Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 12 : Betrayal in Death

Au nom du crime (VF). Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 268 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Eve doit assurer la sécurité d’une vente aux enchères ultra prisée dans un grand hôtel, appartenant à devinez qui, mais ne pouvait pas prévoir le drame qui se déroule en coulisses : une femme de ménage est violée et assassinée, d’une manière particulièrement remarquable, qui l’amène à penser que c’est un professionnel qui s’en est pris à elle.

J’ai beaucoup aimé Magda, cette grande actrice qui propose ses souvenirs (robes et autres memorabilia) aux enchères, une fois encore amie de Roarke et qui se révèle plutôt sympathique. J’espère qu’elle sera récurrente dans la série (et qu’elle jouera un plus grand rôle, elle fait un peu potiche ici). Trina, qui terrifie Eve en voulant la maquiller et la forcer à prendre soin d’elle, elle revient pour la terrifier et se moquer un peu d’elle, avec beaucoup de plaisir de son côté et du mien.

Pour une fois, Eve dispose d’un visuel sur le crime, ce qui change. J’ai été étonnée qu’on en apprenne si vite sur lui, même si c’est son commanditaire qui se fait désirer. Mais j’ai eu un peu de mal à suivre l’enquête, bizarrement, ou m’intéresser à celui qui l’emploie, même si vers la toute fin j’ai commencé à me douter de son identité.

Elle est flanquée de deux agents du FBI, avec comme j’ai l’impression quotidiennement dans ce type de policiers, un abruti qui n’hésite pas à risquer ses collègues pour essayer de se démarquer. Pourquoi pas, mais un peu déjà vu.

L’évolution de la relation entre Eve et Delia (Peabody), lorsque la première la réconforte, ou essaie, du moins, est touchante à suivre.

L’un dans l’autre, un volume sympathique, mais pas spécialement marquant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

365 personnages littéraires expliqués

Yann Caudal, Nicole Masson (auteurs). 2006, 240 p. Chêne. Littérature. 15,90 €.

La littérature mondiale, qu’il s’agisse de théâtre ou de romans, est marquée par la création de personnages forts qui frappent l’imagination et accompagnent encore longtemps le lecteur, même une fois le livre refermé. Certains sont même restés des types humains comme Don Juan, ou Harpagon, d’autres sont passés dans les noms communs comme Dulcinée. Tous ces personnages constituent des clés pour entrer dans les chefs-d’oeuvre du patrimoine littéraire mondial.

Après ma dernière lecture Littérature (Au bonheur des titres, une catastrophe), j’étais à la fois mitigée de replonger dans ce thème, et j’avais envie de m’en changer les idées très rapidement. Ce petit livre a été parfait.

Il est déjà très joli, dans son petit format relié, avec une couverture un peu style mousse comme pour la BD Trash Cancan. L’intérieur est adorable aussi, plein de couleur, de fond, de police, des petites illustrations. Tout ça rend la lecture très agréable.

Le titre parle de personnages « expliqués ». On n’est pas dans une analyse au sens strict du terme. Les auteurs abordent un personnage, racontent un peu son histoire (parfois un peu trop !), ce qu’il symbolise, si on le retrouve ailleurs. Et ils m’ont donné envie de me replonger dans des récits classiques, ou découvrir des contemporains. Reprendre ce côté éclectique que j’ai toujours apprécié avant de trop entendre qu’il y avait les « bonnes » et les « mauvaises lectures » …

Le choix de personnages est varié, et c’est aussi un élément que j’adore. Classique et contemp’ comme je l’ai dit, mais aussi fantasy (Frodon voisine avec la petite Fadette ^^), l’érotique (bon j’avoue que ne pas voir Christian Grey ici ne m’aurait pas dérangée), du théâtre, de l’historique (Angélique fait une apparition ❤ ), de la SF (Big Brother !), des contes, du policier (Poirot ❤ ) … j’adore ce mélange.

Très légers bémols. Pas de BD ou mangas (mais le panorama en matière de roman est très appréciable, donc je ne boude pas). Et un focus sur la littérature française, européenne ou nord-américaine, donc au final peu de vraies découvertes.

Mais ça n’empêche pas ce livre d’être un petit bijou, écrit clairement, et qui me donne envie de m’intéresser non seulement à cette collection mais aux éditions Chêne en général, même pour le boulot. Avec cette lecture, on peut découvrir avec simplicité un grand nombre de personnages-clés, un plaisir à lire et à manipuler.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Elles au XXème siècle

Christine Lavaquerie-Klein, Laurence Paix-Rusterholtz (auteurs). 2016, 128 p. Larousse. Beau Livre – Féminisme. 30,90 € .

