Lecture sur un rocher·Study Time

Mathéo et la tolle Mädchen

Myriam Gallot (autrice). 2017, 114 p. Syros (Tip Tongue).Science-fiction, Romance. Livre bilingue franco-allemand.

2044. Après une série de tempêtes venues de l’Atlantique, la côte landaise est dévastée. La famille de Mathéo décide de partir vivre en Allemagne, car madame Lamy est chercheuse en chimie organique, un domaine où l’Allemagne excelle. Mathéo est le seul de sa famille à parler un peu allemand, mais il n’a jamais beaucoup travaillé car il compte sur sa montre connectée qui fait traducteur automatique. 

Dès sa première journée au Gymnasium, il a un coup de foudre pour Finja, dont les grands-parents ont eux-mêmes émigré de Syrie en Allemagne trente ans plus tôt.  

Les prémisses me paraissaient séduisantes : l’Allemagne, un contexte de science-fiction intéressant, à destination des jeunes, un côté écologique … et un entraînement pas trop complexe à l’allemand ^^, au final, je ressors assez mitigé·e de ces attentes.

Malheureusement, le contexte de SF en est resté là. C’est juste un contexte, un temps pour mettre en place le sujet du récit : l’acclimatation de Mathéo grâce à sa romance avec Finja. Je ne suis pas fan de romance, et ce n’est vraiment pas subtil …

Les gadgets électroniques ont un côté fun, et très jeunesse (bonbons, montre traductrice, etc.), mais c’est un peu limité … certes, le côté acclimatation, l’apprentissage, est plaisant – sauf lorsque le héros triche avec des bonbons pour aider la mémoire 😛 Et j’ai aimé ce côté tolérance, le fait que Finja soit d’origine syrienne – sachant que j’ai appris au lycée la forte immigration qu’il y a eue en Allemagne, même si en l’occurence c’était l’ethnie turque.

J’ai eu un peu de mal avec la langue, ce qui m’a d’abord démoralisé·e … avant de voir que ce n’était pas le plus bas niveau mais le second ! HA ! Je suis nul·le mais pas à ce point 😛 Le principe en lui-même est vachement chouette. On passe progressivement de la langue maternelle à la langue source, des petits mots puis des phrases entières. Et surtout, ce que j’aime, c’est que ce changement fasse sens, ce n’est pas juste pour faire cool. J’ai déjà vu le cas d’une alternance sur deux chapitres et ce n’était pas très bien amené. Ici, le principe est bon et l’exécution très intéressante.

Lecture sur un rocher

Saga, tome 1

Brian K. Vaughan (scénariste). Fiona Staples (dessinatrice, coloriste). Jo Chen (couverture). Laurent Queyssi (traducteur). 2012 (VO), 2015 (VF), 118 p. Urban Comics. Science-fiction.

Un univers sans limite, peuplé de tous les possibles. Une planète, Clivage, perdue dans la lumière froide d’une galaxie mourante. Sur ce monde en guerre, la vie vient d’éclore. Deux amants que tout oppose, Alana et Marko, donnent naissance à Hazel, un symbole d’espoir pour leurs peuples respectifs. L’espoir, une idée fragile qui devra s’extraire du chaos de Clivage pour grandir, s’épanouir et conquérir l’immensité du cosmos.

J’avais beaucoup entendu parler de ce comics pour le côté SF très développé et la relation entre les protagonistes, Alana et Marko. J’avoue que je suis mitigé·e, presque déçu·e.

Le récit commence par un élément que je déteste franchement : un accouchement. Alors oui, ça ne dure pas longtemps et l’intrigue, la course-poursuite reprend très tôt … mais non, pas mon truc. J’avoue aussi que je ne suis pas très fan du dessin, les coups de stylo font un peu brouillon.

Mais j’avoue que mon gros problème c’est le fait que le récit tourne tellement autour du sexe, les personnages en parlent, en font, et le langage va souvent avec. Pour cet élément, je ne suis pas convaincu·e de continuer.

Certes, Alana et Marko sont mignons et on espère qu’ils vont s’en sortir. La demoiselle fantôme est plutôt sympathique. Le fait qu’Hazel soit la narratrice m’a plu et l’arrivée des grands-parents en tambour et trompette ferme bien le volume. Mais à part ça (et j’ai dû chercher), je ne suis pas tenté·e par la suite.

Nombre de tomes parus : 7 (série en cours).

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Les hommes dénaturés

Maximum Light. Nancy Kress (autrice). Jean-Marc Chambon (traducteur). 1998 (VO), 2001 (VF), 262 p. Flammarion. Science-fiction.

Encore plus pernicieux qu’on ne le prévoyait, les effets de la pollution chimique ont entraîné une chute radicale du taux de la fertilité dans le monde. Il n’y naît pratiquement plus d’enfants. A tel point que certaines personnes en mal de progéniture en arrivent à traiter leurs animaux domestiques comme d’authentiques bébés … Mais cette situation entraîne probablement de plus sombres déviations, comme le soupçonne Shana Walders, une jeune appelée de l’armée américaine, quand, participant à l’évacuation d’une zone rendue dangereuse par le déraillement d’un transport de produits toxiques, elle se retrouve face à l’inconcevable dans une société où les manipulations génétiques sont soumises à de sévères limitations. Les Etats-Unis seraient-ils en train de se transformer en une nouvelle île du docteur Moreau ?

J’ai découvert ce roman  il y a quelques années en Médiathèque et l’avais inscrit à mon challenge ABC. Malheureusement, suite à un déménagement, je l’ai zappé (et n’ai donc pas pu terminer le challenge cette année-là …). Lorsque je suis retombée dessus à la vente d’une autre Médiathèque, je n’ai pas hésité et me suis lancé·e, d’autant que je n’ai pas encore découvert Nancy Kress.

Et la rencontre est définitivement manquée. Pire encore, j’ai détesté cette lecture et n’ai pas pu la terminer aussi rapidement que je l’aurais voulu.

Le démarrage en mode commando armé est déjà moyennement passé, mais très vite, l’héroïne, Shana, m’a agacée. Elle a un tempérament égocentrique et n’hésite pas à en rajouter une couche sur son apparence physique impeccable, ce qui a le don de m’énerver. Surtout quand ça arrive dès la deuxième page … Un langage familier s’en est mêlé, ainsi que pas mal de références au sexe passablement inutiles.

A la base, ce concept d’humanité qui aurait éradiqué tant de maladies, mais en contrepartie ne produirait plus autant d’enfant, me paraissait intéressant. Et la référence à l’île du docteur Moreau, à l’attachement aux animaux domestiques, why not. Mais le traitement ne m’a absolument pas plu. Si on ressent un certain rythme, les dangers auxquels font face les protagonistes, je ne me suis pas intéressée à leur sort (excepté peut-être Atuli, le danseur homosexuel).

Ah, parlant de lui. On aurait, à mon sens, franchement pu se passer des nombreuses réflexions homophobes dans le livre. C’est lourd et ça n’amène pas grand-chose – ok, la société future n’est toujours pas sécurisante pour les personnes homosexuelles, mais ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter régulièrement dans les insultes et les réflexions.

J’ai eu l’impression de ne pas du tout être étonné·e. Est-ce moi qui suis plus cynique, ou juste totalement désintéressé·e par le livre, je n’en suis pas sûr·e. (Oh, et puis aucun suspense sur ce brave Nick malade, j’étais certain·e qu’il s’en sortirait aussi).

Une lecture qui me laisse peu de souvenirs, excepté de l’agacement.

Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires à l’université, premier semestre

En matière de premier semestre, il sera question de mon premier cycle universitaire : mon année unique en lettres modernes (on va rire XD) et ma licence d’anglais (Hell of a lot better).

Tout ça, une fois encore, pour vous faire découvrir quelques lectures obligatoires qui m’ont marqué – ou pas !

Lettres Modernes

En 1ère année de Lettres, plusieurs modules de littérature étaient au choix. Et étrangement, alors qu’ado j’adorais le polar (mais plutôt Agatha Christie, là je ne connaissais pas les auteurs), je me suis orienté·e vers la SF. Pourquoi, alors que je détestais ça auparavant ? Mystère. Bon, je crois que c’est à cause de l’extrait de 1984 étudié en 1ère L qui m’avait fasciné·e.

