Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 13 : Interlude in Death

Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). Vivid, Photonica (illustration). 200, 162 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. 5,97 €.

Eve, qui déteste les évènements mondains et les voyages interstellaires, est servie : elle doit prononcer un discours devant un congrès  de policiers dans un hôtel  qui ne se trouve pas sur terre. Et qui est bien sûr la propriété de Roarke. Mais arrive ce qui devait arriver (vous avez dit syndrome Jessica Fletcher?) et c’est encore une fois compliqué.

C’est une nouvelle extrêmement courte, qui vraiment ne m’a pas particulièrement intéressée. En plus, j’ai eu un pépin avec ma liseuse lors de la lecture, et je l’ai terminée sur l’ordinateur, ce qui n’était pas terrible.

J’ai été très surprise par les éléments distribués sur le père de Roarke et d’Eve, leur connexion était pour moi imprévisible (même si j’avoue que j’aurais dû m’en douter).

L’enquête m’est un peu passée par dessus la tête. Je ne sais plus si elle est prévisible, mais je pense, vu le format court. Je n’étais vraiment pas intéressée. Pas spécialement eu l’impression de développer les autres personnages, donc à moins d’être vraiment fan de la série et de vouloir tout lire, vous pouvez laisser cette nouvelle de côté.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le silence de la cité

silence de la citéElisabeth Vonarburg (autrice). 1998 (VF), 2011 (VF), 325 p. Alire. Science-Fiction. 8,90€.

Plus de trois siècles se sont écoulés depuis les catastrophes climatiques de la fin du second millénaire et les héritiers de la civilisation détruite, de plus en plus rares et de plus en plus désaxés, vivent dans une Cité souterraine avec leurs doubles technologiques.

Dernière enfant de cette Cité, Élisa est une petite fille aux capacités physiques étonnantes ; fruit des expériences génétiques de Paul, elle annonce une humanité résolument nouvelle.

Mais Élisa saura-t-elle se libérer du passé qui l’a littéralement modelée et, du même souffle, en libérer ses nombreux enfants ?

Et qu’en sera-t-il des hommes – et surtout des femmes – qui, hors les Cités, ont survécu à la barbarerie et aux mutations de toutes sortes ?

Il y a quelques années, j’avais lu et adoré les Chroniques du Pays des Mères de l’auteur. J’espérais beaucoup la recroiser aux Imaginales en 2016, mais elle a dû s’en désister à la dernière minute, ce qui ne m’a pas empêché d’acheter aux éditions Alire, qui étaient bien présentes (et m’ont donné un gros catalogue, les vils tentateurs !) trois de ses romans : deux débuts de série et celui-ci, qui est une préquelle des Chroniques.

Bon, j’avoue que je n’ai pas réalisé ce détail tout de suite, mais en progressant dans ma lecture – peut-être aussi parce que ça fait bien quatre ans que je l’ai lu. Mais j’ai retrouvé la même frénésie, envie de savoir, attachement à l’écriture, aux personnages.

Plus jamais, d’ailleurs, d’Elisabeth Vonarburg avant d’aller dormir parce que je ne peux pas refermer le livre, et que je travaille le lendemain T_T

Elisa est passionnante à suivre, de même que l’univers dans lequel elle évolue, les êtres étranges qui lui tiennent compagnie, qui vivent si longtemps pour certains – sa relation avec Paul est compréhensible mais un peu bizarre tout de même dans notre conception de la société. Sans parler de lui et Marquande, sa mère, Séréna que j’ai regrettée…

Encore une fois, il est difficile de parler du livre en détail. Il y a cette première partie, où l’héroïne naît, grandit, travaille avec Paul pour rendre son rêve réalité et guérir les hommes de la maladie qui les ronge.

Son départ pour se mêler à ces hommes en ayant changé de sexe (oui parce qu’elle peut le faire, c’est assez compliqué à expliquer – me demande d’ailleurs si ce n’est pas avec ce détail que j’ai pensé au lien avec les Chroniques) pour venir à bout de la Cité qu’elle fuit ; son retour pour élever de très nombreux enfants, et leur expliquer ce qu’elle envisage pour eux et l’humanité, puis la révolte des Cités (qu’on évoque dans les Chroniques aussi).

Oui ça a l’air complexe, parce que je l’ai lu il y a un bout et parce que c’est aussi très touffu, mais je ne me suis pas ennuyée.

