Lectures sur un rocher

In Death, tome 14 : Seduction in Death

Fascination du crime (VF). Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). Vivid, Photonica (illustration). 200, 162 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. 5,97 €.

Une jeune femme est retrouvée morte, poussée de son balcon. Mais Eve découvre que ce n’est pas sa chute qui l’a tuée, et tout porte à croire que c’est le jeune homme qu’elle a entraîné chez elle, et qui ne s’arrêtera probablement pas là.

Seduction in Death faisait partie des volumes papiers de la série que j’avais achetés en Irlande il y a quelques années, c’est donc une relecture. L’élément de surprise n’était ainsi pas présent, je connaissais le criminel, et ses raisons d’agir. Mais j’ai été contente de le retrouver dans l’ordre de lecture initial -on manque surtout le développement de personnages, en sautant des volumes.

J’ai été ravie de retrouver le personnage de Louise, cette femme médecin aisée qui travaille dans une clinique pour les gens moins fortunés. Pareil pour Summerset, le majordome, et Charles, le compagnon licencié ami de Peabody (que je préfère tout de même à McNab).

L’humour est toujours présent, notamment avec quelques piques sur le fait qu’Eve peut dénicher un meurtre dans une partie dans la ville qui n’appartient pas à Roarke (il faut avouer que c’est le cas les 3/4 du temps ; j’ai été très surprise que ça ne soit pas le cas cette fois-ci encore !).

Je peux me tromper, mais j’ai l’impression qu’on est face à un cas un peu particulier dans ses enquêtes : le narrateur suit rapidement – juste après les cinquante premières pages – le meurtrier, en nous donnant son nom, décrivant ses activités, etc. Ça change, ça introduit un facteur de nouveauté, on apprend ses raisons plus tôt, mais vraiment, ce choix retire une bonne partie du plaisir. J’adore essayer de deviner qui est le criminel en faisant fonctionner mes petites cellules grises, et là on retire cette petite joie très tôt…

Et à part ça, j’avais juste envie de défenestrer littéralement ce petit enfoiré. Bien sûr, il mérite de sortir avec cette jeune femme fascinante (et ce n’est pas tout ce qu’il mérite, hein, bien sûr) et avec son abruti de copain ils comptent les points … Des baffes !

C’est en partie pour ça que ce volume est loin d’être mon préféré. Il n’y a pas d’enquête à mon goût puisque je sais déjà pourquoi il a fait ça. Je n’ai pas trop envie de suivre l’enquête puisqu’en plus c’est une relecture. A part la rencontre entre Charles et Louise il n’y a pas de grand développement fondamental, et les thèmes (drogue qui affecte les inhibitions, si je me rappelle bien) ne me passionnent pas. C’est un tome qui se laisse lire (en énervant un peu), sans plus.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Naked in Death / Glory in Death / Immortal in Death / Rapture in Death.

Ceremony in Death / Vengeance in Death / Holiday in Death / Conspiracy in Death

Loyalty in Death / Witness in Death / Judgment in Death / Betrayal in Death

Interlude in Death

Lectures sur un rocher

In Death, tome 13 : Interlude in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). Vivid, Photonica (illustration). 200, 162 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. 5,97 €.

Eve, qui déteste les évènements mondains et les voyages interstellaires, est servie : elle doit prononcer un discours devant un congrès  de policiers dans un hôtel  qui ne se trouve pas sur terre. Et qui est bien sûr la propriété de Roarke. Mais arrive ce qui devait arriver (vous avez dit syndrome Jessica Fletcher?) et c’est encore une fois compliqué.

C’est une nouvelle extrêmement courte, qui vraiment ne m’a pas particulièrement intéressée. En plus, j’ai eu un pépin avec ma liseuse lors de la lecture, et je l’ai terminée sur l’ordinateur, ce qui n’était pas terrible.

J’ai été très surprise par les éléments distribués sur le père de Roarke et d’Eve, leur connexion était pour moi imprévisible (même si j’avoue que j’aurais dû m’en douter).