Über bien m’en a pris. Je suis tombé dedans pour ne plus jamais vraiment en sortir. Le meilleur des mondes m’a laissé sans mots. Fascination de la découverte du genre, je ne sais pas, mais de l’univers, c’est sûr. Le Retour n’est pas une fiction mais plutôt un essai sur les vingt ans qui se sont écoulés entre les deux livres et les avancées scientifiques et technologiques ayant eu lieu, il me laisse un bon souvenir aussi.

En revanche, j’ai détesté La planète des singes XD Je ne sais pas pourquoi, je ne supporte pas ce texte ^^, est-ce le côté voyage dans l’espace auquel je ne suis pas encore habitué·e ? Les castes, le côté très vieillot du langage ? Je n’en sais rien, mais je n’ai jamais apprécié.

Le petit recueil de Jacques Baudou était une lecture introductrice qui ne me laisse plus aucun souvenir aujourd’hui, si ce n’est que je l’ai trouvé utile, fonctionnelle, un Que sais-je plutôt bien fait (oui j’avais le réflexe de me tourner vers cette collection à l’époque quand je voulais compléter mes connaissances sur un sujet).

Or donc en première année j’avais choisi d’étudier la Littérature.

Vraiment pas la décision la plus inspirée.

Les trois premiers sont des choix personnels pour essayer de suivre – puisque déjà je n’en voyais pas trop l’intérêt … le Précis n’était pas inintéressant, mais bon. La versification, je n’en ai aucun souvenir et Si le grain ne meurt est totalement inintéressant.

C’est quand même gé-nial quand vous vous lancez dans des études de lettres lorsque vous adorez lire et que les 3/4 des cours sont plats et résolument sans intérêt dans la matière.

Un peu plus intéressant, mon option d’Histoire. Enfin, on n’en est pas au niveau de Jean Des Cars, ces lectures n’ont pas été passionnantes (mais c’était déjà franchement mieux que les cours de grammaire et autres).

Si ça a l’air plus fun, c’est parce que c’est le cours de recherche documentaire. Ironie du sort, je n’avais aucune idée de ce que je faisais (ça sera pareil en master XD) et j’ai choisi de travailler sur le vampire dans la littérature, donc voilà quelques lectures que j’ai retrouvées. Le Petit guide, je l’avais lu ado et beaucoup aimé, il est plutôt drôle et fonctionne bien comme documentaire jeunesse. Les maîtres du fantastique en littérature vient d’une collection qui me laisse un très bon souvenir aussi, Les Compacts, qui propose plein d’idées lecture. Le Que-sais-je ? reste un peu aride.

Pour être honnête, il y a eu des livres fortement suggérés que je n’ai jamais touchés, notamment de la prof de grammaire qui demandait qu’on achète son propre livre. Mais bon, j’ai de trèèès mauvais souvenirs des cours de grammaire en lettres (bizarrement c’est passé crème en anglais).

Anglais

(On me pardonnera le non découpage en années XD)

Le premier reste généraliste et je l’ai très peu utilisé dans cette langue. La Syntaxe simple a été dument surlignée, je m’en souviens ^^, et les deux livres de vocabulaire m’ont laissé m’arracher les cheveux assez longtemps sur des mots dont je n’avais aucune utilité genre crane pour la grue de chantier et l’oiseau XD

Je ne m’y attendais pas mais j’ai adoré les livres sur la structure des mots et le fonctionnement de la langue (bon, le dernier sur le thème n’est pas spécialement intéressant). J’ai même conservé le Précis de lexicologie et The Study of Language.

Histoire et civilisation. Pas de mauvais moments passés.

Surprise, surprise : j’ai vraiment aimé ces documentaires. Probablement davantage que des lectures intégrales ^^, J’aime beaucoup le côté panel littéraire, l’histoire de la littérature, la découverte de thèmes, etc. C’est triste que c’est un élément de fac de lettres qui m’ait toujours ennuyé·e.

Voilà pour les livres que j’ai dû lire, en fiction essentiellement, pour les cours de littérature générale. Alice est plutôt fun mais en première lecture VO c’est assez ardu (je comprenais les mots séparément mais pas ensemble XD). Dr Jekyll est un classique de SF très bien passé.

Shakespeare m’a plu pour King Richard II et Twelfth Night mais Romeo & Juliet … disons que j’ai découvert des adaptations chouettes l’année-là mais en même temps les cours étaient à oublier.

Si j’avais beaucoup aimé Robinson Crusoe enfant, la version VO a été un calvaire et m’a ennuyé·e. Enfin, Scenes from Deep Time ne m’a pas du tout intéressé·e. Ce n’était pas vraiment un livre mais plus une étude de représentations graphiques sur les dinosaures … barré mais pas dans le genre qui me plaît.

Viennent ensuite les livres des cours de litté spécialisée. Il y a eu des lectures merveilleuses, des choses intéressantes, et une hor-reur. Coraline m’a énormément plu et permis de découvrir Neil Gaiman, avec Miroirs et fuméeTimbuktu est un récit adorable du point de vue d’un toutou, il m’avait énormément touché·e.

Ashes to Ashes et Betrayal sont deux pièces de théâtre moderne. Je regrette un peu mon manque total de souvenirs et je pense aussi que j’aurais vraiment aimé étudier ce sujet plus avant, vu comme j’adore le théâtre classique français. C’était le cas avec The Real Inspector Hound aussi, une pièce de théâtre dans la pièce avec une enquête policière. Une touche d’absurde en prime et voilà une petite lecture très fun, même des années après.

On en arrive à l’horreur. Women in Love. Déjà que j’ai horreur des romances pour la romance, mais les relations décrites dans le livre m’avaient exaspérée, sans parler des détails sur le sexe.

Petite haie d’honneur pour les lettres classiques dont j’ai profité pendant une petite année, mais quelle année. J’ai adoré faire du grec ancien, j’ai savouré ces belles sonorités. J’étais tout particulièrement fan des manuels de lycée Hachette, que j’utilisais tout le temps pour mes devoirs, plus que mes cours presque ^^, Le latin était plus un pâle complément, j’en avais eu ma belle dose au lycée avec ma super prof, mais le grec a été une de mes révélations à l’université. C’est un petit regret que j’ai de ne plus l’utiliser au travail maintenant.

En deuxième langue, j’avais choisi de prendre italien (parce que hem … c’est compliqué avec l’allemand XD on en reparlera peut-être ^^,). J’avais surtout utilisé le Pratique de A à Z pour bosser la grammaire puisqu’on en faisait peu et je pensais en avoir absolument besoin. (Résultat … on va pas parler du résultat XD).

Enfin, ma petite collection de livres sur les dragons. Parce que mon TER (non pas le train que je prenais en fin de semaine XD), Travail d’Etude et de Recherche de L3 portait sur le dragon dans les mythes celtes.

Si c’est pas la classe à Dallas, les enfants.

J’ai donc découvert cette merveille que l’encyclopédie de Carol Rose que j’utilise encore actuellement pour l’écriture. Les autres m’ont laissé un peu moins de souvenir à part cette période de travail, même le livre de tarot. Je l’ai conservé longtemps mais plus par habitude et l’ai finalement laissé partir au dernier désherbage. Ma collègue choupette d’arts l’a récupéré ^^ Une belle période de recherche.

Pour rester dans le thème du vampire qui a terminé ma sélection de lettres, je vous donne mon obsession de première année d’anglais. Même pas honte.

Remarquez, je suis fièr·e de moi. Les deux tomes sont dispos sur Amazon (à 120€ XD), ce qui n’était pas le cas à l’époque, et jamais de la vie je ne pense à essayer de les acheter XD

Pour être honnête, je crois que les vampires, c’est une partie de ma vie qui est derrière moi. J’ai désherbé la plupart des livres sur le sujet (même des Marigny ^^,), j’essaie d’explorer d’autres contrées folkloriques pour l’écriture (même si je ne jette pas mes personnages déjà existants avec l’eau du bain non plus – déjà parce que c’est pas écolo XD) et je suis aussi passée à autre chose en fiction. That’s life.

Voilà voilà ! Et vous, vos lectures universitaires, s’il y en a eues ? Plaisantes, rageantes ?

Lecture sur un rocher

Ma tête a rétréci

How I Got My Shrunken Head. R.L. Stine (auteur). 1995 (VO), 1997 (VF), 132 p. Bayard Poche (Chair de Poule). Jeunesse – Aventure.

Invité sur l’île Baladora, Marc découvre avec stupeur que sa tante a disparu. Cette disparition a t-elle un lien avec le pouvoir magique qui obsède les habitants de l’île ? Marc mène son enquête au pays des réducteurs de têtes. Et si la sienne était la prochaine ?

