Bibliothèques Lynnaennes

Moisson ! [Mai]

En mai, il y a l’arrivée de la box d’avril, une vente privée, un petit achat isolé … et les Imaginales.

IRLANDE ❤

Les Vikings c’est chouette aussi mais Irlande quoi ❤

Le fameux Grenier/Camprubi sauvé de l’arbre à livres en avril. Je l’ai démarré (sans le finir) et je le trouve intéressant, graphiquement et dans son récit mais un peu complexe pour mes loulous, donc je garde.

Parlez-moi de listes et d’organisation. Je suis faible. Et l’ouvrage sur la mode dans le domaine du tennis est une vente privée. C’est en anglais et ça m’a l’air plutôt riche et élégant.

Premier jour des Imaginales, jeudi. Je viens juste de découvrir Stéréotypes il y a peut-être une semaine, une dystopie sur la séparation des jeunes en plusieurs groupes selon leur personnalité. Et comme c’est Actes Sud j’ai bon espoir d’un roman fort et pas plat. Mon seul regret, il est bien trop long pour être proposé à mes loulous.

J’ai ENFIN rencontré Anna Combelles dont je voulais lire Coeurs hybrides depuis longtemps, une romance fantastique située à la période de la Belle Epoque (avec peut-être des touches steampunk pour mon plus grand plaisir). Elle m’a conseillé ce recueil de nouvelles fantastiques en prime et je ne demande qu’à voir.

Vendredi, je n’ai pas pu aller aux Imaginales mais j’ai reçu un livre commandé pour les lectures à l’internat. Et vous savez quoi ? J’ai trouvé l’autre de la collection le dimanche ❤ (enfin il y en a peut-être un troisième, à voir).

Deuxième jour d’Imaginales, samedi. J’ai enfin pu revoir Elisabeth Vonarburg. J’ai déjà Tyranaël et La Reine de mémoire en fiction et j’avais repéré sur internet ce petit guide explorateur de l’écriture qui m’a l’air assez technique et donc me tentait depuis longtemps. La ligue des héros est une trouvaille par hasard en allant saluer Xavier Mauméjean pour lui reparler de sa biographie d’Hercule Poirot et sa jolie réédition poche ❤ Le côté steampunk et références me parlait bien. Le label Naos d’ActuSf me posait question (avant que je ne réalise que c’était jeunesse) et en apprenant que c’était un roman de vampire dans un lycée américain, je n’ai pas hésité.

Troisième et dernier jour, dimanche. Alors ça a l’air gigantesque, mais il y en a une bonne partie en occasion : Le Seigneur des neuf soleils de Christian Grenier (parce que Christian Grenier dammit ❤ ) et Awakened viennent de la loterie du fanzine Présences d’esprits (j’adore ce principe XD).  Nuits d’enfer au paradis, un autre recueil de nouvelles romance/imaginaire de Black Moon vient rejoindre le précédent pour mes lectures à l’internat. Et DAMMIT j’ai ENFIN trouvé la SF allemande au livre d’or de la SF, il m’avait été chouré juste sous le nez à Emmaüs il y a bien sept ans. Mon précieux ❤ Deux Lisa Tuttle en excellent état, j’avais gardé un excellent souvenir de son Nid et Dystopia Workshop en propose de très belles éditions. Et puis un petit recueil de détectives pour en découvrir différentes facettes, je continue à envisager d’écrire sur ce thème.

Nouvel arrêt à la librairie Farfafouilles (Stéréotypes de jeudi en venait) pour ce livre sur la série animée Batman ❤ et C’était mieux demain, un recueil de publicités rétrofuturistes charmantes.

En allant bavarder avec Elisabeth Vonarburg, j’ai découvert ce petit recueil sur la SF québécoise, je crois repérée il y a quelques temps sur Internet. Et puis j’ai flashé sur la nouvelle couverture du Livre de toutes les Réponses sauf une de Manon Fargetton – je donnerai l’autre au CDI.

J’ai terminé par un arrêt au stand d’ActuSF / Mnémos et les Moutons électriques. Il est près de la sortie, ce qui est parfait pour un dernier regard avant de partir. Le petit recueil sur les raisons d’aimer l’imaginaire est adorable – je l’aurais volontiers pris pour le boulot mais j’ai peur qu’il reste complexe pour mes loulous. Ayant juste terminé la trilogie Morgenstern de Jubert, avec qui j’ai agréablement papoté, je me suis décidée sans trop hésiter pour Blanche, dont le sujet me tentait bien mais je n’aimais pas du tout les anciennes couvertures. Celle-ci est magnifique ❤ même si j’espère pouvoir lire un tel pavé, ces temps-ci. Et par hasard, parce que diantre Mérédith des Moutons est fine mouche (mais comment il a su que j’adorais les vampires?), je me suis retrouvée avec Espérer le soleil et j’ai pioché par hasard ces Sombres cités souterraines, avec au programme Russie uchronie post-apo pour le premier et mythes égyptiens, frontières floues entre réalité et fiction pour le second.