De Suzanne Lenglen à Simone de Beauvoir, de Simone Veil à Brigitte Bardot, du droit de vote à l’IVG, du baccalauréat au congé parental, retrouvez, dans un livre animé richement illustré, les grands moments de l’histoire des femmes françaises au XXe siècle dans tous les domaines, du sport à la science, en passant par la politique, les arts, le travail, la presse, etc.

Le fonds sur les femmes d’un de mes CDI est une merveille. J’ai chipé ce beau livre lors d’un retour, il n’a pas revu la couleur de son étagère ^^, Vraiment, il est aussi beau qu’on puisse le supposer. Vous voyez, l’espace vertical à droite ? c’est un rabat pour fermer le livre, et ça ajoute encore à son aspect d’objet élégant.

En mode beau livre, il est superbe, et j’envisage de l’acquérir pour mon CDI principal. Il propose de nombreuses illustrations, comme on le devine avec la première de couverture, photographies, publicités vintage, dessins, affiches de films, coupures de presse. Certains articles de journaux ou des affiches de propagande sont reproduites sur un papier dans le style de l’époque et disponible dans de petites pochettes agrafées au centre de la page en question (oui, j’ai un peu peur des dégradations, mais je trouve que ça en vaudrait la peine, au risque de le sortir du prêt – pardon pour le mode boulot, mais j’ai envie d’aborder cet aspect aussi ^^).

Plus que dans l’essai féministe, on est dans le documentaire historique sur les femmes qui ont fait le siècle, tant d’un point de vue politique que scolaire (l’ouverture de l’école élémentaire puis secondaire et enfin les grandes écoles), les évolutions de la mode (surtout la disparition du corset), en passant par le sport (mes dieux les tenues de tennis du début de siècle, j’adore ! je vous avouerai bien que dans un roman … une autre histoire pour un autre jour ;D).

C’est vraiment une réussite, tant sur le fond que la forme. A découvrir.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Camden, tome 1 : Un murmure de voix

Pauline Andreani (autrice). Nicolas Jamonneau (illustrateur). 2016, 160 p.  Éditions du Petit Caveau. Fantastique. 12,90€ .

Je m’appelle Humphrey. Simplement Humphrey. Ce soir-là, j’ai perdu mon travail en voulant sauver un ahuri qui prétendait pouvoir communiquer avec l’au-delà. Par curiosité, je l’ai ensuite suivi dans l’une de ses aventures, et devinez quoi ? Le gamin disait vrai.

La famille Flemington, s’étant vue affligée de la disparition de leur fils et de la mort de leur bonne, ne se doute pas que cette dernière est bien présente, ni qu’elle sait ce qui est arrivé à leur bambin. . .

Lors de ma dernière razzia au stand du Petit Caveau, aux Imaginales, j’ai trouvé ce petit roman très joliment illustré. Je ne suis pas une grande fan de fantômes, mais pourquoi pas, on se lance.

Je retrouve avec plaisir une maison d’édition que j’adore, et une fois de plus une autrice à la plume pleine d’élégance. Si je ne suis pas intéressée par les créatures qu’elle choisit de mettre en oeuvre, sa manière de le faire a suscité mon intérêt, même si je me demande un peu ce que le narrateur, Humphrey, peut apporter à Camden qui semble très bien se débrouiller tout seul.

C’est la petite faiblesse de ce tome : on se situe dans une introduction. Une introduction à l’univers, aux personnages, même s’il y a une petite enquête, sa résolution est trop rapide, je n’ai pas eu assez le temps de m’inquiéter.

Mais ça donne envie sans peine de poursuivre et de savoir où Pauline Andreani veut nous entraîner. Camden est plutôt attachant, et son frère n’est pas dépeint de manière manichéenne, il est agaçant mais se soucie du plus jeune, et leur domaine intéresse également.

Une lecture vraiment intéressante et une série prometteuse.

Nombre de tomes parus : 2 (série en cours).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Kamikaze Kaito Jeanne, tome 1

Arina Tanemura (autrice). Marie-Saskia Raynal (traductrice). 1998 (VO), 2014 (VF), 192 p. Glénat (Shojo). Manga – Shojo. 6,90€.

Le secret de Maron : elle est la réincarnation de Jeanne d’Arc et grâce à l’aide de l’ange Fin, elle peut se transformer pour combattre les démons ! Sa passionnante carrière de justicière est menée sans encombre jusqu’à l’arrivée d’un rival répondant au nom de Sindbad. La jeune fille ne tardera pas à découvrir le revers de la médaille…

J’ai longtemps attendu cette série ! J’adore Arina Tanemura, son beau trait shojo, ses thèmes fantastiques avec juste une touche de romance.

