Au bord des mots, lectures sur un rocher

Homo Vampiris

Auteur : Fabien Clavel.

Couverture : Yayashin.

Nombre de pages : 289.

Parution : 2009.

Éditeur : Mnémos (Collection : Icares).

Genre : Fantastique – Thriller.

Prix : 20,30€.

Résumé éditeur : 21e siècle. 8 mai. Roumanie. 2h environ. Un patient s’échappe de l’Usine, une clinique d’un genre un peu particulier.

Londres. 13h02. Une jeune étudiante quitte en courant une conférence de l’ONU. Sa soif de connaissance a capitulé devant une faim plus insatiable encore.

Dubaï. 21h48. Dans une luxueuse suite de l’Al-Mahara, autrefois l’hôtel le plus cher du monde, seule une panthère noire ressortira vivante de la violente dispute qui oppose deux hommes.

Après l’excellente lecture qu’a été Le miroir aux vampires, je me suis lancée dans Homo Vampiris, un roman qui me tentait depuis quelques années pour la manière dont l’auteur dépeint le personnage du vampire, ses caractéristiques, dans une perspective de type un peu science-fiction, comme j’en avais l’impression.

Ce contexte m’a beaucoup intéressée, même s’il était plutôt parsemé dans le récit. Notamment, la pénurie de pétrole, ses conséquences, une Terre pas vraiment en bon état. Plus que les créatures nocturnes, c’est cet état des choses qui m’a fait frissonner.

J’ai apprécié la forme de voyage que le roman a prise. On découvre différentes parties du monde, mais aussi différentes époques puisque Fabien Clavel nous fait partager d’autres épisodes de la vie de ses vampires. L’histoire a donc différents niveaux, parfois un peu complexes, foisonnants, mais toujours avec ce côté très intéressant.

C’est effectivement une lecture que j’ai trouvée complexe, devant les différents temps imbriqués, les questions, la manière dont les évènements se recoupaient, les informations découvertes, et aussi, dans une mesure un peu moindre, les personnages. Ils ne sont pas très nombreux, mais, je ne sais pas, ils m’ont laissé cette impression, parmi d’autres.

J’ai eu une toute petite déception pour le personnage de Zéro, que je pensais être le personnage sur la couverture, l’étrange vampire albinos, pour sa résolution que j’ai trouvée trop rapide, trop brusque. Et aussi peut-être le manque de réponses à son compte, j’aurais bien aimé savoir ce qui lui était arrivé pour qu’il soit un peu lent, et qui il est réellement, la part qu’il joue dans le dénouement final… Mais c’est juste ma grande curiosité qui râle ^^

A part Epone, je n’ai pas forcément apprécié les autres personnages. Qu’il s’agisse de Nina et de ses appétits divers, Ashanti, Marcus, Nemrod ou Fedora, je ne me suis pas attachée à eux, même si j’ai trouvé toujours aussi intéressant de les suivre, et que j’avais toujours envie d’en savoir davantage, sur chacun personnellement, les circonstances de leur transformation, mais aussi en tant que groupe, l’Ancolie.

Mais c’est surtout Epone, l’étrange vampire à la mémoire incroyable, qui est sortie du lot. Surtout pour deux épisodes : la métamorphose de Nemrod, dans une période que j’aurais aimé voir un peu davantage décrite, et surtout la sienne. Voir qui elle était auparavant, quand s’est déroulé cet évènement, rien que son âge, et les circonstances, tout cela m’a soufflée.

C’est peut-être aussi parce que c’est l’une des rares à ne pas avoir comporté une grande valeur « choc », à mes yeux. J’ai beau aimer les récits de vampires, je ne suis pas extrêmement fan des univers qui les présentent sous un jour uniquement choquant, horrifiant, ou à caractère érotique. Mais j’ai cette impression tenace que ce n’était pas juste une valeur provocatrice que l’auteur voulait imprimer ici, et il y a tellement de thèmes et de référence. Je suis contente de ne pas m’être arrêtée en cours parce que c’est vraiment un traitement intéressant, original, rien que par ce contexte légèrement défavorable, ou les quelques explications scientifiques sur les dons des vampires. Ce mélange de fantastique et de notes scientifiques m’a plu (même si j’aurais aimé ce dernier point un peu plus développé).

