In Death, tome 9 : Loyalty in Death

Titre VF : Lieutenant Eve Dallas, tome 9 : Candidat au crime.

Auteur : Nora Roberts alias J.D. Robb.

Design : Vivid.

Couverture : Photonica.

Nombre de pages : 269.

Première parution : 1999. Cette édition : 2010.

Éditeur : Piatkus.

Genre : Science-fiction – Policier.

Prix : 5,77 €.

Résumé : Eve et Peabody sont appelées pour une affaire qui semble simple et claire : un millionnaire a été assassinée avec une perceuse conçue par sa propre entreprise par sa maîtresse, qui est encore sur les lieux et  a appelé la police. Même si elle semble classée la jeune femme poursuit l’enquête. Parallèlement, un de ses informateurs lui parle d’un homme retrouvé mort, et de ce sur quoi il travaillait : la construction de bombes.

Il était difficile de reprendre après un très bon volume précédent. Je m’attendais à quelque chose de plus simple, dans le cercle de famille plus intime, et c’est à une enquête un peu plus compliquée qu’on s’attelle, et aussi bien plus vaste, ce à quoi je ne m’attendais pas.

J’ai retrouvé avec plaisir les petites escarmouches entre Eve et Summerset, j’espère qu’elles vont continuer.

On découvre un élément qui fait de Peabody mon personnage préféré de la série : son amour de la lecture et son incompréhension des tendances de l’époque, un équivalent de la liseuse ^^ On rencontre un de ses frères, Zeke, gentil, un peu naïf et idéaliste, correspondant à l’image de Free Ager qu’on peut se faire, mais j’avoue qu’il ne m’a pas tellement intéressée, un peu trop lisse et crédule. Elle débute son histoire avec Ian, l’agent avec lequel elle n’arrêtait pas de lancer des piques, sans toutefois l’apprécier plus qu’avant, et agaçant incroyablement Eve en passant, qui ne veut pas du tout voir deux personnes avec qui elle travaille se voir en-dehors du sacro-saint boulot.

Le thème du livre, le terrorisme à grande échelle, m’a plutôt estomaquée, je ne m’y attendais pas, surtout qu’il a été écrit avant la destructions des Twin Towers (et que l’auteure n’en fait pas la cible des terroristes) … j’ai aimé le symbolisme qu’elle y a introduit, même si ça fait très séries, NCIS ou Numb3rs, et pas excessivement plausible. Un autre thème qui m’a moins plu a été la maltraitance familiale, d’un mari pour sa femme (même si au final c’était du cinéma).

L’incursion dans les souvenirs d’Eve nous emmène auprès de sa mère, pour une fois, et c’est presque aussi laid que ceux avec son père, mais on avait besoin de ces éléments pour compléter un peu le tableau.

Un récit intéressant, plein d’action et de rythme.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Moana, tome 1 : La saveur des figues

Moana 1Auteur : Silène.

Illustrateur : Sylvie Moreau.

Nombre de pages : 219.

Parution : 2010.

Éditeur : Editions du Jasmin.

Genre : Science-fiction – Jeunesse.

Prix : 1€

Résumé éditeur La Polynésie où vit Moana est désormais couverte de neige. Et le monde, en proie à un terrible refroidissement, doit être repeuplé de toute urgence. C’est pour cela que Moana devra bientôt se marier et avoir des enfants. Mais Moana a un secret, son arrière grand-mère, Mémine, qui reste cachée à la maison pour ne pas être envoyée comme tous les anciens dans une maison du souvenir. Mémine raconte à Moana sa jeunesse, et comment était le monde, avant la terrible catastrophe.

C’est probablement ce secret qui donnera la force à Moana de refuser sa vie toute tracée et de partir à l’aventure…

Voilà donc un de mes prix citron annoncés dans mon bilan 2016. J’ai lu ce livre dans le cadre du Week-end à 1000, premier de ce moment de lecture. Si je m’en faisais une joie parce que le pitch de départ me parlait bien (bouleversement climatique, nouvelles lois), il y a une scène qui m’a particulièrement dérangée.

Moana quitte son village avec sa grand-mère par bateau, après quelques péripéties sur la terre ferme. Et elle se fait agresser. Trois marins tentent de l’entraîner à l’intérieur, pour « voir leurs outils », et l’un met la main sur sa poitrine.