Au final, est-ce parce que la série date un peu ? Le début ne m’a pas autant plu que je n’aurais pensé. Le personnage de Jeanne d’Arc ne me parle pas particulièrement (oui je sais qui c’est, mais en temps que fiction, lié à la foi, à la religion, je reste dubitative). On est proche des Cat’s Eye pour le côté voleuse, les tableaux, et le côté chasseuse de démons m’a aussi rappelé d’autres séries. Ce côté un peu déjà vu est peut-être ce qui m’a douchée.

Mais j’ai beaucoup aimé l’entrée en scène de Simbad, et puis Maron est drôle, combative, et elle fait de la gymnastique rythmique, ce que j’aimerais bien revoir ^^ Le père de Miyako, sa camarade de classe, qui lui pique ses fonctions de policier d’ailleurs et poursuit Jeanne, a un côté très chibi, très amusant, sans oser s’opposer aux caprices de sa fille. On reste dans une histoire pleine d’humour, d’aventure, de mystères (entre le passé de l’héroïne, les motivations du garçon, etc.).

Une case qui m’a aussi fait beaucoup rire montre les trois adolescents (Maron, Simbad, Miyako), ouvrir leurs casiers en même temps, sur la même chose : le père policier montre les deux ultimatums, les deux espèces d’anges gardiens des voleurs montre en pancarte qu’ils ont une mission, celle des ultimatums. Et de refermer les portes en concert, synchrones.

Bon, quelques années après lecture, je vous avoue que c’est un titre qui ne me laisse en tête que l’incompréhension : mais comment ça se fait que les Japonais soient tellement fans de Jeanne d’Arc ? Et je n’ai pas spécialement eu envie de poursuivre.

Nombre de tomes parus : 7 (série finie).

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Jeanne de Langallec, tome 2 : La Mort parle tout bas

Brigitte Coppin (autrice). Aurélien Police (illustrateur). 2015, 245 p. Scrineo. Jeunesse – Histoire. 12,90€.

Printemps 1524. À la cour de François 1er, un terrible poison fait des ravages. Les victimes qui tombent les unes après les autres portent toutes la marque du tueur : une étrange tâche noire sur le cou. La jeune Jeanne de Langallec, de retour du Brésil lointain et inconnu, est la seule à comprendre quel est ce poison qui tue sans bruit et sans douleur. À part elle, qui d’autre connaît ce redoutable secret si ce n’est Hervé de Coëtmelen, son unique amour qu’elle croit avoir perdu ? À vouloir éclaircir le mystère, Jeanne s’approche trop près de l’impitoyable tueur. Entre elle et lui, entre l’envie de vivre et le désir de mort, un terrible duel s’engage. Plus Jeanne touche au but, plus le danger s’alourdit. Car si l’on entend la mort parler tout bas, c’est qu’il est déjà trop tard.

Premier billet lecture depuis la reprise, je vous ai choisi un livre que j’ai beaucoup apprécié, même si, à la base …

Ce livre, je l’ai juste acheté pour sa couverture magnifique ❤

Et après, je me suis dit « diantre, je ne suis pas dans les choux si je commence à acheter des livres basés uniquement sur leur couverture » ^^, Aurélien Police a encore réalisé une couverture magnifique.

Bon, j’avais déjà lu et adoré un livre de l’autrice, Brigitte Coppin, dans la collection Mon Histoire, et que son écriture était superbe, donnant lieu à un page-turner lorsque la période de François 1er n’est pas ma favorite. Et le pitch ici était plutôt chouette.

J’ai un peu déchanté en démarrant et en me rendant compte que toute une histoire mettant Jeanne, l’héroïne, en scène, avait déjà eu lieu (Les Yeux du Jaguar). Comment étais-je sensée savoir que Jeanne de Langallec à la cour de François 1er était une série ? Je le voyais plus comme un sous-titre, à la limite une série mais dont il était le premier tome, ce n’est que passé la page 30 que j’ai eu l’impression d’avoir loupé un épisode … C’est vraiment dommage parce que cet autre récit a l’air tout aussi passionnant, et ce n’est pas du tout clair.

Mais, honnêtement, c’est la seule chose que je me vois reprocher à l’histoire de Brigitte Coppin. Son écriture est toujours aussi prenante et, même si la première apparition de Jeanne se fait attendre, on est tout de suite happé par les différentes situations : l’astrologue et le fou qui évoquent la Cour (une belle scène d’énonciation / introduction), Louise de Rieux la demoiselle d’honneur de la Reine qui savoure son séjour à la Cour et est témoin d’un évènement étrange, puis en fait part à son frère Antoine par lettre … l’enchaînement est impeccable et chacun des maillons de la chaîne est des plus intéressants.