Et le latin. Les vampires parlent latin. J’étais en extase. (Non mais en fait c’est pour ça que j’ai continué ma lecture …)

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Feddayin !

Titre VO : Prayers for the Assassin.

Auteur : Robert Ferrigno.

Traducteur : Diniz Galhos.

Nombre de pages : 535.

Parution VO : 2006. VF : 2009.

Éditeur : Le cherche midi (Collection : Néo).

Genre : Thriller.

Prix : 24€.

Résumé éditeur : Après une attaque nucléaire en 2015 sur Washington et New York, supposée résulter d’une manipulation du Mossad, une guerre civile a éclaté dans le pays, en pleine banqueroute morale, économique et sociale. En 2040, si quelques Etats du Sud et de l’Est sont sous la coupe de fondamentalistes chrétiens, les Etats-Unis sont devenus pour l’essentiel une république islamique. De Seattle à Dallas, l’appel à la prière retentit dans les rues, les Robes noires de la police religieuse font respecter la loi et l’ordre.

L’alcool est interdit, remplacé par le Jihad Cola. La contrebande fleurit un peu partout dans le pays, les zones de non-droit résistent à la pression religieuse, les rebelles organisent des contre-attaques, musulmans et chrétiens sont à couteaux tirés, la paranoïa règne. C’est dans ce contexte pour le moins troublé que Sarah Dougan, jeune historienne renommée pour ses prises de position courageuses, disparaît sans laisser de traces.

Son oncle, chef de la sécurité de la République islamique, fait appel pour la retrouver à Rakkim Epps, un ancien feddayin, ex-membre des corps d’élite. Sur les traces de la jeune femme, Rakkim comprend vite qu’elle est en possession de documents susceptibles de saper les fondations du nouvel ordre.

J’étais plutôt intéressée par l’aspect dystopique de ce livre, ce futur où les Etats-Unis sont un pays islamiste. L’auteur explique tout au fil du récit comment on en arrive là, ce qui est un point que j’aime beaucoup, surtout qu’il s’agit d’un point-clé de l’histoire, ce vers quoi s’orientent les recherches des personnages.

Ceux-ci sont très attachants, puisque l’auteur revient sur leurs liens, leur histoire, par petites touches. J’ai apprécié suivre leur parcours. On sent bien le danger, l’adrénaline, qui les vise tout au long du livre. L’aspect thriller est très bien mené, couplé à beaucoup de dynamisme et  un univers très plausible.

L’auteur parvient très bien à « renverser » la tendance : les Musulmans en majorité, les Catholiques et autres confessions minoritaires, certains clairement au ban de la société, d’un point de vue professionnel, commercial, etc. Ne parlons pas de la place de la femme dans cet univers, ça fait franchement froid dans le dos à ce niveau … (une carte plastique autour du cou, signée du père ou du mari, pour autoriser la femme à sortir de chez elle, entre autres)

J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman. Je m’étonne un peu que les suites n’aient pas été traduites. Pas assez politiquement correct ? Possible.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Pretty Little Liars, tome 1

Titre VF : Les Menteuses, tome 1 : Confidences .

Auteur : Sara Shepard.

Nombre de pages : 286.

Première parution VO : 2007. Cette édition : 2009.

Éditeur : HarperTeen.

Genre : Thriller – Jeunesse.

Prix : 2,49€.

Résumé éditeur  Salut les filles… Surprise ! Vous savez qui vous parle ? Non, vraiment pas ? Il faut dire que depuis l’Affaire Jenna les pertes de mémoire vous arrangent bien… Mais moi je n’ai rien oublié et vous n’avez pas fini d’avoir de mes nouvelles. D’ailleurs j’espère que vous appréciez mes petits mails et textos amicaux qui vous rappellent que je suis là, tout près de vous… Car vous avez été de très très vilaines filles, Aria, Spencer, Emily et Hanna. Vous ne méritiez pas l’amitié d’Alison. Vous qui étiez comme les cinq doigts de la main, sa disparition ne semble pas vraiment vous avoir affectées… Il faut dire que vous lui aviez fait des confidences plutôt… compromettantes, hein ? Sa disparition vous est bien tombée pas vrai ?Mais maintenant c’est fini, vous allez payer… Je crois voir que vous perdez votre sourire les miss Perfection ! Il fallait y songer avant les filles, c’est pas beau de mentir ! – A

J’avais plutôt apprécié la série – quand j’ai cessé de râlé parce qu’elle apportait plus de questions que de réponses et que les révélations étaient tirées par les cheveux, j’ai eu envie de voir ce que le roman original donnait.