Au boulot, il y a une collection plutôt belle de Chair de Poule. Je n’ai jamais spécialement pensé à les lire – j’ai passé l’âge, je les trouvais déjà assez prévisible quand j’étais ado – et puis je suis tombé·e sur celui-ci.

Ma tête a rétréci, c’est un des livres que j’ai lu le plus lorsque j’avais sept ou huit ans et que ma bibliothèque n’était pas énormément fournie. Je l’ai relégué à la cave au collège ou au lycée et il a fait partie de mon premier désherbage – ce que je ne regrette absolument pas. Mais c’est amusant de retomber dessus aujourd’hui.

Par nostalgie, j’ai profité de la pause de midi pour le bouquiner. C’est encore plus court que dans mon souvenir et ça n’a pas duré bien longtemps. La police d’écriture était vraaaiment grande ^^, il y a quand même pas mal de confort de lecture.

C’est amusant, parce que s’il y a une touche de fantastique (cette fameuse tête rétrécie et le Pouvoir découvert par la tante de Marc), c’est plus l’aventure qui prime ici, comparé aux autres Chair de Poule dont j’ai le souvenir. L’adolescent fait le trajet de chez lui (probablement des Etats-Unis, hein, auteur américain oblige) jusqu’à une petite île, part à la recherche de sa tante, il y a course-poursuite, affrontement avec le méchant, etc. Ce n’est pas trop mal rythmé.

La partie imaginaire est mignonne, et j’avoue que j’aime toujours autant la chute ^^, Marc est un héros plutôt sympathique à suivre. Les personnages ne sont pas spécialement recherchés mais ils font le boulot.

Pour l’aspect un peu négatif, je trouve la traduction un peu lourde, pas naturelle, parfois – mais après, c’était le lot des 3/4 des traductions jeunesse des années 90. Et encore, je n’ai pas eu l’impression d’avoir vu d’horreur non plus (alors c’est marrant parce que je viens de voir que le titre italien utilise le terme momie pour la tête rétrécie … mais mais les gars, c’est pas une momie, ce truc !). Et puis toujours ce côté un peu prévisible, mais c’est la marque de fabrique de la série, je m’y attendais. Sauf pour la chute. Je me souviens avoir regretté que l’histoire ne soit pas partie dans cette direction, même toute petit·e !

Une relecture amusante.

Lecture sur un rocher

La Tour

Cécile Duquenne (autrice). Alexandra v. Bach (illustratrice) 2015, 157 p. Voy'[el]. Thriller-Science-fiction.

Jessica, 16 ans, se réveille dans un marécage artificiel aux dangers bien réels. Très vite, elle comprend qu’elle se trouve au sous-sol d’une étrange tour sans fenêtres, et que le seul moyen d’en sortir est de monter jusqu’au toit. Accompagnée de quelques autres jeunes, elle se lance dans l’ascension de sa vie, explorant chaque niveau, affrontant les dangers embusqués …

Je ne sais plus si c’est la couverture, frappante dans ses tons bleus et verts, ou ce pitch qui m’ont donné envie de lire ce court roman. Le principe du survival, ce n’est pas trop mon truc en temps normal (avec les récits de zombies par exemple), mais le contexte est plutôt intéressant, ainsi que le fait que l’héroïne n’ait aucune mémoire lorsqu’elle se réveille dans la tour.

Malheureusement, je n’ai pas vraiment d’avis positif sur La Tour. Ni même négatif, en fait. Je ne suis absolument pas entré·e dans l’histoire, même si j’admets sans problème que l’écriture de Cécile Duquenne est très addictive et que j’avais tout de même envie de savoir ce qui était arrivé à Jessica. Enfin, je n’ai pas vraiment douté de son succès. Ni elle ni les autres personnages ne m’ont donné envie de m’intéresser à leur sort, peut-être ce côté narratrice omnisciente, cette dureté, une certaine froideur dans le langage (qui me rappelle un peu Katniss). Mais c’est définitivement très rythmé et angoissant.

J’étais un peu perturbé·e, en fait, par la police d’écriture très large et haute. Peut-être comme des grands caractères mais je n’en ai pas l’habitude et ça m’a dérangée (ce n’est plus du confort de lecture à ce stade, ça risque de me donner mal à la tête et j’ai la vague impression que c’est pour remplir des pages …).

Le mystère m’a davantage intéressé·e que ses résolutions, notamment le côté harcèlement sexuel et viol sur mineure, le fait que l’héroïne ne soit pas crue par les adultes ou sa vengeance …

Je retiens donc de cette histoire une écriture très prenante qui m’a donné envie de tourner chaque page malgré des personnages qui ne m’ont pas paru attachants et une présentation peu agréable, ainsi qu’une très jolie couverture.

Lecture sur un rocher

Lectures obligatoires au collège

Je vous propose aujourd’hui de ressortir des souvenirs des cartons avec les lectures obligatoires que j’ai dû (subir) faire au collège.

Dommage, j’avais entamé un carnet de lecteur au collège en classe de français et l’avais développé pour mes lectures loisirs, je l’ai désherbé il y a quelques étés.

Il est possible que parfois un livre ne corresponde pas tout à fait à la bonne année. Et il est aussi probable que j’en oublie puisque certains de ces titres me disent définitivement quelque chose mais que j’ai pu le lire de moi-même ou qu’il vient du manuel.

Ah et je me perds franchement dans les pièces de Molière ^^, je sais que j’en ai lues mais j’ai vraiment tendance à les confondre. J’aurais fait de mon mieux et j’espère que le petit exercice vous amusera !

6ème

En 6ème, j’aimais déjà beaucoup lire, surtout la mythologie. J’étais donc ravie qu’on parle de L’Odyssée, de ses monstres, de ses héros. Et puis les récits animaliers passaient toujours bien. Je garde un très bon souvenir du Castor Grogh que j’avais trouvé adorable. Enfin, même si j’étais très timide, j’adorais le théâtre – enfin en faire en classe, je n’aurais jamais osé me lancer autrement (et quand j’ai essayé, la prof m’a « viré » du club avec pertes et fracas – réservé aux lycéens, sans aucune subtilité, sans même me permettre de rester regarder puisque hum c’était un peu un mercredi après-midi donc j’étais coincée à l’école …).

5ème

En fait, j’ai eu de la chance au collège. La plupart des objets d’étude en français et en histoire correspondaient totalement à ce que j’aimais. Après la mythologie, le Moyen Age. Je raffolais des histoires de chevaliers, l’aventure, le beau langage, le merveilleux … Renart, forcément après ce « sacripan », je l’ai trouvé très drôle.

Mon bel oranger est dans le goût du Castor Grogh. Une histoire pleine de sensibilité qui m’avait beaucoup touchée sur un petit garçon d’Amérique du Sud, sa vie quotidienne, son ami chauffeur de taxi, son pied d’oranger, dans une famille nombreuse et pauvre.

4ème

Les choses se gâtent un peu en 4ème. Je ne sais pas si c’est parce que ma prof est beaucoup plus … je ne sais pas. Rigoureuse ? Hm, pas le bon terme. De la vieille école ? Je crois qu’on utilisait essentiellement le manuel, suivi presque à la baguette. Enfin, je n’ai pas du tout apprécié cette année de lecture. Les Misérables, déjà, je connaissais bien le film (la version avec Gabin, qui est plutôt fidèle je crois) et le lire m’a ennuyée.

Et j’ai détesté avec une violence inouïe Pourquoi j’ai mangé mon père. Tellement que, bizarrement, j’avais complètement occulté ce livre de ma mémoire. C’est sur les Australopithèques, le héros invente des choses et son père n’apprécie pas … je ne sais pas trop (je crois que le film sorti il y a quelques années a changé beaucoup d’éléments). Ne me demandez pas, mais c’est peut-être l’aspect humoristique qu’on essayait de faire sortir d’un récit historique, le manque de sérieux, je n’en ai aucune idée mais j’ai juste bloqué ce livre.

3ème

En 3ème, c’est très différent, déjà parce que j’adore la prof qu’on a cette année ^^ C’est un détail mais bon XD.

Je suis quand même assez estomaquée de voir tout ce qu’on a lu cette année (et j’ai pu en oublier !) même si ça représente à la fois des lectures intégrales et cursives aka on étudie le livre tout ou partie en classe ou alors on a le choix dans une liste de livres et on le présentera d’une manière ou d’une autre sans y passer autant de temps.

