Errements visuels

Netflix & Me [Mai]

En mai, beaucoup de visionnages.

Beaucoup de stress et d’adrénaline dans cette fin de saison. L’arc du virus s’intensifie, les plongées dans l’Allemagne de fin de guerre aussi, on pourrait presque finir la série sur cette note. D’autant que dans le dernier épisode, le grand-père de Marcos et Paula kidnappe la petite fille pour l’opérer et récupérer quelque chose. On ne sait pas exactement quoi mais l’angoisse est addictive.

Bon en fait on va éviter de finir la série comme ça parce que le cliffhanger est vraiment too much (explosion dans les souterrains où étaient une partie des ados et virus qui se répand dans l’internat et à l’extérieur lorsque Fermin contaminé se réveille dans une grande ville).

Une petite série sympathique sur une jeune femme qui devient assistante d’un présentateur de journal télé. On ne voit pas tant le plateau que le bureau et ce sont surtout des situations avec ses collègues d’avant et les nouveaux – parmi lesquels Andrea Parker de The Pretender qui est intéressante et inattendue dans une sitcom.

Pour être honnête, cette série passe systématiquement en fond sonore et je l’avais complètement oubliée.

Reprise sur les chapeaux de roue avec l’enlèvement de Sandra par Camilo et l’internat mis en quarantaine. C’est assez impressionnant de voir ces précautions et l’incertitude qui plane toujours.

Punaise, je n’en peux plus des passages avec les gamins. Evelyn est insupportable. On prélève du sang à Paula et lorsqu’elle mange pour reprendre des forces c’est réflexion sur réflexion sur le poids qu’elle va atteindre. Et ceux de sa classe se fichent d’elle >< Encore une fois, JAMAIS une conséquence pour ces morveux.

S’il y a des éléments de la fin que j’apprécie beaucoup (notamment les retrouvailles entre Marcos et Evelyn et leur famille), je regrette certains choix des scénaristes. Mais sur le long terme, c’est vraiment une série que j’apprécie beaucoup, avec tous ses retournements de situations, la construction de ses personnages, ses thèmes.

Jen vient de perdre son mari et se rend à un groupe de partage avec d’autres personnes qui ont subi une perte similaire. Elle y rencontre Judy dont l’histoire la touche particulièrement et avec qui parler lui fait du bien. Jusqu’à ce qu’elle se rende compte que son histoire ne correspond pas tout à fait à la réalité.

Il y a quelque chose de très étrange dans cette série. J’avais vu venir le twist sur le secret de Judy assez tôt (pas sur son histoire personnelle) mais il y a une touche grinçante, de cynisme, je ne sais pas. Certes, certains passages sont drôles mais j’ai eu du mal à rester devant les premiers épisodes et passer directement aux suivants.

J’ai découvert quelques autres documentaires sur Netflix, à commencer par celui sur Serena Williams. Une fois encore, quel bonheur de voir du tennis et d’un point de vue un peu différent, pas un match en direct ou différé, un reportage, une analyse mais un retour sur une saison sportive. Le résultat est passionnant, je suis juste un peu déçue que ce ne soit pas une réussite sur les quatre grands chelems cette année pour Serena que j’admire énormément.

Je m’attendais à un film documentaire sur le sujet, pas à une série en plusieurs épisodes. J’adore. On se plonge dans la vie de l’actuel président américain, en démarrant dans les années 70, avec une certaine liberté de ton.

J’avais repéré cette série il y a un bout de temps mais je n’osais pas me lancer : je ne parle pas couramment espagnol et suis donc forcée de suivre les sous-titres (non mais en fait je ne parle pas du tout, je connais juste maintenant quelques expressions et honnêtement, des gros mots venus de El Internado XD). Cette série justement finie, je me suis lancée.

Quelle surprise de retrouver trois acteurs de la première série ici ! Et avec plaisir, vraiment. Et que dire de la série. J’adore cette idée des demoiselles du téléphone dans les années 20, période charnière où est créée le premier modèle de téléphone automatique, mettant leur poste et leur indépendance en danger.