Si on retrouve la plupart des éléments repris, je dois avouer que les personnages et leurs caractéristiques ne me plaisent pas. C’est vraiment un élément de la série, surtout au début, que j’appréciais particulièrement : les personnages. J’adore Spencer alias Troian Bellisario, qui est une blonde bêcheuse dans le livre (c’est l’impression qu’elle m’a donnée). Je n’ai pas vraiment apprécié le manque de diversité chez les héroïnes, ici.

J’avoue que je me suis un peu ennuyée. Peut-être parce que je connais l’intrigue principale, même si l’adrénaline est assez au rendez-vous. Je pense que j’en resterai là.

Nombre de tomes parus : 16 (série finie).

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Les Orphelins du Mal

Auteur : Nicolas d’Estienne d’Orves.

Couverture : Corbis, Getty Images.

Nombre de pages : 746.

Première parution : 2007. Cette édition :  2009.

Éditeur : Pocket (Collection : Thriller).

Genre : Thriller – Historique.

Prix : 8,40€.

Résumé éditeur1995, en Allemagne. Le même jour, quatre hommes sont découverts, nus, une ampoule de cyanure brisée dans la bouche, la main droite coupée. Une seule certitude : les quatre hommes sont tous nés dans un Lebensborn, l’organisation la plus secrète des nazis, des haras humains où les SS faisaient naître des petits aryens pour réaliser leur rêve dément d’une race pure. Les autorités allemandes étouffent l’affaire.

Paris, 2005. Anaïs, jeune journaliste, est contactée par Vidkun Venner, un riche collectionneur norvégien qui a reçu une mallette anonyme contenant quatre mains momifiées. Il veut qu’Anaïs l’aide à découvrir d’où elles viennent, et pourquoi on lui a envoyé ce macabre colis.

Très vite, la tension monte… Ni Anaïs, ni Vidkun ne sortiront indemnes de ce terrifiant parcours initiatique.

J’avais repéré ce roman il y a quelques années, probablement sur Livraddict, à cause du résumé et du thème : les Lebensborn, un aspect de la guerre que je ne connais pas bien. J’ai profité de ma première visite au Livre sur la Place pour me laisser tenter par le roman. J’en suis ravie.

J’ai adoré cette lecture. J’ai été fascinée par tout, je crois. Les personnages, l’écriture, la manière dont l’auteur réussit le pari de rendre fascinant un fait décidément bien glauque, … Il faut aussi avouer que je reste surprise devant cette fascination pratiquement morbide qu’a représenté ce livre, dans tous ses détails, je l’ai dévoré en très peu de temps. Les ramifications du Reich ici développées, bien avant l’accès au pouvoir d’Hitler, et poursuivies plus avant, ont été de manière très plausibles (pour de la fiction, je sais, ne me tombez pas sur le nez), et encore une fois, fascinante. Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que c’était tout ce que j’espérais d’un roman comme Fatherland

Même la fin, complètement inattendue, et baroque, incroyable, m’a parue parfaite.

Le voyage à travers les époques, des années 30, 80, 2000, ce retour sur les différents personnages, ces coïncidences multiples, a un aspect bourdonnant, envahissant lorsqu’on commence à aligner les pièces du puzzle. J’ai adoré cette sensation, surtout que j’ai tout du long senti que l’auteur savait pertinemment où il voulait nous emmener.

Le mystère se sème jusque dans la vie de l’héroïne, Anaïs, forte, même si elle est pleine de questionnements, complexe, plausible une fois encore. J’ai aimé qu’elle ne soit pas au centre de l’intrigue mais qu’elle en touche une ramification, qu’on ait affaire à un nouveau léger twist en plongeant Vidkun au centre de tout.

Leni m’a aussi laissé une impression extrêmement durable, même si, ironiquement, on ne la voit jamais. Elle est mentionnée tout au long du livre, l’effet monte en crescendo avec son histoire (atrocement fascinante, une fois encore), doublée par la révélation de son identité littéraire, pour donner encore une fois lieu à un nouveau bouleversement.