Je lisais beaucoup de livres sur la guerre, jusqu’à cette année-là, jusque l’été après le brevet – après j’avais atteint le too much. Paroles de Poilus m’a beaucoup touché (et permis de découvrir l’édition Librio, qui m’ont donné accès à plein de livres à un tout petit prix et j’ai pu commencer à me constituer une bibliothèque assez variée), comme Un sac de billes, même si je l’ai trouvé dur à lire, tant dans les mots parfois que ce qui arrive au héros.

Pour l’anecdote, j’ai vraiment défendu un de mes cyclones lors d’une de ses fiches lectures il y a quelques années lorsqu’il a prétendu l’avoir lu mais avoir eu du mal – je pense honnêtement que mon souvenir a influencé ma perception de son travail puisque Super Collègue est plus fine mouche que moi et avait bien compris qu’il n’avait rien fichu. (Mais en plus c’est écrit petit XD).

Anne Frank  … je crois que je me suis forcée à le lire. Parce que c’était important. Mais au final, j’en ai été très mal à l’aise. Je n’avais pas tellement l’habitude des journaux intimes, je crois, et certains des éléments qu’elle livrait (notamment sur son corps) m’avait laissé franchement dubitative. Et puis c’est dur aussi … Enfin, puisqu’il fallait le lire.

En revanche, j’avais beaucoup apprécié Enfance, de Maxime Gorki, dans le registre de l’autobiographie. Être plongée dans une autre époque, en Russie, pleine de choses tellement différentes, j’avais aimé. Enfin je n’en ai pratiquement plus souvenir aujourd’hui XD si ce n’est justement ce sentiment d’émerveillement et de dépaysement, et ça n’est déjà pas si mal !

Retour avec plaisir au théâtre avec Hamlet, d’autant qu’on avait été le voir au théâtre ❤ J’avais adoré la solemnité du langage, le côté très inéluctable de l’histoire, etc.

Vous l’attendiez ? Le seigneur des anneaux est mon bémol de l’année. C’est pourtant le livre dont je me souviens avec le plus de détails frappants de ma lecture. Je me revois totalement un vendredi matin, me forcer, désespéré, à le lire parce que je n’avais que jusque 14h, et je n’arrivais pas, et je n’aimais tellement pas, et puis merci les détails sur la nourriture j’en ai marre, et c’est écrit tellement petit, et je m’en fiche de ces hobbits !

Point positif : on a été voir le film en avant-première. C’est mieux passé. Probablement pour Legolas. (Non, on en reparlera pas XD).

Et mon pire, pire souvenir : Fahrenheit 451. Qui m’a bousillé la SF jusqu’à l’université …

Bon. Ma prof, très sage, nous avait déconseillé Le meilleur des mondes en jugeant qu’on était trop jeunes (et je l’en remercie tellement pour ça, je ne suis pas sûre que j’aurais tant adoré à l’univ si je m’y étais cassé les dents à ce moment, surtout qu’on baignait moins dans la dystopie SF à cette période) et nous avait laissé le choix dans une liste.

Sauf qu’à l’époque, moi la SF je ne voulais pas en entendre parler. Mon cousin m’avait bassinée pendant des années avec Star Wars et d’autres références du même acabit, les films sur le voyage dans l’espace et les extraterrestres me gonflaient franchement et je ne suis pas sûre que ma prof nous ai vraiment bien expliqué en quoi consistait ce genre.

Vous saisissez l’ironie ? XD

Retour vers le futur, Code Quantum, Yoko Tsuno pouvaient aller se rhabiller XD

Bref. J’ai attendu la dernière minute pour choisir aka le lundi matin. On devait finir, comme pour le SDA le vendredi après-midi. Et j’ai voulu tenter Malevil de Robert Merle, ce récit de fin du monde où 6 personnes sont dans la cave d’un château quand boum explosion atomique et on fait quoi ensuite.

Une patate de bien 600 pages. Mind you, pas sûre que j’en ai eu conscience à ce moment.

Je vais donc à la librairie. Pas de Malevil en vue. Rien. Je ne sais pas s’il était dispo à la Médiathèque, mais ne soyez pas idiots, pour une fois que je peux avoir un livre XD (oui mon père ne voulait pas m’acheter 36 000 livres non plus, s’il m’écoutait on s’arrêtait tous les jours XD).

Un peu dépitée (et franchement angoissée), j’ai emprunté celui de ma meilleure amie. Fahrenheit. Sur ce pompier qui brûle les livres.

Je crois que je n’ai vu que ce côté et détesté. Pour la défense de l’ado que j’étais, j’ai réessayé un Bradbury passé 20 ans, Chroniques martiennes. Il a volé dans la pièce en moins de dix minutes. Je crois que j’ai un problème avec l’écriture de l’auteur.

Donc voilà, je me suis forcée à lire Fahrenheit 451 en 3 jours 1/2 et détesté tout le genre de la SF jusqu’à la première, vaguement, avec l’extrait de 1984, puis l’université. Je trouve ça tellement dommage, mais bon, tant pis XD

Voilà pour ma petite rétrospective de lectures scolaires pour le collège. J’espère vous avoir bien fait rire avec mes bêtises et peut-être rappelé des souvenirs !

Et vous, ils y a des livres qui vous sont restés en tête pour cette période ?

Lecture sur un rocher

Feuilles de janvier

En janvier, j’ai suivi ma liste de lecture à la lettre.

J’espérais passer un tout aussi bon moment avec ce nouveau Marie Kondo qu’avec le premier et c’est le cas – petite inquiétude tout de même sur le contenu, est-ce qu’il allait être identique ? En fait on reprend les bases de la méthode pour aller plus loin. J’ai vraiment aimé ces nouveaux détails que j’ai entrepris de mettre en oeuvre. J’ai hâte de pouvoir prendre le temps ce premier weekend de février pour trier et désencombrer.

Petite baisse de motivation avec cette relecture. L’élément de surprise est passé et je retrouve les défauts qui étaient légers la première fois. Voir Silver « rejouer » sa romance avec l’alpha ours suite à son amnésie m’a davantage lassé·e. Si j’aime découvrir le personnage de la jeune femme et sa famille (j’adorerais d’ailleurs suivre son frère gay ; c’est d’ailleurs une des premières fois où un personnage LGBT+ a une voix aussi claire), les changelings ours, les léopards me manquent.

Petite lecture au travail. Le livre est plutôt mignon mais les illustrations ne m’enthousiasment pas. En revanche, j’ai appris de petites choses.

J’ai préféré de beaucoup ce petit carnet. Je suis in love du style graphique des éditions Quelle Histoire et la diversité est bien plus au rendez-vous ici que dans le précédent : on a des personnalités du milieu de la santé également, comme Florence Nightingale, pas uniquement maths, physique et chimie, ou de la technologie. Et il y a BIEN PLUS de femmes. Donc Bam un peu shame on you, hein.

Alors, heu, c’est Freya qui pleurniche beaucoup. Elle a deux « grands frères » et est apparemment amoureuse de l’aîné, ils travaillent tous les deux pour le prince. Lorsqu’elle leur rend visite (un peu contrainte je crois bien) elle se retrouve à devoir prendre la place dudit prince et voit ledit amoureux mourir.

Je suis un peu déçu·e de ce shojo. Le côté amoureuse de son « grand frère » m’a fait beaucoup penser à Candy ou Georgie (oui oui j’ai été là) et l’aspect remplacement de prince ne casse pas trois pattes à un canard pour l’instant. Dans le genre, j’ai de beaucoup préféré Mimic Royal Princess, un univers où les femmes sont au pouvoir, seules elles peuvent gouverner et c’est le sosie masculin de la princesse qui prend sa place.

Quelle Histoire ne déçoit pas avec ce nouveau carnet adorable. Le style graphique est différent de celui sur les scientifiques mais il est tellement doux et beau ! Le contenu m’a passionné·e aussi. On ne reste pas sur des mythologies über connues mais on nous propose une très belle diversité : aztèque, nordique, japonaise et yoruba (africaine !). Je suis enthousiaste.

Deuxième déception shojo du début d’année. Yuki est une adolescente pleurnicheuse dont les 3/4 du groupe d’amis a disparu l’année dernière à part un enquiquineur notoire qu’elle aime beaucoup (non mais j’étais prête à passer ce cliché, hein, promis). Et puis éléments étranges se passent et elle découvre qu’elle est la réincarnation d’une créature comme lesdits amis, que c’est leur destinée et que chacun ont des pouvoirs.

