Erased, tome 1

Auteur : Kei Sanbe.

Traducteur : David Le Quéré.

Nombre de pages : 208.

Parution VO : 2012. VF : 2014.

Éditeur : Ki-Oon (Collection : Seinen).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 6,85€.

Résumé éditeur :  2006. Aspirant mangaka dont la carrière peine à décoller, Satoru Fujinuma travaille comme livreur de pizzas pour joindre les deux bouts. Effacé et peu enclin à s’ouvrir aux autres, il observe le monde qui l’entoure sans vraiment y prendre part. Pourtant, Satoru possède un don exceptionnel : à chaque fois qu’un incident ou une tragédie se déroule près de lui, il est projeté quelques minutes dans le passé pour empêcher l’inévitable avant qu’il se produise…

Cette anomalie de l’espace-temps lui vaut un séjour à l’hôpital le jour où, pour rattraper le conducteur d’un camion fou, il est percuté par un autre véhicule de plein fouet. Après l’accident, petit à petit, les souvenirs effacés de l’enfance traumatisante de Satoru resurgissent…

Autre série dénichée au boulot, Erased m’a rapidement ennuyée par un dessin un peu plat à mon goût et un démarrage ennuyeux : le mangaka qui ne parvient pas à percer et travaille dans une pizzeria pour joindre les deux bouts.

Et puis la science-fiction est arrivée par petites touches, avec ce don de revenir dans le passé pour empêcher un élément de se produire, à la Demain à la une, comme m’a rappelé un élève, ou Tru Calling. Ca n’est pas très nouveau ni original, mais c’est amené avec intérêt.

Ce don semble lié à l’enfance du héros et un traumatisme qu’il s’est efforcé de refouler, des enlèvements d’enfants, et un jeune homme arrêté, qui était son ami et dont il n’a jamais cru à la culpabilité. Arrivée à ces secrets, à cette histoire qui se dévide, j’étais plus intéressée (surtout que la série n’est pas longue).

C’est plus la mère du héros qui m’a intéressée, avec son côté envahissant et enquiquinant avec son fils, mais son esprit qui fonctionne à cent à l’heure, lorsqu’elle parvient à préserver une petite fille d’un enlèvement et que l’on découvre le cheminement de sa pensée, ses souvenirs retrouvés. J’ai regretté ce qui lui arrivait, c’est pour ça que j’ai aimé la chute de ce premier volume.

Spoilers, donc.

Lorsque Satoru, le héros, ne parvient pas à sauver sa mère en effectuant un flash back (j’ai tout de même été étonnée qu’il puisse les lancer sur commande), il insiste et demande à être envoyé le plus en arrière dans le temps possible. Et il se retrouve enfant avant ces évènements. Je trouve ça génial, j’aime le fait qu’il puisse avec son esprit d’adulte essayer de comprendre ce qui s’est passé à l’époque, peut-être même l’éviter et sauver son camarade, ainsi que sa mère.

Mais bon, le dessin ne me plaît toujours pas ^^, une histoire plutôt intéressante, sinon, qui se laisse découvrir sur la durée. Une découverte à poursuivre donc.

Nombre de tomes parus : 8 (série finie).

Evil Heart, tome 1

Auteur : Taketomi Tomo.

Traducteur : Thibaud Desbief.

Nombre de pages : 190.

Parution VO : 2005. VF : 2006.

Éditeur : Kana (Collection : Big Kana).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,45€.

Résumé éditeur :  Suite à un terrible drame familial, Umeo et sa sœur aînée Machiko, tous deux étudiants, vivent seuls. Elève bagarreur, Umeo est assez mal dans sa peau. Un jour, il tombe sur un entraînement d’aïkido. Fasciné, il imagine que cet art martial japonais pourrait le rendre plus fort que tout le monde ! L’aïkido l’invitera à canaliser sa colère mais pourra-il le sortir de la spirale de la violence et trouver sa voie ?

Lorsque j’ai vu la couverture pour la première fois, j’ai tout de suite pensé que je n’aimais pas du tout le dessin – une impression qui s’est vérifiée tout au long de la lecture – très réaliste, à la limite du rude, froid, carré.