J’essaie de penser à vous faire une photo de famille. J’ai une pile avec les livres de jeudi et samedi, et ceux de dimanches sont étalés sur le canapé depuis la photo du billet compte-rendu du jour. Et honnêtement, je crois que c’est ma deuxième Moisson la plus modeste depuis que j’ai découvert les Imaginales (la première étant 2012, ma première édition).

Et vous ? Vous avez acheté des livres, vous en avez reçu en mai ? aux Imaginales par exemple ? A tout bientôt avec le bilan lecture !

Lecture sur un rocher

Bilan 2015

Je vous propose à nouveau un bilan annuel. Ou du moins j’essaie.

Première chose, j’ai beaucoup de mal à préparer des billets pour le blog ces temps-ci. J’espère que vous ne vous en rendez pas compte puisque les publications se poursuivent tous les deux jours (j’ai encore de la réserve) c’est plutôt dans la rédaction, dans le temps que je peux y consacrer cette année. J’ai l’impression qu’il s’amenuise perpétuellement et vous vous retrouvez avec des billets plutôt datés même si mon opinion n’a pas trop changé, généralement. Ceux qui suivent les publications via Facebook ont peut-être aussi remarqué qu’elles n’étaient pas relayées, autre temps que je n’arrive pas à prendre. Bref. Si vraiment je n’arrive plus à suivre, je vous tiens au courant.

Parlons lectures.

Parmi les auteurs dont j’aimerais vous parler en particulier cette année :

Je vais mentionner en premier Martin Winckler et Jean-Pierre Esquenazi, pour m’avoir accompagnée tout au long de mon mémoire de fin d’études, sans être ennuyeux. Et merci à Martin Winckler de m’avoir donné envie de travailler sur ce sujet ❤

Manon Fargetton m’a fait rêver avec ses Rois-Passeurs, et elle est toujours aussi chouette lorsqu’on a la chance de la rencontrer. Elle a tellement de textes qui me font envie et dans lesquels j’ai hâte de plonger !

Estelle Faye m’a également proposé une escale de rêve, cette fois avec La Voie des Oracles dont j’ai pu discuter avec elle au Festival International de Géographie, pour des discussions passionnantes et beaucoup de fou rire. J’attends la sortie du tome 3, si j’y arrive, pour découvrir le second.

Cassandra O’Donnell, encore une autrice croisée cette année en salons et toujours aussi gentille et drôle. En plus de sa série de fantasy urbaine, Rebecca Kean, j’ai repris avec plaisir sa romance historique, Les Soeurs Charbrey, pleine d’humour et tout aussi passionnante. Ce sont deux univers très différents mais qui m’ont happée tous les deux au point que je n’arrivais pas à reposer les livres.

Enfin, Jean des Cars m’a fait aimer l’Histoire encore plus que d’habitude. Sa manière de raconter la vie de Sissi, avec sensibilité, précision, humour parfois, m’a transportée.

Quelques séries ont éveillé mon attention :

Ayla, l’enfant de la terre, de Jean Auel. J’ai adoré cette incursion à l’époque de la Préhistoire.

Les Futurs Mystères de Paris, de Roland C. Wagner, c’est tout ce que j’aime. Un univers futuriste des plus étendus, un personnage principal haut en couleurs pour une touche de policier. J’ai hâte de me plonger dans la suite et de découvrir d’autres romans de cet auteur.

Complots à Versailles d’Annie Jay m’a replongée au coeur de la Cour du Roi-Soleil, mais avec une orientation plutôt jeunesse sans transiger sur la qualité du récit.

Neon Genesis Evangelion est une redécouverte manga. J’avais lu un volume à quatorze ans et l’avait détesté, le trouvant « déprimant ». Quelques années plus tard, après visionnage de la série animée entre temps, je suis bien plus conquise et fascinée par cet univers détruit et ces adolescents qui doivent se sacrifier pour protéger le monde des « Anges ».

La Voie des Oracles d’Estelle Faye, des touches historiques pour un roman de fantasy plein de charme entre l’Empire polythéiste et chrétien.

Les neuf vies de Chrestomanci de Dianna Wynne Jones est une pépite. C’est une série qui ne reprend apparemment pas toujours les mêmes personnages, mais le titre et le principe, si j’ai compris. Et ce premier tome est drôle, étonnant, pas prévisible.