Cette agression sur l’héroïne d’une douzaine d’années était suffisamment pénible à lire. Le pire suit. Le commandant arrive sur ces entrefaites et la « sauve », mais lui reproche d’être allée sur le pont. Because, dixit : « Tu dois éviter de te promener toute seule, les femmes doivent toujours faire attention à ne pas se promener de manière isolée. » Et il lui interdit de sortir de la cuisine jusqu’à l’arrivée du bateau.

Ouais. Donc une gamine se fait agresser par une bande d’ours mal léchés (et je dis ça parce que j’essaie de rester polie), mais c’est de sa faute parce qu’elle était sortie de la cuisine, où elle ferait mieux de rester. Je ne pense pas avoir besoin de vous faire un dessin sur la métaphore, je suis déjà furieuse.

Je tiens aussi à préciser que ces deux actions sont purement gratuites dans le roman. Elles n’amènent à rien. A effrayer la gamine ? Elle l’était déjà un peu. Ce n’est plus mentionné ensuite. Mais j’ai aussi envie de dire que même s’il y avait « une utilité » à cette scène, à mes yeux, tout ce qu’elle contribue à faire, c’est renforcer les préjugés contre les femmes. Restez chez vous sinon vous serez en danger. Ne sortez pas de votre rôle, sinon des hommes vous attaqueront, et ce sera de votre faute.

C’est un message à la fois horripilant et nauséabond aussi bien pour les femmes que pour les hommes. J’étais furieuse et atterrée. Je rappelle qu’on est ici en littérature jeunesse, et roman écrit par une femme qui plus est. Je suis atterrée.

Une fois cet évènement passée, je me suis désintéressée de l’histoire que j’ai lue en diagonale. J’ai hésité à refermer le roman. Je pense que je voulais voir si l’épisode serait mentionné (ce qui n’est pas le cas, à part lorsqu’elle en parle avec sa grand-mère et son ami cuistot ; et la grand-mère est d’accord pour se cacher, et le cuistot homme fort de son état, lui Tarzan elle Jane va la protéger hein), si l’auteure le justifierait (non plus).

Avant ça, j’avais déjà été un peu déçue de la langue, parfois maladroite, même si c’est une enfant qui raconte l’histoire, notamment pour des problèmes de ponctuation (je pense à un manque de virgules qui provoque un manque de naturel).

L’orphelinat plein de dureté est assez cliché, à mon goût (mais il suivait l’épisode du bateau, donc j’étais bien moins tolérante), sans parler de la coïncidence (ce garçon rencontré à Pondichéry qui vient de Corse et connaît précisément le village de la grand-mère).

Je n’avais pas réussi à m’attacher aux personnages au début, puisque la langue m’a gardée en-dehors de l’histoire, et cette scène profondément sexiste a achevé de me sortir du récit. Il va sans dire que je ne poursuis pas cette série, qui a cependant une vraie fin avec ce tome 1, mais même si ce n’était pas le cas, ce serait sans moi.

(Qu’est-ce que ça m’ennuie en plus maintenant pour le prénom, depuis que j’ai vu le film Moana de Disney qui lui est bien chouette …)

Nombre de tomes parus : 3 (série finie).

Smog of Germania

smog of germaniaAuteur : Marianne Stern.

Illustrateur : Miesis.

Nombre de pages : 343.

Parution : 2013.

Éditeur : Chat Noir (Collection : Black Steam).

Genre : Science-fiction – Steampunk.

Prix: 19,90€.

Résumé éditeur Germania, début des années 1900, capitale du Reich.

À sa tête, le Kaiser Wilhem, qui se préoccupe davantage de transformer sa cité en quelque chose de grandiose plutôt que de se pencher sur la guerre grondant le long de la frontière française – et pour cause : on dit qu’il n’a plus tous ses esprits. Un smog noir a envahi les rues suite à une industrialisation massive, au sein duquel les assassins sont à l’oeuvre.

Une poursuite infernale s’engage dans les rues et les cieux de Germania le jour où la fille du Kaiser échappe de peu à une tentative de meurtre. Objectif : retrouver les commanditaires. La chose serait bien plus aisée s’il ne s’agissait pas en réalité d’un gigantesque complot, qui se développe dans l’ombre depuis trop longtemps.

Dernier roman lu dans le cadre du Week-end à mille, Smog of Germania m’avait séduite par son contexte steampunk, sa localisation allemande et sa situation à la Belle Epoque, en plus d’être un roman des éditions du Chat Noir.

J’ai beaucoup apprécié suivre Viktoria, entre la pauvreté des rues et la décadence des salons et les personnages des deux extrêmes. Son caractère aventureux, malgré son statut de fille d’empereur, est très plaisant.