C’est un voyage enfiévré en quête d’une vérité incroyable auquel j’ai totalement succombé.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Le scandale Modigliani

Titre VO : The Modigliani Scandal.

Auteur : Ken Follett.

Traducteur : Viviane Mikhalkov.

Couverture : Matthieu Spohn.

Nombre de pages :  341.

Parution VO : 1976. Cette édition VF :  2011.

Éditeur : Le Livre de Poche.

Genre : Thriller.

Prix : 7,60€.

Résumé éditeur Une jeune, brillante et séduisante étudiante en histoire de l’art, décidée à écrire sa thèse sur la relation entre la drogue et la créativité artistique, découvre par la même occasion l’existence d’un Modigliani perdu ; elle décide de se lancer sur ses traces, entraînant derrière elle une série de personnages hétéroclites : des peintres, talentueux et méconnus, en colère contre le mercantilisme du marché de l’art ; des faussaires, des négociants d’art peu scrupuleux et un jeune propriétaire de galerie d’art, acculé au désespoir, vont se croiser, s’entrecroiser, sur les routes de France, d’Angleterre ou d’Italie du sud.

J’avais choisi ce livre il y a quelques années, après avoir beaucoup apprécié Le troisième jumeau. Le milieu de l’art avait l’air sympathique. Au final, ce n’est pas vraiment le cas.

On papillonne d’un personnage à l’autre, d’un cas à l’autre, d’une histoire de sexe, boisson ou drogue à l’autre. Okay, 70s, mais je m’en fiche. D’une histoire d’arnaque, aussi. Je n’ai pas ressenti ce côté quête de l’objet d’art à laquelle je m’attendais. Pas de personnage fort ou intéressant à suivre. L’étudiante est un peu niaise, je trouve.

J’ai particulièrement détesté, lorsqu’elle s’est retrouvée au même endroit, là où est rangé le tableau, avec les deux autres personnes qui le recherchent et pouf flash back vers le futur, quelques jours plus tard où chacun a un exemplaire du tableau. L’explication arrive en toute fin, ce qui m’a agacée. Il n’y avait aucune raison, le roman ne propose ça qu’à cet endroit, juste pour tenter vaguement de faire jouer le suspense.

Un passage un peu drôle : lorsque l’étudiante part en Italie avec son compagnon pour retrouver le tableau, un petit vieux fait semblant de ne pas comprendre l’anglais. Mais c’est juste un peu drôle et c’est vraiment mince.

Une lecture tout sauf agréable.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Invasion

Auteur : Robin Cook.

Traducteur : William Olivier Desmond.

Nombre de pages : 375.

Parution VO : 1997. Cette édition VF :  1998.

Éditeur : Albin Michel.

Genre : Thriller – Science-Fiction.

Prix : 20,15€.

Résumé éditeur Et si un virus inconnu se répandait sur Terre, tuant les plus faibles, laissant les survivants dans un état d’euphorie et soumis à une mystérieuse volonté supérieure…

Après Contagion, Cure fatale ou Phase terminale, Robin Cook, le grand maître du thriller médical, imagine un scénario très noir pour le futur de l’humanité : des millions d’êtres humains contaminés, et peu à peu transformés en une secte sous l’emprise d’un pouvoir mystérieux. Seuls quelques spécialistes de biologie, de médecine et d’informatique prennent conscience de la gravité de ce mal venu d’ailleurs. Ils vont réunir toutes leurs connaissances pour lutter contre un ennemi aussi invisible que redoutable. Mais leur combat est loin d’être gagné.

Avant de trouver ce livre, je n’avais jamais entendu parler de Robin Cook. Si j’aime la science-fiction, je suis rarement séduite par les titres de style thriller. Je me suis laissée convaincre sur conseil d’un responsable Emmaüs, qui m’a assuré que Cook était un grand auteur dans le genre. Je n’en doute pas. Ce n’est juste absolument pas mon genre.

Les choses commencent déjà extrêmement bien, puisque l’auteur nous dit comment tout commence puisque c’est la faute des extraterrestres. Je déteste ce type d’entrée en matière. Je préfère être surprise, ne pas savoir à quoi m’attendre, réfléchir, supposer. 3 pages et c’est bouclé. Merci l’auteur. Je suis déjà peu intéressée par ce thème à la base, alors balancé de cette manière …

Et on est typiquement dans ces livres des années 90 en imaginaire qui sont mal traduits. Bâclés. Les phrases, les formulations sont lourdes, pas naturelles. Une a eu le mérite de me faire rire. Ici, ben t’as pas besoin de brancher ta télé pour enregistrer une VHS. Je suppose que le traducteur a confondu brancher et allumer. C’est drôle sur le moment mais assez consternant une minute après.