L’enquête m’est un peu passée par dessus la tête. Je ne sais plus si elle est prévisible, mais je pense, vu le format court. Je n’étais vraiment pas intéressée. Pas spécialement eu l’impression de développer les autres personnages, donc à moins d’être vraiment fan de la série et de vouloir tout lire, vous pouvez laisser cette nouvelle de côté.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Lectures sur un rocher

Une enquête du commandant Jana Matinova : La complice du magicien

compliceThe Magician’s Accomplice. Michael Genelin (auteur). Armelle Santamans (traductrice). 2009 (VO), 2012 (VF), 474 p. Marabout. Policier. 19,90€

Un étudiant sans le sou est abattu dans un hôtel de luxe de Bastislava. Cet assassinat paraît être l’œuvre d’un professionnel. Mais qui voudrait tuer un universitaire affamé ? Quelques heures après, le commandant Jana Matinova apprend que son amant Peter, avocat général au bureau du procureur trouve la mort dans l’explosion d’une bombe. Une fois encore, le travail d’un professionnel, semble-t-il. Ces deux meurtres ont-ils un point commun ? Jana, dévastée, est déterminée à trouver le coupable. Mais avant même d’avoir pu commencer son enquête, elle est envoyée à la La Haye au siège d’Europol, la force de police internationale. Sur le vol qui la conduit aux Pays-Bas, elle fait la connaissance d’un magicien à la retraite qui se révèle être l’oncle de l’étudiant assassiné. Hasard ou étrange coïcidence ? Accompagnée du vieil homme, Jana va parcourir l’Europe à la recherche des coupables.

J’étais ravie de retrouver cette série dans mon édition des premiers tomes, en grands formats, moi qui pensais devoir switcher à la VO pour la suite.

Au final, vraiment pas sûre de poursuivre les aventures de Jana. Je me suis vraiment ennuyée.

Tout démarre bien trop vite, dans le meurtre initial, l’attentat qui coûte la vie à Peter. Et vraiment la réaction de Jana … trop de sang-froid, trop de bousculade pour presque la jeter hors du pays et se rendre aux Pays-Bas. Là, on ne se pose jamais pour découvrir l’univers puisque l’héroïne sait d’ores et déjà qu’il y a quelque chose de pourri dans ce royaume, donc j’ai douté de tout ce qu’elle apprenait.

Et c’est course-poursuite sur fuite et fusillades en séries. Wouhou que c’est fun. Ajoutez à cela ce pseudo magicien qui suit Jana partout et qui se croit drôle …

La traduction aussi m’a agacée. Pour évoquer Jana, c’est « le policier » qui est utilisé. Heu. WTF ? La policière c’était pas possible ? Pourquoi cette masculinisation ? on utilise bien l’enquêtrice juste en dessous !

Et la vision de Jana sur la mort de jeunes gens … ça l’énerve parce qu’on « détruit également les enfants qu’il aurait pu avoir, et les enfants de ces enfants ». Mouais, donc on vit pour faire des gosses, quoi, charmant.

Bref. Je me suis tellement ennuyée que je n’avais vraiment pas hâte de prendre ce livre, ou de lire en général, et j’étais à ça de voir la lecture comme une corvée … définitivement pas pour moi.

Nombre de tomes parus : 5 (série en cours).

Tome 1 : Les jeunes filles et la mort

Tome 2 : La mort est mon amie

Lectures sur un rocher

Les Enquêtes de Nicolas le Floch, tome 2 : L’homme au ventre de plomb

Jean-François Parot (auteur). Rosalba Giovanna Carriera (illustrateur). 2004, 370 p. 10/18 (Grands détectives). Histoire – Policier. 7,50€.

Fin de l’année 1761 : la guerre de Sept Ans prend une tournure de plus en plus désastreuse, l’expulsion des Jésuites est en discussion et la Marquise de Pompadour vit ses derniers temps de faveur.

Durant une représentation à l’Opéra à laquelle assistent Nicolas Le Floch et Madame Adélaïde, une des filles de Louis XV, le Comte et la Comtesse de Ruissec, qui accompagnaient la Princesse, sont informés du suicide de leur fils, et Nicolas suit son maître Sartine jusqu’à l’Hôtel des malheureux parents, où il va faire de bien curieuses constatations.

