me suis ennuyée comme un rat mort), puis des études d’anglais spécialisées en littérature et civilisation, pour travailler au final dans le monde du livre. Donc … ouais, y a quelques bases par-ci par-là qui se baladent.

Je connaissais la plupart des noms évoqués, même si je n’ai pas lu forcément les textes mentionnés. Et la manière dont les auteurs sont abordés (un petit paragraphe au-dessus du texte en question) ne donne pas spécialement envie de s’y intéresser. C’est un peu dommage, surtout que je pense que ce livre a été utilisé comme manuel scolaire. Il faut étudier la littérature et les textes pour le principe de les étudier, de dire qu’on fait de la Littérature, pas pour donner envie aux lecteur.rice.s de lire ? Ca me déprime …

Bon, tout n’est pas mauvais non plus. Esthétiquement, malgré mes récriminations sur les informations, c’est plutôt joli et aéré, des couleurs et des polices présentant bien. J’ai le petit format, ce qui est plus pratique que les grands manuels auxquels on est habitués. Le haut des pages est d’une couleur différente selon les siècles.

En matière d’information, il y a quelques encarts plutôt intéressants sur des genres littéraires. Celui sur la tragédie propose des photos d’interprétations de différentes pièces, ce que j’ai trouvé génial. Celui sur le feuilleton dans les journaux du 19ème siècle m’a plu aussi. Le décadentisme, j’avoue, je ne connaissais pas. Celui sur la littérature populaire n’est pas méprisant, et j’ai plutôt apprécié la remarque sur le roman « à l’eau de rose » (dieux que j’exècre ce terme) : « à destination des jeunes filles et des dames (et des messieurs même s’ils sont plus discrets dans leurs achats ». C’est pas mal. C’est un début.

Bon par contre celui sur la BD … « dans les grandes librairies spécialisées on ne rencontre plus qu’exceptionnellement de jeunes enfants. » J’en ris, ou j’en pleure ? Pas de mention du manga. C’est pour ça que j’exècre le terme Littérature et ceux qui s’en réclament à corps et à cri …

Et quelques remarques sur le sexisme dans la littérature valent le coup d’oeil. Pour un texte de Poullain de la Barre, De l’Egalité des deux sexes, la phrase de présentation pour ce texte n’est pas mal : « On remarquera que c’est un homme qui parle, comme s’il était encore impossible aux femmes de défendre elles-mêmes leur point de vue ».

J’ai apprécié que l’extrait des Lettres persanes de Montesquieu (que j’ai toujours apprécié, mais jamais lu en entier) qui s’intéresse aux femmes et à leur liberté, et propose dans les questions d’activité un sujet de débat : « Pensez-vous que l’égalité d’éducation assure l’égalité des sexes ? »On a ensuite un discours inachevé de Laclos sur le sujet des femmes et de leur éducation, qui m’a étonnée parce que plutôt virulent (« il n’est aucun moyen de perfectionner l’éducation des femmes » « tant que les hommes règleront votre sort »).

Même si je trouve qu’on se tire parfois une balle dans le pied : Marguerite de Navarre (wouhou, une autrice) a le mérite d’être présente … pour un texte sur une veuve qui couche avec son fils. Heum, okay.

Bon, en mode négtif, il y a aussi ce poème de Baudelaire que je déteste … pour l’avoir eu au bac de français. L’invitation au voyage. Je hais ce poème. (Pourquoi le garçon juste après moi a-t-il eu droit à 1984, hein ? T_T).

Quelques découvertes d’autrices mais c’est vraiment léger : Marina Tsvétaïéva, une poétesse (je pense, on n’a qu’un poème et pas d’évocation d’autres récits) Russe. J’ai retrouvé avec plaisir Louise Labé, d’autant que je ne connaissais pas les sonnets choisis. Sinon, Marie de France, Mme de la Fayette, Mme de Villedieu, Mme de Sévigné, Françoise de Graffigny, Mme du Deffand, Sand, Mme de Staël, Anna de Noailles, Colette, Marguerite Duras, Françoise Sagan, Marguerite Yourcenar, Danièle Sallenave, Simone de Beauvoir, Nathalie Sarraute.

On est sur des siècles de littérature et plus de 600 pages, donc j’appelle ça léger.

Et des auteurs francophones, comme Senghor, sont aussi présents, ce n’est pas uniquement la France métropolitaine et l’Europe, une diversité (légère mais) bienvenue.