Umeo, je dois bien l’admettre, ne m’a pas du tout été sympathique non plus. Cet enfant qui se bat sans cesse, même s’il est perdu, vit seul avec sa soeur, plutôt chouette par ailleurs, devant se retrouver dans l’aikido …

Je n’ai commencé à être intéressée que lorsque l’auteur a évoqué la famille des personnages. Leur mère en prison. Leur frère aîné. Je ne m’attendais pas à le voir débarquer au dernier chapitre, et il m’a fait frissonner. Il dégage cette aura menaçante, qui n’est pas loin d’Umeo lorsqu’il a son regard vide et froid.

Même si la série est courte, je ne sais pas si je continuerai. Le thème ne m’a pas plu davantage que ça, ni le dessin.

Nombre de tomes parus : 6 (série finie).

The Ancient Magus Bride, tome 1

Titre VO : Mahou Tsukai no Yome 1.

Auteur : Koré Yamazaki.

Traducteur : Fédoua Lamodière.

Nombre de pages : 175.

Parution VO : 2014. VF : 2015.

Éditeur : Komikku.

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur Chise à le pouvoir spécial de voir des choses que d’autres ne peuvent voir.

Un magicien étrange, dont la tête est un crâne tout aussi bizarre, est le premier à déceler le don de Chise. Il achètera cette jeune fille à des enchères au Japon pour la modique somme de 5 millions de livres sterling.

De retour ensemble en Angleterre, Chise deviendra l’apprenti du magicien et est supposée l’épouser dans le futur.

Le pouvoir spécial de Chise est appelé “Slay Vega” et permet de produire et d’émettre énormément de magie. Un pouvoir rare et de valeur qu’elle va devoir apprendre à maitriser pour survivre car “Slay Vega” demande beaucoup d’énergie et peut conduire à la mort…

Je me suis lancée dans cette petite lecture sur suggestion d’une de mes libraires. Et je dois admettre que je suis totalement charmée par cet univers, la magie, les dragons (x3), les personnages …

Chise et le magicien me rappellent une autre histoire, peut-être La Belle et la Bête, ou L’épouse du dieu de l’eau, je ne sais pas, mais il y avait une petite touche d’influence, mais jamais de déjà vu. Je ne me suis pas ennuyée, bien au contraire.

Le dessin, très réaliste, est magnifique, et je regretterais presque qu’il n’y ait pas plus de pages colorisées. Le soin du trait me fait penser à Bride Stories, Le Maître des Livres, Arte … délicieusement agréable.

J’ai aussi beaucoup apprécié la tendresse qui se développe entre Chise et le magicien, lorsqu’elle est encore sa disciple et qu’il prend soin d’elle.

En matière de magie, la lettre qui s’envole d’elle-même est très bien trouvée. L’auteur développe sa propre mythologie en matière de magie et sorcellerie, à différencier, encore une fois bien pensé. Le passage sur les dragons est magnifique !

C’est une série qui recèle beaucoup de magie, de mystère, d’humour, avec des personnages passionnants. A découvrir !

Nombre de tomes parus : 6 (série en cours).

Détenu 042, tome 1

Auteur : Yua Kotegawa.

Traducteur : Guillaume Abadie.

Nombre de pages : 216.

Parution VO : 2002. VF : 2006.

Éditeur : Kana (Collection : Big Kana).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 7,35€.

Résumé éditeur : Le gouvernement japonais lance une expérience : Ryohei Tajima, « le détenu 042 », en sera le cobaye ! Condamné à mort pour 7 meurtres, il verra sa peine commuée en travaux à perpétuité, à la condition d’accepter l’implantation dans sa tête d’une puce capable de détecter la moindre pulsion destructrice, de le localiser et de fournir des données sur lui. A la moindre envie de meurtre, la puce explosera, causant ainsi des lésions irréversibles au cerveau. C’est sous cette épée de Damoclès et selon cette liberté toute relative, que le jeune condamné commence son travail d’intérêt général…

Je n’avais jamais entendu parler de cette série avant de la trouver sur les étagères manga du boulot. (Heureusement qu’on l’a en entier d’ailleurs puisqu’elle n’est plus commercialisée).

Si le trait est honnête, réaliste, il n’est pas des plus attractifs – mais je suis difficile. Le manga vaut surtout pour son histoire, et le personnage principal.