Bon, pour être entièrement honnête, ça ressemble énormément, dit comme ça, aux textes que j’écrivais ado. Et que je trouve maintenant extrêmement éculés. Donc, sorry, Yuki, mais tu paies pour stupid Past Me. Sans rancune, hein.

Et puis on reste dans du shojo bien cliché avec les jolis clichés sur les critiques de la demoiselle plate comme une planche, les remarques lourdes etc. La partie magique me rendrait vaguement curieuse mais le côté bluette ado nope.

Je n’avais pas spécialement envie d’allemand mais plutôt de piocher de petites idées déco dans un environnement moins anxiogène que Pinterest XD (non en vrai j’adore Pinterest mais c’est follement overwhelming). Et je ne sais pas pourquoi mais je me figurais que ce serait une majorité d’images avec quelques légendes.

Ça faisait trois ou quatre ans qu’il était dans mes bibliothèques. Wouldn’t you know it, apparemment, je ne l’avais pas ouvert une seule fois.

Et le ratio est totalement inversé. Il y a bien 80% de textes pour 20 d’images, et encore. J’ai beau avoir un peu de vocabulaire allemand et reconnaître une Tische, danke schön, ben quand tu me parles du style de ta Tische ou de sa forme tu m’as perdu·e.

Je me suis donc contenté·e de feuilleter et regarder les images d’un oeil distrait – je trouve celles de la couverture beaucoup plus chouettes. Tant pis. J’aurais fait un peu d’allemand.

Rien que pour me rappeler ce que voulait dire Tische, ça en valait la peine XD.

Comme je m’y attendais, le dossier sur la programmation ou pas des éléments de sa vie était bien pensé et m’a beaucoup fait réfléchir. Je me suis rappelé·e que j’étais beaucoup plus angoissé·e avec mon Filofax papier à oublier des choses que maintenant avec mon tout numérique ^^, Le dossier sur le thème « Je travaille » pour le diable », aka dans des milieux qu’on ne cautionne pas, m’a parlé aussi.

Il y a eu l’article sur ces trois personnes qui ont changé de classe sociale, leur regard sur la société et inversement. Encore une fois, quelque chose auquel je n’avais jamais réfléchi. Les éco fails sont hilarants (des essais d’écologie royalement foirés, avec beaucoup de bonne humeur), en revanche le dossier sur l’intimité féminine m’a glacé·e. Pas pour le thème mais parce qu’on y aborde les violences gynécologiques (ce qui est toujours über important) et ce que certaines ont décidé de mettre en place comme alternative aka l’auto exam … Encore une fois, beaucoup de fuel for thought.

J’ai eu une envie de relecture avec cette jolie BD sur Gérard Depardieu. J’ai retrouvé tout le plaisir de ma première découverte, cette impression de le voir prendre vie, ce côté démesuré.

Lecture historique du mois. J’ai adoré l’aspect illustration, les photographies, documents d’archives, publicités, etc. L’axe est clairement féministe et j’ai découvert beaucoup d’éléments que je ne connaissais pas.

J’ai découvert Rachel Hollis via le Goodreads Choice Awards dont il a gagné un prix. Les conseils m’ont beaucoup plu, ils sont motivants et l’écriture a ce côté lumineux. Même dans les passages plus sombres comme le chapitre consacré aux tentatives d’adoption de l’autrice et sa famille. J’aurais peut-être aimé davantage de détails sur son travail.

Il y a un prix des lecteurs dans mon CDI secondaire sur la BD. J’en ai lu certaines avant de préparer des vidéos pour les présenter. Je ne les ai vraiment, vraiment pas aimées ^^,

La première n’en est pas une, ce sont des petites enquêtes policières sur une double page pour découvrir la Lorraine et ses coins (c’est un peu comme Où est Charlie).

Je connaissais Buck Danny de nom. Je n’aime pas du tout le trait droit et carré ainsi que le côté daté, sexiste et limite raciste de l’intrigue qui se déroule au Japon.

J’avais beaucoup entendu parler de Tania au boulot. Je croyais qu’elle était sensée être astronaute, dans le premier tome (über confus), elle conçoit des moteurs d’avions qu’on lui vole alors qu’en Europe elle essaie de les vendre. Et on essaie de lui … Voler son identité? Il n’y a pas d’explication aux raisons (non mais les avions n’expliquent pas tout) et le dessin noir et blanc fait très brouillon. Lorsque j’ai vu que le tome 2 ne parlait absolument pas de comment elle était devenue astronaute (alors que le processus est super intéressant, je l’ai vu dans la BD de Thomas Pesquet) et que le trait était tout aussi brouillon même si colorisé, j’ai lu en diagonale.

Et je n’appelle pas féministe une BD, si elle a une héroïne, trouve plus intéressant de la dessiner dans presque tous les détails sous la douche plutôt que d’avoir une intrigue un minimum expliquée.

Soupir. Je n’aime pas Naoki Urasawa. Si Pluto est vraiment cool et Monster plutôt intéressant (je n’ai fini aucune de ces séries though), j’étais resté·e sur un apriori très négatif avec Happy, sa série sur le tennis que je trouve très sexiste. Ce n’est pas le problème de Mujirushi. Je trouve que ce manga n’a aucun intérêt. Et que le prix fait bien mal (20€ … c’est du grand format relié mais quand même).

Le papa de la demoiselle est très naïf et se retrouve noyé dans les dettes. Avec la petite, ils rencontrent un pseudo personnage français qui les lance dans une aventure direction Paris. Ce personnage français est exaspérant. Il répète TOUT le temps, genre à chaque bulle, une expression ou une autre absolument pas naturelle (genre pardi ou sans façon). Et la manière dont le Louvre est présenté, via ce perso, ne m’a pas du tout intéressé·e.

Petite déception avec cet ancien numéro de Slowly Veggie retrouvé par hasard. Je n’ai pas noté beaucoup d’idées recettes – mais j’en vois toujours moins qu’avec Esprit Veggie.

Le premier chapitre démarrait bien, sur la pression que reçoivent les fillettes par rapport à leur apparence physique. Et puis arrive le second avec une foule de réflexions très désobligeantes, dégoulinantes de mépris et de snobisme sur des contenus ou personnalités que l’autrice juge « bimbo », « décérébrée ». Apparemment regarder des hauls fait partie de cette catégorie.

Je voulais lire un essai consacré à des notions féministes. Si l’autrice avait glissé avec parcimonie ou même régulièrement des anecdotes personnelles, je n’aurais rien dit. Au contraire. Mais il y a un tel mépris dans certaines de ses réflexions que je me suis crispé·e tout au long de ma lecture.

Je ne l’ai poursuivie que pour ses exemples, comme les extraits de l’autobiographie de Portia de Rossi. Et le chapitre consacré au manque de diversité dans la mode passe assez bien.

Après ma très belle lecture de poésie de décembre (Fierce Fairy Tales de Nikita Gill), j’étais très curieux·se de découvrir ce recueil dont j’adore déjà le titre. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi lourd, sombre et personnel qui plonge dans l’enfance très malheureuse et torturée de l’autrice. Le style est plutôt beau et intéressant (loin de la lumière de Nikita Gill), et en arrivant à la partie adressée au lectorat, m’a paru un peu naïf. J’aurais probablement adoré ado, mais là j’ai eu une impression d’ado justement.

Comme Rachel Hollis, je ne connaissais pas du tout Brittany Gibbons, découverte au hasard de Goodreads. Sa manière de présenter sa vie, ses troubles alimentaires sont pimentés de beaucoup d’humour et j’apprécie passer du temps avec ses mots.

Je crois que c’est la première fois que je lis un numéro de Flow dès sa sortie ❤ J’ai adoré retrouver cette revue dont j’ai toutes les livraisons, mais pas encore toutes lues. Retrouver Frida Kahlo en couverture, sur une belle affiche, m’a beaucoup plu. L’article sur Belgrade et ses fresques murales est très chouette. J’ai retrouvé ce sentiment de sérénité que j’ai toujours eu à lecture d’un Flow.

Promis, je lis les revues du boulot plus régulièrement même si j’étais un peu en retard ce mois-ci. Mais j’ai vraiment beaucoup aimé ce numéro qui propose une historique des médias, avec l’imprimerie, et fait découvrir des choses intéressantes comme la notion de zetta octet (unité de mesure hallucinante qu’on utilise pour les données numériques).