En bref, pas mal d’ennui dans cette lecture, mais aussi de l’agacement.

Lectures sur un rocher

Les Illusions de Sav-Loar

Manon Fargetton (autrice). Magali Villeneuve (illustratrice). 2016, 664 p. Bragelonne. Fantasy. 20€.

Ombre, univers peuplé de magie, et Rive, le monde tel qu’on le connaît, sont les deux reflets déformés d’une même réalité.

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées par le Clos, ordre religieux patriarcal qui voit en elles une menace. C’est dans la cité devenue légendaire de Sav-Loar, protégée par une série de sorts et d’illusions au coeur de la forêt des Songes, que se réfugient ces femmes depuis des décennies. Lorsqu’à l’adolescence, Bleue découvre ses puissants pouvoirs, elle s’allie à un groupe d’esclaves pourchassés par des hommes du Clos pour rejoindre la ville des magiciennes bannies. 

Au cours de ce périple dangereux, elle croisera Fèl, une beauté manipulatrice et éprise de liberté, et Til’Enarion, un redoutable membre du Clos qui traque les jeunes magiciennes pour les éliminer. Les prémices d’une guerre impitoyable se profilent entre les magiciennes et le Clos. De quel côté se rangeront Bleue, Fèl, Til’Enarion et leurs compagnons dans ce conflit ? Un mythe pourra-t-il renverser l’ordre établi ?

J’ai retrouvé avec plaisir l’univers créé par Manon Fargetton que j’avais découvert dans L’héritage des Rois-Passeurs, en ayant totalement oublié ou presque ce premier livre XD je pense que j’ai donc manqué pas mal de choses.

Mais ça ne m’a pas empêchée de beaucoup apprécier ce titre, même si j’ai eu beaucoup de mal à le lire (période de lecture difficile, chaleur de fin d’année scolaire, bref bouh). Près de deux semaines … c’est un peu honteux, j’en ai conscience.

Je ne m’attendais pas à un début aussi dur, les circonstances de la pauvre Bleue, sa solitude. Les détails fourmillent, on voit la scène se dérouler sous nos yeux. Il y a une certaine fascination dans le traumatisme et l’horreur, qui confine presque à la dark fantasy, mais heureusement on revient à de l’aventure et de la fantasy plus épique ensuite.

Les personnages, une fois encore, sont une réussite, que ce soit dans le petit groupe, le noyau, et une fois arrivé à Sav-Loar.

Déjà, j’ai adoré ce titre, et cette communauté si intéressante. Surtout qu’elle s’oppose à celle des magiciens, et que là oh tiens bizarrement les filles ont de la magie aussi … (yeah I’m looking at you Terremer ><) la rivalité est bien construite aussi. Tout comme les relations, je pense notamment à celle entre Bleue et son fils, Cendre, un gamin des plus touchants (et que je serais ravie de retrouver dans ses propres aventures) oh et le loup aussi ❤ Brume. Encore une fois, une belle poésie dans les noms.

Le concept des illusions est séducteur, et l’idée de lier la magie à la grossesse est plutôt intéressant – même si tout ce qui a trait à ce stade me met toujours mal à l’aise ^^, Mais les différents types de magie m’ont passionnée. L’image du tissage d’illusions est très belle.

Une histoire très prenante dans un univers passionnant.

Lectures sur un rocher

Gravel Kingdom

Sareki Okoku. Kaori Yuki (autrice). Fédoua Lamodière (traductrice). 1993 (VO), 2009 (VF), 192 p. Tonkam. Manga – Shojo – Aventure. 6,99€.

Dans un monde où les humains et le peuple des sables se livrent une guerre sans merci, le jeune prince humain Kirameki rencontre et s’attache à Saga, un jeune garçon du camp opposé. Les années passent et le soir où Kirameki accède au trône, Saga s’introduit dans le palais humain et assassine le roi.

Contient aussiStonehenge.

On reprend les billets lecture avec un manga relu il y a quelques étés.

J’ai retrouvé avec plaisir le dessin délicat et travaillé de Kaori Yuki que j’ai adoré pendant des années – jusqu’à Royal Doll Orchestra et Vampire Host Deluxe, je dirais.

Déjà, j’ai été ravie de retrouver ce plaisir de lecture qui n’était pas présent lors de ma relecture de Fairy Cube. Cette mangaka a été ma préférée pendant des années, j’étais très déçue de ne plus me retrouver dans ses oeuvres.

Cependant, je reste mitigée.