Psi-Changeling de Nalini Singh m’avait laissé un souvenir plaisant mais sans plus du premier tome. Le second et le troisième m’ont séduite en plongeant plus avant dans la mythologie de l’univers et le fil rouge, le protocole Silence et ses ramifications.

Goddess Girls de Joan Holub risque de devenir une série doudou : le lecteur est entraîné à l’école des enfants dieux et déesses. C’est adorable même si ça peut sembler difficile à croire, j’étais en adoration tout du long (même si ça pourrait gagner à être plus long. Mais c’est pour petits lecteurs.). J’ai découvert Athena, pour l’instant, elle commence très bien cette série.

Arte de Kei Ohkubo m’a tellement enthousiasmée que j’ai dévoré le tome 2 à peine le premier fini, sans prendre la peine de noter mon avis pour le blog. Cette série sur la Renaissance est de toute beauté et me rappelle les magnifiques décors de Bride Stories.

Je voudrais aussi vous parler d’une collection : Le livre d’or de la SF. Depuis quelques années, je m’amuse à les rechercher d’occasion en me disant que ce serait intéressant de découvrir des auteurs par ce biais, recueil de textes introduits par un autre passionné. Je me suis finalement lancée avec celui consacré à Ursula Le Guin, introduit / commenté par Gérard Klein. J’ai beaucoup plus apprécié ces textes que le roman qui m’avait fait découvrir l’auteure il y a quelques années (Lavinia), l’anthologie a beaucoup d’humour et de poésie, et j’ai effectivement apprécié cette présentation.

J’ai avancé voire terminé des séries que j’apprécie beaucoup également :

L’adaptation en BD des Colombes du Roi-Soleil est toujours de toute beauté, dans le dessin et les couleurs. Je suis enthousiaste. J’aimerais tellement que les auteurs développent la suite, après le tome 3.

Je termine Les chroniques de MacKayla Lane sur une excellente note. Le tome 5, Fièvre d’ombres, est plein de surprises, d’action et d’humour. Mais je ne suis pas sûre de lire la séquelle consacrée à Dani au vu des révélations de la fin (et elle m’agace un peu).

Soulless, la version manga du Protectorat de l’ombrelle, s’est aussi achevé pour moi cette année. J’aime beaucoup les dessins, je regrette que la dessinatrice n’ait pas souhaité adapter les tomes quatre et cinq ou les autres séries de l’autrice.

J’ai aussi beaucoup apprécié des one-shots, des romans ou documentaires qui se suffisent à eux-mêmes :

Hercule Poirot ou la biographie parfaite d’un personnage adoré par André-François Ruaud et Xavier Mauméjean. Mon précieux.

Science-fiction : les frontières de la modernité, toujours d’André-Francois Ruaud avec Raphaël Colson, pour une étude fouillée et passionnante du genre.

The Steampunk Bible de Jeff VanderMeer, S.J. Chambers, toujours un documentaire mais qui tend cette fois vers le beau livre avec toutes ses illustrations magnifiques. Un panorama passionnant du steampunk, un style littéraire et esthétique qui me passionnent (un swap et un challenge le prouvent d’ailleurs. Ah mince, je ne vous ai toujours pas publié ces billets. Oh, vous me connaissez, un jour).

Virus L.I.V.3 ou la mort des livres de Christian Grenier. Une lecture tellement parfaite que j’en trépigne encore.

Petit éloge des séries télé. Martin Winckler, ou comment parler, et parler bien des séries.

Séries cultes et culte de la série chez les jeunes. Il y a des tonnes de choses à dire sur ce documentaire. Je le relirai à tête reposée dans le futur pour bien mettre mes idées en ordre et vous en parler correctement. Mais sachez juste que c’est très récent, passionnant et très proche de la culture jeune et sérielle. On n’est pas dans la classification des séries mais de leur approche, réception, réutilisation par les adolescents.

Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen, une petite bouffée féérique pleine de douceur.

Les Orphelins du Mal de Nicolas d’Estienne d’Orves qui n’a rien de la douceur du précédent. On replonge dans la Seconde Guerre mondiale, et même avant, pour s’interroger sur les expérimentations médicales des Nazis. C’est tout un programme, mais j’étais fascinée.

La France de la Belle Epoque, de Jacqueline Lalouette, un autre merveilleux documentaire sur une période qui commence à sérieusement me passionner (dates approximatives, 1890-1910).