J’adore le jeu des acteurs et actrices, la photographie, l’intrigue, même la musique qui a fait cracher énormément de commentateurs/rices sur Seriebox. Une très belle découverte ❤

(Roh et même LGBT friendly quoi ❤ )

Neil Caffrey, ancien faussaire (entre autres, il a un pedigree criminel impressionnant et impossible à retenir pour moi mais on reste dans le soft aka pas de meurtre ou de violence) est sorti de prison par l’agent du FBI qui l’y avait collé pour qu’ils travaillent ensemble sur certaines affaires.

Une série que j’avais déjà vue et qui honnêtement a un fil rouge assez léger. C’est aussi plutôt compliqué de suivre les épisodes à la suivre car il y a un côté oubliable. Dommage parce que les acteurs sont plaisants, les personnages agréables, les enquêtes originales (comparées à d’autres séries d’enquêtes comme NCIS, Cold Case, etc.) et il y a un côté feel good puisque peu de violence, ce qui est appréciable. Et j’adore Matt Bomer.

Je reste un peu sur ma faim avec ce biopic musical. Je n’ai jamais été spécialement fan d’Amy Winehouse et ce n’est pas ce film qui me donnera envie d’en entendre davantage, je ne sais pas trop pourquoi.

Le plaisir d’entendre de l’italien ❤ C’est un peu tout ce que j’ai retenu XD Non, en vrai, j’ai aimé apprendre que Vogue Italia se différenciait des autres par son côté un peu plus osé, les shoot photos parfois plus trash, avec cette réflexion sur : la mode doit-elle aborder certains sujets crus comme la violence faite aux femmes, les addictions, etc. Et découvrir certaines des photos en questions.

J’avais déjà démarré le livre sur Condé Nast et la photographie de mode et j’ai vraiment aimé cette découverte et cette réflexion, je crois qu’il y a quelques années (et ado) j’aurais été choqué et beaucoup critiqué ces décisions et le résultat mais maintenant, je vois le côté photographique, et je me dis que s’il y a moyen de toucher un public via ce média, ce n’est pas une mauvaise chose.

Une fois n’est pas coutume, j’ai envie de parler d’une Youtubeuse sur le blog.

Je suis les vidéos de Sierra depuis quelques mois et j’aime beaucoup sa fraîcheur, son humour, sa manière de parler. Ses vidéos concernent surtout la mode et s’habiller lorsqu’on est « curvy » aka qu’on a des rondeurs à différents endroits. Elle prône la body positivité (tout le monde a un corps magnifique contrairement à ce que les magasins et les tailles veulent nous faire comprendre) et le fait que l’on n’est pas une taille de vêtements même si c’est un peu ce qu’on essaie de nous marteler.

J’adore ce côté feel good, humoristique et réconfortant (grâce à elle, 1) je m’amuse plus en magasin de vêtements, 2) je ne déprime plus lorsque ça taille vraiment petit malgré une taille annoncée plus grande ou que c’est mal fichu lorsqu’on a des rondeurs).

Vous avez vu, vous comptez voir certain/e/s de ces films, de ces séries ? De belles trouvailles récemment pour vous ?

Lecture sur un rocher

Le Court des Miracles

Mansour Bahrami (auteur). 2006, 213 p. Le Cherche-Midi. Autobiographie – Tennis.

Enfance pauvre à Téhéran, exil forcé, débuts difficiles de clandestin et, enfin, le succès sur les courts : la vie de Mansour Bahrami, le célèbre tennisman iranien, est en effet hors du commun. Rien ne destinait l’apprenti joueur qui n’avait qu’un bâton de bois pour raquette, à affronter les plus grands lors de matchs à l’ambiance survoltée? Noah, McEnroe ou Borg ont tous été conquis par le charme et la sensibilité de cette figure atypique du tennis mondial. 

En l’honneur de l’US Open dont la finale s’est tenue ce week-end (et que je n’ai pas regardée XD), je vous propose cette lecture tennis.

Il y a quelques années, je vous avais chroniqué avec plus ou moins de régularité un été à Roland-Garros. Je ne le fais plus maintenant parce que ça demande pas mal de temps et que je n’arrive plus à passer mes journées devant les matchs même si j’aime toujours autant en savourer quelques sets.

Je vous avais parlé à cette occasion de Mansour Bahrami, un joueur Iranien de double passionnant, qui rendait le tennis tellement drôle et plaisant à voir. J’ai été ravie de trouver son autobiographie. (D’ailleurs c’est très drôle parce qu’elle est dédicacée, pas à mon nom, mais presque mon prénom IRL version masculine xD).