J’ai retrouvé avec plaisir Nicolas Le Floch pour une nouvelle aventure. Un peu stressée après la merveille qu’a été Ink Exchange et les suites de série très décevantes qui ont précédé (Les Magiciens de Caprona mis à part). Cette enquête est toujours aussi palpitante, et difficile à démêler pour le lecteur.

Elle est d’ailleurs bien complexe (je n’ai déjà compris l’origine du titre que très tard), puisqu’elle démarre par un suicide. Or, ça, il faut le cacher à tout prix puisque dans la France catholique de l’époque, ça n’est jamais très bien vu, que ce soit pour le mort lui-même (est-ce qu’il a seulement droit à une sépulture décente ?) ou sa famille (ça va jaser dans les chaumières). Le héros marche donc franchement sur des oeufs. D’autant que la fille du roi était là lorsque la nouvelle lui a été annoncé, les parents sont de sa maison (aka la mère est dame de compagnie de la princesse ou quelque chose du style), donc ça rajoute une couche de stress supplémentaire.

Et puis on retrouve les intrigues de cour, avec une Mme de Pompadour qui perd de sa superbe et essaie de s’assurer la loyauté de Nicolas, les Jésuites sont encore dans les parages (alors dans ma tête ça fait très société limite secrète, pas vraiment religion, puisqu’en général dans les livres d’Histoire pouf ils surgissent, ils manipulent, pouf ils disparaissent ailleurs ^^,) et ça intrigue, ça intrigue, ben ça intrigue jusqu’à ce qu’il y en ait un qui se casse le nez.

Ou autre chose, d’ailleurs. C’était très inattendu, pour la mère de la victime, et quel symbole, d’ailleurs. C’est compliqué aussi pour Nicolas d’ailleurs de jongler entre les sensibilités royales, nobles et religieuses, puisque 1761 oblige, tous les trois tirent encore pas mal de ficelles, et se tirent mutuellement dans les pattes tout en feignant de s’appuyer les uns sur les autres. On ne sait pas trop qui croire, il ne reste donc que les preuves.

J’adore ce milieu d’intrigues, encore une fois très bien reconstruit dans ce volume. L’enquête policière, si elle est complexe, est toujours passionnante à suivre, et si j’avais été mieux réveillée, je pense que j’aurais pu trouver quelques fils toute seule.

Bon, je vais faire ma fangirl, mais seulement deux minutes, promis.

Nicolas ❤

Bon, ça c’est fait. Rien à redire pour les personnages non plus – sinon la maîtresse du frangin et l’interlude avec Nicolas qui ne sert pas à grand-chose. Sartine, toujours aussi imposant, et j’aime beaucoup la relation qui se tisse avec le héros, faite d’obligations, de hiérarchie officielle, mais également d’une sincère appréciation qui aurait pu être de l’amitié en d’autres temps (mais peut-être dans les volumes suivants ?), le vieux monsieur hôte de Nicolas …

Encore une fois un très, très bon moment de lecture, toujours agaçant lorsqu’il s’arrête.

Nombre de tomes parus : 13 (série en cours).

Tome 1 : L’énigme des Blancs-Manteaux

Lectures sur un rocher

In Death, tome 12 : Betrayal in Death

Au nom du crime (VF). Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 268 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. Livre lu en anglais.

Eve doit assurer la sécurité d’une vente aux enchères ultra prisée dans un grand hôtel, appartenant à devinez qui, mais ne pouvait pas prévoir le drame qui se déroule en coulisses : une femme de ménage est violée et assassinée, d’une manière particulièrement remarquable, qui l’amène à penser que c’est un professionnel qui s’en est pris à elle.

J’ai beaucoup aimé Magda, cette grande actrice qui propose ses souvenirs (robes et autres memorabilia) aux enchères, une fois encore amie de Roarke et qui se révèle plutôt sympathique. J’espère qu’elle sera récurrente dans la série (et qu’elle jouera un plus grand rôle, elle fait un peu potiche ici). Trina, qui terrifie Eve en voulant la maquiller et la forcer à prendre soin d’elle, elle revient pour la terrifier et se moquer un peu d’elle, avec beaucoup de plaisir de son côté et du mien.