C’est dans la poche ! J’ai relu les mémoires de Jacques Sadoul. Autant je les avais déjà appréciées à la première lecture, autant maintenant, dix ans plus tard, presque dix ans de blog, à en découvrir davantage sur les littératures de l’imaginaire, leurs auteurs, les différentes maisons d’édition, cette lecture prend une couleur nouvelle et bien plus d’actualité. Superbe. Avec un humour décapant.

La Présidente de Farid Boudjellal est une bande dessinée qui mélange la science-fiction et le politique : on est en 2017 et Marine Le Pen a gagné les élections présidentielles. De là, les auteurs décrivent ses différentes décisions en se basant sur le manifeste du parti, et prennent le temps d’expliquer de nombreux détails sur la présidence, les institutions, etc. C’est saisissant, très bien expliqué pour la partie documentaire, mais il manque une fin, je trouve.

La fille automate de Paolo Bacigalupi m’a passionnée par son univers riche, où la plupart des fruits et légumes ont disparus et ne peuvent être recrées que grâce à des opérations de manipulations génétiques, et où une fille automate essaie de survivre.

J’ai été au bout de ces lectures mais soit ça n’a pas été sans mal, soit le résultat n’était pas flamboyant :

Ludwig Fantasy, tome 1 de Kaori Yuki. Autant j’aime énormément Ludwig Revolution, cette nouvelle série que j’attendais me déçoit. J’ai trouvé trop de fautes de relecture et j’ai été beaucoup moins passionnée par les récits.

Bienvenue en Otopia (mais vraiment en regardant ma liste, je l’ai un peu oublié) de Justina Robson. Dans cet univers qui mêle hypertechnologie et magie, faes, démons, elfes et humains, je n’ai pas été séduite par d’élément en particulier, que ce soit la bombe quantique qui a résulté en la collision des mondes ou les personnages.

L’affaire Caïus d’Henry Winterfeld, sur la Rome antique, une dispute d’enfants qui dégénère, m’a profondément ennuyée.

Meurtre au potager du Roy de Michèle Barrière réunit trop d’éléments que je n’apprécie pas comme une traversée maritime, des scènes de sexe inutiles à l’action.

Les Belles années de Mademoiselle Brodie de Muriel Spark se proposait de présenter une professeur dans une école du début du XXème siècle et de sa manière d’intéresser ses jeunes élèves. On est plutôt dans la moquerie et l’endoctrinement, et ça ne m’a pas convenu.

Le Collège de Magie, de Caroline Stevermer, pour le début, voire les 3/4. J’avais eu l’impression que Rowling s’était fortement inspirée de ce principe de l’école de magie, mais il n’est pas du tout exploité ici. La fin, en pleines réflexions politiques et course-poursuite, est bien plus intéressante.

Le scandale Modigliani de Ken Follett perd un peu son titre de thriller puisqu’il manque sérieusement de rythme, sans parler d’intérêt. M’attendant à un chassé-croisé dans le milieu de l’art, ce sont plutôt les réflexions sur la vie sexuelle d’un groupe de personnages dans les années 70.

Violette Nozière, vilaine chérie, d’Eddy Simon et Camille Benyamina m’avait frappée par ses superbes illustrations et couleurs, mais le récit en lui-même est trop statique et m’a semblé sans connexion entre les différentes cases.

La chance de ma vie d’Annie Dalton raconte comment une adolescente meurt et se retrouve à l’école des anges. C’est plat et prévisible (oui c’est pour la jeunesse mais ce n’est pas une excuse. J’ai enchaîné avec Goddess Girls, même public, beaucoup mieux écrit).

Herland de Charlotte Perkins Gilman, pas vraiment de la science-fiction classique à la manière du Meilleur des Mondes comme je l’espérais, plus un récit d’aventures exploration et une satire de la société patriarcale du début du XXème siècle.

Steampunk Prime, un recueil de textes collecté par Mike Ashley. Je n’ai pas toujours vu le steampunk, ou l’intérêt, pour ces textes oubliés.

Slaine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden m’avait fascinée pour sa belle couverture et son côté steampunk fouillé, mais il m’a fait plus un effet de fouillis et de longueurs.

J’ai aussi essuyé quelques abandons, plus que l’an dernier, je crois :

La Cour du Nord d’Augustina Bessa-Luis. Je l’avais entamé pour le Challenge Destination Portugal et je n’étais pas du tout inspirée. Je n’ai pas passé la vingtième page, je crois, mais j’avais déjà lu un roman qui m’a beaucoup plu (et en contemp’, no less)

Science-fiction et imaginaires contemporains de Francis Berthelot. Le sujet me passionne, mais je n’ai pas réussi à suivre cette lecture plus universitaire.