Avant d’en arriver à Jeanne. Je regrette de ne pas avoir lu le premier tome parce que j’aurais aimé voir si elle a hésité avant de tout quitter pour les Amériques avec Hervé, j’aime voir comment elle défie les convenances de cette société, le savoir qu’elle en retire. Son côté aventurière, un peu détective malgré les dangers (oui parce que mine de rien on tue ici, hein, on n’agite pas seulement des éventails) en fait un personnage excellent. Même si je m’attendais  à une touche de fantastique avec la couverture ^^,

Le criminel est trouvable par le lecteur, mais loin d’être évident, même si j’aurais aimé quelques fausses pistes de plus parmi les membres de la Cour (qui reste un vivier alléchant puisque regorgeant de monde), et les indices intéressants. Cet aspect du roman est également réussi, même s’il aurait pu être prolongé par des questions sur d’autres personnages que l’héroïne – qu’on sait bien innocente.

J’avoue que j’aurais aussi apprécié un peu plus de suspense concernant Hervé, qu’on sait toujours en vie un peu rapidement – mais c’est probablement à cause de Joffrey dont le secret est bien gardé par l’autrice pendant longtemps !

Et on parle du jeu de paume, l’ancêtre du tennis ❤ Je crois que rien que pour ça j’aurais adoré ce livre !

Une superbe lecture.

(J’ai simplifié le bandeau informatif qui accompagne l’image, je le trouve plus clair ainsi. Ça vous convient aussi ?)

Au bord des mots, lectures sur un rocher

The Life-Changing Magic of Tidying Up

magic-tidying-upJinsei Ga Tokimeku Katazuke No Maho. Marie Kondo (autrice). Cathy Hirano (traductrice). 2011 (VO), 2014 (VA), 213 p. Ten Speed Press Berkley. Développement personnel. 13,33€. Livre lu en anglais.

Pourquoi un tel intérêt pour le rangement ? Parce que la vie commence seulement (véritablement) une fois que l’on a fait du tri. Dans cet essai pratique déjà best-seller, l’auteur nous explique simplement, mais fermement, d’oublier nos bonnes vieilles habitudes : passer une journée par an à tout jeter ne sert à rien ! S’attaquer à chaque pièce l’une après l’autre non plus. En procédant ainsi, dans quelques jours, vous nagerez de nouveau en plein désordre. Le rangement doit être un moment privilégié. Et chaque objet qui nous entoure doit nous procurer de la joie. Vraiment. Si ce n’est pas le cas, alors il faut s’en débarrasser. Tout de suite. 

Après les livres de Dominique Loreau, j’ai commencé à plutôt apprécier le genre du développement personnel. Je ne sais plus comment je suis tombée sur ce petit livre, mais j’étais très curieuse de connaître cette méthode de tri et rangement, surtout en voyant le succès qu’elle a rencontré.

A mes yeux, c’est un livre qui attend son moment de lecture. J’ai préféré ne pas le démarrer avant d’entrer dans une période de tri durant laquelle je voulais m’essayer à la méthode, et tant mieux, parce que j’avais hâte de m’y mettre ensuite. L’écriture de Marie Kondo est très belle et poétique, et j’ai aimé les histoires qu’elle raconte, tant les siennes que celles de ses clients. La traduction n’atténue pas ce côté traditionnel oriental, au contraire, j’avais l’impression que l’auteur écrivait directement en anglais, sans intermédiaire. Ce n’est pas un élément qui m’a sortie de ma lecture. Et la langue n’est pas vraiment un obstacle, on est vraiment sur du vocabulaire courant.

En ce qui concerne la méthode en elle-même, le cérémonial spirituel (s’il a fait hurler certains lecteurs, sur Goodreads je crois bien, et j’ai adoré cette critique hilarante) ne m’a pas dérangée, au contraire, je l’ai trouvé intéressant et profond. Même si je l’appliquais déjà à mes livres depuis quelques années lorsque j’en désherbais, donc ce n’était pas entièrement une nouveauté.

La petite difficulté a plutôt résidé dans la méthode de pliage, et je vous avoue que j’ai été fureter à plusieurs reprises sur des vidéos pour voir comment l’auteure ou d’autres personnes qui suivent cette méthode se débrouillaient avec certains vêtements. Mais c’est juste parce que je ne suis pas douée ^^,

J’ai apprécié la plupart des conseils du livre, sur les éléments à ranger, comment, où. Le tri régulier du sac, par exemple, ou une routine à adopter lorsque vous rentrez du travail. Le côté très plaisant du livre est d’ailleurs le fait qu’il fourmille de conseils et idées qu’on est très tentés d’adopter, alliés à une belle écriture sereine et de jolies anecdotes, vraiment un tout très chouette. (Bon et puis honnêtement il est relié en dur et vraiment joli comme tout, mais c’est mon côté superficiel ^^,).