Pour une fois, Eve dispose d’un visuel sur le crime, ce qui change. J’ai été étonnée qu’on en apprenne si vite sur lui, même si c’est son commanditaire qui se fait désirer. Mais j’ai eu un peu de mal à suivre l’enquête, bizarrement, ou m’intéresser à celui qui l’emploie, même si vers la toute fin j’ai commencé à me douter de son identité.

Elle est flanquée de deux agents du FBI, avec comme j’ai l’impression quotidiennement dans ce type de policiers, un abruti qui n’hésite pas à risquer ses collègues pour essayer de se démarquer. Pourquoi pas, mais un peu déjà vu.

L’évolution de la relation entre Eve et Delia (Peabody), lorsque la première la réconforte, ou essaie, du moins, est touchante à suivre.

L’un dans l’autre, un volume sympathique, mais pas spécialement marquant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Lectures sur un rocher

In Death, tome 11 : Judgment in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 272 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Cette fois, Eve enquête sur le meurtre d’un collègue d’une autre division, dans un stripclub où il était infiltré. Ce job lui attire pas mal de problèmes de la part d’autres flics, surtout lorsqu’elle soulève le lièvre suivant : la victime aurait pu être corrompue. Et ne pas être la seule dans ce cas. Et Roarke, une fois de plus, pourrait se retrouver mêlé à l’enquête.

Je me rappelle avoir plutôt accroché aux problèmes entre divisions, la corruption qui règne. En revanche, je pense que ce volume m’aurait plu davantage sans la connexion à Roarke, mais je suppose que c’est un passage obligé.

Je crois que c’est aussi le premier volume où on a affaire à un agent clairement misogyne. J’avais une envie folle de lui coller ma main dans la figure. C’est le genre de type/personnage à appeler une femme « skirt », une jupe quoi … et d’être d’avis qu’elles n’ont rien à fiche sur le terrain. Et parce que ce n’était pas assez ulcérant, il est en plus raciste et antigay, ce qui fait un peu beaucoup quand même.

Je ne m’attendais pas à la coïncidence entre le big bad de ce volume et le père d’Eve, qui arrive un peu de nulle part, même si on sait qu’il était mêlé à des trafics louches.

Un volume qui m’a un peu moins accrochée que d’habitude.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Lectures sur un rocher

In Death, tome 10 : Witness in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 258 p. Piatkus. Science-fiction – Policier.

Roarke invite Eve à la première de sa pièce de théâtre, interprétée par de vrais acteurs – ce genre de divertissement se faire rare en 2059 ! Elle passionne la jeune femme qui essaie de deviner ce qui va se passer, jusqu’à ce que le héros soit assassiné par sa femme qu’il avait trahie. Mais la scène était bien trop réelle. Sous le nez d’Eve, cet homme a bel et bien été assassiné !

Témoin du crime est la première enquête d’Eve Dallas que j’ai découverte il y a quelques années, en français. J’avais adoré qu’elle se déroule dans le milieu du théâtre, que chacun des acteurs soit suspecté (même si au final La peau de César se prête un peu mieux à l’exercice avec la pièce choisie). Bien sûr, découvrir le côté science-fiction associé au policier m’avait énormément plu.

La relire en VO n’a pas été aussi chouette que ce à quoi je m’attendais. Probablement parce que je connaissais déjà le thème (le théâtre et ses faux-semblants), les tenants, les aboutissants, le criminel. Mais aussi parce que j’ai eu l’impression qu’il était un peu différent des autres volumes. Je ne l’ai pas trouvé drôle et il m’a au final un peu moins plu.

Je m’attendais à ce qu’on discute un peu plus de la situation entre Peabody, McNab et Munroe, pas juste un petit commentaire, on vient de débuter celle-ci dans le volume précédent et la jeune femme a l’air de parfaitement s’en accommoder. Mavis fait une petite apparition bien plaisante.

Je n’ai pas tellement aimé la fin, en fait, le côté très sensationnel, plutôt dans le style de Poirot, accusant chaque suspect puis disant en quoi ce n’est pas possible. J’ai trouvé que ça n’allait pas vraiment avec le caractère d’Eve, après avoir découvert en quoi il consistait, donc l’hommage tombe un peu à plat.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.