Je n’ai pas eu envie de douter de chaque terme. Les personnages ne m’ont pas intéressée – pourtant j’avais l’embarras du choix, il y en a une flopée, et puis on a droit à des détails (comme cette « élève-professeur » qui se lave les cheveux tous les jours. Non, vraiment, merci pour cette information capitale. Et on ne dit pas élève-professeur, mais stagiaire, donc je suis encore plus agacée).

En prime, quelques pages avant mon arrêt définitif, un des personnages venait de recueillir un chien, et je ne sais pas pourquoi, j’ai eu la forte impression qu’on allait avoir affaire à de la maltraitance d’animaux, et je ne supporte pas ça. Pas eu envie d’essayer, donc j’en suis restée là, et je n’ai pas conservé ce livre, qui ne m’intéressait pas outre mesure à la base, et avec une bibliothèque aussi fournie en PAL, je ne vois pas de raisons de me forcer.

Au bord des mots, lectures sur un rocher

Laura ou le secret des 22 lames

Auteurs : Jean-Luc Seigle, Pascale Chouffot.

Nombre de pages : 517.

Parution : 2006.

Éditeur : de Noyelles.

Genre : Thriller.

Prix : disponible d’occasion.

Résumé éditeur Laura, une jeune avocate, revient à Nice, sa ville natale, après 3 années passées dans un cabinet parisien. Non sans appréhension. Elle doit en effet annoncer aux siens son mariage avec Vincent, le fils d’une famille ennemie de la sienne et, surtout, elle va avoir 33 ans : l’âge où, par le fait d’une étrange malédiction, son arrière-grand-mère, sa grand-mère du côté maternel et sa propre mère sont mortes de façon violente et inexpliquée. Depuis l’enfance, Laura est hantée par l’idée que sa mère a été assassinée…

Dès son arrivée, ses craintes se précisent. Vincent est grièvement blessé le jour de leur mariage et sombre dans le coma. Laura, elle, reçoit chaque jour une carte du tarot de Marseille. Mauvais présage, mise en garde ? Qui envoie ces cartes ? Pourquoi ? De quelle manière sont-elles liées à la malédiction et au meurtre de sa mère ? Laura n’a que 22 jours, au fil des 22 lames du tarot qu’on lui a fait parvenir, pour trouver les réponses si elle veut échapper au destin familial.

Il y a quelques années, presque dix ans, j’étais tombée sous le charme d’une série de l’été, Laura, j’avais aimé le thème des cartes de tarot, l’actrice principale, le sentiment de fantastique ambiant très à la mode de ce type de série feuilletonesque. J’ai été ravie de trouver ce livre, et j’espérais me replonger dans cette atmosphère fiévreuse. Je n’ai pas du tout trouvé que c’était le cas et je me suis effroyablement ennuyée.

Rien que les premières pages m’ont agacée, avec le vocabulaire tout sauf naturel, sans parler de l’emphase sur le sexe et les références continuelles de chaque personnage ou presque … Le vocabulaire familier l’est un peu trop. « Il aimait bien [avoir les cheveux longs], ça branchait les filles et ça faisait chier son père ». Mouais. Non.

Pour vous dire la vérité, j’ai hésité plusieurs fois à abandonner. Mais je n’aime pas du tout ça. Et j’étais trop crevée, et un peu dépassée par mes journées, pour me lancer dans le choix d’un nouveau livre … je voulais aussi voir si mes souvenirs de la série étaient assez proches. Je me suis effectivement rappelé assez rapidement qui était le criminel (parce que c’est du thriller et pas du fantastique, et que c’est un prétexte, et que ça m’a bien agacée aussi), et jusque-là, okay, je veux bien, je suis. Mais la suite, dans le livre, m’a paru poussive et ridicule : le père de Laura qui pète un câble et s’associe à un espèce de culte de nonnes avec lequel il veut sacrifier sa fille pour faire revenir sa mère … way too much.