The Fantastic Imagination de Robert Boyer propose des textes, au début du moins, très classiques, et qui ont tous un air de déjà-vu, sans parler de la langue datée, ce qui rendait chaque texte plus compliqué à appréhender.

We d’Eugène Zamiatine est un ouvrage que je reprendrai certainement. Cet univers dystopique écrit par un auteur soviétique, basé sur les chiffres et cet ordinateur/entité qui régit la vie des habitants m’intéressait beaucoup mais les considérations philosophiques m’ont perdue.

J’avais essayé de prendre quelques résolutions littéraires et bloguesques, voilà ce qu’il en est :

-de la VO, ou du moins des langues étrangères. L’anglais est toujours au rendez-vous, mais très peu d’italien et l’allemand. Pour être honnête, gros manque de temps.

-d’Histoire.

-de la science-fiction. Grace aux challenges ABC, ces deux objectifs sont remplis.

-de la littérature, mais en documentaire. Très, très peu, à part en science-fiction.

-de la non-fiction, donc des documentaires comme déjà mentionné, mais aussi des témoignages, par exemple, ou des biographies. Un petit peu, comme vous l’avez vu dans mes lectures appréciées.

-du classique, mais ça je le répète tous les ans. Et ce n’est pas cette année que je vais réaliser cette résolution à part un peu en SF et ce n’est pas une réussite.

-des lectures numériques : oui, puisque j’ai dû aller en formation et pour privilégier la place, seul Tolino m’a accompagné.

-rédaction rapides de billets. Ça a plutôt fonctionné jusqu’à un mois après la rentrée où je me suis retrouvée bousculée, encore maintenant.

-me diversifier à nouveau sur le blog donc avec des articles plus construits sur les séries télé, les films ou dessins animés qui me plaisent, et pourquoi pas mon organisation avec mon Filofax : pas cette année, malheureusement.

Il y a eu d’autres articles sur le blog, à part les billets lecture :

-j’ai repris les articles sur mes Moissons mensuelles pour vous présenter mes acquisitions.

-j’ai assisté à trois salons littéraires, je vous ai parlé du premier, les Imaginales. Pour Le Livre sur la Place et le Festival International de Géographie, vous n’en avez que mes moissons dans l’article mensuel. J’espère avoir plus de temps cette année pour développer ces expériences.

– un swap petites maisons d’édition. Il a enfin été échangé, mais le résultat n’a pas encore été présenté.

-j’ai participé à des campagnes de financement. Il y a eu le Panorama du merveilleux et de la fantasy des Moutons Electriques, la Box Hiver du chanteur Ycare, et Darryl Ouvremonde, un roman d’Olivier Peru.

Dans un autre registre, j’ai apprécié des séries télévisées :

Switched at Birth, sur un thème très classique, l’échange de bébés à l’hôpital, construit une intrigue originale et des personnages poussés et très attachants.

Skin Wars, plus une télé réalité présentée par Rebecca Romjin sur la peinture sur corps avec de magnifiques réalisations.

A Place to Call Home est une petite série historique sur l’Australie après la Seconde Guerre mondiale, très touchante.

Bones évoque une anthropologue qui autopsie en temps que légiste des cadavres pour résoudre leurs morts. C’est drôle, passionnant même si ça commence à tirer un peu en longueur (depuis la réunion des personnages principaux).

Arrested Development est une petite série très dynamique, presque nerveuse, avec des personnages trop réalistes pour être vrais. La dernière saison m’a moins plu parce qu’elle fait une boucle, mais sinon, c’est hilarant.

3rd Rock from the Sun raconte l’arrivée de quatre extraterrestres sur terre pour étudier la planète. Ils tentent de vivre « normalement » et causent gaffes sur catastrophes. C’est une série qui sait être drôle, touchante, inventive.

Le Fossoyeur de Films, un critique original avec sa propre voix, plutôt reconnaissable d’ailleurs. Sa pelle, aussi, mais c’est un détail.

Quelques films ont été découverts :

Jésus Christ Superstar, aussi étonnant que ça puisse paraître, sur la vie de Jésus. Les chansons sont puissantes, pas ce à quoi on pourrait s’attendre, et j’ai passé un excellent moment.

Victoria, les jeunes années d’une reine est un très beau film avec Emily Blunt en héroïne. Elle dépeint très bien ce personnage historique. J’ai été particulièrement touchée par sa relation avec son mari. La musique est aussi de toute beauté.

Repo, the Genetic Opera, est monstrueux. C’est baroque, ça part dans tous les sens, c’est un mélange baroque de comics et de SF avec des voix superbes (Anthony Stewart Head de Buffy quoi) pour une histoire tragique et puissante. J’adore.