J’ai adoré découvrir le parcours de ce joueur. J’ai été très touchée, aussi, par les difficultés qu’il a rencontré, trop pauvre pour avoir l’autorisation de jouer au tennis lorsqu’il était plus jeune, les problèmes financiers, les histoires de papiers.

Un élément auquel je ne m’attendais pas a été de découvrir des bribes de l’histoire iranienne. C’est d’autant plus intéressant que je venais de relire Persépolis pour le boulot, moi qui ne connais rien à l’histoire de ce pays, d’avoir des points de vue aussi différents, des perspectives aussi lointaines.

Je n’ai pas été en manque de tennis non plus, il y a un bel équilibre entre anecdotes personnelles, familiales et jeu. Même si j’avoue que je connais très peu de joueurs d’avant les années 2000, c’est aussi une découverte que j’adore dans les livres sur le sujet.

L’écriture de Mansour Bahrami est tellement vivante. Je n’ai eu aucun mal à me représenter les lieux, les gens, les évènements (même si certains sur l’Iran de la fin des années 70 sont assez difficiles ou son agression lorsqu’il est enfant). Et elle renvoie à quelqu’un de tellement bien et vrai. Qui a une vision du tennis, du jeu, que j’adore : jouer pour le plaisir de jouer, de faire un beau spectacle et tant pis pour la compétition et la victoire.

Malheureusement, ça se lit bien trop vite comme en plus il y a plusieurs pages de photos (mais pas en couleurs, zut), les pages défilent. J’aurais volontiers poursuivi sur trois ou quatre cents pages. Le livre en lui-même est passionnant et m’a offert un merveilleux moment de lecture.

(Et oui, j’ai pleuré comme une madeleine. Mais chut.)

Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Mai]

En mai, il y a l’arrivée de la box d’avril, une vente privée, un petit achat isolé … et les Imaginales.

IRLANDE ❤

Les Vikings c’est chouette aussi mais Irlande quoi ❤

Le fameux Grenier/Camprubi sauvé de l’arbre à livres en avril. Je l’ai démarré (sans le finir) et je le trouve intéressant, graphiquement et dans son récit mais un peu complexe pour mes loulous, donc je garde.

Parlez-moi de listes et d’organisation. Je suis faible. Et l’ouvrage sur la mode dans le domaine du tennis est une vente privée. C’est en anglais et ça m’a l’air plutôt riche et élégant.

Premier jour des Imaginales, jeudi. Je viens juste de découvrir Stéréotypes il y a peut-être une semaine, une dystopie sur la séparation des jeunes en plusieurs groupes selon leur personnalité. Et comme c’est Actes Sud j’ai bon espoir d’un roman fort et pas plat. Mon seul regret, il est bien trop long pour être proposé à mes loulous.

J’ai ENFIN rencontré Anna Combelles dont je voulais lire Coeurs hybrides depuis longtemps, une romance fantastique située à la période de la Belle Epoque (avec peut-être des touches steampunk pour mon plus grand plaisir). Elle m’a conseillé ce recueil de nouvelles fantastiques en prime et je ne demande qu’à voir.

Vendredi, je n’ai pas pu aller aux Imaginales mais j’ai reçu un livre commandé pour les lectures à l’internat. Et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’autre de la collection le dimanche ❤ (enfin il y en a peut-être un troisième, à voir).

Deuxième jour d’Imaginales, samedi. J’ai enfin pu revoir Elisabeth Vonarburg. J’ai déjà Tyranaël et La Reine de mémoire en fiction et j’avais repéré sur internet ce petit guide explorateur de l’écriture qui m’a l’air assez technique et donc me tentait depuis longtemps. La ligue des héros est une trouvaille par hasard en allant saluer Xavier Mauméjean pour lui reparler de sa biographie d’Hercule Poirot et sa jolie réédition poche ❤ Le côté steampunk et références me parlait bien. Le label Naos d’ActuSf me posait question (avant que je ne réalise que c’était jeunesse) et en apprenant que c’était un roman de vampire dans un lycée américain, je n’ai pas hésité.

