Lecture sur un rocher

L’enfant des cimetières

Sire Cédric (auteur). Kelly B., Elodie Saracco (illustration). 2009, 421 p. Le Pré aux Clercs (Thriller Gothique). Fantastique.

Lorsque sa collègue Aurore l’appelle en pleine nuit pour couvrir avec elle un meurtre atroce, David, photographe de presse, se rend sur les lieux du drame. Un fossoyeur pris d’une folie hallucinatoire vient de tuer sa femme et ses enfants avec un fusil à pompe avant de se donner la mort. 

Mais qui est à l’origine de cette épidémie meurtrière ? Est-ce un homme ou un démon ? Le journaliste, qui n’a plus rien à perdre, va se lancer à la poursuite de Nathaniel, l’enfant des cimetières, jusqu’aux confins de l’inimaginable.

J’ai un très, très bon souvenir de De fièvre et de sang, ma première lecture du même auteur. J’étais tombée sous le charme des thèmes fantastiques et de la superbe plume de sire Cédric, j’étais très anxieuse de renouveler l’expérience.

On retrouve certains aspects qui m’avaient décidément plu : l’écriture délicieuse de l’auteur, les chapitres courts et forts, intenses. Le lyrisme se retrouve dans le prologue, teinté d’horreur, de morbide, mais d’une poésie toute musicale, qui m’a plu malgré ses accents sombres.

Nathaniel m’a davantage fichu la frousse, aussi. Est-ce son rapport aux légendes urbaines, qui sont toujours très vivaces chez moi, le fait que j’ai débuté la lecture en pleine nuit (je ne vous le conseille pas), le mélange de l’horreur fantastique à l’humaine que j’ai trouvé plus fort ici ? J’ai aimé qu’il y ait plus au sort de Nathaniel que ce que le prologue nous en dit, aussi.

Des personnages, j’ai beaucoup aimé revoir Alexandre Vauvert, mais surtout Kristel, lumineuse, chaleureuse, que j’ai été ravie de croiser à plusieurs reprises dans le roman. J’ai aimé que le thème du mysticisme ne soit pas poussé à outrance voire à l’hystérie mais plutôt comme une croyance acceptée, sans jugement. J’ai peut-être juste un peu regretté la place moindre donnée à Alexandre, même si David n’est pas un personnage inintéressant.

J’ai particulièrement aimé la couverture et l’ambiance qu’elle promet.

Au final, cette lecture n’a pas été aussi haletante que la première, mais j’ai passé un très bon moment à frissonner et tourner les pages avec fièvre, impatiente de savoir ce qu’il en était de l’enfant des cimetières.

Lecture commune avec Arcaalea