J’avoue que le fait d’avoir tellement d’enfants et jeunes dans le récit ne m’a pas passionnée, surtout que leurs prénoms changent au fil de leur vie, quand iels passent d’un sexe à l’autre. J’ai apprécié la réflexion sur l’androgynie et le genre que l’auteur propose, mais j’ai été dérangée par la manière dont Elisa impose tout, sans se rendre compte que cela ne correspond pas aux choix des enfants, au risque d’une perte d’individualité.

La fin est assez frustrante puisque j’aurais aimé en savoir davantage sur ce qui arrive à Abram, dans sa relation à Elisa notamment. Et on est en pleine action dans la révolution, je sais qu’on comprend ce qui arrive avec les Chroniques, mais quand même !

Ce roman, encore une fois, c’est un tourbillon de réflexions, très particulier, mais tellement passionnant. Mais j’ai tout de même préféré le premier, peut-être parce que je découvrais cet univers, ou aussi pour le personnage d’Elisa, obstinée qui ne voit pas tout ce qu’elle impose à ses enfants qui l’aiment bien trop pour lui en vouloir … la structure est peut-être aussi plus complexe et étouffée que l’histoire de Lhisbeï. Mais ça reste une superbe lecture.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

La Présidente, tome 2 : Totalitaire

presidente-2François Durpaire, Farid Boudjellal (auteurs). 2015, 158 p. Les Arènes. BD – Science-fiction – Politique. 20€.

Après six mois d’exercice du pouvoir, Marine Le Pen a conduit le pays au bord du gouffre : isolée sur le plan diplomatique, théâtre de heurts toujours plus violents à l’intérieur de ses frontières et dans un contexte économique alarmant, la France est dans l’impasse. Apothéose de cette situation catastrophique, le Président de l’Assemblée Nationale Florian Philippot a été kidnappé.

Retour aux chroniques livresques sur le blog, après cette période de bilans annuels. Et on passe en mode sueurs froides avec ce deuxième tome, encore une fois génialement glaçant.

Je n’ai presque plus fait attention au graphisme trop plein de réalisme et de froideur, dans les blancs, noirs et grisés. On est par trop emportés par ce tourbillon de conséquences de l’élection, la présidence fictive de Marine Le Pen, et sa suite. Et vraiment, cette suite, je l’ai trouvée encore pire. Je vous spoile, parce que vraiment je ne m’y attendais pas (surtout la manière dont les choses se déroulent) : Marion Le Pen (Whatever y a un autre nom après/avant je crois) force sa tante hors de la sphère politique pour prendre sa place en intérim et force les élections suivantes. J’ai surtout eu l’impression qu’à ce moment la laïcité se cassait bien la figure au profit d’une religion d’État : le catholicisme … et ça m’a fait froid dans le dos.

On suit aussi cette famille, raciste, prône à la dénonciation. Le produit de son époque exacerbée … Stéphane, du premier tome, est toujours présent et se languit de Fatima dont il est séparé puisqu’elle a été expulsée. Il lui décrit les changements de la rue, la surveillance constante, les camps pour migrants surveillés par des robots. C’est atroce mais fascinant …

Je n’ai pas eu l’impression d’un retour à la toute fin du premier qui m’avait un peu déçue (ce groupuscule qui tirait les ficelles de l’élection), ce qui m’a plu, mais alors pourquoi le mettre ? Par crainte de ne pouvoir continuer la série, et donc laisser une note de suspens planer à la fin d’un tome qui serait resté unique ?

Petit coup de glace dans les veines aussi en voyant la réunion au sommet, entre Marion, Poutine, Trump, et un autre que je n’ai pas reconnu, honte à moi. L’ouvrage est sorti en octobre dernier, donc avant l’élection américaine, donc paie ta frayeur et plus jamais je lis cette BD avant de dormir.

L’avant-dernier chapitre, Résistances, apporte une nuance d’espoir, ainsi que le début de l’épilogue lorsque la femme et l’un des fils se défient ouvertement du père et frère raciste et partent ; mais la dernière planche est à frémir aussi : « il faut trouver un nouvel ordre », en l’implantant dès l’enfance, supprimer l’esprit critique et « éduquer un citoyen nouveau » …

Je vous avoue que j’attends avec impatience le troisième tome, qui devrait être aussi le dernier.

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Tome 1

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A fleur de peau

a-fleur-de-peauMélissa Scanu (autrice). 2016, 126 p. Créer mon livre.com. Science-Fiction. Cadeau de Noël ❤

A l’aube du XXIIème siècle, alors que la médecine a atteint son apogée, l’électricité connaît des débuts chaotiques. Perchée au quarantième étage de la tour du Palais Citoyen, Lynnae exerce un métier bien peu attrayant, tout en menant une petite vie bien routinière. Pourtant, il se passe depuis peu des choses étranges à Argondia, et de mystérieux aéronefs parcourent le ciel, dans le plus grand secret, tandis qu’une vaste collecte de sang prend peu à peu des allures sectaires.