Troisième et dernier jour, dimanche. Alors ça a l’air gigantesque, mais il y en a une bonne partie en occasion : Le Seigneur des neuf soleils de Christian Grenier (parce que Christian Grenier dammit ❤ ) et Awakened viennent de la loterie du fanzine Présences d’esprits (j’adore ce principe XD).  Nuits d’enfer au paradis, un autre recueil de nouvelles romance/imaginaire de Black Moon vient rejoindre le précédent pour mes lectures à l’internat. Et DAMMIT j’ai ENFIN trouvé la SF allemande au livre d’or de la SF, il m’avait été chouré juste sous le nez à Emmaüs il y a bien sept ans. Mon précieux ❤ Deux Lisa Tuttle en excellent état, j’avais gardé un excellent souvenir de son Nid et Dystopia Workshop en propose de très belles éditions. Et puis un petit recueil de détectives pour en découvrir différentes facettes, je continue à envisager d’écrire sur ce thème.

Nouvel arrêt à la librairie Farfafouilles (Stéréotypes de jeudi en venait) pour ce livre sur la série animée Batman ❤ et C’était mieux demain, un recueil de publicités rétrofuturistes charmantes.

En allant bavarder avec Elisabeth Vonarburg, j’ai découvert ce petit recueil sur la SF québécoise, je crois repérée il y a quelques temps sur Internet. Et puis j’ai flashé sur la nouvelle couverture du Livre de toutes les Réponses sauf une de Manon Fargetton – je donnerai l’autre au CDI.

J’ai terminé par un arrêt au stand d’ActuSF / Mnémos et les Moutons électriques. Il est près de la sortie, ce qui est parfait pour un dernier regard avant de partir. Le petit recueil sur les raisons d’aimer l’imaginaire est adorable – je l’aurais volontiers pris pour le boulot mais j’ai peur qu’il reste complexe pour mes loulous. Ayant juste terminé la trilogie Morgenstern de Jubert, avec qui j’ai agréablement papoté, je me suis décidée sans trop hésiter pour Blanche, dont le sujet me tentait bien mais je n’aimais pas du tout les anciennes couvertures. Celle-ci est magnifique ❤ même si j’espère pouvoir lire un tel pavé, ces temps-ci. Et par hasard, parce que diantre Mérédith des Moutons est fine mouche (mais comment il a su que j’adorais les vampires?), je me suis retrouvée avec Espérer le soleil et j’ai pioché par hasard ces Sombres cités souterraines, avec au programme Russie uchronie post-apo pour le premier et mythes égyptiens, frontières floues entre réalité et fiction pour le second.

J’essaie de penser à vous faire une photo de famille. J’ai une pile avec les livres de jeudi et samedi, et ceux de dimanches sont étalés sur le canapé depuis la photo du billet compte-rendu du jour. Et honnêtement, je crois que c’est ma deuxième Moisson la plus modeste depuis que j’ai découvert les Imaginales (la première étant 2012, ma première édition).

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu en mai ? aux Imaginales par exemple ? A tout bientôt avec le bilan lecture !

Lecture sur un rocher

Feuilles d’octobre

En octobre, j’ai besoin de me consacrer à des lectures un peu plus légères comme j’ai un peu de mal jusqu’aux vacances. J’arrive à faire suivre d’un peu d’imaginaire, pas forcément apprécié.

Il m’a fallu m’accrocher avec Splendor puisque le début, suite à la chute du 3, m’a paru clairement ne servir à rien. Le retour à la bonne société m’a ennuyée puisque Lina était sur le devant de la scène. Etrangement, c’est Elisabeth qui m’a intéressée dans cette dernière histoire puisqu’à part Teddy, tout le monde s’en fiche d’elle et qu’elle soit finalement très en danger. Et j’ai tellement aimé le choix final de Diana. Il rattrape presque tout le reste.

How to be a woman n’est définitivement pas ma tasse de thé. C’est un livre à lire, qu’il fallait écrire sur la condition féminine, sur les défis qu’a rencontrés l’autrice et ses différentes réflexions. Mais je ne me suis pas retrouvée dans celles-ci sur la maternité, la féminité, la sexualité. Ce n’est pas une perte de temps, il m’est arrivé de rire mais je crois que ce n’est juste pas un livre pour moi.