On sait qu’il est un meurtrier, qu’il a semble-t-il tué sans états d’âme sept personnes, et l’auteur dévide doucement son histoire : sa vie dans une secte, les secrets concernant sa famille. Il a beaucoup de simplicité, s’exprime très peu, apprécie le jardinage et la compagnie des plantes, ainsi qu’une lycéenne aveugle.

Mais, heu, sérieusement ? Un criminel anciennement condamné à mort fait partie d’une expérience scientifique pour tester une puce électronique sensée contrôler ses pulsions, et on le fait travailler dans un lycée ? Heu, c’est pas chouïa dangereux avec les ados ? J’avoue que cette partie de l’intrigue est un peu trop difficile à croire.

C’est une série courte que je vais poursuivre, je suis curieuse d’en savoir plus sur le protagoniste et l’issue de l’expérience.

Nombre de tomes parus : 5 (série finie, commercialisation stoppée).

Cesare, tome 1

Titre VO : Cesare – Hakai no sôzôsha 1.

Auteurs : Fuyumi Soryo, Hara Motoaki.

Nombre de pages : 12.

Parution VO : 2006.   VF: 2013.

Éditeur : Ki-oon.

Genre : Manga – Seinen – Historique.

Prix : 7,90€.

Résumé éditeur Naïf et studieux, Angelo da Canossa n’est guère armé pour la vie d’étudiant à l’université de Pise, lieu d’intrigues et de tensions dans l’Italie de la Renaissance. Son innocence résistera-t-elle à sa rencontre avec Cesare Borgia, rejeton d’une famille à la réputation sulfureuse, dont le père est sur le point d’accéder au Saint-Siège ?

Rivalités entre les différentes factions de l’université, machinations politiques et luttes fratricides, Angelo va partager les années de formation d’un jeune homme en passe de devenir l’un des personnages les plus fascinants de l’Histoire. À ses côtés, il croisera le chemin de certains de ses contemporains les plus célèbres, de Christophe Colomb à Machiavel en passant par Léonard de Vinci…

Il est difficile de ne rien attendre de ce premier tome. Mon exemplaire porte un sticker « recommandé par Historia », qui atteste d’une certaine véracité historique. J’espérais donc beaucoup de ce point de vue, même si je n’ai pas beaucoup lu sur Cesar, excepté la série de You Higuri, qui est très orientée fantastique, mais s’ancre dans une réalité historique. Je n’ai pas pu m’empêcher de comparer les deux Cesar (avec un petit faible pour la série d’Higuri), entre autres pour le dessin des auteurs.

Celui-ci me rappelait quelque chose, sans parvenir à mettre le doigt dessus. Fuyumi Soryo est l’auteur de la série Mars, dont j’avais lu plusieurs volumes il y a des années et qui ne m’avait pas plu du tout, entre autre pour ce trait caractéristique qui à mon sens n’allait pas avec un shojo (qui tire déjà plus vers le josei, et dans ma période shojo scolaire tout mignon, ça ne me convenait pas), mais il colle beaucoup plus au seinen historique.

J’ai beaucoup aimé une illustration de Cesar sur une page entière, ce qui est plutôt rare en manga classique, et l’approche du roman graphique. L’auteur se joue des cases, ce qui est toujours agréable (je pense notamment à Bride Stories).

Le héros, Angelo, est plutôt ennuyeux et passe son temps à s’attirer des ennuis. Avec lui, on apprend plutôt ce qu’il ne faut pas faire ou pas dire. Certes, on découvre la vie et la société à Pise à travers ses yeux innocents, mais ils sont aussi bien agaçants par ses bourdes. Mais le réalisme du trait et le mystère du protagoniste font l’intérêt de l’œuvre (avec, apparemment, sa véracité historique).

Citer ses sources à la fin me fait toujours plaisir, surtout que l’auteur en fait une bibliographie thématique (sur les personnages, Pise, la période, l’histoire culturelle par chapitre), et en différentes langues, s’il vous plaît. J’ai vraiment aimé cette note de recherche.

Malgré un petit ennui, je suis donc agréablement surprise par ce premier tome et compte poursuivre la série.

Nombre de tomes parus : 11 (série en cours).

XXXHolic, tome 5

Titre VO : xxxHorikku.

Auteur : Clamp.

Traducteurs : Suzuka Asaoka, Alex Pilot.