Jeremiah est également un personnage fascinant, dans sa personnalité et son identité, un automate. Maxwell, Joachim et les autres à interagir dans cet univers m’ont également plu.

L’univers en lui-même est sombre, mais ça n’a rien ôté à la fascination que j’ai éprouvée devant cette lecture, malgré quelques bémols, relatifs à Viktoria.

J’ai eu l’impression que passée la moitié du roman, elle ne faisait plus grand-chose, surtout dans la grande bataille, et qu’elle est reléguée dans un coin puis mariée, malgré ce qui s’est passé avec Jeremiah. J’avais l’impression qu’elle était l’héroïne, le roman opère une modification en ce sens pour se concentrer sur Jeremiah et Maxwell, les jumeaux, en leur donnant bien plus de force et d’importance dans la deuxième partie du récit. Ce n’est pas un problème en soi. Ce qui m’a chagriné, c’est que j’ai eu l’impression que cette force et cette importance étaient retirées à Viktoria qui en disparaissait presque.

La fin est très ouverte, j’ai été ravie d’apprendre qu’une suite était prévue. Ici, je pense que j’ai surtout été séduite par le fog, l’automate, et cette atmosphère si particulière.

In Death, tome 8 : Conspiracy in Death

Titre VF : Lieutenant Eve Dallas, tome 8 : Conspiration du crime.

Auteur : Nora Roberts alias J.D. Robb.

Design : Vivid.

Couverture : Photonica.

Nombre de pages : 282.

Première parution : 199 . Cette édition : 200 .

Éditeur : Piatkus.

Genre : Science-fiction – Policier.

Résumé : Qui va se soucier de la victime dans la nouvelle enquête d’Eve? Un SDF, auquel on a retiré le cœur, de manière quasi chirurgicale. Et bien sûr, les proches de l’homme n’osent pas s’adresser à la police. D’ailleurs, qui voudrait s’adresser à l’agent qui a s’est occupée de la scène? Ellen Bowers se fait tout de suite remarquer par Eve et Peabody pour son mauvais caractère, qui finira par influencer de manière décisive sur l’enquête.

J’ai été très touchée par ce volume, comme toujours par Eve. Allons-y pour le petit spoiler : Ellen est assassinée et fait porter les soupçons sur Eve, à qui on retire son arme et son insigne. Elle est complètement dévastée, détruite, presque apathique. Et c’est magnifique. Magnifique parce que même si on supposait que son job, sa mission, c’était sa vie, on le voit maintenant, et elle est profondément touchante. On n’en apprend pas forcément davantage sur son passé, mais on la sent proche par sa détresse, sa douleur.

J’ai eu très rapidement envie de claquer Bowers. Avant même la dixième page, et un peu après, pour son attitude orgueilleuse, ses commentaires déplacés. J’ai été plutôt contente de son sort, même si pas tellement des conséquences.

En revanche, ce tome introduit un nouveau personnage, j’espère la revoir. Louise est docteur, d’une excellente famille, mais elle choisit de travailler dans une partie pauvre de la ville. Elle se prend la tête rapidement avec Eve, mais on sent bien que ça vient de sa fatigue, de ses a priori sur la police. Elle se rend utile malgré ses liens avec l’affaire (c’est souvent comme ça dans cette série ^^ il n’y a qu’à voir Roarke dans le premier tome, à peine arrivé, toujours en lien avec l’enquête).

Un petit bémol sur cette enquête. J’ai aimé le thème (vol d’organes, puis à terme sélection et eugénisme), mais j’ai trouvé qu’elle était un peu tirée par les cheveux (rien que le nombre exponentiel de victimes sur plusieurs continents), et plus dure à suivre que d’habitude, probablement parce qu’elle n’est pas censée être le point central du roman, mais plutôt Eve et son travail. Je l’ai à peine suivie malgré ce thème prometteur, mais pour une fois, ça m’était bien égal.

Un très bon volume, prenant et touchant.

Nombre de tomes parus (série en cours) : 47.

Les Enquêtes de Logicielle, tome 2 : L’ordinatueur

ordinatueur logicielleAuteur : Christian Grenier.

Illustrateur : Alain Korkos.

Nombre de pages : 216.

Première parution : 1998.

Éditeur : Rageot (Collection : Heure Noire).