Et vous, vos lectures de janvier ?

Lecture sur un rocher

2009-2019 : éventail de lectures

Après un petit retour sur les livres qui ont peuplé mes bibliothèques durant les années 2010s, je vous propose de revenir sur le contenu de mes lectures.

On démarre cette « rétrospective » avec 2009.

En 2009, je termine mon premier cycle universitaire (à ce jour, j’en totalise trois et ça me démange un chouia d’y retourner). En matière de lecture plaisir, il s’est distingué principalement par des relectures (comme le Panorama des ombres) et presque exclusivement des mangas. Peut-être pour combattre / alléger la « pression » – c’est aujourd’hui que je le suppose, je n’en avais pas vraiment conscience à l’époque.

Bon en revanche, les lectures de cours sont moins fun ^^, entre Women in Love de D.H. Lawrence (atroce), Roméo et Juliette (jamais plus) (pourquoi pourquoi il n’y avait pas de thématique féministe ?? mes profs auraient été géniaux/iales là-dedans !). Seuls, étrangement, sont ressortis du lot les documentaires : le Yule sur l’étude de la linguistique (The Study of Language, que j’ai encore conservé et pense relire) et un autre ouvrage sur la formation des mots (Précis de lexicologie anglaise).

Septembre 2009, le lendemain de mon anniversaire, je m’envole pour l’Irlande. C’est une année scolaire assez compliquée qui va suivre (avec notamment accident et rapatriement d’urgence vers la France le 12 novembre) et pas du tout propice à la lecture même si je découvre une librairie que j’adore et dans laquelle je suis retourné il y a quelques années avec Bestie Mely.

Sur mes photos d’appartement (parce que n’arrive pas à retrouver des listes de lecture) apparaissent des tomes en VO d’In Death, série découverte en VO à ce moment et beaucoup appréciée. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai commencé à me tourner vers des ressources en ligne pour comptabiliser mes lectures et en parler, comme Livraddict (site que je n’utilise plus à présent).


2010 marque la fin de ma parenthèse irlandaise et le début de mon second cycle universitaire (celui qui m’a le moins plu). Si la charge de travail est plus soutenue et resserrée qu’à la fac (début des examens fin octobre et plus régulièrement), je continue à essayer de lire de la fiction, manga et quelques documentaires (selon de rares notes dans mon agenda, oui oui je l’ai encore c’est un Vampire Knight 😀 ) sur des genres littéraires (le roman historique, fantastique).

En revanche, comme je commence à utiliser le blog de manière plus régulière (diantre qu’il était moche à l’époque XD enfin j’adorais les couleurs mais mixez du violet sombre, noir et vert et heuu ce n’était juste absolument pas lisible), je peux tout de même vous présenter cinq livres qui m’ont durablement marqué.

Lili Terrier est un des premiers partenariats que j’ai eus via Livraddict. J’étais très loin d’apprécier la contemporaine à l’époque (ça n’a pas tellement changé) mais il y a eu cette touche de poésie, de douceur, qui m’a happée de suite. Avec des personnages plus vrais que nature. Un livre toujours sur mes étagères.

Après Personnages et points de vue, j’ai découvert une fiction d’Orson Scott Card : EnchantementJe me suis juste laissé emporter par cette belle histoire qui mêle avec brio La Belle au Bois dormant et les mythes slaves. La Baba Yaga passe par là avec pertes et fracas pour mon plus grand plaisir.

Le Comte de Monte-Cristo n’est pas exactement une découverte. L’adaptation en film avec les acteurs de couverture, j’en étais fan depuis mon enfance. Mais je n’avais encore jamais osé m’attaquer au roman, plutôt épais et exigeant. J’ai sûrement passé des passages politiques, but well, I don’t care. Un moment de lecture merveilleux.

Percy Jackson et V-Virus sont très proches. De l’imaginaire avec un humour décapant. Mythologie grecque et vampire. Des éclats de rire fournis.


2011 marque le début de mon utilisation de Goodreads. C’est aussi le moment de mon stage en Médiathèque à l’issue de mon DUT et le début de ma période de chômage (où j’ai essentiellement lu pour ne pas déprimer).

Je découvre aussi l’uchronie avec Pavane.

Je renoue (un peu) avec le policier que j’appréciais beaucoup ado (fan d’Agatha Christie, j’avais aimé l’énergie de Jana Matinova), découvre un auteur fascinant (Poppy Z. Brite, dans ses nouvelles imaginaires des Contes de la fée verte glauques à souhaits et sa série culinaire LGBTQIA+ à la Nouvelle-Orléans).

Il y a beaucoup d’Histoire, notamment avec ce qui n’est pas une découverte mais juste deux récits qui m’ont fait rêver ou brisé mon coeur de pierre, de la collection Mon Histoire. A l’aube du XXème siècle, période Belle Epoque, et Pendant la famine, en Irlande, récit très touchant sur la famine des pommes de terre qui a coûté la vie à tant de personnes dans ce pays.

Petites et grandes histoires des animaux disparus m’a aussi énormément marqué par son message sur les espèces animales en voie de disparition. Le graphisme est très plaisant et je regrette presque de l’avoir emprunté et non acquis.


2012, pour la plus grande partie, est mon année chômage. Enfin, en 2012, je découvre aussi mon boulot de rêve – qui n’est pas exactement celui de mes études mais juste mieux.

C’est aussi l’année où je me décide à tenter la fantasy urbaine avec le baby challenge Livraddict, ce qui deviendra un de mes genres de prédilections. Sans oublier des récits sur les fées avec Les Royaumes invisibles de Juliet Kagawa (still shame on you Mosaic pour n’avoir JAMAIS répondu à ma question pour la publication du dernier tome) et Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel.

En fantasy plus traditionnelle, Wildwood Dancing est juste un enchantement. Je découvre aussi deux genres croisés qui vont devenir une combinaison que j’adore : fantasy urbaine et steampunk avec Le protectorat de l’ombrelle de Gail Carriger.


2013 marque la fin de ma première année scolaire en tant que prof doc et le début de mon dernier (à ce jour !) cycle universitaire, pour pouvoir passer le concours et rester doc.

Je suis assez surprise de ma sélection pour vous. A part Rien n’est trop beau (vintage historique <3) il s’agit d’imaginaire (même si la relecture du Monde, tous droits réservés n’a pas du tout été heureuse). Enfin surprise parce qu’elle est toute petite.

Claques SF avec le voyage dans le temps pour Le grand livre et univers féministe avec Chroniques du pays des mères. Juste à lire.


2014 est le début de mon année de concours plus mémoire plus boulot.

Pas stressant du tout.

Et la liste retenue s’amenuise encore avec étonnamment une romance (Les dames à la licorne), du vintage (Miss Buncle’s Book), une relecture manga (Mars, pas du tout aimé lorsque Bestie Mely m’en avait parlé), de la jolie fantasy (Le secret du quai 13) et un documentaire historique (Femmes de dictateur).

Si le deuxième tome de cette « série » m’a déplu, c’est un genre que je vais ensuite prendre plaisir à savourer chaque année mais mon auteur préféré dans ledit genre est encore à venir.


En 2015, j’obtiens mon concours, finalise mon master puis à la rentrée déménage pour mon année de stage.

Spoilers : c’est stressant.

Alors, pour relaxer, je lis de la science-fiction et de l’Histoire. Je n’aurais jamais pensé que lire des documentaires historiques me parlerait tellement. Enfin c’est sûr que lorsqu’on mixe cet élément avec une touche de féminisme (200 femmes de l’Histoire), ça passe toujours crème.

Je ne sais pas si c’est à ce moment que je décide d’orienter un de mes projets d’écriture sur la Belle Epoque grâce à ce dictionnaire de curiosités mais c’est là que je « rencontre » Jean des Cars avec cette biographie de Sissi : c’est tellement réel que j’ai l’impression de voir l’Histoire se dérouler sous mes yeux. Et ça se reproduira à chaque lecture de l’auteur ❤

En matière de science-fiction, je plonge tête la première dans le steampunk, déjà découvert dans des séries (Sans âme) avec la merveilleuse Bible de Jeff Vandermeer. Mais il y a aussi du documentaire (Science-fiction : A la frontière de la modernité, j’aime toujours autant les docus littéraires), un peu de jeunesse (Virus LIV3 ❤ Christian Grenier, mon amour d’adolescence explose à nouveau), du complètement déjanté (Jasper Fforde, what else) et d’autres textes un peu plus sérieux (L’unité, Des milliards de tapis de cheveux, une de mes premières lectures en numérique et La fille automate.