Quand je suis un peu déprimée, l’Histoire rend tout meilleur. Cher pays de notre enfance : enquête sur les années de plomb de la Vème République évoque les années juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Algérie, le meurtre d’un juge, la mafia lyonnaise et un groupuscule appelé le SAC. J’ignorais totalement son existence (et mon père aussi, shame on him). C’est assez terrifiant de découvrir cette partie de l’Histoire, trop proche et trop éloignée à la fois mais fascinant grâce au trait documentaire des auteurs.

Jeune fille en Dior est un achat tout récent du Livre sur la Place. Je l’avais déjà feuilleté en avais adoré les dessins. Mais je retrouve un problème courant avec Annie Goetzinger. Les dessins sont impeccables et tant que l’on est focalisé sur Dior, c’est impeccable. Dès lors qu’on sort de la raison de vivre de l’album elle se lance dans un truc bien cliché. Si elle voulait donner un côté rêve de petite fille c’est complètement passé à côté avec moi et la fin m’a juste ennuyée. D’où le problème : j’aime l’autrice dessinatrice, beaucoup moins scénariste. Tant pis, l’objet reste superbe.

C’était Lelf qui m’avait donné envie de découvrir Saga. L’histoire est intrigante, les personnages très divers mais j’avoue que le côté axé sur le sexe de ce tome m’a un peu agacée. J’attends de lire la suite pour me faire une opinion.

Le voleur aux cent visages est un achat inattendu du Festival de Géographie. Le premier tome est à l’image de mon ressenti, ces temps-ci, sur les séries vintage de Clamp : c’est adorable et ici plein d’élégance. Les héros sont jeunes, mais si choupis.

Les Léonard sont des BD du boulot. D’ordinaire j’apprécie mais je les ai trouvés plutôt ennuyeux et le second trop parti dans une espèce de fantasy un peu loin de l’idée originale de la série. Bon, l’essentiel c’est que les gamins apprécient toujours.

J’ai retrouvé Sakura avec plaisir (surtout qu’apparemment les autrices se lancent dans une nouvelle série sur elle qui paraîtra bientôt. Je la sens moins, celle-là). L’italien est toujours aussi adorable. Et il y avait Shaolan ❤

Sur un coup de tête, peu après avoir lu Ainsi soit-elle j’ai acheté la BD de Catel sur l’autrice. Et c’est magnifique. Il y a à la fois le récit de la vie de Benoîte Groult (fascinant, touchant), mais aussi une réflexion sur la bande dessinée et le féminisme. Magnifique.

J’ai découvert Lou dans mon deuxième CDI. Je ne vous en ai pas encore parlé parce que j’avais complètement oublié de les rentrer dans Goodreads et donc dans mon bilan. J’ai lu les quatre dernières ce mois-ci et n’en ferai pas de billet. Si j’ai toujours du mal avec le dessin que je ne trouve pas très esthétique, il s’améliore effectivement (excepté pour le 6). Le 4 et le 5 poursuivent une histoire plutôt attachante sur l’adolescence. Je fais partie des déçu.e.s du 6 qui n’a rien à voir et le dessin est bâclé. Le 7 semble revenir sur une histoire un peu mieux maîtrisée, un dessin plus contrôlé mais la fin n’augure rien de bon. Ce n’est pas une série que j’ai envie d’acheter et si ce n’est pas le cas au boulot, ce sera tant pis.

Sailor Moon, c’est toute mon enfance ❤ Je n’ai pas encore terminé ma lecture de l’édition Perfect et pour pouvoir reprendre au 6, j’ai relu les premiers qui étaient restés chez mes parents pour tout bien avoir en tête. C’est toujours aussi perturbant parce que je connais presque par coeur le texte de la première édition et je vais remarquer presque tous les changements effectués, généralement pour le meilleur. Et cette reprise des noms originaux est tellement parfaite. Une pensée pour Diamond que j’apprécie toujours autant et que je regrette à chaque fois 😛 J’ai hâte de me lancer dans les arcs suivants que je connais moins bien (mais Pluton reviendra ❤ ).

Je devais lire Les hommes dénaturés pour un ABC SF il y a quelques années en l’empruntant mais je n’ai pas eu l’occasion de le faire puisque j’avais déménagé. J’aurais probablement mieux fait de m’en tenir là vu à quel point j’ai détesté. L’enquête ne m’a pas passionnée, l’héroïne est horripilante et les références au sexe ne sont absolument pas nécessaires. Il ne sera vraiment pas resté longtemps dans ma bibliothèque.