 

J’espère que ce petit bilan annuel vous a plu. N’hésitez pas à me parler de lectures ou de séries qui vous ont marqué cette année dans les commentaires. Plein de voeux pour bien démarrer cette nouvelle année.

Lecture sur un rocher

Hercule Poirot, une vie

André-François Ruaud, Xavier Mauméjean (auteurs). 2015, 413 p. Les Moutons électriques (La Bibliothèque Rouge). Littérature – Policier.

Les petites cellules grises les plus redoutables d’Europe et certainement la moustache la plus fameuse du monde. D’origine belge, le détective privé Hercule Poirot fut célébré par une très grande dame du crime, Agatha Christie, et s’impose encore aujourd’hui comme la figure d’enquêteur la plus célèbre après Sherlock Holmes. 

J’ai vraiment adoré cette lecture. Hercule Poirot sort presque en chair et en moustache de ce magnifique livre. André-François Ruaud et Xavier Mauméjean ont vraiment fourni énormément de travail pour retracer la vie de mon détective préféré de manière chronologique, avec des éléments de sa biographe, Agatha Christie, mais aussi des chapitres thématiques comme sur la situation dans le pays à différentes périodes ou sur le roman policier anglais.

L’écriture est fluide, drôle, extrêmement prenante. J’ai bien savouré ce joli petit pavé, en plus des informations extrêmement intéressantes, elles étaient servies par un style impeccable qui m’a séduite.

Bon, autant vous faire une petite confession : je n’ai pas lu toutes les enquêtes de mon cher Poirot. J’en ai une partie en intégrale un peu anciennes héritées de ma maman et je ne les ai pas toutes lues puisque pas toutes dans la bibliothèque. Mais j’ai vu pas mal d’adaptations, notamment celle avec Elizabeth Taylor (Le miroir se brisa) et Peter Ustinov, donc je connais la plupart des enquêtes, mais pas toutes. Notamment la dernière.

Mais je suis contente de l’avoir découverte ici plutôt que dans la série. Maintenant, je sais à quoi m’attendre même si j’ai beaucoup pleuré. En plus j’ai beaucoup mieux compris l’enquête des Quatre : je n’avais rien compris à l’épisode de la série qui lui était consacré.

Concernant les chapitres thématiques, j’ai particulièrement apprécié celui sur la Belgique, surtout que je ne connais rien de ce pays. Les intermèdes sur la vie d’Agatha Christie m’ont paru essentiels aussi. Comme je n’ai pas encore lu de biographie, ç’a été une découverte très agréable. Le chapitre consacré aux romans policiers anglais m’a appris le terme « cosy », appliqué à ce genre, c’est exactement ce que j’aime. Plein d’informations passionnantes, en fait.

J’ai aimé l’attention que les auteurs ont porté aux spoilers. Si certains, minces, sont passés, ils n’ont pas raconté ce qui en était du Crime de l’Orient-Express sinon pour faire l’apologie de la version avec David Suchet, que j’ai adorée.

Les deux textes originaux de fin m’ont étonnée et fait sourire. Dans le texte de Xavier Mauméjean, Le Noël des Wooster, Jeeves m’a beaucoup plu, j’avais d’ailleurs l’intention de découvrir ses aventures – mais j’aurais préféré que Poirot gagne et il y a mention de Suzanne Lenglen, ce qui est très chouette. La nouvelle de Susan Moody, En amour, tous les coups sont permis, est originale : une jeune femme raconte à son patron le déroulement de son séjour pendant lequel un crime est commis et un charmant jeune homme s’intéresse beaucoup à elle, sous la houlette d’Hercule Poirot que le patron rencontre lorsqu’il vient à sa rescousse à la fin. Et, honnêtement, je n’avais pas vu la chute venir, et j’ai beaucoup aimé.

Deux carnets d’illustrations et photographies parsèment l’ouvrage. Photographies de Londres, d’Agatha Christie, de paysages, de grands biographes de détectives, c’est aussi bien agréable et bien appréciable, notamment les couvertures d’enquêtes de Poirot.

Cette lecture a donc été pleinement à la hauteur de mes attentes, et plus encore.

Lecture sur un rocher

Bifrost, n°60 : Dossier sang pour sang vampires !

2010, 265 p. Le Bélial. Nouvelles – Fantastique.