Mon précieux, c’est comme ça que je l’ai baptisé aux Imaginales : Hercule Poirot, une vie. Juste magnifique. Bizarrement, je garde aussi un excellent souvenir d’un roman de contemporaine, Les filles d’Estoril, sur le Portugal.

Je découvre aussi une série de fantasy urbaine que j’ai fini par adorer : Psi-Changeling.


2016, enfin : je termine mon année de stage et découvre à la rentrée ce qui est mon établissement principal actuel. Il y a plein de choses que je ne connais pas sur les étagères, notamment des séries manga qui donneront lieux à de très belles découvertes.

Il y a aussi beaucoup de science-fiction, de la fantasy urbaine, des récits à forte tendance féministe.

Fille de l’eau a une douceur, une nostalgie très frappante (futur où l’eau manque mais l’héroïne est fille de maître de l’eau, une sérénité toute asiatique qui se dévoile avec beaucoup de douceur).

Toujours en SF, une claque sur un autre futur où le clonage a pris ses quartiers dans le pays (Reproduction interdite). Le traitement de ces humains, pas vraiment considérés comme tels, est saisissant d’autant que l’histoire a un côté local qui m’a bien fichu la frousse XD

(C’est quand même marrant que les livres qui me marquent le plus soient en SF).


J’ai pris mes marques au travail et poursuivi sur ma lancée de lecture avec un peu de bande dessinée, des mangas, une touche d’imaginaire.

Les documentaires font (refont ?) leur apparition dans le domaine de la littérature et de la linguistique (avec le si drôle Jean-Loup Chiflet), proposant une pointe de féminisme en prime.

Et une très belle découverte qui m’a orientée vers des envies plus simples : la méthode Marie Kondo pour s’interroger sur les choses qui vous apportent de la joie dans votre vie.


En 2018, la fantasy urbaine est encore une fois très forte avec le milieu du livre comme décor (Le bibliomancien) et le steampunk (The Custard Protocol, la dernière série de Gail Carriger).

Il y a quelques retrouvailles avec des lectures d’enfance et d’adolescence pour les partager avec mes élèves et d’autres chocs dans cette tranche d’âge (Le mot d’Abel et Ne vous disputez jamais avec un spectre).

La contemporaine / romance fait une entrée fracassante avec L’amour est à la lettre A. Une fois la dernière page tournée, j’avais juste envie de recommencer et en VO italienne, j’étais tellement mordu.

L’Histoire m’a à nouveau fait voyager avec les familles royales (Le Siècle des Sacres, un de mes plus beaux cadeaux d’anniversaire de moi à moi XD) et les châteaux du monde (Milan, rééditez-le !) et étrangement, l’histoire de la mode. J’ai découvert que j’adorais ça avec Très tendance qui m’a fait rêver devant l’évolution des tenues.


Dernière année de cette rétrospective, 2019 vous est déjà un peu familière avec mon bilan annuel.

Je suis en plein dans Dix histoires de futur dans le cycle de lecture à voix haute de l’internat en ce moment, ces nouvelles font un carton 😉


N’hésitez pas à me dire si vous voulez plus de précision, je ne voulais pas faire un article trop long / trop catalogue.

J’espère que ce petit bilan vous a plu ! Et vos lectures de la décennie présente, ont-elles représenté de belles découvertes ou des genres / auteurs déjà connus ?

Lecture sur un rocher

Feuilles de décembre

En décembre, je poursuis mes lectures mangas avec quelques exceptions.

Ce hors-série m’attendait depuis septembre. Je crois d’ailleurs que c’est une des premières fois où je lis Esprit Yoga, de la même entreprise qu’Esprit Veggie. La maquette est plutôt engageante et j’ai découvert différents enchaînements qui pourraient me correspondre au quotidien.

J’avais quelques appréhensions en démarrant ce petit recueil autobiographique sur le thème du surpoids et du trouble alimentaire. Mais Susie Morgenstern est parvenu à me faire rire même si le discours ne reste pas forcément très léger. Facile à comprendre, je n’ai cependant pas spécialement été touché.

Un groupe d’adolescents, sur un astre artificiel, sauve une étrange jeune fille de l’armée. Elle leur remet quelque chose de spécial sans explication. L’armée les pourchasse pour récupérer cet élément. J’ai aimé le fait de parler de « marionnettes » plutôt que transhumains (je crois ? j’ai un doute) mais c’est à peu près la seule chose qui m’a plu. Le dessin n’est pas mon style, beaucoup de blancs, fait parfois brouillon. Le pire pour moi est la narration. Il y a parfois des choses qui ne font pas sens et qu’on est sensé suivre, ou qui n’ont pas été dites. J’ai eu du mal à bien suivre le récit.

J’avais été séduite par le premier tome d’Aromantic (love) story qui mettait en lumière une protagoniste asexuelle. Tachan m’avait prévenu : le tome 2 ne suivait pas la même trajectoire. Pour des raisons différentes que les siennes, j’ai été déçue. Enfin je suppose que l’attitude des personnages masculins s’approche du triangle amoureux et l’aspect ace passe un peu à la trappe pour en rester presque à une héroïne avec peu d’expérience sans plus de background.

On me vend beaucoup Jo Witek, ces dernières années. Je me suis décidé à tenter un roman récent avec celui-ci chez Actes Sud Junior, collection aux livres souvent très courts et percutants. Certes, c’était court. Heureusement. Fred est une ado qui se languit d’avoir un copain mais est cataloguée comme la bonne copine sportive. Elle se rend l’été en famille auprès de son grand-père très malade. La première partie m’a paru d’un creux abyssal sur l’importance ca-pi-tale d’avoir un copain, le relooking tenté des copines (je hais cet élément), le côté totalement incroyable de son attitude : je prétend que je n’aurais pas de copain qui donne comme résultat tous les mecs s’intéressent à elle mais elle a promis à la fille la plus populaire qu’elle ne sortirait avec personne pour devenir son amie … La deuxième partie aurait pu être touchante mais la première était trop catastrophique pour que je m’y intéresse, même si elle découvre sa marraine, une tante très cool. La langue est plutôt rythmée mais je n’ai rien trouvé de drôle, plutôt navrant, et je ne suis pas convaincu de le mettre en voix.

J’avais aussi beaucoup entendu parler de Timothée de Fombelle, pour Le livre de Perle par exemple. Céleste devait être une mignonne lecture jeunesse avec une pointe de Sf. La pointe est très fine. Il y a quelques mentions de contexte dans les objets du quotidien mais je l’ai trouvé très plat et l’écriture ne m’a pas séduit·e.

Ce fameux discours de Neil Gaiman sur l’importance des bibliothèques … est intéressant. Plutôt beau. Mais je ne m’y suis pas attaché plus que ça. Je suis content·e de l’avoir lu mais ne me souviens plus spécialement des arguments. Et je ne pense pas conserver cette petite brochure.

J’aime beaucoup l’histoire d’Ivy et Vasic. On plonge dans l’univers des Arrows avec le jeune homme et surtout celui des Empathes qui s’éveillent tout juste après la chute de Silence. Kaleb, un des dirigeants de la coalition, est persuadé que cette désignation de Psi a toute son importance pour restaurer leur réseau Psi-Net, ils doivent donc très vite parvenir à une gestion de leurs dons psychiques pour sauver l’intégralité des Psi sur terre. Aucune pression donc, surtout que l’épidémie fait rage et transforme les Psi affectés en zombies qui ne pensent qu’à tout détruire sur leur passage. J’adore apprendre davantage et suivre les Empathes en général et l’histoire d’Ivy et Vasic en particulier est très touchante.

Ce numéro de Néon a un côté très lolilol en Une. Mais le contenu est vraiment passionnant, même s’il est toujours traversé par un clair prisme de féminisme cette fois il l’aborde de front. L’article sur la grossophobie est une interview à quatre voix et m’a beaucoup plu. Un autre sur les études de médecin légiste de scène de crime est inattendu et plutôt amusant.

Relecture pour un projet de roman, j’ai semé des notes au fil de ces retrouvailles toujours aussi agréables qui m’ont laissé des rêves et des idées plein la tête.