Genre : Science-fiction ; Policier.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur « Programmé pour tuer ? L’ « Omnia 3 », un ordinateur très sophistiqué, totalise déjà six victimes. L’inquiétante machine est-elle seule responsable de cette incroyable série de meurtres ? Logicielle, jeune inspectrice au surnom prédestiné, en doute. Mais derrière l’écran se cache un adversaire aussi inattendu que dangereux… « 

Après une lecture complètement génial de Virus L.I.V.3 et un décevante de Futurs antérieurs, j’avais une petite appréhension à poursuivre ma découverte de Christian Grenier. Et Logicielle s’approche bien plus de Virus dans mon ressenti. J’ai adoré cette lecture. Je suis à deux doigts de passer en mode groupie pour vous en parler !

Petite boulette au démarrage : c’est un tome 2, ce dont je ne m’étais pas rendue compte en l’achetant. Mais j’ai décidé de me lancer tout de même. Je me suis à peine rendue compte, à part quelques références à l’enquête précédente durant laquelle les personnages se sont rencontrés, qu’il y avait une histoire avant celle-ci. Ce tome peut parfaitement se lire de manière indépendante, et bien sûr vous aurez la réponse au mystère en fin d’ouvrage.

Le contexte, policier et science-fiction, avec cet ordinateur, m’a fascinée. C’est la seule raison pour laquelle j’ai regretté le premier tome pour donner la date à laquelle se situe l’intrigue. Le récit est à la fois à la pointe de la technologie mais aussi un peu obsolète, avec la notion de modem.

La langue m’a conquise aussi. Elle est fluide, soutenue, et s’attache bien à décrire les faits et gestes de l’héroïne, Logicielle, mais aussi son cheminement de pensée, immanquable dans un récit policier. J’étais un peu mitigée en voyant les prémisses d’une relation amoureuse avec son collègue Max, mais l’évolution au final n’est pas du tout agaçante, et j’ai apprécié les suivre. Logicielle se déride et se départit de sa rigueur à son contact, ce qui est plaisant. Il y a un petit côté prévisible, mais tout petit.

Le thème de l’enquête est génial aussi. On part effectivement de l’informatique avec cet « ordinatueur » (nan mais déjà cette expression !), mais l’auteur réussit à dévier vers l’art, en passant par une réalité virtuelle et reconstitution de château. J’ai adoré cette direction et la manière dont il la prend. J’admets que la seule faille que je trouve est le fait qu’il est assez difficile de trouver le criminel (même si j’avais deviné 😀 ). Mais quel criminel !

Bon, spoilons, spoilons, je suis trop enthousiaste. J’ai adoré ce personnage. Déjà, l’aspect mythologique (Chiron, Pyrrha) est à tomber, c’est définitivement un domaine qui me fait rêver. On comprend sans peine, même si on n’excuse pas, les actes d‘Achille – qui se révèle un personnage délicieux, même si virtuel. Et si, sous sa forme d’intelligence artificielle, il revenait en tant que personnage récurrent dans les suites ? La fin le laisse penser … j’adorerais !

Une lecture magnifique ❤


Nombre de tomes parus : 11 (série en cours).

La guerre de 14 n’a pas eu lieu

Auteur : Alain Grousset.

Couverture : Miguel Coimbra.

Nombre de pages : 167.

Parution : 2014.

Éditeur : Flammarion.

Genre : Science-fiction – Uchronie- Jeunesse.

Prix : 13€.

Résumé éditeur1914. L’attentat de Sarajevo échoue. La guerre est évitée. La suspicion règne à travers l’Europe. Les armées figent leurs positions, construisent deux lignes de défense infranchissables.

2014. Les deux murs sont toujours là. La France et l’Allemagne sont repliées sur elles-mêmes. Les populations vivent comme au début du XXe siècle. Constance, parce qu’elle parle allemand, est au coeur d’une mission d’espionnage qui lui fait traverser les frontières. Elle se bat pour retrouver un monde libéré du joug des armées et dans lequel les hommes sont libres et égaux.

Parviendra-t-elle par sa volonté farouche à renverser le cours de l’Histoire?

J’avais de grands, grands espoirs pour cette lecture. Une uchronie sur l’après Belle Epoque, puisque la Première Guerre mondiale n’a pas eu lieu, parlant d’une jeune fille de l’Est, et avec ce titre, jeu sur ma pièce préférée, La Guerre de Troie n’aura pas lieu … Et de manière toute personnelle : l’Alsace-Moselle est toujours allemande en 2014.

Le problème était probablement que j’en attendais trop. Surtout après un début prometteur, qui donnait à penser qu’on s’intéresserait à la condition de la femme, ayant très peu de droits dans cet univers, et les bases de cet univers que l’on découvre.