J’avais besoin de SF après ça, j’étais tellement agacée. Roland C. Wagner m’avait tellement soufflée avec son premier tome des Futurs mystères de Paris, Tem tellement passionnée que je n’ai pas beaucoup réfléchi avant de me lancer. Il faut dire que ce second tome est encore plus barré que le premier et que j’ai eu un peu de mal à suivre mais j’ai apprécié les explications sur la psychosphère, la tribu d’origine de Tem, les nouvelles données sur cette société. J’espère que la suite sera un peu plus simple à comprendre.

Le Destin d’une déesse est une série qui m’avait laissé un très bon souvenir, surtout le premier. Je crois me rappeler que la fin du second était un peu cliché sur une lancée un peu plus molle que le début mais il fallait bien finir. Et oui, il fallait vraiment en finir mais peut-être pas de manière aussi pesante et chiante. Je me suis ennuyée de bout en bout, déjà qu’on démarre par une grossesse et un accouchement, tout ce que je déteste. Je vais jeter un oeil au premier et au deuxième une fois encore parce que je ne suis pas du tout sûre de conserver cette série, ce tome étant vraiment une catastrophe.

Eclats d’ombre m’a apporté une jolie respiration après cette vilaine lecture. Les dessins de Mélanie Delon sont toujours aussi magnifiques même si je suis plus mitigée devant les quelques lignes de légende qui les accompagnent.

Je suis tombée sur ce beau livre il y a quelques années par hasard. Je ne le pensais pas aussi riche en texte. L’auteur est un ancien joueur, architecte de profession, qui a travaillé sur les courts de Roland Garros et a donc une vision passionnante. Il évoque l’histoire du jeu, les grand.e.s joueur.euse.s et beaucoup d’éléments, le tout servi par une superbe illustration. Je ne suis pas fan de toutes ses affirmations sur les femmes mais le résultat est quand même très beau.

Gérard Klein m’avait passionnée avec son Livre d’or de la science-fiction sur Ursula Le Guin, qui m’avait pourtant perdue avec Lavinia. Snow a donc eu la gentillesse de me donner ce petit recueil sur Robert Heinlein que j’apprécie beaucoup. J’avoue que la partie biographique, au lieu de m’enthousiasmer, m’a complètement plombée et les nouvelles, si certaines sont intéressantes, m’ont déprimée et déplu pour la plupart. Un ouvrage qui ne donne pas envie de poursuivre ma découverte de l’auteur, cette fois.

Pour la petite anecdote, j’avais complètement oublié que j’avais Les Oubliés de l’Histoire dans ma bibliothèque xD C’est bien dommage, parce que l’auteur a une très belle écriture et que les quelques personnages que j’ai découverts pour l’instant m’étaient relativement inconnus et que je prends beaucoup de plaisir à en apprendre davantage sur eux. Un peu de lassitude s’est installée sur la fin, surtout que certains destins se ressemblent plutôt.

Je démarre juste La trilogie des magiciens que Snow m’avait chaudement recommandée. Les choses se mettent en place tout doucement mais j’aurais vraiment préféré que l’histoire soit séparée en trois tomes. J’ai une vague impression d’insurmontable xD

Vous avez lu, vous comptez lire certains de ces livres ? De belles lectures pour vous en octobre ?

Lecture sur un rocher

Double faute

Double Fault. Lionel Shriver (autrice). Michèle Lévy-Bram (traductrice). Tyler Gourley (illustrateur). 1997 (VO), 2010 (VF), 444 p. Belfond. Contemporaine – Romance.

Un soir, à New York, lors d’un match de tennis improvisé, Willy rencontre Eric. Elle est joueuse professionnelle, battante et accrocheuse, il est tennisman dilettante mais étonnamment doué. Entre eux, c’est le coup de foudre. Ils se marient. Et les difficultés commencent. Car la douceur des débuts dans Ripper West Side fait bientôt place à la compétition. Une rivalité professionnelle et amoureuse acharnée, jusqu’à l’ultime balle de match, ce moment décisif où aucune faute n’est plus permise et où Willy aura à faire un choix crucial.