Cet énorme ouvrage s’annonçait très bien, si long et peu pratique. L’introduction avait une forme d’essai passionnante. Et j’en suis arrivé à la partie série. J’ai un peu déchanté. On retombe un peu dans une présentation plus traditionnelle même si elle est loin d’être familière, plutôt exigeante. J’ai fait peu de découvertes, à part Homicide, qui met en scène le Capitaine de Brooklyn 9-9 et j’ai feuilleté simplement.

Dans cette suite, on se focalise sur les Arrows avec son leader, Aden, et Zaira, une jeune femme au passé très compliqué. J’ai beaucoup aimé qu’on puisse passer du temps sur ces Psi tellement particuliers, qui ont longtemps été prisonniers de Silence, programme qui pour eux allait de pair avec une cruauté omniprésente des adultes envers les enfants – certains sont retirés (volontairement) à leur parents dès deux ans et sont élevés par le groupe. Il s’agit donc de mettre en place un nouveau fonctionnement qui prend en compte davantage d’humanité et utilise les émotions. Si le début m’ennuie toujours (tous les deux sont enlevés), cette nouvelle mise en place est très touchante.

Série manga pratiquement oubliée sur mes étagères depuis des années, L’arcane de l’aube est un shojo qui a rencontré beaucoup de succès. Pour ma part je n’y ai pas vu grand intérêt. Certes le dessin est mignon mais l’histoire ne m’a pas emportée. Nabaka est une princesse mais a les cheveux roux. Seuls les gens du peuple sont censés avoir cette couleur, les membres de famille royale doivent tous avoir les cheveux noirs. Elle est envoyée en mariage à la famille royale ennemie de la sienne pour calmer les tensions mais on la rejette encore une fois. Intrigue de cours et de pouvoir s’ensuivent. J’ai du mal avec des mangas personnels depuis deux ans, ça passe beaucoup mieux avec ceux du travail. C’est là que ces tomes vont se retrouver à la rentrée.

Soupir. Je peux comprendre, en vrai. Que c’est une série qui a remporté un succès tel qu’on en soit au tome cinquante-six en VO. Pour ma part, je trouve juste le dessin atroce. Un ado décide de devenir le plus grand guerrier de son pays. Il décide de venir en aide au prince renversé. L’aspect guerre ne me parle pas, ce n’est pas une époque qui me fasse envie (surtout avec ce dessin). Même un de mes cyclones qui ADORE les récits de guerre n’a pas du tout apprécié (je comptais vraiment sur lui XD).

Petite déception avec ce numéro de Savoir tout faire en photographie. J’ai pioché beaucoup moins d’idées dans ce numéro d’hiver que celui d’automne et je note surtout tous les conseils pour les appareils Réflex ou qui nécessitent des accessoires alors que j’ai un hybride qui ne convient pas. Enfin, j’adore mon appareil, je suis plutôt fatigué de ces revues qui ne parlent que de Réflex sans le préciser.

Je suis tristesse. J’attendais, j’espérais de la fantasy urbaine aux accents steampunk sur fond de Belle Epoque. J’aurais toléré une romance. J’ai découvert de la romance uniquement, rien de steampunk dans la première partie, un aspect fantasy urbaine très peu expliqué. En plus, l’évolution de la romance m’a paru plus navrant que passionnant. Je n’ai pas terminé cette lecture.

Dernier tome de la saga Psi-Changeling, l’autrice ne se focalise plus sur un couple comme elle l’a fait dans les quatorze premiers. Ici elle propose un vrai roman choral, passant d’un personnage à l’autre pour poursuivre l’intrigue. L’accord Trinité qui doit rassembler les trois races n’est pas encore pleinement finalisé et surtout, Naya, la fille de Sacha et Lucas, d’une Psi et d’un changeling, est prise pour cible par des intégristes alors qu’elle symbolise ce nouveau monde où les frontières entre les races s’efface. Je regrette un peu la structure habituelle mais c’est un plaisir de retrouver enfin DarkRiver (on voyait trop ces fichus loups XD).

J’espérais une lecture doudou dans le milieu des livres, je l’ai eue. Sara, une jeune libraire suédoise, rend visite à Amy, sa correspondante américaine, pour découvrir qu’elle est décédée durant son voyage. Les gens de la ville, plutôt perdue, un peu fantôme, vont cependant tout faire pour qu’elle passe un bon séjour parce que c’est ce qu’Amy aurait voulu. Sara décide d’essayer de leur rendre ce qu’ils lui ont donné en ouvrant une librairie avec les livres d’Amy, pour partager sa passion. Bon, je vais quand même m’insurger : il n’est pas question de librairie. Je ne sais pas si c’est un problème de traduction, je ne parle pas suédois, mais c’est ridicule. Ce sont deux choses différentes ! C’est le seul détail qui m’a agacée. La petite ville est attachante, Sara prête à sourire, même les relations qui se dessinent ne m’ont pas ennuyée (enfin pas plus que cette fichue bibliothèque XD). J’aurais aimé encore davantage de références littéraires, c’est un genre qui m’avait manqué. Il y a effectivement, comme font remarquer les reviews Goodreads, un aspect un peu contemplatif, mais tant qu’on est dans le domaine du livre avec des personnages si réels et attachants, j’adhère.

Je termine cette relecture active (armée de mon fidèle crayon de papier Canopé XD) en notant des idées de créatures fantastiques pour un projet de roman. Si j’ai aimé retrouver mes notes pleines d’humour et d’impatience venant de mon premier projet et l’écriture hilarante de Timothée Rey dans Le dico des créatures oubliées, je retrouve un aspect qui m’avait un peu déçu, peu d’éléments réutilisables notamment dans le troisième, Le règle végétal mais dont l’illustration rattrape énormément. Sans parler de ce qui m’avait un peu échappé la dernière fois : une page à laquelle il manque un mot, non imprimé à droite. Ca se laisse deviner, mais le contenu est un peu parent pauvre, heureusement que les dessins divers et variés rattrapent ce détail. Plus spécifiquement, j’ai vu pleeeein d’esprits en rapport avec la nature dans le Carol Rose alors que là c’est plutôt un article général sur un arbre ou un élément (frêne, sable) avec quelques exemples, ce qui a tendance à me noyer sans spécialement m’intéresser, et même comme ça je trouve qu’il y avait peu de références (je crois d’ailleurs que le Carol Rose n’était pas dans la bibliographie du tome 3).

Découvert sur les Goodreads Awards, j’ai tout de suite été séduit·e par cette belle couverture simple et le thème : des poèmes sur le thème des contes de fées. J’ai passé la moitié. Je suis sous le charme. Les résolutions des contes sont inattendues. Les mots, les phrases, sont fortes et je n’avais qu’une envie : les scander à voix haute, les déclamer pour mieux en savourer chaque sonorité. Et en prime ces textes sont féministes et abordent à la fois des voix féminines et masculines. Il y a aussi des touches non hétérocentrées, ce qui fait toujours plaisir. Je pense que ce petit texte est en passe de devenir une de mes plus belles lectures de l’année, sans parler de ma révélation de poésie.

Je n’ai pas eu envie de me lancer dans une autre lecture au long cours après Fierce Fairytales (à part Allegiance of Honor que je relis toujours avec plaisir). Retrouver Marie Kondo dans ce joli petit manga a été charmant. Mon seul regret est qu’il s’agisse d’un one-shot, il y aurait eu matière à développer toute une petite série comme celle de Netflix, mais au Japon.

Lorsque j’ai découvert Shirayuki aux cheveux rouges, la série plus en vue en shojo était L’arcane de l’aube. Mon libraire m’a conseillé celle-ci à la place. Après avoir découvert sa concurrente, je suis toujours de son avis. Shirayuki a un dessin adorable, empli de douceur comme les personnages que l’on suit. L’héroïne a de merveilleux cheveux roux (cette couverture ne leur rend pas justice), couleur très rare dans ce monde. Le prince de son pays s’entiche de cette nuance et décide de la forcer à être sa concubine. Shirayuki s’enfuit et rencontre Zen, deuxième prince d’un autre royaume. Plus tard, elle va découvrir son royaume avec lui et décide de passer le concours de pharmacienne du palais. Ce sujet est plutôt original et j’aime tellement la manière dont la mangaka le développe, avec les relations entre les personnages, légères, un peu humoristiques, pleines de douceur.

J’ai aussi l’impression que c’est une série qui se prend franchement moins au sérieux que L’arcane de l’aube, mais c’est juste moi qui bitche (hey, je le fais bien XD).

Et vous, vos lectures de décembre ?

Les bilans annuels arrivent tout bientôt 😉