J’ai eu cette triste impression que l’on en restait aux bases pour évoquer cette nouvelle période historique. De même, j’ai trouvé assez cliché l’entraînement et le côté espionnage que prend ce roman. Sans parler, mes dieux, de la relation amoureuse qui tombe franchement comme un cheveu sur la soupe, comme si c’était obligé dans un roman adolescent … (et puis que je te balance que je suis une espionne comme ça, hein, c’est plus fun comme ça …)

Ah, et maintenant que j’ai le livre sous les yeux (ce n’était pas le cas au début de la rédaction), je n’apprécie pas du tout le fait que le personnage féminin dise non deux fois à ce type qui l’embrasse et continue tout de même … genre une fille dira non une, deux fois, et puis ce sera la fête du slip ensuite ? Non, c’est non, ce n’est pas si compliqué ! Je trouve ça assez malheureux de voir ce stéréotype perpétué dans un roman jeunesse !

Au final, malgré une écriture plutôt belle, je me suis ennuyée, je n’ai pas pris plaisir à suivre l’héroïne (j’ai carrément oublié son nom, pour vous dire la vérité) et je regretterais presque cette lecture. De plus, cet élément sur le consentement n’est pas acceptable à mes yeux.

Axiomatique

Titre VO : Axiomatic.

Auteur : Greg Egan.

Traducteurs : Francis Lustman, Sylvie Denis, Francis Valéry & Quarante-Deux.

Illustrateur : Nicolas Fructus.

Nombre de pages : 469.

Parution VO : 1995. VF : 2009.

Éditeur : Le Bélial.

Genre : Science-fiction – Nouvelles.

Prix : 18€.

Résumé éditeur : Est-il possible de reproduire dans la réalité des tableaux fantastiques célèbres en créant des chimères ? Une drogue permet-elle de rejoindre et de joindre tous les possibles ? Le temps qu’on lui reconstruise un corps, un homme peut-il confier au ventre de sa femme le soin d’accueillir son cerveau ? Autant de questions, avec bien d’autres, que Greg Egan soulève dans dix-huit nouvelles.

En voyant l’item consacré au trans/posthumanisme du défi SFFF et diversité, j’ai un peu paniqué. Je n’avais aucune idée d’où trouver une lecture sur le sujet. Et au final, surprise, j’en avais une dans ma PAL ^^, Il s’agit d’un achat des Imaginales, plutôt ancien (2013). Je suis partie avec un chouïa d’inquiétude – était-ce Snow qui m’avait prévenue qu’Egan écrivait plutôt de la hard SF ? J’ai eu peur de ne pas tout saisir.

Et au final, c’est un peu ce qui s’est produit. Mais franchement, ça ne m’a pas dérangé, parce que j’ai adoré (même ce que je ne comprenais pas trop xD). J’ai aimé les différents thèmes exploités par Egan dans ces nouvelles, j’avais toujours hâte de comprendre de quoi il était question et de suivre ses personnages. L’auteur m’a transportée à chaque fois dans un univers passionnant, marqué par des améliorations technologiques, et bien souvent des interrogations philosophiques qui vont de pair avec celles-ci. J’adore trouver ces éléments dans une lecture.

Encore une fois, j’ai été un peu larguée par les explications, surtout lorsque l’aspect scientifique pointe le bout de son nez. Mais justement, l’auteur explique des choses. C’est lorsqu’on ne le fait pas que je m’agace, et là, justement, lorsque je ne comprends pas l’explication donnée, bien souvent, elle me paraît possible / plausible et me fait rêver ^^, je me souviens que ça arrivait systématiquement avec les premiers Yoko Tsuno que je lisais … Mais ça peut définitivement poser problème à d’autres lecteurs.

J’ai adoré La Caresse, cette nouvelle sur les chimères, la peinture, les tableaux. Il y a une poésie, une dimension baroque, démesurée, et dans le même temps une simplicité dans la résolution du « problème » qui m’a fascinée. D’autant que j’adore le tableau original. Et Le Coffre-fort qui a ce côté délicieusement Quantum Leap, passant d’une identité à l’autres, au fil des jours, depuis son enfance …

Il y a juste ces deux nouvelles sur la grossesse qui ne sont pas trop mon truc –  surtout celle où l’héroïne porte le cerveau de son mari …

Mais honnêtement, à parcourir le recueil pour écrire cet article, j’ai juste envie de le recommencer ❤

Une petite mention pour terminer à la couverture de Nicolas Fructus, très jolie, majestueuse, à la hauteur d’un excellent recueil.

20 : Lire un livre de SFFF transhumaniste ou posthumaniste.