De quoi alerter notre héroïne et ses amis, qui mèneront l’enquête jusqu’à découvrir l’invraisemblable vérité.

Il y a pas loin d’un an, je vous ai parlé d’un roman merveilleux que je venais de bêta lire, rédigé par ma meilleure amie. Et je vous en reparlerai encore, très bientôt, je l’espère. Je vous laisse imaginer à quel point j’étais ravie en découvrant ce petit roman pour Noël dernier. Parce que, déjà, j’adore l’écriture et le travail de Melissa. Mais aussi parce qu’elle l’a écrit pour moi ❤ en partant sur un genre et des thèmes que j’adore.

L’univers, aux accents steampunk, est passionnant. La couverture vous en donne une jolie idée, entre automates, tramways et aéronefs. Même dans ce fameux travail ennuyeux, je ne me suis pas ennuyée et j’avais hâte de découvrir les petits détails insérés ici et là.

La découverte a été inattendue. Fatiguée, un peu malade, une tonne de choses à ranger après notre épopée irlandaise, je me suis dit que je jetterai un tout petit œil, non, vraiment, juste deux ou trois pages. J’aurais dû me douter que ça ne fonctionnerait pas. Chapitre après chapitre, je n’ai pas réussi à arrêter de tourner des pages, tant j’étais fascinée, à la fois par l’écriture, par l’univers, mais aussi les thèmes, les personnages, un tout qui m’a fait dévorer ce (trop petit) roman en peut-être une heure.

Je vous ai dit dans le bilan, je crois, que l’auteure avait fait le choix de créer des personnages à partir d’elle-même et de moi donc, et c’est déjà adorable, surtout lorsque c’est aussi bien fait. Et que je suis héroïne de ce beau roman, dans un futur steampunk avec une enquête policière qui tombe sans prévenir, avec des conséquences inconnues et des évènements étranges. Déjà, j’adore.

Ensuite, parmi les personnages (ou les lieux), j’ai reconnu tellement de choses. D’IRL déjà (In Real Life), mais aussi des romans que j’écris personnellement. Lorsque vous vous attachez à créer des personnages de papier et les rendre aussi réels que possible, ce que j’aime faire, et que vous les retrouvez aussi plein de vie, c’est vraiment un bonheur (surtout dans le choix de ceux-ci, et le fait qu’en opérant un petit changement sur deux soeurs, j’ai eu une idée pour mon propre texte, ce qui est inattendu et génial ^^,).

Des thèmes, je retiens celui des listes (si, si, je vous assure, ça marche), du sang (par rapport à sa collecte mais aussi sa composition), un complot de grande envergure, et d’autres que je ne peux pas vous révéler parce qu’ils n’arrivent que tard.

Sur cette fin, je vais juste bouder, parce que je m’insurge du choix de mon double romanesque, et qu’elle ne peut pas en rester là, calmement, et qu’il faut une suite, parce que la perfection n’existe pas et qu’elle est dangereuse (je parle dans le roman hein pas du roman xD).

C’est un roman qui se lit bien trop vite, parce qu’il est admirablement bien écrit, calibré, imaginé, au mystère entretenu, dans un univers plein de charme, et que je regrette pour vous qu’il ne soit pas disponible dans le commerce.

Quoique.

Un jour, qui sait ❤

Sur ce, je souhaite un merveilleuse anniversaire à l’autrice, encore âgée de dix-sept ans aujourd’hui 😛 et un très beau réveillon à vous tous/toutes !

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Paris au XXème siècle

Jules Verne (auteur). 1996, 186 p. Le Livre de Poche. Science-fiction. 4,30€.

Paris, 1960 : une métropole splendide, étincelante d’électricité, reliée à la mer par un gigantesque canal, sillonnée d’autos et de métros silencieux … Tel est le monde fascinant qu’ont forgé, conjuguant leurs efforts, la Finance et la Technique. Pourtant, cet avenir radieux a son envers. Seuls quelques marginaux, méprisés, bientôt vaincus par la misère et la faim, persistent dans le culte de l’Art et de la Poésie, tandis qu’un Etat omniprésent organise la distribution du savoir scientifique…

Composé avant les  » Voyages extraordinaires « , refusé par l’éditeur Hetzel, ce roman aura attendu cent trente ans avant de revoir le jour. Surprenant par la pertinence de son information scientifique, il vaut aussi et surtout par l’acuité de son analyse des intrications de l’économie, de la technique et la politique. Une vision ambiguë qui fait justice de l’image d’un Jules Verne chantre béat du Progrès. Et d’abord un roman prenant, coloré, où le grandiose se teinte volontiers d’un humour des plus sombres…

(Essaie de contenir son hilarité). (Si, si je vous jure).