Enculés d’Eric Holstein, Nuit rouge de Christophe Lambert, Desmodus Draculae de Léni Cèdre, Un Précis d’Ian R. MacLeod ; Dossier sur les vampires et vampirismes : Fantastique belge et nippon par Pierre Stolze ; Archéologie et histoire du vampire de Patrice Lajoye ; Une maladie aux sources du mythe? par Simon Sanahujas ; Les trois romans fondateurs par Eric Holstein ; Étude bibliographique du Dracula de Bram Stoker par Alain Sprauel ; Le vampire dans les pulps des années 30 par David Valageas ; Anne Rice : du vampire au catholicisme par Grégory Drake ; My vampire comics : un entretien avec Jean-Marc Lofficier, par Xavier Mauméjean ; Teenage angst : True Blood ou la jeunesse comme abîme par Fabrice Colin ; Sang d’encre : guide de lecture vampirique ; Les vampires sont-ils une légende? par Roland Lehoucq et François Moutou.

Une revue plutôt intéressante.

L’éditorial m’a un peu agacée devant la levée de boucliers apparente de lecteurs devant le choix du dossier. Apparemment les vampires sont automatiquement synonyme de mauvaise qualité de textes. Les préjugés ont la dent dure. Je peux vous affirmer que les vampires ici ne brillent pas au soleil.

Les nouvelles m’ont surprise, la première plutôt fait rire. Elle est décrite de manière très réaliste, avec un langage qui fait plutôt naturel malgré un côté cru. L’histoire est racontée de différents points de vue du corps de CRS qui donnent l’assaut sur un camp de Romanichels (et vu l’actualité au moment de lecture, la nouvelle a pris un autre relief) où tout ne se passe absolument pas comme prévu. Le contexte est différent, et la chute m’a bien fait rire, quand on apprend pourquoi tous ces moyens sont mis en œuvre.

Nuit rouge s’attaque à un contexte difficile, dans lequel je n’ai pas lu beaucoup de récits de vampires, je crois : la Seconde Guerre mondiale. Les nazis y font des recherches sur l’immortalité et j’ai eu juste envie de dire bien sûr, j’y ai plutôt cru, dans son horreur. Desmodus Draculae a une couleur plutôt exotique qui n’est pas trop mon truc, avec une expédition pour étudier des chauve-souris en Amérique du Sud. Un Précis m’a beaucoup plus parlé : c’est un manuel de savoir-vivre à l’usage des vampires nouvellement transformés rédigé en 1890. Comment s’habiller, se nourrir, nouer des relations sociales. C’est court, mais très drôle, définitivement ce que j’aime.

Je n’ai pas spécialement relevé de passages dans le dossier qui m’ont choquée ou déplu, je l’ai trouvé plutôt intéressant.

L’interview de Mauméjean m’a beaucoup plu, je ne connaissais pas ces comics où Batman est plus proche de Nosferatu et la Metropolis de Superman de celle de Fritz Lang, j’aurais bien envie de les découvrir. Parmi les critiques, Poètes de l’imaginaire, un petit gros recueil de bien 700 pages de poésie sur le thème des littératures de l’imaginaire me tenterait bien également, chez Terre de Brume.

Une lecture inattendue mais intéressante.

Going on an Adventure

Imaginales 2014 – Auteurs

Ma grande surprise de cette année de salon a été une plus grande aisance en discussion avec les auteurs. Peut-être parce qu’en arrivant, je crois que c’était le jeudi après-midi, j’ai croisé Jean Marigny avant même d’entrer dans la Bulle et il m’a reconnue.

J’ai pris un grand plaisir à revoir et échanger quelques mots avec Carina Rozenfeld (dont j’ai juste fini la série Doregon et je voulais lui dire à quel point elle m’avait plu. Et aussi, si elle pensait un jour à reprendre le personnage de Josh et sa nouvelle mission, je ne serais pas contre). Georgia Caldera surprenait un peu avec ses cheveux bleus, mais joliment, et j’ai été très contente d’apprendre qu’elle serait normalement au Livre sur la Place à Nancy à la rentrée. Je n’y suis pas encore allée, mais si elle y va, je testerais sans faute.

Grâce à une anthologie découverte devant Jean Marigny, j’ai échangé quelques mots à nouveau avec Sire Cédric qui a commencé à convaincre Snow (mais nous ne sommes pas beaucoup à résister à ses livres).Sophie Dabat, autre demoiselle bleue que je découvrais pour l’occasion, a eu une expression ravie devant Vampires qu’elle ne voyait pas souvent. J’ai découvert en plus d’une autrice très sympathique son nouveau livre Fragments et Cicatrices dont le thème me parle particulièrement (femmes dans la mythologie, les fables, les légendes) au Chat Noir.

J’ai pu échanger deux mots avec Samantha Bailly pour lui dire à quel point Oraisons m’avait soufflée. Je ne l’avais pas emmené avec moi parce que petit grand pavé et toujours « en mode à chroniquer », mais j’ai quand même profité de la dédicace d’une amie pour lui souffler mon admiration, sur la force de ces sœurs héroïnes, de leurs amours (qui ne m’ont absolument pas ennuyée), du sujet difficile et si prenant.