J’étais très contente de tomber sur un ouvrage parlant de tennis, de manière aussi appuyée (jusque dans le titre, les conditions de rencontre des personnages, tout le contexte en fait) et je me suis lancée avec enthousiasme.

Ça n’est pas vraiment un secret, mais j’adore le tennis. J’en ai fait pendant des années, je reprendrais dès que je trouve un club qui me convienne, j’en regarde à la télévision quand je peux, j’adore seulement entendre le commentaire d’un match tout en faisant autre chose. Alors ça me rend d’autant plus triste quand je vois que le tennis fait le malheur des personnages et détruit leur univers 😦

C’est vraiment l’impression générale que m’a laissée ce livre, que je ne pouvais pas reposer plus vite. Il rend immensément triste. Si le tennis est l’instrument de la rencontre entre Eric et Willy, il est aussi celui de leur destruction. Il est tout pour Willy, qui en fait depuis son enfance et est professionnelle depuis qu’elle a dix-neuf ans. Eric, lui, vient de finir ses études de maths avec brio, joue depuis quelques années seulement et a décidé de passer pro. Il va décrocher victoire sur victoire. Il s’en fiche. Mais il va s’élever au top 10 avec une facilité confondante alors que Willy va sortir du classement international suite à une blessure et un stress – datant du jour où son mari Eric l’a battue pour la première fois.

La rivalité aurait pu être stimulante, elle est désespérante. Le couple (qui est le thème du roman pour l’autrice, pas ce sport, d’où déjà une divergence entre mes attentes et le texte) ne peut pas se mettre d’accord. Aucun n’y renoncera et si cela arrive, ils haïront l’autre. J’ai trouvé cette situation tellement triste.

Et Willy est d’un égoïsme et d’un égocentrisme incroyable. Elle essaie de l’expliquer, de le justifier à un moment en parlant du fait que c’est par rapport au tennis où on se place toujours par rapport à quelqu’un, où on rapporte toujours tout à soi. Mais j’en viens à me demander pourquoi elle a épousé Eric. Certes elle se sent bien avec lui, aime lorsqu’il est présent à l’appartement et qu’ils font l’amour mais dès l’instant où il la bat, c’est terminé et on ne voit plus d’affection entre eux et elle ne l’admet pas, elle ne lui en dit rien (oui déjà bonjour la communication).

La fin est horrible dans cette optique. Tombée enceinte elle en parle à Eric puis avorte sans le prévenir, enfin pas avant que ce soit fait. Bon je ne parle même pas du fait que ce soit le jour de son premier match en tant que top 10 ou grand chelem mais vraiment simplement ce choix qu’elle fait. Je ne m’y attendais pas, je pensais plus à une fin un peu clichée du style elle se range et ils se rabibochent ou du moins ils essaient. Mais ce choix la montre comme étant d’autant plus égocentrique qu’elle ne l’écoute même pas et je crois bien qu’elle se réjouit énormément de la défaite d’Eric.

Eric n’est pas un personnage parfait non plus. Enfin il est trop parfait en ce qu’il réussit tout ce qu’il entreprend et est extrêmement patient avec Willy, ce que j’ai eu du mal à croire, au bout d’un moment. Elle va l’avoir à l’usure avec ses petites réflexions mais d’ici-là, je n’ai pas pu croire à ce personnage tombé du ciel, étudiant reçu avec honneur et mention, qui perd de manière gracieuse puis gagne et monte dans le classement avec tant de régularité. Ou pêche d’un coup au Scrabble toutes les lettres à gros numéro, vide son bloc, chope un truc triple et j’en passe. Ça, c’était le détail exaspérant de trop.

Et accrocher tellement de casseroles de poisse à Willy est cruel en comparaison. Pour une fois qu’on aborde les règles dans un roman, je suis assez contente. Beaucoup moins de voir qu’on en fait un élément de péripétie dans le sens « cette fille va de pire en pire », avec le message qui va bien « c’est normal d’avoir mal, on serre les dents et on finit le match ». Surtout qu’on y ajoute un juge de ligne injuste et l’épisode suivant mentionne deux espèces d’énormes boutons de fièvre à la lèvre. Au bout d’un moment, il faut arrêter l’escalade des catastrophes pour un personnage et la montée gracile d’un autre. Encore une fois, je n’aime pas ce message des règles qui sont douloureuses et c’est normal, ta gueule et marche (surtout pour une sportive de haut niveau qui pourrait avoir des problèmes de santé).