On va commencer par le début. J’ai très peu lu Jules Verne. Je le connais bien de nom, pour en avoir entendu parler dans Retour vers le futur ❤ et souvent admiré les éditions joliment reliées de mon père, sans jamais avoir eu envie de me lancer. Et vers le lycée ou la fac, j’ai tenté Le Château des Carpathes, que je n’ai pas du tout apprécié (hé, je cherchais une ambiance bien fantastique, c’était pas trop la peine ^^,).

Alors, lorsque je suis tombée sur ce petit roman par hasard, j’ai pensé que c’était la première vraie rencontre parfaite avec ce brave Jules. Dont j’ai tellement entendu parler en matière d’anticipation. Une occasion aussi de redonner une chance à la science-fiction un peu plus classique, après des déceptions comme Steampunk Prime et Herland.

Et oooh boy ça s’est vraiment mal passé ^^, j’ai peut-être déjà eu un peu peur avec la préface où j’apprends que Hetzel, l’éditeur, était catégorique : c’était une histoire qui ne devait pas voir le jour. On n’aura pas les mêmes arguments, mais j’avoue que ce n’était pas du tout une bonne idée.

Que de clichés, rien que sur les femmes. Alors déjà il n’y en a pas une tripotée, mais vive le cliché de la banquière revêche et de la demoiselle délicate et romantique qui ne sert strictement à rien sinon à faire les yeux doux au héros. D’époque, peut-être, mais ça me sort par les yeux et je ne vois aucun intérêt. Soit dit en passant, lorsqu’on mentionne à Michel (le héros niais à disposition) de grands auteurs d’avant, la seule femme mentionnée, c’est George Sand. « Un merveilleux génie, l’un des plus grands écrivains de la France, décoré enfin en 1859 ». Jules. Tu savais pas que c’était une femme ? Ou tu voulais pas le dire ?

Ou alors sinon tu fais comme Norman Spinrad dans Rêve de fer et tu vires toutes les femmes, hein, au moins ce sera clair. Le passage sur la Parisienne, cette femme parfaite dont « la race tomba » a fait tomber mes yeux d’effarement, d’ailleurs. Arrête, Jules, arrête … et qu’il jette encore la faute du problème de ce fichu livre de finances ou whatever sur les femmes …

Que de mots pour ne rien dire, d’ailleurs. On essaie de critiquer une société dans laquelle l’art est risible, les belles lettres et lettres anciennes surtout (mais qu’on peut toujours étudier, sûrement pour avoir encore des gens desquels on peut se moquer), pour mettre l’économie, la finance, la technique au centre des préoccupations. Mais en même temps Michel finit par travailler au Grand Entrepôt Dramatique, où on fait comédie, vaudeville, opéra, drames, etc.

Et tu l’as pas sentie la contradiction, Jules ? La poésie, la littérature sont dépassées, l’art c’est nul, mais on fait encore de la comédie ?

Bon. Je n’ai vraiment pas accroché à cette histoire, que j’ai trouvée franchement ridicule. Si le style de Jules Verne aurait pu m’intéresser, dans ces longues descriptions de Paris et ce qu’il a imaginé pour son futur, c’est tombé à plat dans ce récit inintéressant, servi par un protagoniste parfaitement oubliable et une bonne dose de sexisme et de clichés (et je me fous pas mal que ce soit d’époque, c’est mon ressenti là, maintenant, je ne suis pas là pour étudier ce livre selon les critères de l’époque).

Je relirai très certainement un livre de l’auteur, mais dans longtemps, et sûrement en piquant une des belles éditions de mon père. Quand l’agacement, qui a fait place à l’hilarité, sera bien passé.

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Psi-Changeling, tome 4 : Mienne pour toujours

Psy/Changeling 4 : Mine To Possess. Nalini Singh (autrice). Clémentine Curie (traductrice). Anne-Claire Payet (illustratrice). 2007 (VO), 2012 (VF), 507 p. Milady. Fantasy urbaine – Science-fiction. 8,20€.