Nombre de pages : 180.

Parution VO : 200 . VF : 200 .

Éditeur : Pika (Collection : Seinen).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 8,05 €.

Résumé éditeur : Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

 J’ai beaucoup, beaucoup aimé la première histoire, qui présente la petite fée de la pluie ! Elle est très drôle, a du caractère et un design tout kawaii. J’ai bien l’impression, grâce à elle, d’avoir raison de me méfier d’Himawari : elle demande à Watanuki comment il peut l’approcher, avec ses pouvoirs … Gneuh, je veux savoir !

Les effets de style me plaisent toujours autant. Après les bulles en volutes de fumée, celle en goutte, verticales, toujours une trouvaille intéressante.

Le deuxième récit présente une jeune fille de l’école du héros, avec des ailes qu’il est seul à remarquer, et qui nous offrent un dessin plutôt menaçant de Yuko qui prend ce qui semble être une menace au sérieux. Quelques cases sont centrés sur Maru et Moro, les deux petites filles de la boutique, dans un dessin toujours adorable. L’action et le danger sont plus au rendez-vous que d’habitude. Un épisode plus sérieux et passionnant.

Le suivant m’a rappelé Alice au pays des merveilles avec ses fleurs parlantes et l’incursion de Watanuki dans un autre univers. C’est un peu court, et son absence permet à Yuko de régler un autre problème et rechercher quelqu’un … et on ne sait pas qui ! C’est frustrant, une fois encore.

J’ai l’impression qu’on passe le palier des petites enquêtes sans trop de conséquences avec ce volume, en touchant à un fil rouge avec la dernière histoire. Vivement la suite !

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3

Tome 4

XXXHolic, tome 4

Titre VO : xxxHorikku.

Auteur : Clamp.

Traducteurs : Suzuka Asaoka, Alex Pilot.

Nombre de pages : 180.

Parution VO : 200 . VF : 200 .

Éditeur : Pika (Collection : Seinen).

Genre : Manga – Seinen.

Prix : 8,05 €.

Résumé éditeur : Les mots sont des pièges : une fois sortis de la bouche, on ne peut plus les reprendre. Pour l’être humain, ils peuvent être une prison ou une libération selon l’usage que l’on en fait. C’est ce que Yûko, la facétieuse sorcière des dimensions va apprendre à son homme à tout faire, Watanuki…

On commence tout de suite avec Yuko qui fait tourner Watanuki en bourrique, ici pour les chocolats de Saint Valentin. J’aime toujours autant leurs escarmouches, mais pas tellement avec Domêki, qui s’accapare le cadeau pour Himawari sans y voir de problème.

J’adore le travail sur les doubles pages, même en noir et blanc, comme avec cette jeune fille qui reprend à Dômeki son gâteau, et son âme en même temps. Juste un petit bonus. Cette petite histoire est proprement charmante et très touchante, avec un esprit positif pour une fois.

L’histoire sur les jumelles est aussi plutôt intéressante, l’une étant introvertie et avec peu de confiance en elle, et sa sœur son opposée. J’ai aimé ne pas m’attendre à la résolution, et leur dessin est adorable. Les limitations de la jeune fille sont bien trouvées, je ne m’y attendais pas, une fois encore. J’ai particulièrement apprécié ce thème pour vraiment détester les remarques bien-pensantes de style « attention », « ne fais pas comme ça », qui ont surtout pour résultat de miner la confiance en soi justement …

La suivante présente un petit Watanuki encore très embêté par ses visions, et sa rencontre avec un autre petit garçon pas dérangé par les apparitions. Une jolie histoire plutôt triste. La dernière est courte et mystérieuse, avec un évènement étrange qui pique l’intérêt.

J’aime beaucoup les rappels à Tsubasa Reservoir Chronicle, ça donne envie de poursuivre/reprendre (je me suis arrêtée au 16e et j’étais complètement perdue).

Une fois encore, des petites histoires très intéressantes, même si je n’ai pas trop senti de fil rouge, plutôt quelques histoires qui mettent soit l’au-delà soit les pouvoirs de Yuko en valeur. Mais l’un dans l’autre, des thèmes toujours intéressant, sans parler d’un dessin toujours impeccable.

Nombre de volumes parus : 19 (série terminée).

Tome 1

Tome 2

Tome 3