J’aurais accessoirement pu claquer le père d’Eric qui se permet de sortir que Willy « doit surveiller sa ligne » (le soir où il la rencontre), et qu’il lui demande d’expliquer « pourquoi tant de championnes de tennis sont grosses ». Je vous avoue que ça me donne des envies de mordre. Être une athlète ne devrait pas être éclipsé par le physique. Je déteste le fait que Kournikova qui n’a pas fait grand-chose sur les courts soit plus connue et célébrée que d’autres joueuses qui correspondent moins aux critères de beauté. Et je suis ulcérée d’entendre les commentaires sur Serena Williams au sommet de son sport et magnifique. Bref.

Une autre déception a été la traduction, parfois. J’ai tiqué sur certains termes de tennis, alors que merci, je connais le vocabulaire. Ce n’est pas « bûcheronner », mais « bourriner », plutôt. Certes c’est un détail mais lorsque tu traduis un livre qui est si profondément cimenté dans le sport tu vérifies.

Et, heu « des théories de bananes trônaient sur le comptoir », ça veut dire quoi ? qu’en théorie y a des bananes ? Je ne vois même pas quelle expression anglaise a été triturée pour donner ce résultat crétin et biscornu. D’autres termes comme « quérulent » ou « gambit marital » m’ont sortie de ma lecture aussi.

Moi qui espérais une lecture légère qui me plonge dans un univers de tennis, je suis définitivement restée hors jeu ici. Et pire, je pense que ça me rendrait malheureuse de reprendre une raquette tout de suite après lecture donc vraiment pas une réussite.

Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Juin]

Je pensais qu’on aurait une présentation moins confuse en séparant la moisson de mai et celle des Imaginales, et puis juin est arrivé avec beaucoup de livres aussi. Entre le début des soldes, une braderie, des réceptions, c’est un mois chargé en acquisitions.

Non, j’ai pas honte.

Une touche d’historique, y compris avec le dernier, situé dans les années 50 si je ne me trompe pas. Hana est un extrait composé de deux mangas, l’autre étant de la SF plutôt étrange, Yakko et Pokko, qui me tente bien aussi.

Du feuilleton de cape et d’épée et du policier.

Essais divers, histoire, latin.

Enfin, du tennis ❤ avec un beau livre, un roman contemporain et une autobiographie d’un joueur que j’adore, Mansour Bahrami.

Et vous, qu’avez-vous déniché de beau en juin ?

Lecture sur un rocher

Justine Henin : Jeu, set et fin de matches

Claude Moreau, François Artigas (auteurs). 2008, 247 p. Solar. Biographie – Tennis.

Justine Henin : jeu, set et fin de matches retrace l’éblouissante carrière de cette championne et explique son personnage. Riche d’un incomparable palmarès (7 consécrations dans les tournois du Grand Chelem entre 2003 et 2007), idolâtrée autant pour ses exploits que pour son exemplarité humaine, Justine Henin n’a pas choisi par hasard de rendre orphelins des cohortes d’admirateurs inconditionnels.

En général, j’adore mes lectures tennis, mais ici je suis restée sur ma faim.

Peut-être, je l’avoue, parce que je ne suis pas fan de Justine Henin. Mais aussi parce que c’est une biographie et non autobiographie, on a peu droit aux mots de la joueuse.

Je me suis ennuyée. Avoir 25 pages de résultats à la fin ne m’a pas vraiment plu. Je m’attendais à un texte chronologique, comme pour les livres d’Andre Agassi et Serena Williams, là ce sont plutôt des chapitres thématiques sur la famille de la joueuse et son mariage (honnêtement, ça ne m’intéresse pas des masses), puis un sur ses Roland-Garros et ses Wimbledon. Je n’ai pas accroché. Je préfère voir chaque tournoi, quitte dans l’ordre, voir une année en particulier, les résultats d’un Grand chelem à l’autre, avec les plus petits entre.

Je n’ai vraiment pas grand-chose à en dire, je crois que j’ai surtout été déçue par l’aspect biographique et non autobiographique (oui, je savais qu’elle n’écrivait pas elle-même, mais les textes de tennis ça ne pousse pas sur les arbres et ça peut être bien mené aussi).