L’an dernier, j’avais été un peu déçue de manquer Pierre Pevel, toujours par monts et par vaux pour la promotion du Chevalier, qui m’attendait sagement à la maison lui aussi, étant un grand format relié. J’ai juste ramené mon petit poche des Lames du Cardinal, dont j’adore le style de la couverture qui vous met tout de suite dans l’ambiance, et j’attends beaucoup du souffle épique Dumas sur fond fantastique.

Hervé Jubert a été une de mes grandes découvertes ces dernières années, notamment pour sa trilogie Roberta Morgenstern, et sa série sur Georges Beauregard. J’ai été ravie de pouvoir le rencontrer à cette occasion, et de retrouver les petites touches d’humour qui font tant mouche dans ses livres. J’ai aussi pu le voir sur les trois petites griffes qu’il a eu la gentillesse de faire sur les premiers tomes de chaque série, et le dernier de la première, trouvée en occasion sur un stand voisin.

Lors d’un dîner avec des blogueurs, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’autres autrices : Estelle Faye et Vanessa du Frat. Bien chanceuse que j’étais, je me suis retrouvée entre elles sans en avoir au début la moindre idée. J’ai beaucoup apprécié parler de différentes maisons d’éditions avec Estelle (Le Pré aux Clercs, Bragelonne et Milady, Les Moutons Électriques) et nos autres camarades de table. Je n’ai appris qu’en fin de soirée que Vanessa était autrice aussi et de SF. Je l’ai recroisée sur le salon le lendemain après-midi et nous sommes allées nous poser dans l’herbe pour discuter un peu de tout et de rien et j’ai pu découvrir son livre, Les Enfants de l’Ô, que j’ai pu ajouter à ma PAL. La discussion s’est aussi un peu orientée vers l’édition, puisqu’elle est auto-éditée.

J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer quelques auteurs étrangers venus cette année : Chloe Neill, Christopher Priest et Joe Abercrombie. Je n’ai pas trop eu l’occasion de discuter avec la première, devant sa dédicace très rapide, je ne me suis pas attardée, j’étais déjà soulagée de ne pas avoir dû attendre trop longtemps et d’avoir pu trouver le premier tome de Dark Elite en anglais (puisque celui des Vampires n’avait pas été fourni par l’éditeur).

Je connaissais Priest de nom pour Le glamour et il m’a été conseillé par Lhisbei, j’ai donc profité d’un moment où il n’était pas assailli de fans en délire pour échanger quelques mots avec lui, mais une fois encore, comme je ne l’ai pas encore lu, ça n’a pas été très long. J’ai découvert Joe Abercrombie par Snow qui avait assisté à une conférence à laquelle il prenait part, et j’ai découvert avec joie qu’il avait à son stand des livres en anglais. Son accent étant indubitablement charmant – et musicalement so British – et parce qu’on a jamais assez de fantasy (dit celle dont l’étagère dédiée est pleine, à quelques deux ou trois poches près), j’ai craqué. Sans remords.

Vous vous êtes peut-être demandé quel livre pouvait bien être « mon précieux », si j’y pensais depuis l’an dernier. J’avais un peu hésité devant son prix et quand j’étais prête à me lancer le dimanche matin, comme pour Oraisons dont j’avais réussi à avoir le dernier exemplaire, il n’y en avait malheureusement plus. Il s’agit d’Hercule Poirot, la biographie de Xavier Mauméjean et André-François Ruaud. C’est le premier livre que j’ai acheté cette année. Avant qu’l ne s’envole. (Si, si.) Mais je n’ai pas osé aller voir Xavier Mauméjean pour une petite dédicace (il m’impressionne), et je n’avais jamais vu André-François Ruaud, même en ayant trimbalé ma Cartographie du merveilleux l’an dernier en le sachant sur le festival. Je n’ai réussi à me décider que dimanche après-midi. Pour découvrir un auteur charmant, qui m’a fait une adorable dédicace et dessiné un petit Poirot trop mignon, et téléphoné à son comparse pour qu’il vienne également.

J’en ai profité pour glisser également un livre trouvé sur le stand de M. Mauméjean, puis découvert quelques autres sur celui d’ActuSF / Mnémos / et les Moutons (très vilainement placés tout à l’entrée. Pour tenter tout le monde, sans nul doute). Un très joli petit moment.

Mais aux Imaginales, il n’y a pas que les auteurs, il y a aussi les coupains blogueurs, ce qui devrait faire l’objet d’un billet suivant.