Le monde de Clay a basculé dans les ténèbres quand, enfant, il a perdu sa meilleure amie Talin. Lorsqu’il la retrouve, adulte, il décide qu’elle ne le quittera plus jamais. Mais dans leur course contre la montre pour sauver des enfants sans-abris qui disparaissent mystérieusement, Clay et Talin devront rouvrir les blessures du passé… ou perdre tout ce qui leur est cher.

J’avoue, j’ai encore une fois relu les trois premiers tomes avant d’entamer finalement celui-là ^^, Je ne sais pas, je ne sentais pas tellement le résumé et j’avais peur de m’ennuyer, pour finalement ne plus apprécier la série.

Et au final, effectivement, j’apprécie moins l’histoire de Clay. Déjà pour la bonne et simple raison qu’il connaît déjà la jeune femme dont il est question, Talin. Ils ont une histoire commune, qui n’est pas inintéressante, mais j’ai préféré les entrées en matières de Sacha/Lucas, notamment.

Et puis … Talin est humaine, pas Psi (même si elle descend de Psis, c’est un mini pourcentage), et en plus son problème de santé, sa guérison, sont un peu tirés par les cheveux.

De même, autant je comprends qu’il faille en passer par les humains tôt ou tard, je les trouve moins intéressants que les deux autres groupes principaux et on n’avance pas trop dans la découverte du protocole Silence, un de mes éléments favoris. Et il y a des enfants … j’y reviendrai.

Il y a quelques passages sur le Conseil, notamment Kaleb – que je vois bien devenir soit un ennemi très précis soit se rallier à la meute, et j’apprécie de suivre l’évolution, mais c’est un peu trop destructeur pour les Psis, je trouve, qui sont sensés avoir davantage de puissance …

Mais bon, on voit davantage Dorian, le personnage que je préfère, donc c’est déjà ça. La relation de Clay avec les autres félins est attachante, une fois encore on sent l’attachement, l’amitié avec Dorian notamment.

Bon, puisqu’on en parle, il est le héros de l’histoire suivante, et je sens que ça ne va pas me plaire, déjà parce qu’il est question du gamin qu’ils récupèrent à la fin de ce tome 4. Je ne suis pas du tout fan des enfants dans les récits adultes. Et puis la jeune femme en question ne me plaît pas trop non plus. (Oui, ça va m’agacer lorsque Dorian va se retrouver avec elle, je le vois venir).

L’un dans l’autre, un volume que j’ai moins apprécié que les précédents.

Nombre de tomes parus : 15 (série finie).

Tome 1 : Esclave des sens

Tome 2 : Visions torrides

Tome 3 : Caresses de glace

Au bord des mots, lectures sur un rocher

In Death, tome 12 : Betrayal in Death

Au nom du crime (VF). Nora Roberts alias J.D. Robb (autrice). 2010, 268 p. Piatkus. Science-fiction – Policier. Livre lu en anglais.

Eve doit assurer la sécurité d’une vente aux enchères ultra prisée dans un grand hôtel, appartenant à devinez qui, mais ne pouvait pas prévoir le drame qui se déroule en coulisses : une femme de ménage est violée et assassinée, d’une manière particulièrement remarquable, qui l’amène à penser que c’est un professionnel qui s’en est pris à elle.

J’ai beaucoup aimé Magda, cette grande actrice qui propose ses souvenirs (robes et autres memorabilia) aux enchères, une fois encore amie de Roarke et qui se révèle plutôt sympathique. J’espère qu’elle sera récurrente dans la série (et qu’elle jouera un plus grand rôle, elle fait un peu potiche ici). Trina, qui terrifie Eve en voulant la maquiller et la forcer à prendre soin d’elle, elle revient pour la terrifier et se moquer un peu d’elle, avec beaucoup de plaisir de son côté et du mien.

Pour une fois, Eve dispose d’un visuel sur le crime, ce qui change. J’ai été étonnée qu’on en apprenne si vite sur lui, même si c’est son commanditaire qui se fait désirer. Mais j’ai eu un peu de mal à suivre l’enquête, bizarrement, ou m’intéresser à celui qui l’emploie, même si vers la toute fin j’ai commencé à me douter de son identité.

Elle est flanquée de deux agents du FBI, avec comme j’ai l’impression quotidiennement dans ce type de policiers, un abruti qui n’hésite pas à risquer ses collègues pour essayer de se démarquer. Pourquoi pas, mais un peu déjà vu.

L’évolution de la relation entre Eve et Delia (Peabody), lorsque la première la réconforte, ou essaie, du moins, est touchante à suivre.

L’un dans l’autre, un volume sympathique, mais pas spécialement marquant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.