Si j’aime l’histoire principale, cette cité du temps verdoyante entourée de sable, avec des personnages de sable qui sont leurs ennemis, un prince, une prêtresse de l’eau, je trouve qu’elle va néanmoins bien trop vite. La mangaka le précise elle-même dans le free talk du chapitre 4 : « ce dernier chapitre est un vrai bourrage de crâne ! j’ai dû couper toutes les scènes où Kishiru et Kanoé aident Kira à sortir des enfers! ».

Ne parlons même pas de Stonehenge où elle nous apprend que « même à l’époque du storyboard, le scénario était d’une confusion à faire peur. Rien n’était cohérent et quand je présentais mes ébauches à mon éditeur, il me disait à chaque fois de tout recommencer. » Elle a dû se dépêcher par la suite … Je trouve que c’est un peu moins marquant pour cette histoire parce qu’on va à l’essentiel, et que ce n’est pas le récit principal, même si après réflexion Sharel et son contexte, l’épée magique, les démons, son cousin Vadius, avaient aussi beaucoup de potentiel.

Je reste donc un peu déçue de cette précipitation dans les deux récits. Et oui, j’ai conscience des conditions de travail des mangakas, mais ça ne m’empêche pas d’être déçue.

L’amitié entre Kanaï et Kira est très belle. J’ai aimé le destin du premier, serviteur du prince, et l’origine de sa fidélité. Urei, la future prêtresse de l’eau, amie d’enfance du prince, est un personnage espiègle qui aurait pu être encore plus plaisant si elle avait eu plus de temps pour se construire. J’ai aussi apprécié Saga et Sasha, la jeune prostituée dont il se rapproche – pour dire que le récit est précipité, le nom de la jeune femme n’est présenté qu’à la toute fin du livre lorsque l’auteur évoque différentes choses sur les personnages …

Stonehenge se proposait de présenter deux époques : le passé où Sharel est princesse et Vadius son cousin muet, prince proscrit, est envoyé en mission suicide, et le présent où elle doit essayer de l’occire et revenir dans son époque, tandis que lui veut ravir Tiphereth, son épée magique. Les choses, encore, vont bien trop vite ; on voit à peine Kevin, le jeune homme qui accueille Sharel à New York (et qui bien sûr tombe amoureux d’elle, shojo oblige).

Une lecture que j’ai appréciée, mais qui me laisse de nombreux regrets.

Lectures sur un rocher

Feuilles de décembre

J’espère que vos derniers jours de 2018 ont été doux et que 2019 vous apportera ce dont vous rêvez ^^

Je ne suis pas très douée pour les voeux, donc on passe au bilan !


En décembre, je profite bien davantage de mes lectures que les mois précédents.

Relecture avec Une vague d’amour sur un lac d’amitié pour mes élèves, aussi plaisante que je l’espérais. Spoiler : elles ont aimé ❤

J’ai l’impression que ce que m’a appris 1001 secrets de bien-être, c’est que seules les femmes ont besoin de se ressourcer. Tout est féminisé et hétéronormé. Dommage, parce que certains conseils sont intéressant et que le livre en lui-même est agréable à feuilleter.

Mes collègues ont enfin acheté la suite de Princesse Sara dans mon CDI secondaire 😀 j’aime de plus en plus cette relecture de l’histoire originelle aux épices steampunk.

J’ai dévoré avec plaisir Très tendance, une histoire de la mode du XXème siècle. Chaque décennie a son petit descriptif puis une série de photographies illustrant des essentiels de la période. J’adore, surtout en lecture avant de dormir.

Il y a quelques années, j’avais démarré Kobato, dans ma lignée de lecture Clamp. Même à l’époque, grande lectrice de shojo romance, j’avais renâclé devant l’aspect franchement guimauve du manga. J’ai eu envie de terminer ce mois-ci, histoire de voir si j’avais encore envie de lire des mangas de ces autrices. J’ai presque compté les pages tellement je me suis ennuyée devant le côté too much de la résolution et l’ennui profond de l’héroïne.

D’autres relectures de fantasy urbaine avec une petite nouveauté que je vous présenterai peut-être, avec les tomes 1 et 2 de The Immortal Empire que j’apprécie toujours autant. C’est frais, ça bouge, et pour une fois je préférerais presque les loup-garous !

Les lectures de toute fin d’année sont moins enthousiastes.

Je crois que je suis sur Morwenna depuis plus de deux mois, les vacances de la Toussaint. Je ne suis pas sûre d’avoir aimé quelque chose. L’héroïne est froide et m’a laissée en-dehors du récit, le pensionnat ne m’a pas intéressée, même les fée et le contexte SF ne sont pas passés. Enfin je n’ai pas lu en diagonale, ou moins en tout cas, les passages consacrés à la science-fiction.

J’aime ce que j’aime est un cadeau d’une coupine über fan des Clamp … et c’est beaucoup trop jeunesse et naïf pour moi. Même le dessin vintage ne m’a pas autant plu que pour Dukalyon ou Le voleur aux cent visages.

Un peu au hasard chez les parents, j’ai pioché Le goût des pépins de pomme, plus intéressée par le travail de bibliothécaire de l’héroïne que véritablement le contexte de saga familiale allemande. Et sur une centaine de pages lues, seule une demi a trait à son métier et à la lecture … donc … boh.

Boh aussi pour ce premier tome de Soul Messenger, où une journaliste voit les morts et comprend ce qu’ils disent. Je n’apprécie pas les personnages et absolument pas le dessin, alors sur un ressort pas spécialement original ça ne vaut pas le coup.

Procéder à l’inventaire a toujours pour effet de me donner envie de lire des tonnes de choses. J’ai démarré par ce petit recueil qui, s’il m’a l’air un peu compliqué dans son écriture (les références notamment) pour les loulous, est adorable. Je suis plutôt d’accord avec la plupart des raison, et les vampires arrivent avant la 10ème, ce qui est parfait.

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en décembre ?

On se retrouve bientôt avec les bilans annuels !

(Dites, pour le logo bilan, vous préférez celui-ci avec la lectrice et la jolie bibliothèque ou celui avec le rocher? j’hésite !)

Lectures sur un rocher

Dukalyon, tome 1

Gakuen Tokkei Dukarion. Clamp (autrices). Nathalie Martinez (traductrice). 1992 (VO), 2001 (VF), 151 p. Pika (Kohai). Manga – Shojo. 6,95 €.

Alors que tout semble perdu, une équipe de justiciers surgit de nulle part. On les appelle : Dukalyon, la brigade spéciale d’intervention. Pour défendre la paix, ils tentent d’apprivoiser la pluie et la lumière. Car l’ennemi, une société secrète diabolique, est en passe de conquérir le monde. Soyez braves et luttez Dukalyon! Sauvez notre terre !

Juste pour être clair, il n’est absolument pas question de sauver la terre, mais plutôt de maintenir la paix au sein de l’école CLAMP, mais c’est déjà un univers en soi, école, collège, lycée, j’en passe, c’est une petite ville, tout un microcosme, j’adore ce type de lieux. Et puis avec le nom des auteurs, en clin d’oeil humoristique.

C’est aussi le sentiment général de cette série, une petite touche d’ironie, beaucoup de rocambolesque. Les combats ont l’air dantesque, les héros portent des armures de mechas (juste, je m’insurge, il y a une demoiselle qui casse la baraque et elle n’est pas en couverture ?!), le directeur de l’organisation a un humour cynique délicieux, et le méchant a un faible pour le héros. Qui est toujours présenté dans une relation à quiproquo avec son camarade qui s’en accommode bien.

Le côté « on ne se prend vraiment pas au sérieux » transpire à chaque page, et c’est excellent.

Le dessin a ce côté délicieusement vintage des Clamp. On retrouve le trait auquel on est habitué, mais en plus simple et chouia daté, j’aime tellement mieux que la plupart de leurs séries plus récentes.

Le méchant qui est en même temps le personnage discret et intello avec des petites lunettes à la Superman (genre il enlève les lunettes on voit quelle est sa vraie identité) fonctionne toujours très bien.

Ah et il y a un petit crossover avec leur autre série Le voleur aux cent visages que j’ai lu juste après, ça reste drôle et on n’a pas besoin de le lire pour saisir l’histoire, ce qui est parfait.

Bon, du coup, je suis juste ennuyée parce que je n’ai pas la suite et que cette série n’est plus commercialisée … parce que j’ai très envie de la poursuivre.

Nombre de tomes parus : 2 (série finie).


Dernier avis lecture de l’année, à partir de la semaine prochaine, place aux bilans !

(Du coup … va falloir les écrire ? XD C’est pas comme si j’avais commencé la semaine dernière au boulot, pour une fois !)

Passez une excellente fin d’année 2018, et on se retrouve en 2019 ❤